Poulaine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Poulaine (homonymie).
Détail d'un manuscrit du XVe siècle.

La poulaine est une chaussure du Moyen Âge (XIVe siècle) autant pour les femmes que pour les hommes.

Historique[modifier | modifier le code]

Le terme de « poulaine », était le féminin de l'adjectif « poulain » qui était au XVe siècle l'équivalent du terme « Polonais », cette mode vestimentaire passant pour être originaire de Pologne. C'est pourquoi les termes de soulier à la poulaine ou soulier à la polonaise sont parfois employés pour désigner ce type de chaussure[1]. Il est possible que cette chaussure soit une évolution des solerets du XIVe siècle avec leurs pointes taillées en ogive, allongées et recourbées afin de mieux maintenir les pieds dans les étriers[2].

C'est une chaussure allongée, à l'extrémité pointue mesurant jusqu'à 50 cm, généralement relevée. Plus l'on appartenait à une classe sociale élevée, plus la pointe était longue. Pour les souverains, la taille de l'extrémité pouvait être aussi grande que voulu. Le bout est rembourré de mousse ou chanvre pour la rigidité de la pointe.

Le clergé réprouve ces chaussures, signe de vanité mondaine et qui défigure l'homme. Elle condamne leur usage au concile de Paris en 1212, au concile d'Angers en 1365 et en 1368[3].

Charles V, dans le cadre des lois somptuaires destinées à réfréner les excès vestimentaires, interdit ces chaussures par l'ordonnance royale de 1368 mais la mode perdure en France jusqu'aux années 1470[4].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Définition de Poulaine sur le site du CNRTL
  2. Joël Meyniel, De l'arc au canon: armement et stratégie, BoD, , p. 49.
  3. Charles Vincent, Histoire de la chaussure, de la cordonnerie et des cordonniers célèbres depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, J. Lecuir, , p. 128.
  4. Jacques Le Goff, Le Moyen Âge et l'argent, Librairie Académique Perrin, , p. 80.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]