Portail:Politique en Espagne/Personnalité

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Juan Carlos I

Portrait de la personnalité évoquée.

Juan Carlos Ier, né le à Rome (Italie), est un homme d'État espagnol, roi d’Espagne du au . Fils de Juan, comte de Barcelone et de María de las Mercedes de Borbón, il est un petit-fils du roi Alphonse XIII et un membre de la branche espagnole de la maison de Bourbon. Il abdique le en faveur de son fils, le prince Felipe.

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Alphonse XIII

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Alphonse XIII, né le à Madrid, Espagne, et mort le à Rome, Italie, est roi d'Espagne de 1886 à 1931.

Fils posthume du roi Alphonse XII, Alphonse XIII règne sous la régence de sa mère Marie-Christine d'Autriche dès sa naissance et jusqu'à sa majorité, en 1902. Son règne est marqué par la perte des dernières possessions espagnoles d'outre-mer et une instabilité politique très forte (attentats, coups d'État). Après la proclamation de la République, en 1931, la famille royale est contrainte à l'exil, d'abord à Paris, puis à Rome où l'ancien roi finit sa vie.

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Franco

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Francisco Franco Bahamonde, né le à Ferrol et mort le à Madrid, est un militaire et homme d'État espagnol. Durant la guerre d'Espagne, il s'impose comme chef du camp nationaliste qui remporte la victoire sur les républicains. De 1939 à 1975, il dirige un régime politique dictatorial (État franquiste) avec le titre de Caudillo (chef ou guide) : « Generalísimo Francisco Franco, Caudillo de España por la Gracia de Dios ».

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Niceto Alcalá-Zamora

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Niceto Alcalá-Zamora y Torres, né le à Priego de Córdoba et mort le à Buenos Aires, est un avocat et homme politique espagnol monarchiste puis républicain. Il est le premier président de la Seconde République espagnole de 1931 à 1936.

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Felipe González

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Felipe González Márquez, né le à Dos Hermanas (province de Séville, Andalousie), est un homme politique espagnol, président du gouvernement entre 1982 et 1996. Il est le premier président du gouvernement socialiste depuis la restauration monarchique de 1977 et celui qui est resté la plus longtemps en fonctions.

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Manuel Azaña

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Manuel Azaña Díaz, né le à Alcalá de Henares et mort en exil le à Montauban, est un écrivain, intellectuel, journaliste et homme d'État espagnol

Président du gouvernement provisoire de la République espagnole (du 14 octobre 1931 au 16 décembre 1931), président du Conseil des ministres de 1931 à 1933 et à nouveau en 1936, et second président de la Seconde République de 1936 à 1939, Manuel Azaña est une des grandes figures du républicanisme en Espagne.

Arrivé au pouvoir en 1931, il entreprend de réformer une Espagne agraire en retard, divisée et sclérosée par les inégalités. Il est notamment l'un des grands artisans de l'introduction de la séparation de l'Eglise et de l'Etat en Espagne sous la Seconde République. Toutefois, malgré un certain nombre de réformes majeures, Azaña s'avère incapable d'empêcher la formation de deux Espagne antagonistes durant l'Entre-deux-guerres.

Élu président de la République par les Cortes au printemps 1936, il devient l'un des chefs de file du camp républicain à la suite du déclenchement de la guerre civile. De 1936 à 1939, Azaña assiste impuissant aux divisions du camp républicain et à l'internationalisation d'un conflit entre espagnols, la guerre civile, qui se transforme à la suite de l'intervention de l'URSS, du Mexique, de l'Italie fasciste et du IIIe Reich en un conflit international, la guerre civile, véritable terrain d'affrontement entre fascistes et antifascistes. À la suite de la défaite de la République et de la victoire des nationalistes de Franco, Azaña est contraint à l'exil en avril 1939 et trouve refuge dans le sud de la France, où il meurt le 3 novembre 1940.

Orateur et intellectuel, Manuel Azaña est considéré de nos jours comme l'un des plus grands hommes politiques espagnols du XXe siècle. Il est aussi un écrivain de renom dont la maîtrise de la langue de Cervantès fut récompensée par le Prix National de Littérature en 1926 pour sa biographie Vida de Don Juan Valera, Néanmoins, son oeuvre la plus connue demeure La velada en Benicarló , une réflexion sur la décennie des années 1930 en Espagne. Rédigées en exil avant de mourir, les mémoires de Manuel Azaña, intitulées Diarios, sont considérées comme l'un des documents historiques les plus importants pour la période de la Guerre Civile.

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José María Aznar

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José María Alfredo Aznar López, né le à Madrid, est un homme politique espagnol, ancien président du Parti populaire et président du gouvernement durant deux mandats, du au . Il est le premier président du gouvernement issu du Parti populaire.

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José Luis Rodríguez Zapatero

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José Luis Rodríguez Zapatero, né à Valladolid le , est un homme d'État espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Il est président du gouvernement entre 2004 et 2011.

Il est élu député de la circonscription de León en 1986 et entre à la direction du PSOE en 1997. Trois ans plus tard, à la suite de la défaite aux élections générales, il devient secrétaire général du parti et le conduit à la victoire aux élections générales de 2004, puis de 2008.

Il annonce, en , sa volonté de ne pas être candidat à un troisième mandat, puis convoque des élections générales anticipées le 20 novembre. Le scrutin étant remporté par le Parti populaire (PP), il cède le pouvoir, un mois plus tard, à Mariano Rajoy.

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Mariano Rajoy

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Mariano Rajoy Brey, né le à Saint-Jacques-de-Compostelle, est un homme d'État espagnol, membre du Parti populaire, président du gouvernement de 2011 à 2018.

Conservateur des hypothèques de profession, il adhère au parti conservateur Alliance populaire (AP) et se fait élire en 1981 député au Parlement de Galice. En 1983, il entre au conseil municipal de Pontevedra et prend la présidence de la députation provinciale.

En 1986, il entre sur la scène nationale avec une élection au Congrès des députés, dont il démissionne quelques mois plus tard pour devenir vice-président de la Junte de Galice ; il retrouve son siège de député au Congrès en 1989. Il entame alors une ascension dans l'ombre de José María Aznar. Désigné en 1990 vice-secrétaire général du nouveau Parti populaire, il devient ministre des Administrations publiques en 1996, puis ministre de l'Éducation et de la Culture en 1999.

Il dirige la campagne du parti pour les élections de 2000, à l'issue desquelles il est promu « numéro deux » du gouvernement en tant que premier vice-président et ministre de la Présidence. Il passe au ministère de l'Intérieur en 2001. L'année suivante, toujours premier vice-président et de nouveau ministre de la Présidence, il prend également la fonction de porte-parole du gouvernement.

Aznar le choisit pour conduire le PP en vue des élections de 2004. Alors que les sondages lui sont longtemps favorables, il est défait par le PSOE. Élu président du PP, il est le principal opposant à José Luis Rodríguez Zapatero et échoue une nouvelle fois aux élections de 2008. Contesté par l'aile droite du parti, il fait écarter de la direction plusieurs proches d'Aznar.

Aux élections parlementaires de 2011, le Parti populaire remporte la majorité absolue. Rajoy constitue alors un gouvernement de 13 ministres, le plus restreint de l'histoire démocratique. Poursuivant la politique d'austérité menée par Zapatero, il fait face à une économie dégradée, à un chômage très élevé et à la multiplication des scandales de corruption qui entachent le Parti populaire.

En 2015, après plusieurs échecs électoraux, les élections parlementaires débouchent sur un Congrès sans majorité et le gouvernement assure l'expédition des affaires courantes. Après la tenue de nouvelles élections l'année suivante, le Parti populaire parvient à se maintenir en raison de l'abstention des socialistes. L'année 2017 est marquée par la déclaration d'indépendance de la Catalogne, à laquelle s'oppose le gouvernement.

Il est renversé en , après l'adoption d'une motion de censure. Il quitte par la suite la vie politique, redevenant fonctionnaire.

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Leopoldo Calvo-Sotelo

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Leopoldo Calvo-Sotelo y Bustelo, marquis de la Ria de Ribadeo, né le à Madrid et mort le à Madrid, est un homme politique espagnol.

Président du gouvernement espagnol de à , il fut un acteur important de la Transition démocratique en Espagne.

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Adolfo Suárez

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Adolfo Suárez González, 1er duc de Suárez, (né le à Cebreros, province d'Ávila et mort le à Madrid) est un homme politique espagnol, président du gouvernement de 1976 à 1981. C'est sous son gouvernement que fut menée la Transition démocratique et approuvée la Constitution espagnole de 1978.

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Carlos Arias Navarro

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Carlos Arias Navarro, 1er marquis de Arias Navarro, né le à Madrid et mort le dans la même ville, est un homme politique espagnol de l'époque franquiste. Il est le troisième et dernier président du gouvernement du général Francisco Franco. Il annonce la mort de Franco au peuple espagnol lors d'une allocution à la télévision.

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Torcuato Fernández-Miranda

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Torcuato Fernandez-Miranda y Hevia (Gijón, - Londres, ), premier duc de Fernández-Miranda, est un homme politique espagnol.

Professeur de droit constitutionnel (il eut comme élève le futur roi Juan Carlos) et dernier président des Cortes Generales franquistes, il joua un rôle non négligeable durant la Transition démocratique espagnole, en particulier lors du vote final de la loi pour la réforme politique (Ley para la Reforma Política). Il fut aussi président du gouvernement espagnol par intérim après la mort de Luis Carrero Blanco.

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Felipe VI

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Felipe VI, en français Philippe VI, né le à Madrid, est le roi d’Espagne depuis le . Il est le troisième enfant et seul fils de Juan Carlos Ier et de Sophie de Grèce.

Descendant direct en ligne agnatique du roi de France Louis XIV et de son petit-fils Philippe V, il devient roi lorsque son père, le roi Juan Carlos Ier, abdique le .

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Jordi Solé Tura

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Jordi Solé Tura, né le à Mollet del Vallès et mort le à Barcelone, est un écrivain et homme espagnol de gauche.

Opposant au franquisme dans sa jeunesse, il milite dans des organisations communistes. En , il est ainsi élu du Parti socialiste unifié de Catalogne et participe à la rédaction de la nouvelle Constitution espagnole. Il accomplit deux mandats et tente sans succès d'être élu maire de Barcelone en .

Il quitte deux ans plus tard les rangs communistes et adhère au Parti des socialistes de Catalogne. Il est alors réélu député en , puis il est nommé ministre de la Culture en . Il quitte ce poste à l'issue de la législature, en . En , les socialistes proposent sa candidature à la présidence du Congrès des députés mais il est défait par son concurrent conservateur.

Ayant remporté un mandat de sénateur en , il n'en sollicite pas le renouvellement et quitte la politique quatre ans plus tard. Atteint de la maladie d'Alzheimer, il meurt en , à 79 ans.

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Miguel Primo de Rivera

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Miguel Primo de Rivera (Jerez de la Frontera, 8 janvier 1870 – Paris, 16 mars 1930) est un général et homme politique espagnol. Il dirige l’Espagne du 13 septembre 1923 (coup d’État à Barcelone) au 28 janvier 1930, date de sa démission.

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Manuel Fraga

Portrait de la personnalité évoquée.

Manuel Fraga Iribarne, né le à Villalba et mort le à Madrid, est un homme politique espagnol.

Ministre du Tourisme et de l'Information du général Franco entre 1962 et 1969, il est brièvement ministre de l'Intérieur de 1975 à 1976, après l'accession au trône de Juan Carlos Ier.

Cette même année 1976, il fonde le parti Réforme démocratique (RD), avec des modérés du franquisme, qui participe à la création de l'Alliance populaire (AP) peu de temps après. Il devient secrétaire général de l'AP en 1977 et participe à la rédaction de la nouvelle Constitution, dont il fait partie des « pères ». Ayant été désigné président de l'AP en 1979, il fait du parti la première force de l'opposition aux élections générales de 1982.

Bien qu'il ait démissionné de la direction de l'AP en 1986, il y revient en 1989 en fondant le Parti populaire (PP), qui rassemble toutes les forces du centre droit. En 1990, alors qu'il est devenu président de la Junte de Galice, il cède la présidence du PP à José María Aznar et en est élu « président fondateur ».

Il passe quinze années à la tête du gouvernement régional galicien, abandonnant le pouvoir au socialiste Emilio Pérez Touriño après avoir échoué à conquérir un cinquième mandat en 2005. En 2006, il est élu au Sénat, auquel il ne se représente pas en 2011. Il meurt l'année suivante.

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Carme Chacón

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Carme María Chacón Piqueras est une femme d'État espagnole membre du Parti des socialistes de Catalogne (PSC) née le à Esplugues de Llobregat et morte le à Madrid.

Elle naît en Baix Llobregat, dans la « banlieue rouge » de Barcelone. Elle obtient sa licence en droit et devient professeure de droit constitutionnel à l'université de Gérone en . Elle passe son doctorat dans ce domaine deux ans plus tard. Elle participe ensuite à plusieurs missions d'observation électorale de l'OSCE dans les Balkans.

Membre des Jeunesses socialistes à partir de puis du Parti des socialistes sept ans plus tard, elle est élue conseillère municipale de sa ville natale en , où elle est nommée première adjointe au maire. En , elle remporte un siège de députée dans la province de Barcelone. Elle participe alors au groupe Nueva Vía, qui permet à José Luis Rodríguez Zapatero de prendre la direction du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Elle devient secrétaire à l'Éducation du PSOE et secrétaire à la Justice du PSC. Après les élections de , elle est nommée première vice-présidente du Congrès des députés.

Elle est nommée ministre du Logement en , dans l'objectif de mobiliser la jeunesse et les Catalans pour les élections générales à venir. Elle présente deux mois plus tard un plan, inspiré de celui mis en place en par sa prédécesseure, pour aider les jeunes à devenir locataires puis instaure des tribunaux spécifiques pour traiter des expulsions locatives. Cette dernière mesure lui sera reprochée pendant la crise des années 2010.

Pour les élections générales de , elle est tête de liste à Barcelone et chef de file du PSC. Avec 46 % des voix et 25 députés, le parti catalan réalise son meilleur résultat depuis . Elle change de portefeuille le mois suivant et devient ainsi la première femme à occuper le poste de ministre de la Défense. Elle gère la participation espagnole à la guerre d'Afghanistan et à la lutte contre la piraterie en Somalie, le retrait du Kosovo, et la réforme du statut des militaires.

De plus en plus populaire dans l'opinion, elle prépare au début de l'année sa candidature aux primaires socialistes en prévision des prochaines élections générales. Soumise aux pressions de l'appareil, elle renonce à postuler et apporte son soutien à l'autre favori, Alfredo Pérez Rubalcaba. À la suite de la déroute électorale du PSOE, elle se présente au congrès de mais s'incline face à Rubalcaba.

Elle continue de siéger au Congrès jusqu'en , puis elle se met en retrait de la vie politique en prenant un poste d'enseignante universitaire aux États-Unis. Elle accepte en d'intégrer la direction du PSOE, sous l'autorité du nouveau secrétaire général Pedro Sánchez, puis d'être tête de liste du PSC aux élections de .

L'impossibilité de former un gouvernement conduit à la tenue d'un nouveau scrutin en , auquel elle refuse de postuler. Elle meurt en des conséquences d'une malformation cardiaque. Son décès à l'âge de 46 ans bouleverse la classe politique espagnole.

Manuel Chaves

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Manuel María Chaves González est un syndicaliste et homme politique espagnol né le à Ceuta.

Fils de franquistes convaincus, il rejoint pourtant la famille socialiste en en adhérant au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et à l'Union générale des travailleurs (UGT). Après l'obtention d'un doctorat en droit à l'université de Séville, il devient professeur de droit du travail au milieu des années 1970.

Il intègre la direction de l'UGT en puis est élu l'année suivante représentant de Cadix au Congrès des députés. Il entre en à la commission exécutive fédérale du PSOE, où il est chargé des questions économiques trois ans plus tard.

Après les élections de , il devient ministre du Travail et de la Sécurité sociale. Cette promotion le conduit à sortir des organes dirigeants du parti et du syndicat. En , il est contraint de retirer son projet de plan pour l'emploi des jeunes après la grève générale convoquée par les deux principales centrales syndicales espagnoles. Il est reconduit à ce poste en .

En , il est désigné candidat socialiste aux élections régionales en Andalousie, fief socialiste depuis la fin du franquisme. Vainqueur du scrutin, il est investi président de la Junte et accomplit un mandat de 18 ans et huit mois. Avec José Bono et Juan Carlos Rodríguez Ibarra, il est présenté comme l'un des « barons » du socialisme espagnol. À partir de , il cumule cette fonction avec celle de secrétaire général du PSOE andalou.

Il est choisi en pour prendre la présidence de la direction provisoire du parti, formée après la démission du secrétaire général Joaquín Almunia. Au cours du XXXVe congrès fédéral, il est élu au poste honorifique de président du PSOE sur proposition de José Luis Rodríguez Zapatero, successeur d'Almunia.

Il est rappelé au gouvernement espagnol en par Zapatero, qui le nomme troisième vice-président du gouvernement, un poste vacant depuis 21 ans, et ministre de la Politique territoriale. Ses compétences sont élargies à la fonction publique l'année suivante. Il cède en la direction andalouse du PSOE à son successeur à la Junte José Antonio Griñán, ce qui occasionne leur rupture amicale.

Il est réélu député de Cadix lors des élections générales de et fait ainsi son retour au Congrès des députés après 21 ans d'absence. Il y prend la présidence de la commission de suivi et d'évaluation du pacte de Tolède. En , Griñán le remplace comme président du Parti socialiste.

Il démissionne de son mandat en et du PSOE l'année suivante, après avoir été mis en examen dans une affaire de fraude aux subventions orchestrée lorsqu'il présidait la Junte d'Andalousie.

Eduardo Madina

Eduardo Madina en mai 2016.

Eduardo Madina Muñoz, né le à Bilbao en Espagne, est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Élu conseiller municipal de Sestao lors des municipales de , il est victime d'un attentat de l'ETA en . Cette attaque qui aurait pu lui coûter la vie en fait une voix forte au sein du PSOE du Pays basque (PSE-EE-PSOE). Il attire l'attention de José Luis Rodríguez Zapatero, le secrétaire général du PSOE et se trouve investi candidat aux élections législatives de en Biscaye. Il entame alors son ascension dans le groupe parlementaire.

Nommé membre sans responsabilité de la commission exécutive fédérale du PSOE en suivant, Eduardo Madina devient en secrétaire général du groupe parlementaire, sa première fonction d'importance après avoir décliné plusieurs offres de postes à responsabilités. Réélu une troisième fois au Congrès des députés en , il reste en réserve du 38e congrès fédéral qui consacre Alfredo Pérez Rubalcaba au secrétariat général en suivant.

Après que Rubalcaba a démissionné en , assumant l'échec des élections européennes, le PSOE convoque un congrès extraordinaire. Madina, qui a refusé de s'allier à Carme Chacón, obtient que le nouveau secrétaire général soit élu lors d'un vote des militants. Perçu comme le favori, il voit de nombreux dirigeants se détourner de lui au profit du peu connu Pedro Sánchez, plus facile à contrôler. Il perd le scrutin avec 36,3 % des suffrages exprimés, contre 48,7 % pour Sánchez. Ainsi, il quitte la direction du parti puis celle du groupe parlementaire, mais conserve son siège aux Cortes Generales.

Il se montre alors très critique des choix politiques de Sánchez. Dans la perspective du 39e congrès fédéral du PSOE, il est désigné coordonnateur de la motion politique et appuie la candidature de Susana Díaz. Alors que cette dernière était présentée comme favorite, Pedro Sánchez est facilement réélu en . Isolé et en désaccord avec l'orientation défendue par la nouvelle direction fédérale, il remet en sa démission du Congrès des députés et conclut sa carrière politique.

Esperanza Aguirre

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Esperanza Aguirre y Gil de Biedma, née le à Madrid, est une fonctionnaire et femme d'État espagnole, membre du Parti populaire (PP).

Après avoir été ministre de l'Éducation et de la Culture entre 1996 et 1999, présidente du Sénat de 1999 à 2002, elle est présidente de la Communauté de Madrid de 2003 à . Elle est ensuite conseillère municipale d'opposition de Madrid entre et .

Elle est également présidente de la fédération régionale du PP dans la Communauté de Madrid entre 2004 et 2016. Elle démissionne successivement de la présidence du PP madrilène et de son mandat de conseillère municipale, après l'implication de hauts responsables de cette section dans l'affaire Púnica et dans l'affaire Lezo.

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Alfonso Guerra

Portrait de la personnalité évoquée.

Alfonso Guerra González, né le à Séville, est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Il est nommé secrétaire à l'Organisation du PSOE en et élu député de Séville aux Cortes Generales l'année suivante. En , il est désigné porte-parole parlementaire et vice-secrétaire général du parti.

Ayant abandonné ses fonctions au groupe en 1981, il devient en vice-président du gouvernement. Il exerce cette fonction pendant plus de huit ans, se voyant contraint de démissionner en 1991. En , il quitte son poste à la direction du PSOE.

Président de la commission constitutionnelle du Congrès entre et , puis de la commission des Budgets, il met un terme à sa vie politique en , après plus de 37 années consécutives de mandat parlementaire.

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Ana Pastor Julián

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Ana María Pastor Julián, née le à Cubillos, est une femme d'État espagnole, membre du Parti populaire (PP).

Proche collaboratrice de Mariano Rajoy entre 1999 et 2002, elle devient cette année-là ministre de la Santé de José María Aznar. Après les législatives de 2004, elle entre à la direction du PP, puis est élue, en 2008, vice-présidente du Congrès des députés. En 2011, elle est nommée ministre de l'Équipement du gouvernement de Rajoy. Après les élections législatives de 2016, elle est élue présidente du Congrès des députés.

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Alfredo Pérez Rubalcaba

Portrait de la personnalité évoquée.

Alfredo Pérez Rubalcaba est un homme d'État espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), né le à Solares en Cantabrie et mort le à Majadahonda.

Il adhère au PSOE dans les années 1970, et se spécialise alors dans le domaine de l'enseignement. Haut fonctionnaire du ministère de l'Éducation dans les années 1980, il en prend la tête en 1992, puis est nommé, un an plus tard, ministre de la Présidence et porte-parole du dernier gouvernement de Felipe González.

À la suite du passage des socialistes dans l'opposition, en 1996, il monte progressivement dans l'appareil et devient le représentant du parti dans le domaine du terrorisme basque, aux côtés des secrétaires généraux Joaquín Almunia et José Luis Rodríguez Zapatero. Une fois le PSOE revenu au pouvoir, en 2004, il est porté à la tête du groupe parlementaire, avant de revenir au gouvernement, en 2006, comme ministre de l'Intérieur.

Lors du remaniement de 2010, il est promu premier vice-président du gouvernement et porte-parole, ce qui fait de lui le numéro deux de l'exécutif. En 2011, il est investi candidat socialiste à la présidence du gouvernement pour les prochaines élections législatives, et annonce son départ du gouvernement.

Défait par le Parti populaire (PP), il est élu en 2012 secrétaire général du PSOE. Il démissionne de cette fonction après l'échec socialiste aux élections européennes de 2014, et se retire de la vie politique. Il meurt cinq ans plus tard des suites d'un accident vasculaire cérébral. Son décès génère une vive émotion au sein de la classe politique et de la population.

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Rosa Aguilar

Portrait de la personnalité évoquée.

Joaquina Rosa Aguilar Rivero, née le à Cordoue, est une femme politique espagnole membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Adhérente du Parti communiste d'Espagne (PCE) puis de la Gauche unie (IU), elle est investie maire de Cordoue après les élections municipales de . Elle est reconduite à deux reprises.

En , elle est nommée conseillère aux Travaux publics de la Junte d'Andalousie, présidée par le socialiste José Antonio Griñán et quitte sa formation politique. Elle devient l'année suivante ministre de l'Environnement, du Milieu rural et marin.

Elle est élue députée en , mandat auquel elle renonce en après que Susana Díaz l'a nommée conseillère à la Culture d'Andalousie. Elle appartient au PSOE depuis .

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José Blanco

Portrait de la personnalité évoquée.

José Blanco López, parfois surnommé « Pepe Blanco » ou « Pepiño Blanco », né le à Palas de Rei, est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Il rejoint le PSOE à l'âge de 16 ans. Inscrit ensuite à l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle, il ne termine pas ses études de droit pour s'engager en politique.

Il est élu en sénateur de la circonscription de Lugo, à l'âge de 27 ans. Après deux mandats, il se fait élire en au Congrès des députés. Il devient secrétaire à l'Organisation du PSOE en , après avoir contribué à faire élire José Luis Rodríguez Zapatero secrétaire général.

Confirmé en , il est promu en au poste de vice-secrétaire général, vacant depuis . L'année qui suit, il rejoint le gouvernement comme ministre de l'Équipement. Il prend en les fonctions de porte-parole du gouvernement.

Il fait l'objet à partir de d'une information judiciaire pour trafic d'influence, classée sans suite en . Ayant quitté le gouvernement en et l'appareil du PSOE en , il est élu député européen en et quitte alors les Cortes Generales.

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Trinidad Jiménez

Portrait de la personnalité évoquée.

Trinidad Jiménez García-Herrera, née le à Malaga, est une femme d'État espagnole membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Très proche de José Luis Rodríguez Zapatero, elle est nommée secrétaire aux Relations internationales du PSOE en 2000. Trois ans plus tard, elle se présente à l'élection municipale à Madrid et obtient le meilleur score du parti depuis 1987, mais reste cantonnée dans l'opposition.

Elle devient secrétaire d'État à l'Amérique latine en 2006 puis députée de Madrid en 2008, un mandat qu'elle ne peut exercer du fait de ses fonctions exécutive. Avec le remaniement de 2009, elle entre au gouvernement comme ministre de la Santé. Le remaniement de 2010 lui permet d'accéder au poste de ministre des Affaires étrangères.

Aux élections anticipées de 2011, elle obtient un siège dans la province de Malaga. Elle revient en 2012 à la direction du PSOE, en tant que secrétaire à la Politique sociale. Elle n'y est pas reconduite en 2014 et annonce son retrait de la vie politique en 2015.

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María Teresa Fernández de la Vega

Portrait de la personnalité évoquée.

María Teresa Fernández de la Vega Sanz, née le à Valence, est une juriste et femme politique espagnole.

Ancienne membre du Parti socialiste unifié de Catalogne (PSUC), elle travaille à la direction du ministère de la Justice entre 1982 et 1990, puis siège au conseil général du pouvoir judiciaire. En 1994, elle est nommée secrétaire d'État à la Justice, avant d'être élue, deux ans plus tard, au Congrès des députés.

Après avoir été choisie, en 2000, comme secrétaire générale du groupe parlementaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), elle est nommée première vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence et porte-parole du gouvernement en 2004, par José Luis Rodríguez Zapatero. Reconduite en 2008, elle quitte le gouvernement en 2010, lors d'un important remaniement ministériel, et devient alors membre du Conseil d'État.

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Soraya Sáenz de Santamaría

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María Soraya Sáenz de Santamaría Antón, née le à Valladolid, est une femme politique espagnole membre du Parti populaire (PP).

Après une carrière de haut fonctionnaire, elle devient députée de Madrid en , puis membre de la direction nationale du PP. À la suite des élections législatives de , Mariano Rajoy la choisit comme nouvelle porte-parole du groupe parlementaire, à l'âge de 36 ans.

Après la victoire du PP aux élections de , elle est désignée vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence et porte-parole du gouvernement. Elle perd cette dernière fonction en tout en récupérant le portefeuille des administrations territoriales.

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María Dolores de Cospedal

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María Dolores de Cospedal García, née le à Madrid, est une haute fonctionnaire et femme d'État espagnole membre du Parti populaire (PP).

Elle est sous-secrétaire du ministère des Administrations publiques entre et puis sous-secrétaire du ministère de l'Intérieur jusqu'en . En suivant elle devient conseillère aux Transports et aux Infrastructures de la Communauté de Madrid.

Elle est élue présidente régionale du PP et sénatrice de Castille-La Manche en . Elle échoue en à prendre la présidence de la communauté autonome. En elle est désignée secrétaire générale du Parti populaire par Mariano Rajoy. Aux élections autonomiques de , elle conquiert la majorité absolue et se trouve investie présidente de la Junte des communautés de Castille-La Manche après 28 ans de pouvoir socialiste.

Elle perd son poste à la suite des élections autonomiques de et se trouve élue au Congrès des députés après les élections législatives de suivant. En , elle est nommée ministre de la Défense.

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Rita Barberá

Portrait de la personnalité évoquée.

Rita Barberá Nolla, née le à Valence et morte le à Madrid, est une femme politique espagnole membre du Parti populaire (PP).

Elle est maire de Valence pendant six mandats consécutifs, de juillet 1991 à juin 2015, députée au Parlement valencien de 1983 à 2015, et sénatrice espagnole de juillet 2015 à sa mort.

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Patxi López

Portrait de la personnalité évoquée.

Francisco Javier López Álvarez, dit Patxi López, né le à Portugalete, est un homme politique espagnol, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

En 1987, âgé de moins de trente ans, il entre au Congrès des députés, où il siège deux ans, puis devient, en 1991, député au Parlement basque. Nommé secrétaire à l'Organisation du Parti socialiste du Pays basque-PSOE (PSE-PSOE) cette même année, il en prend la direction en Biscaye en 1997.

Il est désigné, lors d'un congrès extraordinaire en 2002, secrétaire général du Parti socialiste du Pays basque-Gauche basque-PSOE (PSE-EE-PSOE), dont il est chef de file aux élections régionales de 2005. Ayant redonné aux socialistes la place de deuxième parti du Pays basque, il se représente en 2009 et, après avoir passé un accord avec le Parti populaire, est investi président du gouvernement. Il est remplacé, en 2012, par le nationaliste Iñigo Urkullu.

Il est président du Congrès des députés en 2016.

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Emilio Pérez Touriño

Portrait de la personnalité évoquée.

Emilio Pérez Touriño, né le à La Corogne, est un homme politique espagnol, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Après avoir occupé, entre 1985 et 1994, plusieurs postes de responsabilité au sein du ministère des Transports, il est élu, en 1998, secrétaire général du Parti des socialistes de Galice-PSOE.

Défait lors de l'élection régionale galicienne de 2001, il parvient à arriver en deuxième position quatre ans plus tard et forme une coalition avec les nationalistes, devenant alors président de la Junte de Galice.

Son alliance perd cependant le pouvoir lors de élection régionale de 2009. Il se retire de la vie politique en 2010.

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José Bono

Portrait de la personnalité évoquée.

José Bono Martínez est un homme d'État espagnol né à Salobre le . Il est membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Fils d'un maire phalangiste, il étudie le droit à Madrid, puis devient avocat en droit du travail et droit de la famille dans les années 1970.

Il entre en politique dès l'âge de 18 ans, d'abord comme syndicaliste étudiant puis au sein du Parti socialiste populaire (PSP). Après l'échec du PSP aux élections constituantes de 1977, il milite pour l'unité des socialistes, qui se réalise l'année suivante quand le PSOE absorbe le PSP. En 1979, il est élu député d'Albacete avant d'être désigné quatrième secrétaire du bureau du Congrès des députés.

Il est choisi en 1983 comme chef de file socialiste aux élections régionales en Castille-La Manche. Ayant remporté le scrutin, il est investi à 32 ans président de la Junte des communautés de Castille-La Manche. Candidat à sa succession tous les quatre ans, il remporte systématiquement la majorité absolue. Entre 1988 et 1990, il est parallèlement secrétaire général régional du PSOE. Avec Manuel Chaves et Juan Carlos Rodríguez Ibarra, il est l'un des trois « barons du socialisme espagnol ».

À la suite de la déroute de son parti aux élections générales de 2000, il se présente au secrétariat général mais échoue de neuf voix face au député social-libéral José Luis Rodríguez Zapatero. Après l'accession de ce dernier au pouvoir en 2004, il est nommé ministre de la Défense et renonce à diriger la Castille-La Manche. Il mène à bien le retrait des troupes déployées en Irak. Il démissionne en 2006, officiellement pour raisons familiales, mais en réalité pour marquer son opposition au nouveau statut d'autonomie de la Catalogne.

Il refuse quelques mois plus tard de postuler à la mairie de Madrid, mais accepte finalement de revenir en politique lors des élections générales de 2008. Élu député de Tolède, il est ensuite désigné président du Congrès des députés à la majorité relative, ce qui constitue une première depuis 1977. Il met un terme définitif à sa carrière politique à la fin de la législature, en 2011.

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Joaquín Leguina

Portrait de la personnalité évoquée.

Joaquín Leguina Herrán, né le à Villaescusa, est un homme politique espagnol, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

En 1979, il devient adjoint aux Finances de la ville de Madrid et secrétaire général de la Fédération socialiste de Madrid-PSOE (FSM-PSOE). Ayant remporté une nette majorité absolue à l'Assemblée de Madrid lors des élections régionales de 1983, il est investi, un mois plus tard, président de la Communauté de Madrid. Bien qu'il ait perdu sa majorité dès le scrutin suivant, en 1987, il parvient à se maintenir au pouvoir, d'abord grâce à l'abstention du Centre démocratique et social (CDS), ensuite avec le soutien de la Gauche unie (IU).

Remplacé à la direction de la FSM-PSOE en 1991, il quitte la présidence de la Communauté de Madrid quatre ans plus tard, au profit du conservateur Alberto Ruiz-Gallardón, mais est élu, en 1996, au Congrès des députés. Il se présente aux primaires socialistes pour la mairie de Madrid en 1998, échouant face à l'ancien ministre Fernando Morán.

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Alberto Ruiz-Gallardón

Portrait de la personnalité évoquée.

Alberto Ruiz-Gallardón Jiménez, né le à Madrid, est un homme politique espagnol, membre du Parti populaire (PP).

Après avoir été secrétaire général de l'Alliance populaire pendant quelques mois, entre 1986 et 1987, il devient porte-parole du groupe du PP au Sénat en 1993. Il démissionne deux ans plus tard et se présente aux élections régionales dans la Communauté de Madrid, dont il remporte la présidence avec la majorité absolue en 1995, et où il sera reconduit en 1999.

Il est remplacé en 2003 par Esperanza Aguirre, tandis qu'il est élu maire de Madrid, un poste qu'il conserve en 2007 et 2011. À la fin de cette même année, il devient ministre de la Justice, poste qu'il occupera jusqu'à sa démission en 2014, à la suite de l'échec de son projet de loi controversé sur la réforme du droit à l'interruption volontaire de grossesse.

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Alberto Fabra

Portrait de la personnalité évoquée.

Alberto Fabra Part, né le à Castellón de la Plana, est un homme politique espagnol membre du Parti populaire (PP).

Architecte de formation, il s'engage en politique dès 18 ans et est élu membre du conseil municipal de Castellón de la Plana en 1991. Il intègre alors l'exécutif de la ville. Nommé premier adjoint au maire en 1999, en 2005 il est choisi comme nouveau maire.

Il est réélu en 2007 et 2011. Deux mois après, il est désigné pour prendre la succession de Paco Camps, mis en examen pour corruption, au poste de président de la Généralité valencienne. Il met alors en œuvre une politique de rigueur destinée à contenir le déficit et la dette publics de la région.

Lors de l'élection régionale de 2015, le PPCV perd la majorité absolue qu'il détenait depuis seize ans, la gauche se trouvant majoritaire au Parlement. Environ un mois plus tard, alors qu'il a annoncé renoncer à présider la fédération valencienne du PP, il est remplacé par le socialiste Ximo Puig.

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Eduardo Zaplana

Portrait de la personnalité évoquée.

Eduardo Andrés Julio Zaplana Hernández-Soro, né le à Carthagène, est un homme d'affaires et homme politique espagnol membre du Parti populaire (PP).

Après avoir exercé diverses responsabilités au sein de l'UCD de la province d'Alicante à la fin des années 1970, il devient avocat en et adhère sept ans après au PP.

En , il se fait désigner maire de Benidorm avant d'être porté en à la présidence du Parti populaire de la Communauté valencienne (PPCV). Il en mène la campagne aux élections autonomiques de , dont les résultats lui permettent d'être investi à 39 ans président de la Généralité valencienne avec le soutien de l'UV. Il remporte la majorité absolue des sièges au Parlement valencien en .

Son parcours politique national commence en , lorsqu'il quitte le gouvernement de Valence pour celui de l'Espagne, en tant que ministre du Travail. Élu peu après sénateur par les députés autonomiques, il est promu porte-parole du gouvernement en .

Aux élections législatives de , il entre au Congrès des députés et devient le nouveau porte-parole du groupe populaire, désormais dans l'opposition. Il cède ensuite la présidence du PPCV à Francisco Camps. En , il est réélu député mais renonce à son mandat au bouts d'un mois afin de rejoindre le secteur privé.

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Jesús Posada

Portrait de la personnalité évoquée.

Jesús María Posada Moreno, né le à Soria, est un homme politique espagnol, membre du Parti populaire (PP).

Haut fonctionnaire pendant la transition démocratique, il est élu député régional de Castille-et-León en 1983, puis devient président de la communauté autonome six ans plus tard. Il est remplacé dès 1991, et entre ensuite au gouvernement espagnol, comme ministre de l'Agriculture en 1999, puis ministre des Administrations publiques à partir de 2000.

Remplacé deux plus tard, il obtient la présidence de la commission du Budget du Congrès des députés à la suite des élections législatives de 2004. En 2011, après la victoire du Parti populaire aux élections anticipées, il est élu président du Congrès des députés espagnol.

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Francisco Álvarez-Cascos

Portrait de la personnalité évoquée.

Francisco Álvarez-Cascos Fernández, né le à Madrid, est un homme politique espagnol membre du Forum des Asturies (FAC) et ancien cadre dirigeant du Parti populaire (PP).

Ingénieur des chemins, canaux et ports formé dans la région minière des Asturies puis à Madrid, il s'engage en politique dès . En , il est élu à 21 ans au conseil municipal de Gijón et à la députation provinciale d'Oviedo sous les couleurs de l'Alliance populaire (AP). Il poursuit son parcours électoral comme sénateur en et député autonomique l'année qui suit.

Il entame sa carrière nationale aux élections de en faisant son entrée au Congrès des députés. Trois ans après, le président du nouveau Parti populaire Manuel Fraga le désigne « numéro deux » en tant que secrétaire général.

Après que le PP a remporté la majorité relative aux élections de , il intègre le gouvernement que forme José María Aznar aux postes de premier vice-président du gouvernement et ministre de la Présidence. Ses fonctions au sein du PP reviennent d'abord à Ángel Acebes comme coordonnateur général, avant que Javier Arenas ne le remplace officiellement en .

Il poursuit sa mise en retrait en lorsqu'il devient ministre de l'Équipement, puis renonce à se présenter aux élections législatives de .

Il annonce son retour à la vie politique en en se proposant comme chef de file du PP aux élections autonomiques de dans les Asturies. Le président du parti Mariano Rajoy ne donne pas suite et Álvarez-Cascos quitte le Parti populaire au profit du Forum des Asturies (FAC), qui en fait son candidat à la présidence de la communauté autonome. Il remporte une faible majorité relative à la Junte générale, qui lui permet d'être investi président de la principauté des Asturies.

Il dissout le Parlement dès le , après le rejet de son projet de loi de finances. Devancé par le Parti socialiste, il est contraint de céder le pouvoir à Javier Fernández et se retire définitivement du monde politique.

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Ángel Acebes

Portrait de la personnalité évoquée.

Ángel Jesús Acebes Paniagua, né le à Pajares de Adaja, est un homme politique espagnol, membre du Parti populaire (PP).

Élu membre du Sénat en 1989, il devient maire d'Ávila deux ans plus tard, puis porte-parole du groupe sénatorial du PP en 1995. En 1996, il est nommé coordonnateur général du parti, une fonction qui disparaît en 1999, lorsqu'il entre au gouvernement, en tant que ministre des Administrations publiques.

Il est promu ministre de la Justice en 2000, puis ministre de l'Intérieur en 2002. En 2004, le PP perd le pouvoir et il en devient le secrétaire général sous la présidence de Mariano Rajoy. N'étant pas reconduit en 2008, il se met en retrait de la vie politique, qu'il quitte en 2011.

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Esteban González Pons

Portrait de la personnalité évoquée.

Esteban González Pons, né le à Valence, est un homme politique espagnol membre du Parti populaire (PP).

Sénateur entre 1993 et 2003, il est porte-parole du groupe sénatorial du PP à partir de 1999. Il est nommé au Conseil de la Généralité valencienne en 2003, sous la présidence de Paco Camps et exerce plusieurs responsabilités exécutives. En 2007, il est élu au Parlement valencien où il devient porte-parole du groupe PP.

Aux élections législatives de mars 2008, il se fait élire au Congrès des députés, avant d'être nommé vice-secrétaire général du PP, chargé de la Communication. Muté en 2011 au poste de vice-secrétaire général aux Études et aux Programmes, il est élu député européen en 2014.

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Jesús Caldera

Portrait de la personnalité évoquée.

Jesús Caldera Sánchez-Capitán, né le à Béjar, est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Il est député de Salamanque entre 1982 et 2016, secrétaire général du groupe socialiste au Congrès des députés entre 1993 et 1998, porte-parole du groupe de 2000 à 2004, ministre du Travail et des Affaires sociales entre 2004 et 2008, et secrétaire aux Idées et aux Programmes du PSOE de 2008 à 2014.

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Pedro Sánchez

Portrait de la personnalité évoquée.

Pedro Sánchez Pérez-Castejón est un homme d'État espagnol, né le à Madrid. Membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), il est président du gouvernement depuis le .

Formé en économie à l'université complutense de Madrid, il travaille comme assistant parlementaire au Parlement européen en , puis en tant que chef de cabinet du Haut représentant international en Bosnie-Herzégovine en . Il fait partie en de l'équipe du futur numéro deux du PSOE, José Blanco, et devient par la suite un conseiller économique du parti.

Il se présente aux élections municipales à Madrid en , mais il doit attendre pour entrer au conseil municipal. Il est réélu en et devient en député, à la faveur de la démission de Pedro Solbes. Il occupe alors des fonctions de second plan. Il échoue à conserver son siège en , mais le retrouve en après que Cristina Narbona a quitté le Congrès.

À l'occasion des primaires du PSOE pour son congrès extraordinaire de , il est élu secrétaire général avec plus de 48 % des voix. Après que les socialistes ont réalisé aux élections de leur pire score depuis , il tente sans succès de se faire investir président du gouvernement avec le soutien de Ciudadanos.

En conséquence des échecs socialistes aux élections législatives anticipées, en Galice et au Pays basque à l'été , il est mis en minorité par les cadres du PSOE. Il démissionne du secrétariat général, puis de son mandat de député afin de ne pas s'abstenir lors du vote de confiance de Mariano Rajoy. À l'occasion des primaires du 39e congrès socialiste, il est réélu secrétaire général face à Susana Díaz avec 50,3 % des voix.

Il est assermenté président du gouvernement en , après avoir fait voter une motion de censure contre Mariano Rajoy, puis forme le cabinet le plus féminisé de l'histoire. Il annonce huit mois plus tard la tenue d'élections anticipées en , après que le Congrès a rejeté son projet de loi de finances. Le scrutin voit le PSOE remporter la majorité relative au Congrès, signant sa première victoire nationale depuis 2008. Les difficiles négociations avec Unidas Podemos, qui souhaite participer au gouvernement, bloquent son investiture en juillet 2019.

À la suite de ce blocage de nouvelles élections sont convoquées en novembre. De nouveau en tête mais en léger recul lors de ce scrutin marqué par la percée de l'extrême droite, le PSOE conclut un accord de principe pour gouverner avec Podemos. Un mois après le scrutin, le monarque le propose pour la troisième fois depuis 2016 comme candidat à l'investiture du Congrès. Il remporte début janvier 2020 la confiance des députés par deux voix d'avance, bénéficiant notamment de l'abstention des indépendantistes catalans d'ERC.

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Albert Rivera

Portrait de la personnalité évoquée.

Alberto Carlos Rivera Díaz, dit Albert Rivera, né le à Barcelone, est un juriste et homme politique espagnol, président de Ciudadanos, ancien député au Parlement de Catalogne et membre du Congrès des députés.

Il se définit comme défenseur de la Constitution espagnole de 1978, progressiste, laïque et fédéraliste européen. Il propose une Espagne fédérale sans privilèges territoriaux.

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Pablo Iglesias Turrión

Portrait de la personnalité évoquée.

Pablo Manuel Iglesias Turrión, né le à Madrid, dans le quartier de Vallecas, est un enseignant-chercheur en sciences politiques et un homme politique espagnol.

Secrétaire général du parti Podemos, il est député européen de à puis membre du Congrès des députés à partir des élections générales de 2015.

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Margarita Robles

Portrait de la personnalité évoquée.

María Margarita Robles Fernández, née le à León, est une juge et femme politique espagnole proche du PSOE.

Elle est la première femme à présider une chambre du contentieux administratif, la première femme à présider une Audience provinciale - celle de Barcelone - et la troisième femme à pousser les portes du Tribunal suprême. En , elle est nommée sous-secrétaire de la Justice puis de 1994 à 1996, elle est secrétaire d'État à l'Intérieur. De 2004 à , elle est magistrate de la Troisième chambre du Tribunal suprême.

De à , elle est membre du Conseil général du pouvoir judiciaire après avoir été élue sur proposition du PSOE. Elle fait partie de l'association de magistrats Juges pour la démocratie.

En , elle annonce son retour en politique en intégrant la deuxième place sur la liste socialiste au Congrès des députés dans la circonscription de Madrid en vue des élections générales du mois de juin suivant. Élue députée de la XIIe législature, elle préside la commission de la Justice puis est désignée porte-parole du groupe parlementaire en .

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Miguel Herrero

Portrait de la personnalité évoquée.

Miguel Herrero y Rodríguez de Miñón, né le à Madrid, est un homme politique espagnol.

Initialement membre de l'Union du centre démocratique, il est désigné après les élections générales de 1977 comme l'un des sept rapporteurs du projet de nouvelle Constitution démocratique au Congrès des députés. À ce titre, il fait partie des « pères de la Constitution ».

Après avoir été porte-parole du groupe UCD au Congrès entre 1980 et 1981, il adhère à l'Alliance populaire (AP) en 1982, dont il est vice-président de 1984 à 1987. Cette année-là, il échoue à en prendre la présidence contre Antonio Hernández Mancha.

Devenu vice-président du nouveau Parti populaire (PP) en 1989, il quitte la vie politique un an plus tard.

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Jordi Pujol

Portrait de la personnalité évoquée.

Jordi Pujol i Soley, né le à Barcelone, est un homme politique espagnol.

Fondateur de la Convergence démocratique de Catalogne (CDC), puis de la coalition nationaliste Convergence et Union (CiU), il est investi président de la Généralité de Catalogne en . Il remporte les scrutins de , et avec la majorité absolue au Parlement. À partir de , il gouverne en minorité avec l'appui du Parti populaire catalan.

Il se retire de la vie politique en au profit d'Artur Mas, qui mettra sept ans à accéder à la direction de l'exécutif catalan. À partir de , il est confronté à la justice après avoir reconnu des faits de fraudes fiscales entretenus pendant plus de 30 ans et concernant des dizaines de millions d'euros.

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Artur Mas

Portrait de la personnalité évoquée.

Artur Mas i Gavarró, né le à Barcelone, est un homme politique espagnol, membre de Convergence démocratique de Catalogne (CDC).

Nommé conseiller aux Travaux publics de la Généralité de Catalogne par Jordi Pujol en 1995, il devient conseiller à l'Économie et aux Finances en 1997. En 2001, il est désigné conseiller en chef et secrétaire général de la CDC.

Au cours des élections de 2003, il succède à Pujol mais échoue à maintenir la fédération CiU au pouvoir. Il devient l'année suivante chef de l'opposition et président de CiU.

Il remporte quatre ans plus tard les élections régionales avec une forte majorité relative et est investi un mois plus tard président de la Généralité de Catalogne. En 2012, après trois mandats au secrétariat général de la CDC, il en prend la présidence à la suite de Jordi Pujol.

Il convoque peu après des élections anticipées, qu'il remporte avec une majorité relative affaiblie. Il s'associe alors avec l'ERC et annonce la tenue d'un référendum d'autodétermination en 2014. Bien que cette consultation soit déclarée illégale, elle se tient et voit une forte victoire du « oui » à l'indépendance.

Dans cet objectif, il convoque des élections anticipées pour le , met fin à la fédération CiU — l'UDC étant défavorable à la séparation de l'Espagne — et constitue la liste souverainiste Ensemble pour le oui avec l'ERC et d'autres formations indépendantistes.

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Carles Puigdemont

Portrait de la personnalité évoquée.

Carles Puigdemont i Casamajó, né le à Amer, est un journaliste et homme politique espagnol, membre du Parti démocrate européen catalan (PDeCAT).

Il participe au début des années 1980 à la refondation des Jeunesses nationalistes de Catalogne et adhère à la Convergence démocratique de Catalogne (CDC). De à , il travaille dans le secteur médiatique, comme journaliste notamment.

Il débute son parcours électoral en , lorsqu'il devient député au Parlement de Catalogne à la suite des élections autonomiques anticipées. Il échoue l'année d'après à prendre la mairie de Gérone aux socialistes. Il y parvient en et se fait réélire en .

En , il est investi président de la Généralité de Catalogne et s'engage à mener à bien le projet d'indépendance de la communauté autonome. Il organise, le , un référendum, approuvé par le Parlement de Catalogne mais déclaré illégal par le Tribunal constitutionnel espagnol. Avec le « oui » majoritaire à 90 %, et avec un taux de participation de 43 %, il proclame la Catalogne indépendante tout en suspendant la prise d'effets de celle-ci afin de négocier avec Mariano Rajoy. Cependant, ce dernier annonce deux semaines plus tard la mise en application de l'article 155 de la Constitution.

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José Montilla

Portrait de la personnalité évoquée.

José Montilla Aguilera, né le à Iznájar, est un homme politique espagnol, membre du Parti des socialistes de Catalogne (PSC), dont il est premier secrétaire de 2000 à 2011. Ministre espagnol de l'Industrie entre 2004 et 2006, il est ensuite président de la Généralité de Catalogne jusqu'en 2010.

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Pasqual Maragall

Portrait de la personnalité évoquée.

Pasqual Maragall i Mira, né le à Barcelone, est un homme politique espagnol, ancien président de la Généralité de Catalogne et ancien maire de Barcelone. Son enfance et son adolescence sont marquées par l'influence de son grand-père, le poète catalan Joan Maragall, et par son activité militante dans les mouvements anti-franquistes de gauche.

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Soledad Becerril

Portrait de la personnalité évoquée.

María Soledad Becerril Bustamante, née le à Madrid, est une femme politique espagnole.

Élue députée en 1977, elle intègre deux ans plus tard le bureau du Congrès des députés, puis elle est nommée ministre de la Culture entre 1981 et 1982. En 1987, elle échoue aux élections municipales à Séville, dont elle est désignée première adjointe au maire en 1991, puis maire, quatre ans plus tard.

En 1999, elle est contrainte d'abandonner son mandat municipal, mais devient, en 2000, vice-présidente du Congrès. Passée au Sénat en 2004, elle retrouve son mandat de députée en 2008, puis quitte la vie politique en 2011. Toutefois, en 2012, elle est choisie comme Défenseur du peuple.

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Francisco Fernández Marugán

Portrait de la personnalité évoquée.

Francisco Miguel Fernández Marugán, né le à Cáceres, est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Haut fonctionnaire de l'État, il est élu député de Séville en puis devient sous-directeur de cabinet de Felipe González. Il démissionne de ce poste en et intègre la direction du PSOE. Après avoir été réélu député de Badajoz en , il est nommé secrétaire à l'Économie de la direction socialiste.

Il quitte l'exécutif du PSOE en . Six ans plus tard, il devient porte-parole du groupe parlementaire socialiste pour les questions budgétaires, une fonction qu'il perd en mais retrouve en . Il ne postule pas pour un neuvième mandat aux élections de .

Il est choisi l'année suivant comme premier adjoint par la Défenseure du peuple Soledad Becerril. À l'issue du mandat de cinq ans de cette dernière, il assume l'intérim de la fonction à partir de .

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Manuel Marín

Portrait de la personnalité évoquée.

Manuel Marín González, né le à Ciudad Real et mort le à Madrid, est un homme d'État espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Universitaire, il adhère au PSOE quand celui-ci se trouve toujours dans la clandestinité. Dès , il est élu député de Ciudad Real au Congrès des députés. Il devient secrétaire d'État aux Affaires européennes cinq ans plus tard.

Il est choisi en pour intégrer la Commission européenne à la suite de l'adhésion de l'Espagne à la CEE. Il intègre l'exécutif communautaire en , avec le titre de vice-président qu'il conserve 13 ans. Sur la même période, il est successivement commissaire aux Affaires sociales, puis commissaire au Développement et enfin commissaire aux Relations extérieures. Il est considéré comme étant le fondateur du programme européen Erasmus.

Après que Jacques Santer a dû remettre sa démission en , le Conseil européen le nomme président de la Commission par intérim. Il est remplacé six mois plus tard par Romano Prodi. À cette occasion, Pedro Solbes le remplace au sein de l'exécutif communautaire. Il est ainsi le seul Espagnol à avoir présidé cette instance de l'Union européenne.

Il revient à la politique espagnole dès , comme député de Ciudad Real. Après les élections de , il est élu au poste de président du Congrès des députés. Ne se représentant pas en , il se retire de la vie politique.

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Cristina Cifuentes

Portrait de la personnalité évoquée.

Cristina Cifuentes Cuencas, née le à Madrid, est une femme politique espagnole, membre du Parti populaire (PP).

Fonctionnaire diplômée de l'université complutense de Madrid, elle est élue députée à l'Assemblée de Madrid, en , à l'âge de 26 ans. Après s'être présentée sans succès aux élections européennes de , elle devient secrétaire de l'Assemblée en , puis vice-présidente en .

Au mois de , le nouveau gouvernement espagnol de Mariano Rajoy la nomme déléguée du gouvernement dans la Communauté de Madrid. Elle démissionne de ce poste au bout de trois ans pour se présenter aux élections autonomiques de comme chef de file du PP.

À l'issue du scrutin, le Parti populaire perd la majorité absolue dont il disposait depuis . Elle négocie alors le ralliement du parti libéral Ciudadanos et est élue présidente de la Communauté de Madrid à la fin du mois de suivant. En , Rajoy la désigne pour exercer à titre intérimaire la présidence de la fédération régionale du PP. Elle est élue à ce poste par les militants en . Elle démissionne le de la présidence de la communauté autonome après la révélation d'irrégularités dans l'obtention d'un master en droit public.

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Alberto Núñez Feijóo

Portrait de la personnalité évoquée.

Alberto Núñez Feijóo, né le à Ourense, est un homme politique espagnol, membre du Parti populaire (PP).

Haut fonctionnaire galicien entre 1991 et 1996, il passe les sept années suivantes dans la haute fonction publique espagnole. En 2003, il entre au gouvernement régional de Galice, dont il devient vice-président l'année suivante. Il prend, en 2006, la présidence du Parti populaire de Galice, qu'il amène à la victoire aux élections régionales de 2009. Il est alors investi président de la communauté autonome.

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Ángel Garrido

Portrait de la personnalité évoquée.

Ángel Garrido García, né à Madrid le , est un homme politique espagnol membre du Parti populaire (PP).

Conseiller municipal de Pinto entre 1995 à 1999, il accède au conseil municipal de Madrid lors des élections de . Il travaille dans l'ombre comme président de plusieurs districts madrilènes jusqu'à sa nomination, en 2011, comme président du conseil municipal par la conservatrice Ana Botella. Proche de Cristina Cifuentes, celle-ci le choisit en comme directeur de campagne en vue des élections à l'Assemblée de Madrid du mois de . Élu député régional, il est chargé de négocier un accord d'investiture avec les sociaux-démocrates de Ciudadanos. Il est récompensé par Cifuentes, le , par sa désignation comme conseiller à la Présidence, à la Justice et porte-parole du gouvernement. Véritable numéro deux de la Communauté de Madrid et de la fédération madrilène du Parti populaire, il assume l'intérim de la présidence après la démission de Cifuentes le . Il est alors choisi par Mariano Rajoy pour accomplir la dernière année du mandat avant les élections de .

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Celestino Corbacho

Portrait de la personnalité évoquée.

Celestino Corbacho Chaves, né le à Valverde de Leganés, est un homme politique espagnol membre du Parti des socialistes de Catalogne (PSC).

Né en Estrémadure et commercial de formation, il est élu conseiller municipal de L'Hospitalet de Llobregat, dans la banlieue de Barcelone, en . Il en devient le maire en , deux ans après sa première élection comme député au Parlement de Catalogne. En , il est élu président de la députation provinciale de Barcelone.

Il est nommé ministre du Travail et de l'Immigration en et doit renoncer à ses mandats locaux. Il affronte alors une hausse spectaculaire du taux de chômage du fait de la crise économique mondiale.

Il démissionne en pour se présenter aux élections autonomiques de suivant. Réélu au Parlement de Catalogne, il met un terme à sa vie politique en .

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Roberto Bermúdez de Castro

Portrait de la personnalité évoquée.

Roberto Pablo Bermúdez de Castro Mur, né le à Huesca, est un homme politique espagnol membre du Parti populaire (PP).

Candidat défait lors des élections municipales de 2003 et 2007 à Huesca, il obtient un mandat de sénateur lors des élections générales de . Il démissionne de son mandat en lorsqu'il est élu aux Cortes d'Aragon puis nommé conseiller à la Présidence, à l'Intérieur et à la Justice dans le gouvernement de Luisa Fernanda Rudi.

Homme de confiance de la vice-présidente du gouvernement espagnol Soraya Sáenz de Santamaría et de Rudi, qui comptait en faire son successeur en Aragon, il accepte la proposition formulée par la première et devient secrétaire d'État aux Administrations territoriales en . Il perd son poste en en conséquence de la chute du deuxième gouvernement de Mariano Rajoy du fait de l'adoption d'une motion de censure proposée par le Parti socialiste ouvrier espagnol.

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Nadia Calviño

Nadia Calviño en 2018.

Nadia María Calviño Santamaría, née le à La Corogne, est une femme politique et haute fonctionnaire espagnole.

Diplômée en droit de l'université complutense, elle y enseigne entre et . Elle intègre ensuite l'administration du ministère de l'Économie et des Finances, ayant réussi le concours d'économiste de l'État. Elle se spécialise dans la lutte contre les monopoles.

En , Pedro Solbes la nomme directrice générale de la Concurrence. Elle travaille ainsi sur le livre blanc du système financier puis l'OPA de Gas Natural sur Endesa.

Elle rejoint deux ans plus tard les services de la Commission européenne, aux côtés de Neelie Kroes. Elle est alors la plus jeune directrice générale adjointe de l'institution. Elle passe sous l'autorité de Michel Barnier en et travaille sur le projet d'Union bancaire. Elle y devient en directrice générale du Budget, où elle établit le cadre financier du budget -. Elle est la fonctionnaire espagnole exerçant les plus hautes responsabilités au sein de l'institution.

En , elle est nommée ministre de l'Économie et des Entreprises par Pedro Sánchez.

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Magdalena Valerio

Magdalena Valerio.

Magdalena Valerio Cordero, née le à Torremocha, est une femme politique espagnole membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Née en Estrémadure et formée en droit à l'université complutense de Madrid, elle s'installe en à Guadalajara et devient gestionnaire de la Sécurité sociale.

Elle obtient son premier mandat électoral en , comme conseillère municipale de Guadalajara. Après les élections de , elle est nommée adjointe au maire. Elle entre en au gouvernement de Castille-La Manche en tant que conseillère au Travail. Élue aux Cortes en , elle est désignée conseillère au Tourisme, puis conseillère à la Justice en .

Elle quitte l'exécutif en pour prendre le poste de déléguée dans la province de Guadalajara. Elle postule en tête de liste aux élections municipales de à Guadalajara et subit un échec cuisant avec deux fois moins d'élus que le maire sortant, facilement reconduit.

À la suite des élections législatives de , elle est élue au Congrès des députés, où elle se spécialise dans le système des retraites. Proche de Pedro Sánchez, elle devient porte-parole adjointe du groupe socialiste en , puis secrétaire exécutive à la Sécurité sociale du PSOE trois ans plus tard. En , elle est exclue de la liste des candidats aux élections générales, une décision confirmée en .

En , Sánchez la choisit comme ministre du Travail, des Migrations et de la Sécurité sociale.

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Carmen Montón

Carmen Montón en 2018.

Carmen Montón Giménez, née le à Burjassot, est une femme politique espagnole membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Née dans la province de Valence, elle adhère au PSOE en et est élue au conseil municipal de Burjassot en . Elle fait cinq ans plus tard son entrée au Congrès des députés, où elle se spécialise sur les questions relatives à l'égalité. Elle est ainsi rapporteure de la loi sur le mariage homosexuel, sur l'identité de genre, et sur l'avortement. Elle obtient une réforme du règlement du Congrès autorisant le vote à distance, notamment pour les femmes enceintes.

À la suite des élections régionales de , elle est nommée conseillère à la Santé de la généralité valencienne. Elle rétablit l'universalité de l'accès à la santé, propose une loi sur le droit de mourir dans la dignité et rétablit le caractère public d'un hôpital privatisé vingt ans plus. Devenue en ministre de la Santé du gouvernement espagnol, elle rétablit là encore l'accès de tous à la santé publique et engage l'abrogation du ticket modérateur des médicaments pour les retraités.

Elle est contrainte à la démission trois mois après sa prise de fonction, à la suite de révélations sur les conditions douteuses d'obtention de son master en droit public. Elle s'éloigne quelques semaines du premier plan de la vie politique, et y fait son retour en .

Ana Mato

Ana Mato en 2012.

Ana Mato Adrover est une femme politique espagnole, membre du Parti populaire (PP), née le à Madrid.

Fille d'un militaire conservateur, elle étudie les sciences politiques à l'université complutense de Madrid, où elle rencontre le secrétaire général de l'Alliance populaire (AP) — dont elle est membre — Jorge Verstrynge. Elle devient en 1983 salariée de l'AP et épouse cette même année Jesús Sepúlveda, également engagé en politique.

En 1987, alors qu'elle est candidate aux élections régionales à Madrid, elle emménage à Valladolid pour travailler auprès de José María Aznar, d'abord pour sa campagne électorale puis comme directrice adjointe de son cabinet à la présidence de la Castille-et-León. Elle fait ainsi partie du « clan de Valladolid » avec d'autres proches d'Aznar.

Elle obtient son premier mandat électoral en 1991, comme députée à l'Assemblée de Madrid et entre deux ans plus tard au Congrès des députés. Elle se spécialise alors sur les questions relatives à la télévision publique et aux télécommunications. Très critique quant à la gestion de l'audiovisuel public, elle défend le recours à l'initiative privée pour l'introduction de la télévision par câble.

En 1996, elle est nommée par Aznar au comité exécutif du Parti populaire. Trois ans plus tard, celui-ci lui confie le poste de coordonnatrice de l'Action sectorielle. Elle est pressentie en 2000 comme ministre de la Santé, puis en 2003 en tant que ministre de la Science. Elle est finalement promue coordonnatrice de l'Organisation et joue un rôle-clé dans la transition entre José María Aznar et Mariano Rajoy.

Après les élections générales de 2004, elle estime que la génération ayant porté José María Aznar au pouvoir doit passer le relais. Elle quitte ses fonctions à la direction du PP et rejoint le Parlement européen, mais Mariano Rajoy la rappelle auprès de lui, d'abord comme candidate aux élections générales de 2008, puis il en fait la vice-secrétaire générale à l'Organisation du parti. Bien qu'elle soit sous l'autorité de la secrétaire générale María Dolores de Cospedal, sa nomination à ce poste stratégique est vue comme la marque de l'influence de Javier Arenas.

Elle assume la direction de la campagne des élections européennes de juin 2009, puis des élections municipales et régionales de mai 2011 qui offrent au Parti populaire une éclatante victoire. Elle est donc désignée directrice de la campagne des élections générales anticipées de novembre 2011, qui voient le PP revenir au pouvoir avec la majorité absolue dans les deux chambres. Un mois plus tard, Ana Mato entre au gouvernement comme ministre de la Santé.

Son action est marquée par de nombreuses réformes, destinées notamment à réduire les dépenses du système de santé publique. Elle supprime ainsi la carte de sécurité sociale des immigrés clandestins, institue des franchises pour les retraités et augmente celles des actifs ; elle supprime l'accès des couples lesbiens et femmes célibataires à la procréation médicalement assistée. En octobre 2014, sa gestion de la contamination d'une infirmière par le virus Ebola est extrêmement critiquée.

Elle est contrainte à la démission un mois plus tard, après avoir été renvoyée devant l'Audience nationale dans le cadre de l'affaire Gürtel, où son nom est apparu dès 2009, causant une polémique qui s'est répétée en 2011. Bien qu'elle ne soit mise en examen pour aucun délit, elle est accusée d'avoir reçu des cadeaux et participé à des voyages financés par l'argent de la corruption versé à Jesús Sepúlveda, dont elle est séparée de fait depuis 2000 et de droit depuis 2005. Ayant mis un terme à sa vie politique en 2015, elle est condamnée en 2018 à rembourser plus de 27 000 euros perçus illégalement de l'entrepreneur Francisco Correa dans ce cadre.

Meritxell Batet

Meritxell Batet.

Meritxell Batet Lamaña est une universitaire et femme d'État espagnole membre du Parti des socialistes de Catalogne (PSC), née le à Barcelone. Elle est présidente du Congrès des députés depuis le 21 mai 2019.

Issue d'un milieu modeste et ayant grandi dans un quartier populaire du nord de Barcelone, elle est diplômée en droit de l'université Pompeu Fabra, où elle enseigne le droit constitutionnel à partir de 2001. Entre 2005 et 2016, elle est mariée avec José María Lassalle, député du Parti populaire puis secrétaire d'État. Ils ont des filles jumelles.

Elle travaille entre 1996 et 2000 pour le premier secrétaire du PSC, dont elle n'est pas membre, Narcís Serra. Elle est investie en 2004 candidate aux élections générales dans la circonscription de Barcelone par le PSC. Elle y adhère finalement en 2008. Elle est co-rapporteure en 2009 de la loi de libéralisation des services qui provoque une importante grève des taxis.

En juillet 2014, le nouveau secrétaire général du PSOE Pedro Sánchez la nomme secrétaire aux Études et aux Programmes, bien qu'elle ait soutenu son rival lors des primaires, Eduardo Madina. Il la choisit en 2015 comme numéro deux sur sa liste dans la circonscription de Madrid pour les élections générales. L'année suivante, elle prend la tête de liste de Barcelone dans le cadre des élections anticipées. Lors du vote d'investiture de Mariano Rajoy, elle désobéit à la consigne du parti et vote contre au lieu de s'abstenir, ce qui lui vaut d'être relevée de ses fonctions au sein du groupe parlementaire. Appuyant Patxi López aux primaires socialistes de 2017, elle se voit confier de nouvelles responsabilités au sein du groupe socialiste par Sánchez, vainqueur du scrutin.

Elle est nommée ministre de la Politique territoriale et de la Fonction publique en juin 2018 après l'arrivée de Sánchez au pouvoir, avec pour objectif de rétablir le dialogue avec la généralité de Catalogne, huit mois après le référendum d'indépendance. Elle relance ainsi les instances de coopération bilatérale entre l'État et plusieurs communautés autonomes après plusieurs années d'inactivité. Elle ouvre également plus de 60 000 places de fonctionnaires au concours, dans un objectif de rajeunissement de la fonction publique, créant environ 3 000 nouveaux postes, et augmente les traitements des agents publics de plus de 2 %.

Fédéraliste convaincue, elle prend à plusieurs reprises position en faveur d'une solution politique au conflit indépendantiste catalan, regrettant le placement en détention provisoire de certains dirigeants de cette mouvance. En 2013, elle vote en faveur de la tenue d'un référendum légal d'autodétermination, conformément aux consignes de la direction de l'époque du PSC.

Au cours des élections générales de 2019, la liste qu'elle mène prend la première place dans la circonscription de Barcelone tandis que le PSC progresse significativement de manière générale. Elle est élue peu après présidente du Congrès des députés au second tour de scrutin.

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