Preuve de concept

Deux skimmers en mer tractent une barrière de confinement d'huile à travers l'eau lors d'une démonstration de validation de la collecte et de la récupération de pétrole.
Une preuve de concept (en anglais proof of concept ou POC) ou validation de principe, ou encore démonstration de faisabilité[1], est une réalisation ayant pour vocation de montrer la faisabilité d'un procédé ou d'une innovation.
Située très en amont dans le processus de développement d'un produit ou d'un process nouveau, la preuve de concept peut être considérée comme une étape importante sur la voie d'un véritable prototype.
Historique
[modifier | modifier le code]Le principe de preuve de concept apparait dans les années 1960 dans l’aéronautique et l’aérospatiale, en particulier dans le contexte de la course à l’espace, opposant les États-Unis d’Amérique à l’URSS[2]. Dans le cadre du programme Apollo, la NASA met en place un programme pour atteindre l’objectif fixé par le président Kennedy : envoyer un homme sur la Lune[2]. Ce programme inclut différentes phases, dont la phase 2, nommée « proof-of-concept »[2]
Sécurité informatique
[modifier | modifier le code]En sécurité informatique, une preuve de concept est la démonstration de l’existence d'une faille logicielle par un programme qui la met en évidence.
La plupart des logiciels présentent des failles. Souvent découvertes par des laboratoires ou chercheurs indépendants, elles sont, suivant les intentions de la personne, publiées sous forme de preuve de concept afin de démontrer leur existence et favoriser la sortie de correctifs (patch). Mais les preuves de concept sont bien souvent déclinées en exploits permettant ainsi l’exécution de code arbitraire.
Ainsi, le premier virus sur iPod, nommé Podloso, avait comme rôle de démontrer qu'il était possible de créer des programmes malveillants pour ce genre d'appareil.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « démonstration de faisabilité », Grand Dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française (consulté le ).
- Jobin, Le Masson et Hooge 2020, p. 6.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Caroline Jobin, Pascal Le Masson et Sophie Hooge, « What does the proof-of-concept (POC) really prove? A historical perspective and a cross-domain analytical study », XXIXème conférence de l'Association Internationale de Management Stratégique (AIMS), (lire en ligne, consulté le )