Principe (île)

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Principe
Príncipe (pt)
Ilha do Príncipe
 (pt)
Carte de Principe.
Carte de Principe.
Géographie
Pays Drapeau de Sao Tomé-et-Principe Sao Tomé-et-Principe
Archipel Sao Tomé-et-Principe
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 1° 36′ 36″ N, 7° 23′ 38″ E
Superficie 136 km2
Point culminant Pico de Principe (928 m)
Géologie Île volcanique
Administration
Statut Province et district de São Tomé-et-Principe

District Pagué
Démographie
Population 5 966 hab. (2001)
Densité 43,87 hab./km2
Plus grande ville Santo António
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC±00:00

Géolocalisation sur la carte : Afrique

(Voir situation sur carte : Afrique)
Principe
Principe

Géolocalisation sur la carte : Sao Tomé-et-Principe

(Voir situation sur carte : Sao Tomé-et-Principe)
Principe
Principe
Îles à Sao Tomé-et-Principe

Principe, aussi appelée île du Prince sous une forme peu usitée, en portugais Príncipe ou Ilha do Príncipe, est une île d'Afrique formant avec l'île de São Tomé la République de Sao Tomé-et-Principe. Elle constitue une province et le district de Pagué de ce pays.

Elle est située dans l'océan Atlantique Sud, à 350 kilomètres des côtes du Gabon, dans le golfe de Guinée. Sa ville principale est Santo António qui est le chef-lieu administratif.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dessin de la côte de Principe en 1727.
Praia de Coco (21021209420).jpg

L'île est découverte en 1471 par des navigateurs portugais. Elle est alors déserte et se peuple en plusieurs vagues. Il s'agit initialement d'une escale pour les navires en route vers l'Asie. Au XVIIe siècle, elle devient une étape de la traite négrière. Un métissage a lieu entre les colons et des esclaves affranchies[1].

En 1689, le religieux Jean-Baptiste Gaby la décrit comme suit dans la relation d'un voyage qu'il a fait en Nigritie[2] :

« [Elle] est éloignée de Saint-Thomée que de trente lieues, d'où on la voit par temps clair, malgré son éloignement. Quoi que peut-être un peu moins fertile que Saint-Thomée, c'est une bonne relâche, & l'air y est moins mal-sain. L'on y trouve quelques blancs & par cette raison plus de sûreté parce que les principaux habitants en sont moins canailles. Ils vivent comme eux, & font le même commerce. »

L'île se couvre de plantations de canne à sucre, de café puis de cacao. Maria Correia est une figure célèbre de l'île au XVIIIe siècle : métisse née d’un officier brésilien et d'une mulâtresse, elle se marie à un riche planteur, qui meurt. Elle se remarie mais son nouveau conjoint décède à son tour. Elle devient alors l'une des plus riches propriétaires de Principe. Elle est connue pour avoir trompé la vigilance des navires anglais qui traquaient les navires négriers : elle invitait leurs officiers à dîner pendant que ses hommes libéraient les esclaves à un autre endroit de l'île. En 1869, l'esclavage est aboli par le Portugal, la main d'œuvre étant remplacée par des travailleurs d'autres colonies de l'empire, d'Angola ou du Cap-Vert. Au début du XXe siècle, Principe est l'un des premiers producteurs mondiaux de cacao. Elle compte par ailleurs un chemin de fer pour transporter la marchandise entre les plantations, les roça. Avec l'indépendance de Sao Tomé-et-Principe en 1975, les propriétaires portugais quittent l'île. Le nouveau régime marxiste-léniniste nationalise les plantations, qui périclitent, au point d'être parfois recouvertes par la luxuriante végétation[1].

Vivant en quasi-autarcie, avec de très rares voitures, la population vit de la pêche et de cultures. San Antonio est la seule ville de l'île. En 2011, le millionnaire sud-africain Mark Shuttleworth, soucieux d'environnement, décide de s'impliquer dans l'île, en partenariat avec le président du gouvernement régional José Cassandra. L'homme d'affaires investit dans les infrastructures, rallonge la piste d'aviation, construit une centrale électrique (il y avait peu d'électricité jusque là), introduit Internet, développe le secteur hôtelier et finance des écoles primaires. Sa société Here Be Dragons (HBD) devient l'un des principaux employeurs de Principe. En 2012, l'intégralité de l'île est classée réserve de biosphère par l'UNESCO, ce qui implique des règles drastiques au niveau du respect de l'environnement[1].

Démographie[modifier | modifier le code]

Comme São Tomé, il s'agit d'une île lusophone, ancienne colonie portugaise. On y parle encore le principense, un créole à base de portugais.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Adrien Jaulmes, « L'île mystérieuse et l'homme de la lune », Le Figaro Magazine, semaine du 9 mars 2018, pages 74-85.
  2. Jean-Baptiste Gaby, supérieur du couvent de l'observance de Saint-François de Loches (1689), « Relation de la Nigritie, contenant une exacte description de ses Royaumes & de leurs Gouvernements, la Religion, les Mœurs, Coustumes & raretez de ce Païs. Avec la découverte de la Rivière du Senega, dont on a fait une Carte particulière » ; Ed: E. Couterot, 92 pages (livre numérisé par Google) ; voir page 258 : « Description : l'île du Prince »

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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