Enfant prématuré

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La prématurité est une naissance avant le terme normal.

Pour la définir, selon une recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'âge gestationnel est un critère nécessaire et suffisant : est prématurée, toute naissance avant le terme de 37 semaines d'aménorrhée (SA) révolues (avant huit mois de grossesse), soit le 259e jour suivant le premier jour des dernières règles, mais après 22 SA, quel que soit le poids, mais au moins 500 g[1]. Cependant, en pratique, l'âge gestationnel peut manquer d'où l'importance de sa détermination.

Limite de viabilité[modifier | modifier le code]

Aux USA et pour d'autres pays anglo-saxons, la limite pratique de viabilité du très grand prématuré est estimée actuellement à 22 SA[réf. nécessaire], des cas exceptionnels pouvant être viables plus tôt[2]. Le risque essentiel est la survenue de complications et de séquelles.

En France et pour d'autres pays, la limite pratique de viabilité est estimée à 24-25 SA et/ou un poids de naissance d'au moins 500 grammes[3].

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

En 2012, plus d'un bébé sur dix naît prématurément dans le monde[4] sans évidence de décroissance avec le temps[5].

Les naissances prématurées concernent 11 à 13 % des naissances aux États-Unis, soit près du double du taux des autres pays industrialisés et une augmentation de 30 % par rapport à 1981[6]. Plus du quart des décès néonataux seraient la conséquence de la prématurité[7].

Les données sont probablement assez solides et permettent d'avoir aujourd'hui un aperçu évolutif concernant les trois dernières décennies en France.

Évolution des taux d'incidence de la prématurité en France
1972 1981 1988 1995 2003
Très grande prématurité (de 22 à 27 SA) - - - 0,4 % 0,5 %
Grande prématurité (de 28 à 32 SA) 1,3 % - 1 % 1,2 % 1,3 %
Prématurité (de 33 à 37 SA) 8,2 % 5,7 % 4,8 % 5,9 % 7,2 %

On note le découpage aujourd'hui classique en :

  • prématurité (de 33 à 37 SA),
  • grande prématurité (de 28 à 32 SA),
  • très grande prématurité (de 25 à 27 SA)
  • extrême prématurité (moins de 24 SA)

L'incidence est donc en augmentation, ce que confirme les chiffres d'autres pays, en particulier américains[6].

Les accouchements prématurés peuvent être également classés suivant leur circonstance : provoqués (pour des raisons médicales dues à la mère ou au fœtus), par rupture prématurée de la poche des eaux ou par travail prématuré débutant à poche intacte. Chaque catégorie compte globalement pour environ un tiers des accouchements prématurés, la croissance constatée du nombre de ces derniers semblant être en rapport avec la part plus grande des accouchements provoqués[8].

Le coût de la prématurité est important : il est ainsi estimé à plus de 6 milliards de dollars chaque an aux Etats-Unis[9].

Causes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Menace d'accouchement prématuré.

On peut distinguer trois types de causes d'accouchement prématuré.

Causes directes[modifier | modifier le code]

Les principales en sont les grossesses multiples, les infections[10] ; il peut s'agir d'infections génito-urinaires (streptocoque B, Escherichia Coli) ou généralisées (grippe, rubéole, toxoplasmose, listériose), les anomalies utéro-placentaires : béance cervico-isthmique, malformation utérine, insuffisance placentaire, placenta praevia, hydramnios.

Causes indirectes[modifier | modifier le code]

Menaçant directement la mère et/ou l'enfant, elles peuvent être, par exemple l'hypertension artérielle (HTA) maternelle et la toxémie gravidique ou pré-eclampsie, le retard de croissance intra-utérin (RCIU), le diabète, les alloimmunisations Rhésus, le placenta prævia hémorragique et l'hématome rétro-placentaire, la souffrance fœtale aiguë.

Facteurs de risque[modifier | modifier le code]

Sans être des causes à proprement parler, les facteurs de risque d'accouchement prématuré sont néanmoins importants à prendre en compte en matière de prévention. On peut en identifier plusieurs : âge inférieur à 18 ans ou supérieur à 35 ans, tabagisme[11], alcoolisme, grossesses particulièrement rapprochées[12], mauvaises conditions socio-économiques avec fatigue excessive liée à la durée du travail[13], sa pénibilité (travail de nuit[14]) ou aux conditions familiales, déplacements quotidiens, position debout prolongée, dénutrition relative[15], dépression[16], etc. La prématurité est sensiblement plus fréquente chez les patientes de la communauté noire[6]. Le fait d'avoir fait un premier accouchement avant terme augmente également très sensiblement le risque de récidive[17].

Les grossesses multiples (gémellaires ou plus) sont responsables de près d'un cinquième des accouchements prématurés. Le travail avant terme survient dans près de 40 % des grossesses gémellaires et est quasi constant dans les autres cas[6].

Détermination de l'âge gestationnel[modifier | modifier le code]

Données obstétricales[modifier | modifier le code]

Elles permettent une première estimation assez précise de l'âge gestationnel, notamment lorsque l'accouchement prématuré est inévitable, pour anticiper les problèmes immédiats auxquels l'équipe médicale va être confrontée à la naissance.

Date des dernières règles 
Il s'agit d'une donnée sûre si les cycles sont réguliers, mais l'existence de cycles irréguliers ou de métrorragies (saignements en dehors des règles) du premier trimestre rendent l'estimation difficile à partir de ce seul critère.
Date de la fécondation 
Elle est parfois connue, notamment dans le cas de Procréation Médicalement Assistée.
Échographie précoce (inférieure à 12 SA) 
Quand elle est réalisée, elle permet de préciser le terme avec une faible marge d'erreur.

Examen du nouveau-né prématuré[modifier | modifier le code]

Aspect clinique[modifier | modifier le code]

Le prématuré est un petit enfant bien proportionné, au visage menu et gracieux. Il est recouvert de vernix caseosa. Sa peau est fine (les veines sous-cutanées sont facilement visibles) et érythrosique (rougeâtre), parfois rouge vif. Elle est douce et de consistance gélatineuse. Les réserves de graisse sous-cutanées sont faibles. Il existe parfois un œdème au niveau des extrémités. Le lanugo (duvet), plus ou moins important, recouvre ses épaules et son dos. L'absence de relief et la mollesse du pavillon de l'oreille, de même que l'absence de striation plantaire, la petite taille des mamelons et l'aspect des organes génitaux externes sont des critères importants de prématurité : ils sont à comparer aux critères de maturation neurologique. Le prématuré a un tonus qui est fonction de son âge gestationnel, sachant que le prématuré de moins de 32 SA a des mouvements spontanés en salve.

Morphogramme[modifier | modifier le code]

Les valeurs du poids, de la taille et du périmètre crânien doivent être reportées sur des courbes établies sur une population de référence. Ces critères ne sont cependant pas fiables car le nouveau-né peut être de petite taille tout en étant né à terme. Le périmètre crânien, reste l'élément le plus corrélé au terme.

Critères de maturation morphologique[modifier | modifier le code]

Ces critères ont une meilleure sensibilité que l'examen neurologique, mais ont une reproductibilité modérée. Ils s'intéressent au développement des plis plantaires, de la chevelure, du lanugo, de la position des testicules ou de l'écartement des grandes lèvres, de la consistance du cartilage de l'oreille, de l'aspect et de la consistance de la peau, de l'aspect du mamelon et de la taille de l'aréole, de la présence ou non d'un œdème et de la longueur des ongles. Ces critères ne sont pas affectés par l'hypotrophie ni les pathologies habituelles du prématuré. Le poids du placenta est un critère trop imprécis pour être utilisé valablement.

Critères de maturation neurologique[modifier | modifier le code]

L'examen neurologique permet de quantifier le terme avec une assez bonne précision. Il évalue la maturation cérébrale de l'enfant sur différents critères : le tonus passif (extension des quatre membres chez les grands prématurés, flexion des membres supérieurs à partir de 34 SA, quadriflexion à 40 SA), les mouvements spontanés, les réflexes archaïques et les réflexes oculaires. Cependant, cet examen neurologique n'est que peu contributif dès qu'il existe une pathologie interférant avec l'examen lui-même ou bien une atteinte neurologique.

Soins de développement[modifier | modifier le code]

Les progrès majeurs réalisés dans le domaine de la prématurité concernent les soins de développement apportés aux bébés lors de leur séjour en néonatalogie. L'importance de ces soins a été démontrée et leur influence contribue fermement à la santé à court et long terme des prématurés.

Il est vital pour un bébé en couveuse de bénéficier d'un milieu rassurant proche de celui du ventre de sa mère. Il faut ainsi veiller au calme du bébé, à reproduire le cocon du ventre de sa mère, à assurer une chaleur suffisante dans la couveuse.

Le programme NIDCAP (Individualized Developemental Care and Assessment Program)[18] représente une systématisation et une amélioration de ces soins de développement, reposant sur une observation spécifique de chaque bébé concerné par une personne habilitée et une adaptation des soins aux besoins et réactions particuliers de celui-ci et de sa famille. Ce programme a mis en évidence plusieurs éléments prometteurs: diminution de la durée d'hospitalisation, amélioration de la respiration et des capacités motrices, neurovégétatives et comportementales, bien-être de l'enfant, respect et renforcement du lien parental.

En France, l'association SOS Préma[19] œuvre à l'amélioration de la prise en charge à grande échelle des nouveau-nés prématurés, notamment par des actions auprès du gouvernement (dont l'allongement du congé maternité en cas d'accouchement plus de 6 semaines avant le terme et hospitalisation de l'enfant) et des hôpitaux, et propose un soutien psychologique, matériel et administratif individuel aux familles touchées par la prématurité (y compris pendant l'hospitalisation des bébés).

Complications[modifier | modifier le code]

Elles sont pour l'essentiel liées à l'immaturité des grands systèmes de l'enfant né prématurément, quelle que soit la cause de la naissance prématurée.

Métaboliques[modifier | modifier le code]

Les plus fréquentes sont l'hypoglycémie, l'hypocalcémie, l'hyponatrémie, l'anémie ou l'hypothermie.

Vasculaires cérébrales[modifier | modifier le code]

Elles sont de deux types :

  • la pathologie veineuse : l'hémorragie péri- et intra-ventriculaire,
  • la pathologie artérielle : la leucomalacie péri-ventriculaire (LPV).

Hémodynamiques[modifier | modifier le code]

Il s'agit principalement du retour en circulation fœtale et de la persistance du canal artériel.

Respiratoires[modifier | modifier le code]

Les principales sont le syndrome de détresse respiratoire du nouveau-né (« NRDS - Newborn Respiratory Distress Syndrome »), accompagné de la maladie des membranes hyalines et de la dysplasie broncho-pulmonaire, le syndrome apnéique du prématuré et le retard de résorption du surfactant qui réalise un syndrome interstitiel transitoire.

Hépatiques[modifier | modifier le code]

Il s'agit principalement de l'hyperbilirubinémie provoquant l'ictère néonatal et l'hypovitaminose K1.

Digestives[modifier | modifier le code]

Parmi les complications digestives, on rencontre surtout l'entérocolite nécrosante du nouveau-né, les résidus gastriques, le syndrome de stase duodéno-pylorique et le syndrome du bouchon méconial.

Osseuses[modifier | modifier le code]

L'ostéopénie de la prématurité est une conséquence directe d'une déposition osseuse insuffisante ou d'une augmentation de la résorption de la matrice organique.

Immunologiques[modifier | modifier le code]

En effet, les prématurés présentent des risques infectieux plus importants.

Sensoriels[modifier | modifier le code]

Au niveau de la vue, il s'agit de la rétinopathie, et au niveau de l'audition, il s'agit de la surdité.

Conséquences à long terme[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous offre une vision globale des séquelles, basé sur des données de 1991.

Données générales chez les nourrissons de moins de 32 SA et/ou moins de 1 500 g (en %)
Séquelles majeures Séquelles mineures Total
Psychomotrices 17 28 45
Visuelles 2 26 28
Respiratoires 1 26 27
Langage 20 20 40
Auditive 2 4 6

Les données de l'étude épidémiologique française Épipage sur les petits âges gestationnels permettent de déceler un lien évident entre la survenue d’un handicap et l’importance de la prématurité. Près de 40 % des grands prématurés présentent des séquelles - troubles moteurs, sensoriels ou cognitifs - à l'âge de 5 ans, sévères dans 5 % des cas, modérées pour 9 % des enfants, légères pour les autres[20]. Ces données sont cohérentes avec celles issues d'autres études d'autres pays[21].

La mortalité durant l'enfance semble sensiblement augmentée si le nouveau-né est né prématuré, et d'autant plus selon l'importance de la prématurité ou s'il s'agit d'un garçon. Par ailleurs, la fertilité des femmes nées grandes prématurées semble parfois moins importante que celle des femmes nées à terme, avec une probabilité plus grande de mettre au monde un enfant lui-même prématuré[22].

En cas d'extrême prématurité (moins de 25 semaines), le pronostic est très réservé, avec un décès sur deux et un handicap modéré à important sur deux chez les survivants. Il semble un peu meilleur si le nouveau-né est plus lourd, de sexe féminin, non issu d'une grossesse multiple ou s'il a pu bénéficier d'un traitement par corticoïdes avant la naissance (maturation pulmonaire)[23].

Chez l'adulte, le degré de handicap est corrélé avec le terme à la naissance. En l'absence de tout problème médical majeur, le niveau scolaire atteint et les revenus semblent inversement corrélés avec le degré de prématurité[24].

Prévention[modifier | modifier le code]

Une meilleure détection (par exemple via l'analyse du taux de fibronectine foetale dans les sécrétions vaginales[25],[26],[27]), et une meilleure prise en charge médicale des « grossesses à risque » est susceptible de diminuer le taux de prématurité. Un traitement à la progestérone peut par exemple dans ce cas être proposé à certaines femmes[28],[29],[30].

L'arrêt du tabac montre une efficacité certaine sur la diminution des accouchements avant terme[31].

Aide associative[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations tentent d'apporter un soutien aux familles d'enfant né prématurément. Certaines de ces associations sont locales, d'autres nationales ou trans-nationales

Transnationale[modifier | modifier le code]

En Europe, l'association E-Cipap a organisé en 2005 une journée francophone de la prématurité et a milité pour les soins de développement (techniques de prise en charge de l'enfant prématuré, pour lui assurer un développement harmonieux et limiter les pathologies). L'association a son activité principale en Belgique.

France[modifier | modifier le code]

En France, l'association SOS Préma, créée en 2004 à l'initiative d'une maman d'enfant prématuré (Charlotte Bouvard), milite sur le plan législatif, social, hospitalier et humain, et accompagne les parents. Le siège de l'association se trouve actuellement à Boulogne Billancourt, mais 75 délégués régionaux (appelés CL, « correspondants locaux ») assurent une présence dans toutes les régions et les plus grandes villes françaises. Des professionnels spécialisés (psychologues, puéricultrices, assistantes sociales, pédiatres en néonatalogie) assistent les parents pour leurs problèmes pratiques et psychologiques, et l'association organise plusieurs événements et actions tout au long de l'année, tout en œuvrant pour l'évolution de la prise en charge médicale et des lois. L'association également apporte une aide en cas de difficultés avec les administrations et organismes sociaux. Elle a obtenu l'adaptation du congé de maternité pour les mères d'enfants nés avant le terme prévu, afin que celui-ci ne soit plus amputés des semaines non prises avant l'accouchement prématuré. Un forum et une page Facebook permettent également un échange quotidien avec les personnes touchées par la prématurité, et une permanence téléphonique (pratique, sociale et/ou psychologique) est mise en place par le siège.

L'ASNR (Sud et Ouest francilien) et Naître et Devenir (région PACA) sont des associations mixtes (parents et professionnels), qui cherchent à améliorer les pratiques dans la limite des moyens disponibles.

Bébé avant terme (Ouest Bretagne), Déjà-Là (Haute Normandie)[32], les Oisillons (pays de Loire), L'Esperluette (Toulouse), l'AANAA (Bordeaux), Bébé Bonne Heure (Cher), Bébé Plume (Orléans), Prémaille (Midi toulousain)[33]… Sont des associations de parents, travaillant souvent en collaboration avec un centre hospitalier, qui travaillent à l'accompagnement des parents pendant l'hospitalisation de la mère, et organisent des rencontres entre parents.

Luxembourg[modifier | modifier le code]

Au Luxembourg, l'association Petits pas réunit les parents du pays.

Québec[modifier | modifier le code]

Préma-Québec est l’association québécoise pour les enfants prématurés[34]. Ayant pour mission d’améliorer la qualité de vie des bébés prématurés et de leurs familles, l’organisme offre du support moral aux parents touchés par la prématurité, de l’information et de la documentation adaptées à leurs besoins. Créée il y a 10 ans par des parents d'enfants prématurés, l’association est soutenue par des médecins, des infirmières et d'autres intervenants œuvrant en néonatalogie. Préma-Québec intervient sur une base régulière dans 5 unités néonatales au Québec, organise annuellement 2 colloques à destination des professionnels de la santé, ainsi que plusieurs activités visant à sensibiliser la population à la prématurité. 

Le 5 septembre devient officellement la Journée québécoise pour les enfants prématurés, suite à l'adoption d'une motion par l'Assemblée nationale du Québec.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon les recommandations de l'OMS (1977), la limite basse pour l'établissement d'un acte de naissance pour des enfants nés vivants correspond au terme de vingt-deux semaines d'aménorrhée ou à un poids de 500 grammes, à l'exclusion de tout autre critère, en particulier les malformations. Lien
  2. Amilia Taylor, née le 24 octobre 2006 à Miami, au bout de 22 semaines seulement. Elle faisait 24,13 centimètres et pesait moins de 285 grammes. Le nourrisson a souffert de problèmes respiratoires et digestifs ainsi que d'une très légère hémorragie au cerveau, sans conséquences à long terme d'après les médecins. Lien
  3. Desfrere L, Tsatsaris V, Sanchez L, Cabrol D, Moriette G, « Prise en charge des prématurés entre 24 et 28 semaines d'aménorrhée : Critères de réanimation des prématurissimes en salle de naissance : quel discours en anténatal ? » Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction 2004;33:84-87
  4. Paul Benkimoun, « Plus d'un bébé sur dix naît prématurément dans le monde », sur lemonde.fr,‎ 4 mai 2012
  5. (en) Blencowe H, Cousens S, Oestergaard MZ et al. « National, regional, and worldwide estimates of preterm birth rates in the year 2010 with time trends since 1990 for selected countries: a systematic analysis and implications » Lancet 2012;379:2162-72
  6. a, b, c et d (en) Goldenberg RL, Culhane JF, Iams JD, Romero R. « Epidemiology and causes of preterm birth » Lancet 2008;371:75-84.
  7. (en) US March of Dimes Foundation, white paper on preterm birth, 2009
  8. Ananth CV, Joseph KS, Oyelese Y, Demissie K, Vintzileos AM, Trends in preterm birth and perinatal mortality among singletons: United States, 1989 through 2000, Obstet Gynecol, 2005;105:1084–1091
  9. (en) Morken NH. « Preterm birth: new data on a global health priority » Lancet 2012;379:2128-30.
  10. E. Petit, A. Abergel, B. Dedet, D. Subtil. (2012) Prématurité et infection : état des connaissances. Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction 41:1, 14-25
  11. Andres RL, Day MC, Perinatal complications associated with maternal tobacco use, Semin Neonatol, 2005;5:231–241
  12. Smith GC, Pell JP, Dobbie R, Interpregnancy interval and risk of preterm birth and neonatal death: retrospective cohort study, BMJ, 2003;327:313
  13. Saurel-Cubizolles MJ, Zeitlin J, Lelong N, et als for the Europop Group, Employment, working conditions, and preterm birth: results from the Europop case-control survey, J Epidemiol Community Health, 2004;58:395-401
  14. Pompeii LA, Savitz DA, Evenson KR, Rogers B, McMahon M, Physical exertion at work and the risk of preterm delivery and small-for-gestational-age birth, Obstet Gynecol, 2005;106:1279-1288
  15. Hendler I, Goldenberg RL, Mercer BM et al. « The preterm prediction study: association between maternal body mass index (BMI) and spontaneous preterm birth » Am J Obstet Gynecol. 2005;192:882–886
  16. Li D, Liu L, Odouli R, Presence of depressive symptoms during early pregnancy and the risk of preterm delivery: a prospective cohort study, Human Reproduction, 2008, doi:10.1093/humrep/den342
  17. Mercer BM, Goldenberg RL, Moawad AH et al. « The preterm prediction study: effect of gestational age and cause of preterm birth on subsequent obstetric outcome. National Institute of Child Health and Human Development Maternal-Fetal Medicine Units Network » Am J Obstet Gynecol. 1999;181:1216–21.
  18. Individualized Developemental Care and Assessment Program
  19. Site internet de l'association SOS Préma.
  20. (en) Larroque B, Ancel P-Y, Marret S for the Épipage Study group « Neurodevelopmental disabilities and special care of 5-year-old children born before 33 weeks of gestation (the EPIPAGE study): a longitudinal cohort study » Lancet 2008;371: 813-20.
  21. (en) Marlow N, Wolke D, Bracewell MA, Samara M for the EPICure Study Group. « Neurologic and developmental disability at six years of age after extremely preterm birth » N Engl J Med. 2005;352:9-19
  22. (en) Swamy GK, Østbye T, Skjærven R. « Association of preterm Birth with long-term survival, reproduction, and next-generation preterm birth » JAMA 2008;299:1429-36.
  23. (en) Tyson JE, Parikh NA, Langer J et al. « Intensive care for extreme prematurity — Moving beyond gestational age » N Eng J Med 2008;358:1672-81.
  24. (en) Moster D, Terje Lie R, Markestad T. « Long-term medical and social consequences of preterm birth » N Eng J Med. 2008;359:262-73.
  25. (en) Lauren A. Bolt, Manju Chandiramani, Annemarie De Greeff, Paul Seed, Andrew H. Shennan (2009) « Does fetal fibronectin testing change patient management in women at risk of preterm labour? » European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology 146(2):180-3.
  26. (en) ames Kurtzman, Manju Chandiramani, Annette Briley, Lucilla Poston, Anita Das, Andrew Shennan (2009) « Quantitative fetal fibronectin screening in asymptomatic high-risk patients and the spectrum of risk for recurrent preterm delivery » American Journal of Obstetrics and Gynecology 200:3, 263.e1-263.e6
  27. (en) Sean M. Keeler, Ashley S. Roman, Jaclyn M. Coletta, Daniel G. Kiefer, Martin Feuerman, Orion A. Rust (2009) « Fetal fibronectin testing in patients with short cervix in the midtrimester: can it identify optimal candidates for ultrasound-indicated cerclage? » American Journal of Obstetrics and Gynecology 200:2, 158.e1-158.e6
  28. (en) Alison G. Cahill, Anthony O. Odibo, Aaron B. Caughey, David M. Stamilio, Sonia S. Hassan, George A. Macones, Roberto Romero (2010) « Universal cervical length screening and treatment with vaginal progesterone to prevent preterm birth: a decision and economic analysis » American Journal of Obstetrics and Gynecology 202:6, 548.e1-548.e8
  29. (en) P. Majhi, R. Bagga, J. Kalra, M. Sharma (2009) « Intravaginal use of natural micronised progesterone to prevent pre-term birth: A randomised trial in India » Journal of Obstetrics & Gynaecology 29:6, 493-498
  30. (en) Pushpanjali Rai, Shalini Rajaram, Neerja Goel, Radhika Ayalur Gopalakrishnan, Rachna Agarwal, Sumita Mehta (2009) « Oral micronized progesterone for prevention of preterm birth » International Journal of Gynecology & Obstetrics 104:1, 40-43
  31. (en) Lumley J, Oliver SS, Chamberlain C, Oakley L. « Interventions for promoting smoking cessation during pregnancy » Cochrane Database Syst Rev. 2004;4:CD001055
  32. Déjà-Là.fr
  33. Prémaille
  34. « Préma-Québec »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Truffert, Grande prématurité : éléments du pronostic in: Médecine thérapeutique / Pédiatrie. Volume 7, Numéro 4, 233-7, juillet-août 2004 [1]
  • Premature Infant, in : The Merck Manual of Diagnosis and Therapy, Section 19, Chapter 260, http://www.merck.com/mrkshared/mmanual/section19/chapter260/260b.jsp.
  • Aly H, Moustafa MF, Hassanein SM et Als, Physical activity combined with massage improves bone mineralization in premature infants : a randomized trial, J Perinatol. 2004;24:305-309.
  • Bourillon A, Pédiatrie, 4e édition, Ed. Masson, Paris, 2003.
  • Harrison H. Research on prematurity impacts, http://www.prematurity.org/research/helen-packets-comments.html.
  • Kreutser M, Zupan-Simunek V, Maria B. « L'enfant prématuré » Le Généraliste no 2278, 28/02/2004.
  • Marot R, La kinésithérapie respiratoire en néonatalogie, Mémoire, Institut d'Enseignement Supérieur Catholique, 1999-2000, Charleroi, Belgique.
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  • Rambaud P, Prématurité et hypotrophie à la naissance. Épidémiologie, causes et prévention, Service de médecine néonatale et réanimation infantile, Néonat à l'Internat, CHU Grenoble, Université Joseph Fourier Grenoble-Alpes, Édition 2000, http://www-sante.ujf-grenoble.fr/SANTE/neonat/PREHYPNNE/Prehypnn1.htm
  • Siva Subramanian KN, Yoon H, Extremly low birth weight infant, eMedecine.com, Inc., 2005, http://www.emedicine.com/ped/topic2784.htm
  • Ventura-Junca P, Prematuridad y bajo peso de nacimiento, in : Guiraldes E, Ventura-Junca P (editors), Manual de Pediatria, 1999, Escuela de Medicina, Universidad Católica de Chile.