Grand-duché de Transylvanie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ne doit pas être confondu avec Principauté de Transylvanie.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Transylvanie.
Grand-duché de Transylvanie puis
Grande-principauté de Transylvanie

17111867

Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après

L'empire d'Autriche entre 1816 et 1867 (Transylvanie : n° 18).

Informations générales
Statut Principauté

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Iohann Haller, gouverneur autrichien de la Grande-principauté de Transylvanie en 1750.

Le Grand-duché de Transylvanie (allemand : Großherzogtum Siebenbürgen ; hongrois : Erdélyi Nagyhercegség ; roumain : Arhiducatul Transilvaniei) est la dénomination de la principauté de Transylvanie à partir de 1711, alors qu'elle était devenue, depuis 1699, l'une des composantes de la monarchie de Habsbourg.

Ce changement est intervenu à l'issue du règne du prince transylvain François II Rákóczi, lorsqu'en 1711 il fut remplacé par des gouverneurs nommés directement par Vienne. En 1765, à la suite des protestations de la Diète transylvaine, l'intitulé est transformé en Grande-principauté de Transylvanie (allemand : Großfürstentum Siebenbürgen ; hongrois : Erdélyi Nagyfejedelemség ; roumain : Marele Principat al Transilvaniei) mais l'autonomie de la principauté diminue, et la Diète n'est plus guère qu'une chambre d'enregistrement des décisions impériales.

Les capitales de la Transylvanie sont tour à tour Gyulafehérvár/Karlsburg/Alba Iulia, Nagyszeben/Hermannstadt/Sibiu puis Kolozsvar/Klausenburg/Cluj. En 1784, la Grande-principauté, jusque-là divisée en neuf comitats et de nombreux sièges sicules et saxons, est organisée en dix Bezirke (Broos, Dees, Hermannstadt, Karlsburg, Klausenburg, Kronstadt, Neumarkt, Nösnerland, Schomenland, Szeklersland) par l'empereur Joseph II d'Autriche[1].

En 1804 l'Empire des Habsbourg devient l'Empire d'Autriche, et la Diète souhaite que la Grande-principauté devienne un royaume de l'Empire parmi d'autres, mais ensuite le développement des nationalismes qui se manifeste lors de la révolution de 1848, amène les Habsbourg en 1867 à organiser leurs possessions en « double-monarchie » d'Autriche-Hongrie : la Principauté disparaît, intégrée dans composante hongroise de l'Empire, gouverné par François-Joseph de Habsbourg ; son territoire est ensuite divisé en 16 nouveaux comitats. Le dernier gouverneur, Louis Folliot de Crenneville, est un fils d'émigré français[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Auguste de Gérando, La Transylvanie et ses habitants (2 volumes). Imprimeurs-Unis, Paris, 1845.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lucas Joseph Marienburg: Zeitschrift für Siebenbürgische Landeskunde, Band 19, Neudruck 1986 aus 1813, Böhlau 1996, Ignaz de Luca, article: Das Großfürstenthum Siebenbürgen in: Geographisches Handbuch von dem Oestreichischen Staate Vand 4 Ungarn, Illyrien und Siebenbürgen, J. V. Degen, Vienne 1791, pp. 491–549, et la carte „Bezirke Siebenburgens” dans A. Petermanns Geographische Mittheilungen, Justus Perthes, Gotha 1857.
  2. Fils de Louis Charles Folliot de Crenneville, Louis de Crenneville, dernier gouverneur de Transylvanie, est né le 22 janvier 1813 à Vienne et mort le 21 avril 1876 à Montreux.

Articles connexes[modifier | modifier le code]