Premier de cordée (roman)

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Premier de cordée
Auteur Roger Frison-Roche
Pays Drapeau de la France France
Éditeur Arthaud
Date de parution
Nombre de pages 318
ISBN 978-2290036969
Chronologie

Premier de cordée est un roman de Roger Frison-Roche écrit pendant son séjour à Alger entre 1938 et 1940, achevé en 1941 (le manuscrit est daté de 22 février) et paru en France en 1942. Il est le premier épisode d'une trilogie qui se poursuit par La Grande Crevasse et Retour à la montagne.

Premier de cordée paraît d'abord sous forme de feuilleton dans la « Dépêche Algérienne » au début de l'année 1941, le manuscrit est envoyé chez l'éditeur grenoblois Arthaud en septembre de la même année.

Résumé[modifier | modifier le code]

Premier de cordée parle d’un jeune homme, Pierre Servettaz, qui vit à Chamonix dans les années 1920-1930. Le garçon aimerait exercer la même profession que son père : guide de haute montagne. Mais son père Jean refuse qu'il prenne autant de risques. Il est donc en formation d'hôtelier et ne pratique la montagne qu'en tant que loisir. Un jour, son père part aux Drus où, avec le porteur Georges à la Clarisse, il accompagne un client américain, B. Warfield. Un orage se lève pendant la montée, mais Warfield insiste pour continuer, disant qu'il a payé pour monter au sommet. Ils arrivent sans encombres au sommet, mais au retour, alors que l'orage se déclenche violemment, Jean est foudroyé sur une petite terrasse en contrebas. Georges, encore sous le choc, réussit à ramener le client sain et sauf, mais perd ses pieds, gelés pendant la descente. Une cordée part quelques jours plus tard pour tenter de récupérer le corps. Pierre décide de la rejoindre ; accompagné de ses amis, il se lance donc dans une escalade périlleuse.

S'acharnant contre tout bon sens, il fait une terrible chute dans laquelle il manque de laisser sa vie. Quelques mois plus tard, après s’être remis de ses blessures, le docteur Coutaz lui annonce qu’il a le vertige, et qu'il ne peut plus retourner en montagne faire les grandes courses, chose qu'il refuse d'avouer, prenant ceci pour une conspiration de sa mère, qui craint qu'il ne retourne en montagne. Pour s'assurer qu'il n'a pas le vertige, Pierre part seul au Brévent, et, après plusieurs heures passées sur la paroi, tentant de la grimper, il découvre avec horreur qu'il a bel et bien le vertige. Bouleversé par cette nouvelle, il sombre dans l'alcoolisme et ne parle plus à personne.

Georges à la Clarisse rentre alors de l'hôpital de Genève, complètement remis, malgré la partie avant de ses pieds amputée. À la surprise générale, il déclare vouloir retourner en montagne, avec des « chaussures spéciales », et propose à Pierre de repartir aux Drus. C'est alors qu'il admet avoir le vertige, et dit ne plus jamais vouloir repartir en montagne. Ses amis tentent alors de le convaincre que ce n'est pas la fin, et de lui faire surmonter sa peur du vide, en le faisant grimper sur des rochers faciles. Le moral remonté, Pierre part au « combat de reines », où les vaches de combat s'affrontent, pour élire leur « reine », qui conduira le troupeau à travers les alpages. La plupart des parieurs (car il est courant de parier sur une vache) misent sur La Boucle, vache dotée de cornes formant une boucle la rendant pratiquement invincible, mais Pierre parie sur Lionne, la vache de combat de Fernand, un de ses amis. À la surprise générale, Lionne réussit à vaincre La Boucle, en lui tordant le cou par les vertèbres et en lui arrachant une corne. À la fin du roman, il est complètement guéri et part avec Georges au couloir Couturier à l'aiguille Verte. Georges décide de devenir guide, et demande au guide-chef Jean-Baptiste Cupelaz de l'inscrire sur l'examen de guide de l'année. Pierre n'a pas encore l'âge de devenir guide, mais se prépare déjà pour l'année prochaine. Il part annoncer, tout heureux, la bonne nouvelle à sa fiancée Aline.

Élément autobiographique[modifier | modifier le code]

Joseph Ravanel est un guide de haute montagne, surnommé « le rouge » en raison de sa chevelure rousse, rebaptisé Joseph Ravanat, dans ce roman. Le , Joseph Ravanel a choisi Frison-Roche comme porteur pour l'ascension du mont Blanc.

Adaptation à l'écran[modifier | modifier le code]

Adapté au cinéma en 1944 : Premier de cordée de Louis Daquin avec Maurice Baquet (Assistant-réalisateur : Jean Paillière)

Adapté à la télévision en 1999 : Premier de cordée réalisé par Pierre-Antoine Hiroz et Édouard Niermans.

Article connexe[modifier | modifier le code]