Porte Capène

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Porte Capène
Image illustrative de l'article Porte Capène
Arr l.png P. Caelimontane60x15transparent spacer.svgP. Naevia Arr r.png

Lieu de construction Mur Servien, voie Appienne
Date de construction IVe siècle av. J.-C.
Ordonné par Sénat romain
Type de bâtiment Porte fortifiée
Le plan de Rome ci-dessous est intemporel.
Murservien planrome2.png
Porte Capène
Tracé du mur servien et localisation de la Porte Capène (en rouge)

Coordonnées 41° 53′ 02″ N 12° 29′ 28″ E / 41.884, 12.49141° 53′ 02″ Nord 12° 29′ 28″ Est / 41.884, 12.491
Liste des monuments de la Rome antique

La Porte Capène (latin : Porta Capena) est une des portes du mur servien, située entre la Porte Caelimontane et la Porte Naevia.

Localisation[modifier | modifier le code]

La porte se trouve sur les pentes sud-ouest du Caelius, près du bois sacré de Camenae d'où part la via Appia[1].

Cette porte donne son nom à la région à laquelle elle appartient lorsqu'Auguste découpe administrativement Rome en quatorze régions en 7 av. J.-C. (Regio I - Porta Capena).

Histoire[modifier | modifier le code]

À l’origine, le nom de cette porte est celui d'une petite ville, Capène, ancienne colonie de Véies située en Étrurie, mais il n'est pas certain que la porte tire son nom de cette colonie[1]. Selon Coarelli, le nom de Capena serait à rapprocher de la cité de Cabum dans les monts Albains, première destination de la via Latina[2]. La porte est mentionnée pour la première fois en 484[3],[a 1] puis en 459 av. J.-C.[a 2]

Lors de la construction de l'aqueduc de l'Aqua Appia, en même temps que celle de la voie Appienne, la Porte Capène est utilisée pour supporter l'aqueduc qui franchit la dépression entre le Caelius et l'Aventin sur des arches[a 3]. La porte est identifiée à l'arcus Stillans, dernière arche du rivus Herculaneus, branche de l'Aqua Marcia[2]. Martial, un poète de la fin du Ier siècle, laisse entendre que le conduit de l'aqueduc n'est pas étanche au niveau de la porte[a 4].

« À la porte Capène, à l’endroit où la route
Est humide des pleurs que distille la voûte »

— Martial, Épigrammes, III, 47 (trad. Constant Dubos)

Description[modifier | modifier le code]

Des vestiges mis au jour en 1867, dont les restes d'un pilier, ont été identifiés comme appartenant à la porte antique. Celle-ci ne devait être composée que d'une seule arche de tuf et de travertin[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Sources antiques :
  1. Denys d'Halicarnasse, Antiquités romaines, VIII, 4, 1
  2. Tite-Live, Histoire romaine, III, 22, 4
  3. Frontin, Des aqueducs de la ville de Rome, I, 5
  4. Martial, Épigrammes, III, 47
  • Sources modernes :
  1. a et b Platner et Ashby 1929, p. 405.
  2. a et b Coarelli 1996, p. 325.
  3. a et b Varinlioğlu 2008.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Samuel Ball Platner et Thomas Ashby, A topographical dictionary of Ancient Rome, Oxford University Press,‎
  • Eva Margareta Steinby (dir.), Lexicon Topographicum Urbis Romae, vol. III, Rome, Edizioni Quasar,‎
    • (it) Filippo Coarelli, « Porta Capena », dans LTUR,‎ , p. 325
    • (it) M. Andreussi, « Murus Servii Tullii », dans LTUR,‎ , p. 322
  • (en) Günder Varinlioğlu, « Porta Capena », Digital Augustan Rome,‎ (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]