Première bataille de Montaigu

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Bataille de Montaigu
Description de cette image, également commentée ci-après
Informations générales
Date 16 septembre 1793
Lieu Montaigu
Issue Victoire républicaine
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Jean-Michel Beysser
Jean-Baptiste Kléber
Jean Fortuné Boüin de Marigny
Antoine Merlin de Thionville
François-Athanase de Charette
Louis-François Ripault de La Cathelinière
Jean-Baptiste Joly
Forces en présence
8 000 hommes[1] ~ 10 000 hommes
Pertes
7 morts
50 blessés[2]
600 morts[3]

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 58′ 25″ nord, 1° 18′ 31″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Vendée

(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille de Montaigu

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(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Montaigu

La bataille de Montaigu a lieu lors de la guerre de Vendée. Après avoir pris Legé sans combattre, les Républicains rattrapent les Vendéens à Montaigu le et les mettent en déroute. Ils prennent ensuite Clisson le lendemain.

Prise de Legé par les républicains[modifier | modifier le code]

Le 14 septembre, les républicains de l'armée de Mayence et de l'armée des côtes de Brest poursuivent leurs succès en Vendée. Couëtus a été battu la veille, près de Saint-Jean-de-Corcoué tandis que Lyrot est repoussé aux Sorinières par Beysser qui occupe ensuite Machecoul. Des milliers de réfugiés convergent sur Legé, quartier-général du général vendéen Charette. Celui-ci se sait désavantagé par le désordre et la panique qui a gagné les civils et de nombreux soldats, à l'aube du 14 septembre alors que les républicains sont en approche il fait mine d'accepter le combat et déploie sa cavalerie. Pendant que les républicains prennent position, les fantassins et les civils prennent la fuite. Charette se retire à son tour, laissant Legé, totalement abandonnée, aux républicains[4]. La division du général Kléber entre la première dans la ville et y délivre 1 200 prisonniers patriotes, militaires et civils, qui y étaient emprisonnés[1]. Le général Beysser arrive peu après et ses troupes mettent la ville au pillage[1].

Déroute des Vendéens à Montaigu[modifier | modifier le code]

Le combat[modifier | modifier le code]

Les républicains se mettent en marche sur trois colonnes pour attaquer Montaigu, la première, commandées par le général Aubert-Dubayet, part de Rocheservière, la deuxième, sous les ordres de Kléber la flanque sur la gauche en partant de Remouillé, sur le flanc droit, la troisième colonne commandée par Beysser, forte de 6 000 hommes, doit partir de Mormaison[1].

Le 15 septembre, au soir, la colonne de Beysser arrive la première en vue de Montaigu. Le combat s'engage le lendemain matin malgré une forte pluie. Les Vendéens se portent à la rencontre des républicains et la fusillade commence près du bourg de Saint-Georges-de-Montaigu. Les belligérants s'affrontent pendant plusieurs heures dans un combat de tirailleurs[3].

De son côté, parti à sept heures du matin de Remouillé, Kléber est retardé à la suite d'un accident de son train d'artillerie mais arrive en vue de Montaigu[1]. La vue de cette seconde colonne provoque la panique des Vendéens qui se débandent en direction de Clisson. La cavalerie de Bouin de Marigny se lance alors à leur poursuite et sabre de nombreux fuyards[3].

Kléber entendant profiter de la déroute demande au représentant Turreau l'autorisation de foncer sur Clisson, malgré l'avis favorable du représentant il se heurte au général Beysser qui estime ses troupes trop épuisées pour continuer la marche et les républicains restent à Montaigu. Aussitôt prise, la ville, désertée par ses habitants, est pillée par les troupes républicaines et selon les mémoires de Kléber, le général Beysser y prend lui-même part[1].

Au soir, Montaigu est occupée par la colonne de Beysser, tandis que celle de Kléber regagne Remouillé et que celle de Dubayet, qui n'a pas vue le combat, rétrograde sur Rocheservière[1].

Les pertes[modifier | modifier le code]

Du côté des républicains les pertes sont assez légères, dans ses mémoires, Kléber écrit que sa colonne n'a perdu qu'un officier tué et quatre hommes blessés, dont un officier[1]. Les pertes de Beysser sont plus importantes, sa colonne ayant combattu plus longuement. L'officier vendéen Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière mentionne notamment dans ses mémoires l'action d'une dizaine de hussards, tués après s'être jetés au milieu de l'armée royaliste[3].

Côté vendéen, les pertes sont bien plus lourdes, particulièrement lors de la déroute, Kléber écrit qu'il vit le faubourg de Montaigu « jonché de cadavres des rebelles[1] ». D'après Lucas de La Championnière, au moins 600 hommes « tombèrent sous le fer des cavaliers[3] »

Selon l'almanach historique de 1793, le combat fait 7 morts et 50 blessés chez les républicains et 1 500 tués chez les Brigands[2].

Prise de Clisson par les républicains[modifier | modifier le code]

Le lendemain, 17 septembre, les brigades de Kléber et Beaupuy se mettent en route sur Clisson qui est prise sans combats, les républicains n'y trouvent que quelques femmes qui les acclament[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]