Prince noir (motard)

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Le Prince Noir est un motard détenteur d'un record de vitesse sur le boulevard périphérique de Paris, en septembre 1989[1] dont l'identité est inconnue.

Boulevard périphérique de Paris
Boulevard périphérique de Paris

La « course »[modifier | modifier le code]

Cette « course » sur route ouverte, accomplie en 11 min 04 s au guidon d'une Suzuki GSX-R 1100 a été filmée à l'aide d'une caméra embarquée fixée sur le réservoir de la moto. L'enregistrement montre le point de vue du pilote, avec le compteur au premier plan. Le boulevard périphérique fait environ 35 km, la vitesse moyenne du Prince Noir est donc de 190 km/h. Cette cascade était d'autant plus dangereuse qu'elle se déroulait aux alentours de 7 heures du matin, alors qu'un grand nombre de voitures circulent déjà sur le boulevard périphérique, et que le Prince Noir atteint des vitesses supérieures à 250 km/h, visibles sur le compteur de la moto.

Répercussions[modifier | modifier le code]

Ce film a été diffusé au cours de plusieurs émissions de télévision, notamment Reporters sur La Cinq[2].

L'histoire est aussi reprise dans la presse (Paris Match, Moto Journal, Le Parisien), et suscite un grand nombre de commentaires et de critiques. Le Prince Noir fait alors l'objet d'une certaine médiatisation, suscitant à l'occasion un débat sur la sécurité routière et les excès de vitesse.

Malgré la mobilisation de la police, le Prince Noir ne sera jamais arrêté.

Imitations[modifier | modifier le code]

En 2004, le motard suédois Ghost Rider fait un tour du périphérique en 9 min 57 s, en « hommage » au Prince Noir. Les deux courses ne sont cependant pas tout à fait comparables : celle du Ghost Rider étant effectuée de nuit, vers h du matin, avec un trafic moindre, et pilotant une moto plus performante que celle du Prince Noir.

Un autre motard, le Vengeur Casqué, réitère l'expérience et achève son tour en 12 min 15 s. Cependant, là encore, les courses ne sont pas comparables : le Vengeur Casqué a pris le parti de freiner devant chaque radar qui jalonne le périphérique et tente ainsi de prouver leur inefficacité en matière de répression routière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Kamikaze du Périph », Paris Match, 5 octobre 1989
  2. « Course interdite », réalisation Alain Pradal, le , avec commentaires du Prince noir.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]