Prêtres du Sacré-Cœur de Saint-Quentin

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Blason et motto de la congrégation.

Les prêtres du Sacré-Cœur de Jésus ou dehoniens[1] (Congregatio Sacerdotum a sacro Corde Jesu) forment une congrégation cléricale fondée en 1878 à Saint-Quentin (Aisne) par le chanoine français Léon Dehon (14 mars 1843 - 12 août 1925), proclamé vénérable par Jean-Paul II, ordonné prêtre le 19 décembre 1868[2]. Leur abréviation est SCI, ou SCJ. Ils font de l'apostolat social et de l'enseignement.

Historique[modifier | modifier le code]

L'institut est fondé le 13 juillet 1878 après avoir reçu le consentement de l'évêque de Soissons, Mgr Odon Thibaudier. Il obtient son Decretum laudis en 1888 et il est définitivement reconnu par le Saint-Siège, le 4 juillet 1906.

Le chanoine Dehon, fondateur de la Congrégation

Rayonnement[modifier | modifier le code]

Ces religieux, appelés « dehoniens », étaient au nombre de 2 321 (dont 1 610 prêtres) en 2005, répartis en 411 maisons dans trente-six pays: en Europe (Albanie, Allemagne, Autriche, Belgique, Biélorussie, Croatie, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Moldavie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Slovaquie, Suisse, Ukraine), Amériques (Argentine, Brésil, Canada, Chili, Équateur, États-Unis, Mexique, Uruguay, Venezuela), en Afrique (Cameroun, Congo, Madagascar, Mozambique, Union sud-africaine) et en Asie (Inde, Indonésie, Philippines).

Sa maison généralice se trouve à Rome, où la congrégation est dirigée par le Père Heiner Wilmer, de nationalité allemande, avec son conseil général.

Europe[modifier | modifier le code]

Le provincial de la Province d'Europe francophone de la congrégation est le Père Jean-Jacques Flammang. Son provincialat se trouve à Paris, 19 rue Saint-Maur, maison qui est devenue récemment le scolasticat de la Province francophone d'Europe du Sacré-Cœur, avec un espace d'accueil pour des étudiants universitaires[3]. La Province francophone d'Europe est présente en Belgique à Bruxelles et à Clairefontaine (ancien collège devenu établissement d'accueil pour location de salles de séminaires ou organisation de retraites) et dans le diocèse de Namur, en France, à Mougins (maison de retraite de la congrégation), dans le diocèse de Metz, à Paris, à Massy, à Lacanche (diocèse de Dijon), à Saint-Quentin, lieu historique de la congrégation qui y anime la paroisse Saint-Martin (où se trouve la tombe du Père Dehon), et à La Capelle[4], lieu de naissance du Père Dehon (diocèse de Soissons), et enfin au Luxembourg.

L'ancienne Province de France s'est fortement impliquée à partir des années 1970-1980 dans le mouvement des prêtres ouvriers et dans le dialogue syndical. Aujourd'hui la Province francophone, comme certaines d'Europe occidentale, fait face à un vieillissement très rapide de ses effectifs et au tarissement des vocations religieuses qui posent la question de son avenir. Elle s'ouvre donc à l'accueil de confrères venus d'autres Provinces. Elle a fermé tous ses établissements d'enseignement secondaire. Elle s'oriente aussi dans la formation de laïcs à la spiritualité du Sacré-Cœur, dans une optique renouvelée. Récemment, elle a intégré des vocations de la communauté vietnamienne.

La Province néerlandophone, longtemps missionnaire, ne donne plus aucune vocation depuis des années et ne comprend plus que des confrères à la retraite. La Province d'Allemagne comprend une soixantaine de membres. Elle garde un lycée réputé, le Leoninum en Basse-Saxe, et de nombreuses œuvres sociales cogérées avec des laïcs. Les Portugais et les Polonais sont présents dans de nombreuses missions. Les Espagnols et les Italiens ont encore des bases solides. Les nouveaux pays d'Europe de l'Est démarrent leurs activités.

Afrique[modifier | modifier le code]

En 1897, le P. Dehon accepte la mission du Congo[5]. Le P. Émile-Gabriel Grison, premier vicaire apostolique de Stanley Falls, célèbre la messe de Noël 1897 à la mission de Saint-Gabriel, près de Stanleyville (Kisangani aujourd'hui). En 1898, les dehoniens vont en Tunisie, où ils ne restent que deux ans. En 1910, ils ouvrent une mission au Cameroun (alors colonie allemande). Longtemps aidée par l'ancienne Province de France, c'est aujourd'hui une province autonome qui a son propre recrutement de vocations. En 1923, la préfecture apostolique du Gariep, en Afrique du Sud est confiée aux prêtres du Sacré-Cœur allemands. Ils y ont aujourd'hui une maison de formation, En 1947, les premiers dehoniens italiens vont au Mozambique (colonie portugaise). En 1974, les Italiens de la province d'Italie méridionale s'installent à Madagascar, auxquels se sont joints en 1982 les dehoniens portugais[6]

Asie[modifier | modifier le code]

Le territoire du sud de Sumatra (Indes néerlandaises) est accordé à la congrégation le 27 décembre 1923. Les trois premiers dehoniens (deux pères et un frère) y arrivent le 23 septembre 1924. Ensuite c'est à la mission des Philippines d'ouvrir. Cette mission est tout de suite confiée aux religieux de diverses provinces de la congrégation. Elle est aujourd'hui florissante. En 2013, un nouveau district voit le jour au Viêt Nam. Il comprend alors une vingtaine de jeunes en formation se préparant à entrer dans la congrégation, dix prêtres et sept religieux en formation[7]. La dernière mission est celle d'Inde qui donne déjà des vocations en ce début du XXIe siècle.

Amériques[modifier | modifier le code]

C'est en Amérique latine qu'est envoyée la première mission ad gentes des dehoniens. En 1888, le P. Dehon envoie des religieux à Quinto, mais ils n'y restent que jusqu'en 1896, à cause du gouvernements de du pays qui était du type maçonnique et qui les expulse. Deux communautés existent aujourd'hui en Équateur. En 1893, l'apostolat social au Nord-Est du Brésil commence. En 1913, la présence dehonienne s'étend jusqu'au Brésil méridional. En 1938, un premier groupe de dehoniens hollandais, italiens et espagnols se rend en Argentine et en 1940 une paroisse d'Uruguay est confiée à la congrégation à Montevideo. En 1950, les dehoniens s'installent au Chili. En 1953, des missionnaires espagnols commencent leur activité au Venezuela[8]. .

En 1910, quatre dehoniens partent pour le Canada. En 1920, la congrégation s'implante aux États-Unis[9] et en 1923 ouvre la mission de Lower Brule, au Dakota du Sud[10].

Supérieurs généraux[modifier | modifier le code]

  • Vénérable Léon Dehon (28 juin 1878 - 12 août 1925)
  • Joseph Philippe (20 janvier 1926 - 24 octobre 1935)
  • Theodorus Govaart (24 octobre 1935 - 7 septembre 1953)
  • Alphons Lellig (11 janvier 1954 - 13 décembre 1958)
  • Joseph de Palma (15 juillet 1959 - 6 juin 1967)
  • Albert Bourgeois (6 juin 1967 - 6 juin 1979)
  • Antonio Panteghini (6 juin 1979 - 24 mai 1991)
  • Virginio Bressanelli (24 mai 1991 - 27 mai 2003)
  • José Ornelas Carvalho (27 mai 2003 - 25 mai 2015)
  • Heiner Wilmer (depuis le 25 mai 2015)

Membres fameux[modifier | modifier le code]

Missionnaires assassinés[modifier | modifier le code]

  • À Wamba pendant la révolte des Simbas:
  • À Bafwasende pendant la révolte des Simbas en 1964:

Notes et références[modifier | modifier le code]

Couvent de Cinqfontaines appartenant à la congrégation au grand-duché du Luxembourg.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Ledure SCJ, Le Père Léon Dehon (1843-1925) - Entre mystique et catholicisme social, Paris, éd. du Cerf, 2005, 230 pages. (ISBN 2-204-07737-2)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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