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Printemps écologique

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Printemps écologique
Logo du Printemps écologique.
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Union syndicale
Forme juridique
Fédération de syndicats sectoriels
Domaine d'activité
Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège
Pays
Organisation
Site web
Identifiants
RNA
SIREN

Printemps écologique est une association et une confédération syndicale sectorielle française fondée en 2020. Parmi les objectifs affichés figure une volonté de transformer de l'intérieur le monde du travail, pour l'adapter aux enjeux environnementaux contemporains[1].

Genèse[modifier | modifier le code]

L'initiative « Pour un printemps écologique » est lancée à Paris le sous la forme d'une association d’intérêt général qui promeut l'élargissement des négociations collectives aux thématiques écologiques contemporaines. Elle vise à développer un mouvement dit éco-syndical en s'appuyant sur des groupes locaux sur le territoire français.

Le [2], l'association lance un appel pour que l'urgence climatique soit inscrite dans le Code du travail[3] et entame la constitution des premières branches sectorielles de ce mouvement syndical[4].

En , les premiers adhérents sont officiellement syndiqués[5],[6] dans le secteur des services, du conseil et des études et dans le secteur métallurgie-sidérurgie. Au plan géographique, les adhérents travaillent notamment autour de Paris, Bordeaux, Lyon et Toulouse.

Le mouvement affiche l'ambition de « réinventer l'outil syndical pour accélérer la transition écologique et sociale »[7].

Historique[modifier | modifier le code]

Banderole utilisée par le syndicat en 2020.

En , à la réouverture des élections professionnelles, deux adhérents sont élus en tant que candidats libres au Comité social et économique d'Almond. Ce sont les premiers élus du Printemps écologique.

En [8],[9], une tribune publiée par Le Journal du dimanche[10] et Ouest-France[11] intitulée "Agir pour la planète, c'est sauver nos emplois" reçoit le soutien d'un collectif de 60 organisations non gouvernementales, dont France Nature Environnement, On Est Prêt, le Mouvement de l'Écologie Populaire, Ticket for Change, le REFEDD, le Mouves, l'Institut Rousseau, No Plastic in My Sea, et Halte à l'obsolescence programmée[12].

En , le Printemps écologique revendique la constitution de 9 syndicats, plus de 60 bénévoles actifs, plus de 250 cotisants et élus et près de 4 000 sympathisants. Il annonce qu'une assemblée fédérale constitutive réunira les premiers éco-syndicats au printemps 2021[réf. nécessaire].

En , le mouvement s'associe au dispositif "Emplois verts pour tous" lancé par l'Institut Rousseau et Hémisphère gauche[13].

En se tient la première assemblée fédérale constitutive de l'union syndicale. Les neuf premiers syndicats constitués forment une fédération de syndicats de travailleurs. Cet événement est salué par le président de France Nature Environnement et Jean-François Julliard, Directeur Général de Greenpeace[14].

Pour le , et à l'occasion des 2 ans d'ancienneté de certains de ses syndicats de secteur, le Printemps écologique coorganise la première édition des Rencontres de l’écologie et du travail avec les associations OuiShare et Les Collectifs[15]. Ce festival a lieu à La Cité Fertile à Pantin. Il rassemble, sur trois jours, environ 3 000 personnes, dont des personnalités comme Laurent Berger, Jean-François Julliard, et Priscillia Ludosky, figure du mouvement des Gilets jaunes.

En 2022, le syndicat dispose de sept listes élues avec au minimum 10 % des suffrages exprimés[16]. Il compte 300 adhérents et 10 organisations sectorielles[17],[18].

En 2023, année importante de renouvelement des CSE, le syndicat dépasse les 400 adhérents, et est représentatif dans plus de 50 organisations publiques et privées. Il embauche alors 5 personnes[19].

Positionnement[modifier | modifier le code]

Dans une interview du média d'opinion Le Vent Se Lève, l'un des fondateurs résume les objectifs du mouvement de la façon suivante : démocratiser l’entreprise et responsabiliser ses parties prenantes, adapter la politique de l'emploi, la protection sociale et la formation professionnelle aux nouvelles réalités écologiques, orienter les choix technologiques vers la préservation des ressources et de la biodiversité, relocaliser les outils de production pour dynamiser les territoires, accorder le travail avec le vivant pour mieux se nourrir, se déplacer, travailler et vivre[20].

Le mouvement se présente comme favorable aux emplois verts et à une décroissance sélective, celle des filières les plus polluantes[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Printemps écologique, nouveau syndicat écolo « pour transformer l’appareil productif de l’intérieur » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. « Printemps écologique, le syndicat de la transition écologique », sur journaldelenvironnement.net (consulté le )
  3. « France : le Printemps écologique, premier écosyndicat, annonce sa création », sur Planet Labor, (consulté le )
  4. Anne Taffin, « La Fédération du Printemps écologique, le premier écosyndicat de France fait son apparition » Accès libre, sur Maddyness, (consulté le )
  5. Lorène Lavocat, « Pour lier écologie et social, un « écosyndicat » est né, mais suscite le débat » Accès libre, sur Reporterre, (consulté le )
  6. Marina Fabre, « Urgence climatique : le premier "éco-syndicat" va faire son entrée dans les entreprises françaises » Accès libre, sur Novethic, (consulté le )
  7. Aude Massiot, « Un syndicat écolo voit le jour » Accès limité, sur Libération, (consulté le )
  8. « Naissance d'un nouveau syndicat: «Printemps écologique» » Accès libre, sur Le Figaro, (consulté le )
  9. Christelle Guibert, « ENTRETIEN. « Agir pour la planète c’est aussi défendre nos emplois » » Accès libre, sur Ouest France, (consulté le )
  10. Le JDD, « L'appel du Printemps écologique, premier "éco-syndicat" : "Agir pour la planète, c'est sauver nos emplois" », sur lejdd.fr (consulté le )
  11. Maxime Blondeau, « POINT DE VUE. « Il est urgent de réinventer le dialogue social » » Accès libre, sur Ouest France, (consulté le )
  12. Nicolas Senèze, « Le syndicat Printemps écologique place le climat dans le dialogue social », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne Accès libre, consulté le )
  13. (en) « Un emploi vert pour tous ! », sur Un emploi vert pour tous ! (consulté le )
  14. a et b AFP, « Le "Printemps écologique", un "écosyndicat" dans un paysage syndical de plus en plus vert » Accès libre, sur linfodurable.fr, (consulté le )
  15. Clémence Lesacq, Thomas Decamps et Etienne Brichet, « Écologie et travail : « Le changement doit être maîtrisé et désirable » » Accès libre, sur Welcome to the jungle (consulté le )
  16. Jean-Emmanuel Ray, « Faut-il créer des syndicats « verts » ? », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès limité, consulté le )
  17. Bruno Salaun, « Comment Le Printemps écologique se fraye un chemin dans le paysage syndical » Accès libre, sur Le Télégramme, (consulté le )
  18. Séverin Graveleau, « Le Printemps écologique, nouveau syndicat écolo « pour transformer l’appareil productif de l’intérieur » », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès limité, consulté le )
  19. « Printemps écologique, le nouveau syndicat de la transition qui monte », sur Les Echos Start, (consulté le )
  20. Pierre Gilbert, « "L’entreprise privée ne doit plus se considérer comme en dehors de la sphère publique" - Entretien avec Maxime Blondeau » Accès libre, sur Le Vent Se Lève, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]