Première bataille de Cholet

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Bataille de Cholet
Informations générales
Date
Lieu Cholet
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
Flag of France.svg Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
• de Beauveau † Jacques Cathelineau
Jean-Nicolas Stofflet
Forces en présence
580 hommes 15 000 hommes
Pertes
150 morts
400 prisonniers
40 morts

Guerre de Vendée

Coordonnées 47° 03′ 36″ nord, 0° 52′ 42″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

(Voir situation sur carte : Maine-et-Loire)
Bataille de Cholet

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Bataille de Cholet

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(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Cholet

La bataille de Cholet se déroula lors de la guerre de Vendée. Le , la ville est prise par les insurgés vendéens.

Prélude[modifier | modifier le code]

La Convention ayant ordonné, le 23 février, la levée de 300 000 hommes, les premières émeutes débutèrent dans les Mauges à l'annonce des modalités du recrutement. Le 2 et le 3 mars, des jeunes gens du canton réunis à Cholet par le district manifestèrent leur refus de partir. À Beaupréau, des émeutiers menacèrent la garde nationale qui tira, tua trois des mutins et en blessa huit[1].

Le 12 mars, à Saint-Florent-le-Vieil, 600 paysans mettaient en fuite les forces républicaines, le 13 mars, les paysans ayant mis à leur tête Jacques Cathelineau prenaient Jallais. Le 14 mars, Chemillé tombait à son tour, prise d'assaut par ces mêmes paysans. La plupart des 200 gardes nationaux qui défendaient la ville avaient été capturés, ainsi que leurs trois couleuvrines, dont la plus imposante fut rebaptisée la « Marie-Jeanne » par les paysans angevins qui en firent une véritable mascotte.

Les victoires de Cathelineau provoquèrent le soulèvement de centaines d'autres paroisses qui rejoignirent la petite armée des insurgés, avec notamment Jean-Nicolas Stofflet.

La bataille[modifier | modifier le code]

Le 15 mars, les paysans, au nombre de 15 000 se présentèrent devant Cholet. Un émissaire fut envoyé pour négocier la reddition des patriotes mais Beauveau, le commandant de la place, refusa. Il estimait que ses 580 gardes nationaux, bien armés, étaient suffisants pour repousser des paysans armés de faux.

Mais il se trompa lourdement, en quelques heures les insurgés s'emparèrent de la ville, 150 patriotes furent tués dont Beauveau contre 40 révoltés. Un butin important fut saisi.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le lendemain les insurgés s'emparèrent de Vihiers que les patriotes avaient préféré abandonner. Cependant les paysans prirent peur de la répression des « Bleus » qu'ils savaient inévitable. C'est à ce moment que les insurgés allèrent chercher les nobles de leurs pays, anciens militaires, afin de les forcer à se mettre à leur tête. C'est ainsi que plusieurs nobles comme Charles Artus de Bonchamps ou Maurice Gigost d'Elbée rejoignirent l'insurrection.

À l'initiative de leurs chefs, les insurgés décidèrent alors de marcher sur Chalonnes-sur-Loire près d'Angers. La ville était défendue par 4 000 soldats. Face à la menace des insurgés, les défenseurs préférèrent abandonner la ville et se replièrent sur Angers. À ce moment les paysans qui avaient chassé les patriotes de leurs pays se dispersèrent et rentrèrent chez eux.

La révolte avait ainsi prit fin, mais les armées révolutionnaires envoyées pour la réprimer devaient par la suite relancer la guerre[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Emile Gabory, Histoire des guerres de Vendée, Perrin, Paris, 2015

Sources[modifier | modifier le code]