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Portail:Cinéma africain

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Portail du cinéma africain
2 026 articles de Wikipédia sont actuellement consacrés au cinéma africain.

Présentation
Clap aux couleurs du drapeau pan-africain.

Ce portail présente la diversité du cinéma africain, comprenant la production cinématographique associée à l'Afrique et à ses régions (Afrique du Nord et Afrique subsaharienne).

Les cinémas africains sont relativement jeunes puisque les films que désignent généralement l'expression «cinémas africains» ont commencé à être produits à partir de la décolonisation et des indépendances (années 1950 et surtout 1960), même si une industrie du cinéma existe depuis le début du XXe siècle en Afrique du Sud et que des expériences locales ont été tentées en Tunisie et en Égypte dès les années 1920.

Le premier film d'Afrique subsaharienne tourné par un africain est Rasalama Maritiora, un documentaire sur Rafaravavy Rasalama, première martyre chrétienne Malgache réalisé en 1937 par Philippe Raberojo. Mais en ce qui concerne l'Afrique noire francophone, le pionnier est le Sénégalais (Béninois de naissance) Paulin Soumanou Vieyra, également premier historien des cinémas africains.

La production des pays anglophones est quantitativement la plus importante, essentiellement à travers l'Afrique du Sud et le Nigéria, et les «industries» en place ne sont pas dans la logique «cinéma d'auteur» des pays africains francophones, lesquels ont bénéficié de plus de reconnaissance au sein des réseaux du cinéma indépendant à travers le monde. Des cinémas lusophones apparaissent également et se développent en Angola, au Mozambique et en Guinée-Bissau, assez proche des cinémas d'Amérique latine et notamment de Cuba.

Lumière sur…

Djibril Diop Mambéty né le à Dakar et mort le à Paris 7e est un comédien, scénariste et réalisateur sénégalais.

Un peu moins connu que son compatriote Sembène Ousmane, il est cependant l'un des cinéastes africains les plus marquants de sa génération.

Fils d'un imam lébou, Mambéty est né en 1945 à Colobane, un quartier du sud-ouest de Dakar. Il est le frère aîné du compositeur et musicien Wasis Diop, et l'oncle de l'actrice et réalisatrice Mati Diop

Après des études de théâtre, il commence sa carrière comme acteur, au théâtre et dans plusieurs films sénégalais et italiens. Il crée le premier café-théâtre sénégalais à l'âge de dix-sept ans. Il fut durant un temps sociétaire du Théâtre National Daniel Sorano de Dakar. Le directeur du Centre culturel français de Dakar lui prête de l'équipement et un cadreur pour tourner ses premiers courts-métrages Contras' City et Badou Boy.

Son premier long métrage sera Touki-Bouki (ou Le Voyage de la hyène, 1972). Dans son second long-métrage, Hyènes (1992), qui traite de la vengeance d'une vieille femme humiliée, d'après La Visite de la vieille dame de Friedrich Dürrenmatt, il propose un film où le cadrage est de grande qualité. Mambety souhaitait réunir ces deux films dans une trilogie sur le pouvoir et la folie.

En 1995, Djibril Diop Mambéty entreprend une trilogie qu'il appelle Histoires de petites gens. Il n'en tournera que les deux premiers volets, Le Franc (1995) - qui obtient le Prix du meilleur court métrage, lors du 5e Festival du cinéma africain de Milan - et son dernier film, La Petite vendeuse de soleil (1998).

Il meurt d'un cancer du poumon le dans le 7e arrondissement de Paris où il était soigné.

Un film documentaire, Mambéty For Ever, lui est consacré en 2008.


Adam Bessa
Harka (2022) est une coproduction tunisienne écrite et réalisée par l’américano-égyptien Lotfy Nathan. Le film est inspiré de l'auto-immolation de Mohamed Bouazizi qui déclenche la révolution tunisienne et le printemps arabe entre 2010 et 2011.

Ali (Adam Bessa), un jeune homme vivant à Sidi Bouzid, gagne sa vie précaire en vendant de l'essence de contrebande dans les rues. Lorsque son père meurt soudainement, il cherche un travail plus stable pour soutenir sa famille. Dans une société en proie à la corruption, cependant, seules des opportunités illicites se présentent et Ali est confronté à une décision sur laquelle il n'y a peut-être pas de retour en arrière.

Le film est présenté en avant-première dans la section Un certain regard du Festival de Cannes 2022, au terme duquel l’acteur franco-tunisien Adam Bessa remporte le prix de la meilleure performance.

Biographie
Dingha Eystein Young

Eystein Young Dingha né le 21 janvier, 1992 est un acteur, scénariste et réalisateur camerounais. Il est connu pour son film The Planter's Plantation, lauréat de l’Écran d'Or lors de la 26e édition du festival Écrans Noirs en 2022. Il est le premier réalisateur camerounais à remporter ce prix au cours des 26 ans d'existence du festival. Il commence sa carrière comme acteur et décroche le premier rôle dans plusieurs productions. En 2021, il écrit le film Rêves cachés , réalisé par Ngang Romanus. Le film est proposé par le Cameroun pour l'Oscar du meilleur film international pour la 94e cérémonie des Oscars.

En 2022, il sort The Planter's Plantation, un film musical qu'il écrit et réalise avec à l'affiche les acteurs Nkem Owoh et Loveline Nimo dans les rôles principaux. Le film remporte l'Écran d'or, la plus haute distinction au festival Écrans noirs et est également nommé par le Cameroun pour l'Oscar du meilleur film international. Toujours en 2022, il réalise le documentaire Clando le bus de l'exil, consacré aux déplacés internes de la crise anglophone au Cameroun. Le court métrage peut être regardé gratuitement sur Arte.

Musique de film
Asmae El Moudir en 2024

La Mère de tous les mensonges est un film documentaire en langue arabe sorti en 2023, réalisé, écrit, produit et monté par Asmae El Moudir. Le film explore la quête de vérité de la réalisatrice dans ses origines familiales, combinant l'histoire personnelle et nationale marocaine—en particulier les émeutes de 1981 à Casablanca.

Le film a été présenté en première mondiale au Festival de Cannes 2023, où El Moudir a remporté le prix Un certain regard de la meilleure réalisatrice. C'était aussi le premier film marocain dans les 20 ans d'histoire du Festival International du Film de Marrakech à remporter l'Étoile d'Or, le prix le plus prestigieux du festival.

La musique présente dans le film est signée Nass El Ghiwane, un groupe musical marocain emblématique fondé dans les années 1970 à Casablanca, et que Martin Scorsese a surnommé les “Rolling Stones de l'Afrique”.

Selon les notes de presse, la musique de Nass El Ghiwane diffusée à la radio évoque des souvenirs puissants de l'enfance du réalisateur. Les notes ajoutent également :

« Leur répertoire puise dans le creuset de la culture et de la poésie marocaines, mais aussi dans des textes soufis issus des grandes figures religieuses de l'islam. Avec leurs paroles engageantes et poétiques, reflétant le malaise de la jeunesse marocaine de l'époque, et leurs rythmes puissants, joués avec des instruments traditionnels, ils ont révolutionné la musique marocaine et nord-africaine et ont laissé une empreinte indélébile sur le paysage culturel du pays. »

Le saviez-vous ?
Fatoumata Diawara en 2012
Fatoumata Diawara, la musicienne malienne de renommée mondiale est aussi actrice et est apparue dans plus d'une douzaine de films, y compris: La Genèse de Cheick Oumar Sissoko (1999); Sia, le rêve du python de Dani Kouyaté (2002); Timbuktu, d'Abderrahmane Sissako (2014) et Yao (2018) avec Omar Sy.

Selon un rapport de l'UNESCO de 2021, L’industrie du film en Afrique, il y a actuellement un total de 1 651 écrans sur le continent, ce qui signifie qu'il n'y a qu'un écran de cinéma pour 787 402 personnes.

Depuis son interdiction en 1988, le film Camp de Thiaroye, œuvre des réalisateurs sénégalais Ousmane Sembene et Thierno Faty Sow, n’avait jamais été diffusé en France, jusqu'à la 77e édition du Festival de Cannes en 2024. Le film aborde le massacre des tirailleurs sénégalais en 1944, où de retour de la Seconde Guerre mondiale, furent tués par des officiers français après avoir demandé leurs droits.

Omar Bongo, le deuxième président de Gabon (1967 – 2009) s'intéressaient directement au cinéma gabonais et a construit un cinéma de 400 places dans son palais présidentiel ainsi que fondé en 1975 le Centre National du Cinéma.

Khaby Lame la star sénégalo-italienne des réseaux sociaux et le tiktokeur le plus suivi au monde, s'apprête a débuter sa carrière d'acteur dans un film d’action comique intitulé 00Khaby où il interprétera un livreur de repas devenu espion pour les services secrets américains.

Citation
Amine Bouhafa
Amine Bouhafa

"Être compositeur est une leçon d’humilité… Nous servons le but du réalisateur. Le plus important, c'est le film. Il faut mettre de côté son ego de compositeur. D'une certaine manière, le réalisateur nous confie son bébé. C’est une relation basée sur la confiance et l’écoute. Écouter le réalisateur est fondamental dans le métier de compositeur."

Amine Bouhafa, compositeur de musique pour les films Timbuktu, Les filles d’Olfa, Tu mourras à vingt ans, et Sous les figuiers

Image
Girley Charlene Jazama, l'actrice namibienne du film L'Homme mesuré (2023), consacré au génocide des Héréros et des Namas.
Article sélectionné
écran d’or 2021

Écrans noirs est un festival de cinéma africain, fondé en 1997 par le réalisateur Bassek Ba Kobhio, qui se tient tous les ans à partir du mois d'Octobre à Yaoundé au Cameroun.

Organisé par l’association Écrans noirs, qui a comme objectif la diffusion des créations cinématographiques de six pays d’Afrique centrale (Cameroun, Gabon, Congo, République démocratique du Congo, République centrafricaine et Tchad), le festival se veut aussi un espace de réflexion sur le cinéma et organise des colloques, rassemblant des professionnels, qui débattent sur des thèmes concernant les conditions d'exercice et l'évolution de cet art sur le continent africain. Les organisateurs du festival proposent par ailleurs des résidences d’écriture pour les scénaristes.

La 28ème édition du festival Écrans Noirs se tiendra du 19 au 26 octobre 2024 à Yaoundé au Cameroun, avec une décentralisation dans différentes villes du pays. L'appel à soumissions de films pour 2024 est ouvert jusqu’au 31 juillet.

  • écran d’honneur : prix Charles Mensah (Hors compétition) décerné à un réalisateur, à un producteur, à un comédien ou à tout professionnel africain du cinéma, pour l’ensemble de sa carrière ;
  • écran d’or, décerné au meilleur long métrage de fiction en compétition ;
  • écran du court métrage, décerné au meilleur film de court métrage en compétition ;
  • écran du documentaire, décerné au meilleur film documentaire en compétition ;
  • écran du film étranger, décerné au meilleur film en compétition venu hors d’Afrique et qui traite obligatoirement de l’Afrique, a été tourné en grande partie en Afrique, ou comporte un casting significatif de comédiens africains ou noirs ;
  • écran de l’Afrique centrale, décerné au meilleur film de long métrage ou documentaire des pays CEEAC en compétition ;
  • écran de l’interprétation, décerné au meilleur comédien ou à la meilleure comédienne évoluant dans l’un des films en compétition.
Page en vedette à l'écran
Nabil Ayouch

Les Chevaux de Dieu (2012) est un film marocain réalisé par Nabil Ayouch. Le film est inspiré d'un roman de Mahi Binebine, Les Étoiles de Sidi Moumen, qui évoque un fait divers authentique: le soir du 16 mai 2003, cinq attentats-suicides ensanglantèrent la ville de Casablanca, causant la mort de 45 personnes, parmi lesquelles la plupart des kamikazes, des jeunes garçons d'un quartier défavorisé de Casablanca, Sidi Moumen.

Le livre a remporté en 2010 le Prix du Roman arabe ainsi que le Prix littéraire de la Mamounia. Selon l'écrivain, avant même que le livre soit livré à l'éditeur, une brève mention dans TelQuel a attiré l'attention d'Ayouch: “J’ai immédiatement reçu un appel de Nabil qui me disait qu’il voulait ce livre. Le manuscrit n’avait même pas encore été envoyé à l'éditeur! Je lui en ai envoyé un version brute et deux jours plus tard il m’a demandé les droits”.

Le film a reçu une multitude de récompenses, dont le Prix du meilleur scénario au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Il est a aussi été sélectionné pour représenter le Maroc aux Oscars du cinéma 2014 dans la catégorie meilleur film en langue étrangère.

Remarquable
Cyrielle Raingou, lauréate de la Mention spéciale du jury 27è Edition Écrans noirs pour le Le Spectre de Boko

Du 19 au 26 octobre, le festival de cinéma Écrans noirs à Yaoundé, au Cameroun, ouvre ses portes. 139 films, séries et web-séries ont été sélectionnées. Parmi les cinéastes dont les films sont projetés on trouve les Camerounais Enah Johnscott qui est en lice pour l’Ecran d’or avec son long métrage Half Heaven; Achille Brice avec Smiling Masks avec la vedette de Nollywood, Alexx Ekubo; et Claye Edou avec l’animation Le mystère de Waza.

Nina Mélo, vedette de Black Tea, film de clôture de Africa Film Week 2024.

La Royal African Society organise son festival annuel Film Africa à Londres du 25 octobre au 3 novembre. Le documentaire primé de Mati Diop, Dahomey, et Black Tea, un drame romantique d'Abderrahmane Sissako, ouvriront et clôtureront respectivement le festival. Film Africa 2024 présentera également une sélection de longs métrages, de documentaires et de courts métrages, et décernera le Baobab Award du Meilleur Court Métrage ainsi que le Prix du Public pour le Meilleur Long Métrage.

Naima Lamcharki, (née le 11 juillet 1943), l'une des actrices les plus connues du Maroc dont la carrière a couvert le cinéma, la télévision et le théâtre, est décédée le 5 octobre. Parmi ses performances les plus reconnues figure celle dans À la recherche du mari de ma femme (1993), pour lequel elle a remporté le prix de la Meilleure Actrice au Festival National du Film en 2001. Le film, un succès au box-office lors de sa sortie en salles, a atteint un statut culte dans la filmographie marocaine.

Le film On Becoming a Guinea Fowl (2024) de la Britannique zambienne Rungano Nyoni a remporte l'Œil d'Or du meilleur long métrage au 20e Festival du Film de Zurich le 12 octobre. Suite au premier long métrage acclamé de Nyoni, I Am Not A Witch (2017), le film est une comédie dramatique familiale sur les abus sexuels, se déroulant à Lusaka, en Zambie.

Les journées du CANEX WKND 2024, se deroule du 16 au 19 octobre à Alger. Organisé par la Banque africaine d’Import-Export (Afreximbank), la Commission de l’Union africaine (CUA) et le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), l’événement est dédié aux industries créatives et culturelles africaines, et vise à encourager les talents algériens et africains dans des domaines variés tels que le cinéma, la musique, ou la mode. Parmi les activités consacrées au cinéma, une série de films sera projetée au Théâtre national algérien.

Anniversaires
Thomas Ngijol en 2014
Thomas Ngijol, né le 30 octobre 1978, est un humoriste, acteur et réalisateur Franco-camerounais. Il s'est d'abord fait connaître en tant qu'humoriste dans les années 2000, en se produisant en stand-up ainsi que dans des émissions télévisées ou es sketches les plus connus sont Un Superman noir !, Les jeux olympiques d'hiver ?, et Mon retour du Cameroun ! En 2010, il passe au cinéma en co-écrivant et co-réalisant son premier film avec Fabrice Éboué, intitulé Case départ, une comédie populaire sur l'esclavage, thème rarement traité ainsi dans le cinéma français et qui connaît un grand succès. En 2014 il dévoile deux films: Le Crocodile du Botswanga, sa seconde collaboration avec Fabrice Éboué, et la comédie Fastlife, une satire du milieu sportif qui est son premier film en tant qu'unique scénariste, réalisateur et tête d'affiche.

Thandiwe Newton, née le 6 novembre 1972, est une actrice britannique d'origine zimbabwéenne. Principalement connue pour ses rôles dans des films et des séries télévisées hollywoodiens tels que Collision, Star Wars, Urgences, et Westworld, la filmographie africaine de Newton comprend Half of a Yellow Sun (L'Autre Moitié du Soleil), un drame anglo-nigérian de 2013 réalisé par Biyi Bandele et basé sur le roman éponyme de Chimamanda Ngozi Adichie. Elle a également été productrice exécutive du film documentaire animé et en prises de vues réelles Liyana (2018), qui raconte l'histoire de cinq enfants orphelins au Swaziland créant un conte original sur une fille nommée Liyana. Le film a reçu de nombreux prix, notamment le prix du Meilleur documentaire au Festival de Los Angeles.

Oulaya Amamra en 2024

Oulaya Amamra, née le 12 novembre, est une actrice française d’origine marocaine, de par sa mère et algérienne de par son père. En 2017, elle reçoit le César du meilleur espoir féminine pour Divines, réalisé par sa sœur, Houda Benyamina, une histoire urbaine sur le passage à l'âge adulte de deux amis, Maimouna et Dounia, qui rêvent de faire fortune. Le film a gagné la Palme d'Or à Cannes. Parmi ses rôles les plus récents figure celui dans le deuxième long métrage de Benyamina, Toutes pour une (2025), où Amamra fait à nouveau équipe avec sa co-star de Divines, Déborah Lukumuena, pour interpréter l'un des trois mousquetaires déguisés en hommes dans la France de 1625.

Dhafer El Abidine, né le 26 novembre 1972 à Tunis, est un acteur et réalisateur tunisien. Il a longtemps travaillé dans des productions européennes (Engrenages), américaines (Sex and the City 2), ainsi que dans des productions arabes tout aussi notables, notamment en Égypte et en Tunisie (Les Secrets de Raja Amari). Il devient connu auprès du public Tunisien grâce à son rôle de Mohamed Ali Néji (Dali), dans le feuilleton tunisien à succès Maktoub (2008-14) et qui démarre sa carrière dans le monde arabe. Il réalise actuellement son troisième film, Sofia, un drame familial tuniso-britannique avec Hiba Abouk et Jessica Brown Findlay. Il fera ensuite son retour sur grand écran dans Kundalini, aux côtés de Menna Shalaby, dans une adaptation du roman du même nom de Mirna El Helbawi.

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