Porte Bergère du Dorat

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Porte Bergère du Dorat
Porte Bregère Le Dorat.jpg
Vue de la porte Bergère, depuis l'extérieur des remparts
Présentation
Type
Style
XVe siècle
Construction
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte de la Haute-Vienne
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Red pog.svg

La porte du Dorat, datant du XVe siècle, dite Porte Bergère en raison des gardiennes de troupeaux qui l'empruntaient autrefois, est située à l'ouest des remparts, du côté le plus inaccessible du coteau. Elle est la seule porte fortifiée conservée en Haute-Vienne, et la seule subsistante des quatre portes de la ville au Moyen Âge.

Avec ses échauguettes et ses cinq mâchicoulis, dont les corbeaux soutiennent des petits arcs ornés d'une accolade, elle est typique de l'époque de sa construction entre 1424 et 1431.

Le passage[modifier | modifier le code]

Bien exposée au couchant, elle s'ouvre entre deux fortes tours semi-circulaires, légèrement talutées, reliées par un passage abaissé à une date indéterminée. Les tours dérasées ont subi plusieurs modifications sur leurs parties hautes. Elles sont couvertes d'un appentis, assez différent de la charpente d'origine. La porte proprement dite est un arc faiblement brisé, de 3,50 m d'ouverture. De part et d'autre, se voient les profondes rainures dans lesquelles coulissait la herse, dont une réplique est en place depuis quelques années. En arrière de la feuillure, une double porte, dont on observe l'emplacement des gonds, pouvait se développer grâce à un palier qui n'existe plus aujourd'hui.

Au centre, le passage est protégé par une belle rangée de cinq mâchicoulis en arcs surbaissés, portés sur des corbeaux à triple révolution. Ces arcs, formant linteaux, sont joliment décorés d'une accolade typique du XVe siècle.

Les tours[modifier | modifier le code]

Chacune des tours possède un système défensif identique, constitué de trois meurtrières largement ébrasées vers l'intérieur, surmontées par trois canonnières circulaires permettant un feu rasant, en partie basse. Quatre de ces meurtrières sont encore bien visibles mais deux ont disparu, celle du nord ayant été transformée en porte donnant sur un jardin; quant à celle du sud, elle fut murée lors de la construction du mur de soutènement qui double le rempart désormais invisible à cet endroit. De plus, cette tour est percée, en partie haute de deux ouvertures qui sont une création du XIXe siècle.

Côté ville, sur la face interne du système fortifié, on observe, à la base de chaque tour, deux portes d'entrées, dont celle de droite est encore murée. Celle de gauche donne accès à la tour sud, vide de toute structure à l’intérieur. Sous le grand arc central, formant tympan, une console de granit semble attendre une statue disparue et vers la droite, deux fenêtres de guet ont été rouvertes dans cette tour nord dont l'intérieur est nettement plus complexe que sa voisine. Elle a repris, lors d'une première campagne de restauration, en 1987-1988, un peu de sa hauteur primitive et sa toiture a été refaite à neuf, comme celle d'ailleurs de la partie médiane surplombant les mâchicoulis.

L'avenir[modifier | modifier le code]

La Porte Bergère ayant été classée parmi les Monuments Historiques en décembre 1984[1], une bonne part de sa restauration a été réalisée. De plus, en 1993, l'achat par la ville et la démolition d'un immeuble vétuste a permis de dégager une belle perspective pour qui vient de l'Ouest. Tout n'est cependant pas terminé (toiture de la tour sud, ravalement général). Ce sera vraisemblablement l'objet d'une prochaine tranche de travaux. Cette dernière intervention devrait redonner à l'illustre Porte Bergère, une solidité à toute épreuve, lui permettant ainsi d'affronter allègrement le cap du XXIe siècle...

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]