Pride Fighting Championships

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Pride Fighting Championships
Description de l'image Pride Logo.jpg.
Création 1997
Disparition 2007
Forme juridique Privée
Siège social Drapeau du Japon Tokyo (Japon)
Activité Événement sportif
Produits Combat de MMA
Site web http://www.pridefc.com
Présentation des combattants lors du Pride Bushido, juillet 2005.
La foule des spectateurs du Nagoya City Sports Complex, Japon

Pride Fighting Championships ou Pride FC était une organisation professionnelle de mixed martial arts, très populaire au Japon. Elle a été la première organisation mondiale de MMA, que ce soit en termes de médiatisation, de spectacle, de bourse et de qualité des combats proposés. Sa première compétition s'est déroulée au Tokyo Dome le 11 octobre 1997 et plus de soixante évènements ont été organisés jusqu'à sa disparition en 2007. Le Pride détient le record de spectateurs pour une rencontre de sports de combat, avec 71 000 sièges payants lors de la soirée Shockwave/Dynamite en août 2002. Il détient aussi le record d'audience avec 67 450 téléspectateurs pour le PRIDE Final Conflict 2003.

Le 27 mars 2007, Dream Stage Entertainment a vendu le Pride à Lorenzo Fertitta et Frank Fertitta III, les copropriétaires de Zuffa, qui possède l'organisation rivale, l'Ultimate Fighting Championship (UFC).

Historique[modifier | modifier le code]

Voila comment les organisateurs présentent le Pride sur le site officiel : Imaginez un pratiquant de Jiu Jitsu Brésilien contre un kick boxeur, un spécialiste du Judo contre un lutteur ... c'est ça le mixed martial arts... c'est ça le Pride FC. Chaque combat est le point culminant d'années d'entrainement pour ces athlètes, les meilleurs représentants de leur art martial, qui ne combattent pas uniquement pour la victoire mais aussi pour défendre leur style de combat !

Cette petite introduction est certes alléchante, et elle était surement adéquate en 1997 lors du premier Pride et encore plus en 1993 lors du premier UFC, mais elle est maintenant plutôt désuète, avec l'avènement du cross training. En effet rares sont les combattants qui actuellement ne pratiquent qu'une seule discipline, la plupart sont maintenant experts dans plusieurs arts martiaux ou sports de combats.

Le Pride FC est né au Japon suite au succès de l'UFC aux États Unis et aux victoires retentissantes d'un certain Royce Gracie. Une révolution s'est produite dans le petit monde du combat dans les années qui suivent l'UFC 1, on se rend compte que toutes les distances sont importantes, le pied poing tout comme le travail au sol. L'ère du combat total, ou toutes les techniques possibles sont utilisables, est arrivé.

Le 11 octobre 1997, les Japonais font appel au grand frère de Royce, prénommé Rickson Gracie, pour ouvrir les festivités. Rickson est la légende du Gracie Jiu Jitsu, il est un descendant direct de son fondateur et son meilleur représentant. Son frère Royce a dit de lui qu'il était 10 fois meilleur que lui ; il est déjà vénéré comme un demi-dieu avant même son premier combat. Son adversaire, Nobuhiko Takada, est une star adulée au Japon, il vient du catch professionnel qui est énormément médiatisé et respecté au pays du soleil levant. Chacun des deux adversaires clame haut et fort que son style est le plus efficace. Ce combat représente bien ce que pouvait être le Pride FC à ses débuts, des rencontres entre deux hommes mais aussi et surtout entre deux disciplines différentes, s'affrontant devant les fans et les pratiquants du monde entier pour savoir qui était le plus fort et quel art martial le plus efficace...

Le mardi 27 mars 2007, Nobuyuki Sakakibara annonce que le patron de Station Casinos Inc., Lorenzo Fertitta, copropriéraire de Zuffa et de l'Ultimate Fighting Championship, rachète à Dream Stage Entertainment tous les droits sur le PRIDE Fighting Championships après le PRIDE 34: Kamikaze, pour un montant inférieur à 70 millions de dollars[1].

Règles du Pride FC[modifier | modifier le code]

Il est interdit d'utiliser les coudes et la tête, il est aussi interdit de taper derrière la tête,et de frapper les testicules. Le match peut finir par soumission suivi d'un abandon, par KO, ou par arrêt de l'arbitre pour cause de blessures.

Catégories de poids[modifier | modifier le code]

  • Égal ou supérieur à 93kg - poids lourd
  • 93 kg à 84 kg - poids Moyen et mi-lourd
  • 83 kg à 74 kg - poids welter
  • Égal ou inférieur à 73 kg - poids léger

Durée des matchs[modifier | modifier le code]

La plupart des matchs du Pride sont découpés en 3 rounds.

Au Japon, il y a un premier round de 10 minutes suivi de deux autres rounds de 5 minutes chacun. Une pause de 1 minute 30 est accordée entre les rounds.

Façons de remporter un match[modifier | modifier le code]

Deux concurrents disputent le match dans un ring de taille 7 mètres sur 7

  • Ippon : Pour signaler son abandon, le concurrent tape la main trois fois sur la toile.
  • TKO :
    • Arrêt de l'arbitre : Lorsque l'arbitre voit qu'un des combattants domine le combat tellement que son adversaire se retrouve en danger, et qu'il devient incapable de se défendre de manière intelligente, il peut arrêter le match.
    • Arrêt médical : Si un combattant est blessé (suite à des techniques autorisées) et qu'il ne peut continuer le combat à cause de ses blessures, son adversaire est déclaré vainqueur. Seul le médecin sur le ring peut déterminer si le combattant peut ou non continuer le combat. Si la blessure a été causée par des techniques illégales, le responsable est disqualifié.
    • Match perdu par forfait : Un des coins jette l'éponge, signifiant l'abandon de son combattant.
  • Décision : Si le match va jusqu'au bout du temps imparti (20 minutes), les trois juges donnent leur décision pour déterminer le vainqueur. Les critères sont : les efforts fournis pour finir le match par KO ou soumission, les dégâts physiques donnés à l'adversaire, les combinaisons debout et le contrôle au sol, l'agressivité et le poids (s'il existe une différence de plus de 10kg/22lbs. Ces critères sont listés par ordre d'importance. Les juges considèrent le match entier et pas les trois rounds séparément.
  • Disqualification : Un avertissement est donné sous forme d'un carton jaune quand un combattant fait une action illégale ou ignore les instructions de l'arbitre. Trois avertissements conduisent à une disqualification. De plus chaque carton jaune donné à un combattant réduit la prime qui lui est due pour participer à l'événement de 10 %.
  • No contest : Lors d'un match si les deux concurrents enfreignent gravement les règles, ce match sera déclaré un "No Contest" (match annulé).

Disqualification pour actions illégales[modifier | modifier le code]

Les actions suivantes sont considérées comme illégales. Quand un combattant commet une de ces actions, il reçoit un avertissement de l'arbitre sous la forme d'un carton jaune. Chaque avertissement sera considéré comme un point de pénalité si le match est décidé par les juges. Trois avertissements conduisent à la disqualification.

  • 1. Pas de coup de tête, pas d'attaque aux yeux, pas de tirage de cheveux, pas de morsure, pas de doigt dans les orifices.
  • 2. Pas d'attaque à l'aine
  • 3. Pas de coups (de poings, de pieds, de coude) à l'arrière de la tête (région occipitale et cervicales). Les parties latérales de la tête et autour des oreilles ne sont pas considérées comme interdites.
  • 4. Pas de manipulation des petites articulations (nécessité de contrôler au moins quatre doigts ou quatre orteils).
  • 5. Pas de coup de coude à la tête ni à la face.
  • 6. Pas de projection intentionnelle de l'adversaire hors du ring.
  • 7. Ne pas sortir intentionnellement du ring.
  • 8. Ne pas tenir les cordes intentionnellement. Ne pas poser un bras ou une jambe sur les cordes. S'accrocher aux cordes donne lieu à un avertissement immédiat.
  • 9. Pas d'application d'huile, onguent, spray, vaseline, crème de massage ou n'importe quelle substance à la peau avant et pendant le combat. L'infraction à cette règle entraîne une disqualification.

Champions du Pride FC[modifier | modifier le code]

Poids lourds[modifier | modifier le code]

Poids supérieur ou égal à 93 kg (204.6 lb)
Nom Date Lieu Défenses de titres
Drapeau du Brésil Antonio Rodrigo Nogueira
(bat Heath Herring)
3 novembre 2001 (PRIDE 17) Tokyo, Japon
Drapeau de la Russie Fedor Emelianenko
(bat Antonio Rodrigo Nogueira)
16 mars 2003 (PRIDE 25) Yokohama, Japon

Poids moyens[modifier | modifier le code]

La catégorie regroupe les compétiteurs de moins de 93 kg (205 lb)[2].

Nom Date Lieu Défenses de titre
Drapeau du Brésil Wanderlei Silva
bat Kazushi Sakuraba
3 novembre 2001 Pride 17 Tokyo, Japon

1. bat Kiyoshi Tamura au Pride 19, le 24 février 2002
2. bat Hiromitsu Kanehara au Pride 23, le 24 novembre 2002
3. bat Quinton Jackson au Pride 28, le 31 octobre 2004
4. bat Ricardo Arona au Pride Shockwave 2005, le 31 décembre 2005

Drapeau des États-Unis Dan Henderson 24 février 2007
Pride 33
Las Vegas, Nevada, États-Unis

Le titre des poids moyens du Pride FC est unifié avec le titre des poids mi-lourds de l'UFC lors de l'UFC 75, le 8 septembre 2007, quand Quinton Jackson bat Dan Henderson[3].

Poids mi-moyens[modifier | modifier le code]

La catégorie regroupe les compétiteurs de moins de 83 kg (183 lb)[4].

Nom Date Lieu Défenses de titre
Drapeau des États-Unis Dan Henderson
bat Murilo Bustamante
31 décembre 2005
Pride Shockwave 2005
Saitama, Japon

Le titre des poids mi-moyens du Pride FC est unifié avec le titre des poids moyens de l'UFC lors de l'UFC 82, le 1er mars 2008, quand Anderson Silva bat Dan Henderson.

Poids légers[modifier | modifier le code]

La catégorie regroupe les compétiteurs de moins de 73 kg (161 lb)[5].

Le premier titre de champion des poids légers du Pride FC est attribué à la suite d'un tournoi, dit Pride Lightweight Grand Prix, réunissant huit combattants. Les quarts et demi-finales se déroulent lors du Pride Bushido 9, le 25 septembre 2005[6]. Takanori Gomi remporte la finale face à Hayato Sakurai, le 31 décembre lors du Pride Shockwave 2005 et devient le premier champion de la catégorie.

Nom Date Lieu Défenses de titres
Drapeau du Japon Takanori Gomi
bat Hayato Sakurai
31 décembre 2005
Pride Shockwave 2005
Saitama, Japon

1. bat Marcus Aurelio au Pride Bushido 13, le 5 novembre 2006

Vainqueurs de tournois[modifier | modifier le code]

Après un peu plus de deux ans d'existence, le Pride FC organise son premier tournoi dit Pride Grand Prix. Celui-ci débute le 30 janvier 2000 et rassemble seize combattants sans limite de poids. La compétition s'installe sur deux soirées, celle de fin janvier accueillent les huit premiers combats tandis que les quarts, demi-finales et finale se déroulent le 1er mai. Le lutteur américain Mark Coleman remporte cette première édition[7].

La promotion organise ensuite chaque année à partir de 2003 et jusqu'en 2006, un ou plusieurs tournois dans différentes catégories de poids.

Année Catégorie de poids Champion Finaliste
2000 Toutes catégories Drapeau des États-Unis Mark Coleman Drapeau de l'Ukraine Igor Vovchanchyn
2003 Poids moyens Drapeau du Brésil Wanderlei Silva Drapeau des États-Unis Quinton Jackson
2004 Poids lourds Drapeau de la Russie Fedor Emelianenko Drapeau du Brésil Antônio Rodrigo Nogueira
2005 Poids moyens Drapeau du Brésil Maurício Rua Drapeau du Brésil Ricardo Arona
Poids mi-moyens Drapeau des États-Unis Dan Henderson Drapeau du Brésil Murilo Bustamante
Poids légers Drapeau du Japon Takanori Gomi Drapeau du Japon Hayato Sakurai
2006 Toutes catégories Drapeau de la Croatie Mirko Filipović Drapeau des États-Unis Josh Barnett
Poids mi-moyens Drapeau du Japon Kazuo Misaki Drapeau du Canada Denis Kang

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Associated Press, « UFC buys Pride for less than $70M », sur http://sports.espn.go.com, Associated Press,‎ (consulté le 17 décembre 2008)
  2. (en) « Pride World Middleweight Title », sur Wrestling-Titles (consulté le 21 juillet 2015).
  3. UFC, « “UFC 75” ON SPIKE TV IS THE MOST WATCHED UFC EVENT IN HISTORY »,‎  : « Dana White: "Not only did UFC 75 showcase the bout that unified the 205 lb Pride and UFC titles..." ».
  4. (en) « PRIDE World Welterweight Title », sur Wrestling-Titles (consulté le 21 juillet 2015).
  5. (en) « PRIDE World Lightweight Title », sur Wrestling-Titles (consulté le 21 juillet 2015).
  6. (en) « Sherdog.com Preview: PRIDE Bushido Lightweight Grand Prix », sur Sherdog,‎ (consulté le 21 juillet 2015).
  7. (en) Justin Faux, « Forgotten Classics Volume One: Pride FC Openweight Grand Prix 2000 », sur Bleacher Report,‎ (consulté le 16 juillet 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]