Portail:Cinéma latino-américain


Le cinéma latino-américain est le nom donné à toutes les productions cinématographiques réalisées par des artistes, des producteurs et des techniciens latino-américains, c'est-à-dire des artistes du continent américain principalement de langue espagnole, mais également en langue portugaise (Brésil) ainsi que française et créole (Haïti, Guyane, Guadeloupe, Martinique…).
Le cinéma est arrivé en Amérique latine en 1896, après la première projection des frères Lumière en 1895 à Paris. À partir de ce moment, les équipements de tournage, de projection et professionnels sont arrivés, favorisant le début du développement des productions dans cette région. Il est né avec un processus d'expansion de l'industrie et de la technologie, et avec le principal soutien du pouvoir économique et politique, il a commencé à s'installer dans la plupart des pays du monde.
Peu à peu, une puissante industrie culturelle et communicationnelle s'est développée, qui a servi à nourrir l'activité cinématographique et à transnationaliser les modèles de production et d'utilisation qui ont été rapidement appliqués à l'Amérique latine/
Soy Cuba (Я — Куба, Ya - Kuba) est un film dramatique soviéto-cubain à sketches réalisé par Mikhaïl Kalatozov et sorti en 1964. Il est tourné peu après la victoire de la révolution cubaine, l'instauration du régime socialiste à Cuba et l'établissement de relations soviéto-cubaines privilégiées.
Le scénario est écrit par le poète soviétique Ievgueni Ievtouchenko et l'écrivain cubain Enrique Pineda Barnet. Ievtouchenko s'est rendu plusieurs fois à Cuba et a consacré un cycle de poèmes à la transformation révolutionnaire. Il contient des références et des allusions non seulement aux premières œuvres de Kalatozov et du cinéma d'avant-garde soviétique portant sur des thèmes révolutionnaires, mais aussi celles du cinéma occidental telles que La dolce vita (1960) de Federico Fellini, Spartacus (1960) de Stanley Kubrick ou El otro Cristóbal (1963) d'Armand Gatti.
Le film est tourné de 1963 à 1964 avec une aide considérable des autorités soviétiques et cubaines, pendant l'un des épisodes les plus intenses de la guerre froide : la crise des missiles de Cuba et le blocus américain de l'île qui entraîne une situation économique délicate dans le pays. Au cours des mois de préparation et pendant le tournage, des spécialistes soviétiques ont formé les cinéastes cubains à acquérir un savoir-faire professionnel. Des figures éminentes de l'art cubain ont participé au film. Des centaines de figurants ont participé à certaines scènes de foule. La distribution est majoritairement semi-professionnelle, à l'exception de quelques interprètes expérimentés comme Jean Bouise ou Sergio Corrieri, et les marins américains du film sont interprétés par des Européens.
Avec une intrigue clairement propagandiste et un parti pris anti-américain, le film se distingue par un grand professionnalisme technique, qui est principalement attribué aux innovations du chef opérateur Sergueï Ouroussevski et de son équipe. Lorsque le film sort en 1964, il est froidement accueilli par la critique et le public, tant soviétique que cubain. On lui reproche surtout sa faiblesse scénaristique, son manque de conviction dramaturgique, ses personnages et ses dialogues stéréotypés, son pathos excessif et son désir outrancier d'expérimentation. Il a été vu par 5,3 millions de spectateurs au cours de son année d'exploitation au box-office soviétique, et s'est classé à l'avant-dernière place (39e) parmi les films nationaux. Pourtant, malgré les accusations de formalisme, de nombreux critiques du film ont noté ses qualités visuelles et stylistiques exceptionnelles. Il a remporté le Grand Prix lors du VIe Congrès de l'Union internationale des associations techniques cinématographiques (UNIATEC) à Milan.

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