Porte Saint-Denis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Ceci est une version archivée de cette page, en date du 26 décembre 2009 à 16:47 et modifiée en dernier par Coyau (discuter | contributions). Elle peut contenir des erreurs, des inexactitudes ou des contenus vandalisés non présents dans la version actuelle.
Porte Saint-Denis

La porte Saint-Denis est un arc de triomphe dans le 10e arrondissement de Paris construit en 1672 par l'architecte François Blondel à la gloire de Louis XIV

C'est un des monuments les plus représentatifs de l'art officiel de son époque, qui est présenté dans toutes les anthologies[1].

La porte Saint-Denis est classée monument historique depuis 1862[2].

Histoire

La porte fortifiée de l'enceinte de Charles V, avec la fortification (muraille et fossé).

Comme Paris s'agrandissait[3], l'enceinte fortifiée du XIVe siècle est remplacée par une barrière fiscale matérialisée par un mur et par un boulevard[4]. Les portes fortifiées qui remontent au Moyen Âge sont donc remplacées par des portes triomphales.

La porte Saint-Denis fut érigée en 1672 par l'architecte François Blondel, directeur de l'Académie royale d'architecture, et le sculpteur Michel Anguier sur ordre de Louis XIV, en l'honneur de ses victoires sur le Rhin et en Franche-Comté, et aux frais de la ville. Elle fut construite sur un bastion (construit au siècle précédent, et détruit par la suite), à l'emplacement d'une porte médiévale dans l'enceinte de Charles V[5]. Elle se trouve donc au croisement de l'axe Saint-Denis (rue Saint-Denis et rue du Faubourg-Saint-Denis) et des Grands Boulevards (boulevard de Bonne-Nouvelle et boulevard Saint-Denis).

Des travaux de restauration ont été entrepris en 1988.

Description

Élévation de la porte Saint-Denis servant de frontispice au Cours d'architecture de François Blondel en 1698.

La porte Saint-Denis est un arc de triomphe inspiré de l'arc de Titus à Rome.

Il est percé d'un grand arc et de deux petites portes, pratiquées dans les piédestaux accolés aux piédroits. Du côté de la ville (au Sud), engagés dans la surface des piédroits jusqu'à hauteur de l'entablement de l'édifice, s'élèvent des obélisques chargés de trophées. À leur pied, deux figures assises, sculptées d'après des dessins de Lebrun, représentent les Provinces-Unies.

Au-dessus de l'arc, entre l'archivolte et l'entablement se trouvent des bas-reliefs de Michel Anguier :

Dans la frise de l'entablement est inscrite en lettres de bronze la dédicace « Ludovico magno » (À Louis le Grand).

Proportions et Dimensions

Auguste Choisy, dans son Histoire de l'architecture donne la composition de la Porte Saint-Denis, basée sur la division par deux et par trois d'un carré.

Le monument a 24,65 mètres de hauteur, 25 mètres de hauteur, 5 mètres d'épaisseur. L'arcade a 15,35 mètres sous clef et 8 mètres d'ouverture ; les petites portes ont 3,30 mètres sur 1,70.

Images

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Annexes

Notes

  1. Jean-Marie Pérouse de Montclos, Histoire de l'architecture française, vol. II : de la Renaissance à la Révolution, Paris, Mengès, (réimpr. 2003), 515 p. (ISBN 2-8562-0374-4), p. 317-318.
  2. Notice no PA00086512, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. Extension de Paris reconnue par lettres patentes de 1672.
  4. Boulevard est à prendre dans son acception de l'époque, c'est un mail planté d'arbres qui prend la place des fortifications et qui sert de promenade.
  5. La porte médiévale est visible sur le plan dit de Turgot.

Bibliographie

  • Pierre Chabat, Dictionnaire des termes employés dans la construction, Paris, Ve A. Morel et Cie, , p. 115-116 (t. IV).
  • Auguste Choisy, Histoire de l'architecture, Paris, , p. 745-746 (t. II).