Prahlad Jani

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Prahlad Jani, parfois appelé Mataji est un sâdhu indien né en 1927 environ.

En 2010, il a fait l'objet d'articles dans les médias internationaux après avoir passé quinze jours[1] sous surveillance médicale pour qu'on observe le cas exceptionnel d'inédie qu'il représente : d'après ses déclarations, il serait resté sans boire ni manger depuis environ 1940.

Investigations scientifiques sur Prahlad Jani[modifier | modifier le code]

Étude de 2003[modifier | modifier le code]

En 2003 Prahlad Jani a été étudié pendant dix jours[2]. Il ne recevait que 100 ml d'eau par jour pour se rincer la bouche, qu'il recrachait. Cette étude a été critiquée par l'Association indienne rationaliste[3]. Les résultats sont largement contestés, car il aurait perdu du poids durant l'étude.

Étude de 2010[modifier | modifier le code]

L'expérience en avril-mai 2010 a duré entre 10 ou 15 jours selon les sources, une durée inférieure aux chiffres maximum indiqués par la médecine : un être humain peut vivre environ 8 jours sans rien boire (le record est de 18 jours selon le Livre Guinness des records) et entre un et deux mois sans nourriture solide.

Durant l'expérience, Prahlad Jani était autorisé à se gargariser et à se baigner, ce qui, selon certains observateurs, lui offrait des facilités pour boire et uriner discrètement[4]. De l'avis de James Randi[5], démystificateur de ce genre de cas, les protocoles n'ont pas été menés suffisamment rigoureusement pour qu'on puisse entériner la performance. L'équipe de 35 médecins qui a surveillé l'expérience prétend cependant avoir contrôlé les quantités d'eau utilisées pour les gargarismes et les bains, sans que le protocole exact de contrôle ait été rendu public[6].

Par ailleurs, le Medical Council of India aurait parlé de canular[7]. L'équipe qui a mené l'expérience est cependant convaincue[8], mais des accusations de fraudes ou de biais, émanant en Inde de scientifiques et de l'Association indienne rationaliste, mettent notamment en avant l'absence de toute publication des résultats des analyses médicales[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Figaro, 10 mai 2010
  • The Daily Telegraph, 12 mai 2010.

Lien externe[modifier | modifier le code]