Presbyterian Church in Cameroon

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Presbyterian Church in Cameroon
Remise de diplômes à la Cameroon Christian University (CCU), à Bali.
Remise de diplômes à la Cameroon Christian University (CCU), à Bali.
Acronyme PCC
Mouvement presbytérianisme
Siège Buéa
Territoire Cameroun
Dirigeant Fonki Samuel Forba (Modérateur)
Principal Institut de théologie Kumba Presbyterian Theological Seminary (PTS)
Fondateur Mission de Bâle
Fondation
Membres 1,5 million
Pasteurs plus de 500
Hôpitaux 8
Écoles primaires 32
Écoles secondaires 11
Site web pcconline.org

La Presbyterian Church in Cameroon, en abrégé PCC, (en français : Église presbytérienne du Cameroun) est une communauté chrétienne issue de l'évangélisation de la mission presbytérienne américaine au Cameroun. Elle est autorisée par le Ministère de l'Administration du territoire depuis 1962 et a pour siège Buéa au Cameroun anglophone[1],[2]. Elle constitue la plus importante dénomination protestante du Cameroun anglophone et l'une des dénominations presbytériennes du pays avec, l'Église presbytérienne camerounaise et l'Église presbytérienne camerounaise orthodoxe, fondée en 1970[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'évangélisation des peuples du Cameroun, la Mission Presbytérienne Américaine créa en 1869[4] une paroisse à Batanga vers Kribi. Plus tard, d’autres missions protestantes effectueront l'évangélisation au Cameroun notamment la Mission allemande de Bâle alors que le Cameroun était sous protectorat allemand. Après la défaite de l'Allemagne lors de la Première Guerre mondiale, la Mission presbytérienne américaine intégrera les actions d'évangélisation de la mission allemande.

L'Église presbytérienne du Cameroun est fondée le lors du 1er Synode réuni à Bali dans la province du Nord-Ouest du Cameroun.

Organisation[modifier | modifier le code]

Congrégation de Molyko
Église de Dikume

Le siège de l'église est situé à Buéa, les principaux membres du bureau du synode sont le modérateur, le greffier du synode, le secrétaire financier, le secrétaire au développement, le secrétaire aux services de santé, ainsi que le secrétaire à l'éducation. Toutes les activités du bureau synodal sont dirigées par le modérateur.

Elle est divisée en 25 circonscriptions ecclésiastiques la plupart situées en secteur anglophone mais aussi pour certaines en secteur francophone.

Modérateurs[modifier | modifier le code]

Les modérateurs du synode se succèdent depuis l'indépendance de l'église en novembre 1957[5].

Modérateurs de
l’Église presbytérienne au Cameroun
Période Identité Qualité
1958 - 1969 Abraham Ebong Ngole Révérend
1969 - 1985 Jeremie Chi Kangsen Révérend
1985 - 1999 Henry A. Awasom Révérend
1999 - 2009 Nyansako Ni Nku Rt. Révérend Dr
2009 - 2014 Festus Asana Révérend Dr
depuis 2014 Fonki Samuel Forba Rt. Révérend

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. MINATD, Liste des dénominations religieuses légalement reconnues au Cameroun, Lettre n°1 du 14 avril 1962
  2. Mathieu Juliot Mpabe Bodjongo, Ibrahim Abba, Analyse économique de l’essor du pentecôtisme américain en milieu urbain au Cameroun, Revué d'économie du développement, 2018, d'après Cairn info
  3. (en) Mission 21, Presbyterian Church in Cameroon, Protestant Mission Basel (consulté en 2021)
  4. « L'Eglise Presbytérienne Camerounaise », sur alicepegie.com (consulté le )
  5. Saitu Awa Cheng, Hippotech Group, Moderators of the Presbyterian Church in Cameroon, 2021

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Robert Akoko, « 'You Must Be Born-Again': The Pentecostalisation of the Presbyterian Church in Cameroon », in Journal of Contemporary African Studies, no 2,
  • (en) Henry Efesoa Mokosso, American evangelical enterprise in Africa : the case of the United Presbyterian mission in Cameroun, 1879-1957, Peter Lang, New York, 2007, 196 p. (ISBN 9780820486840)
  • Samuel Efoua Mbozo'o, La mission presbytérienne américaine et les mutations religieuses et sociales chez les peuples du Sud-Cameroun : 1919-1939, Université Jean Moulin, Lyon, 1981, 473 p. (thèse de 3e cycle)
  • Thomas Ekollo, Mémoires d'un pasteur camerounais (1920-1996) (préparation du manuscrit et avant-propos par Marc Spindler), Karthala, Paris, Clé, Yaoundé, 2003, 196 p. (ISBN 2-84586-418-3)
  • Jean-François Médard « Les Églises protestantes au Cameroun, entre tradition autoritaire et ethnicité », in François Constantin et Christian Coulon, Religion et transition démocratique en Afrique, Karthala, Paris, 1997 p. 189-220 (ISBN 2-86537-752-0)
  • Jean-Paul Messina et Jaap van Slageren, Histoire du christianisme au Cameroun, des origines à nos jours, Karthala Editions, , 456 p. (ISBN 978-2-8111-3995-7, lire en ligne)
  • Louis Ngongo, Histoire des forces religieuses au Cameroun : de la Première guerre mondiale à l'Indépendance, 1916-1955, Karthala, 1982, 298 p. (ISBN 2-86537-054-2) (texte remanié d'une thèse)
  • (de) Klaus-Dieter Nikischin, Kirche und Eigentum in Kamerun – Ethosbildung in der Presbyterian Church in Cameroon in Bezug auf den Umgang mit Geld und Landeigentum, Tectum Verlag, Marburg, 1999 (ISBN 3828880797)
  • (en) Nyansako-ni-Nku (dir.), Journey in Faith. The story of the Presbyterian Church in Cameroon, 1982, 178 p.
  • (de) Armin Zimmermann, « Es soll nicht aufhören Saat und Ernte ». Studien zu traditionellen und christlichen Erntefesten in Kamerun: Das Beispiel der Bakossi und der Presbyterian Church, Tectum Verlag, 2000 (ISBN 3828881068)

Articles connexes[modifier | modifier le code]