Port autonome d'Abidjan

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Port autonome d'Abidjan
Un quai du port autonome d'Abidjan en mai 2009.
Un quai du port autonome d'Abidjan en mai 2009.
Présentation
Type Port de commerce
Construction
Statut Port autonome
Tirant d'eau 11,50 mètres
Trafic en diminution 21 millions de tonnes (2013)[1]
Activités marchandise, hydrocarbure.
Géographie
Coordonnées 5° 17′ 01″ N 4° 01′ 04″ O / 5.2836, -4.01785° 17′ 01″ Nord 4° 01′ 04″ Ouest / 5.2836, -4.0178  
Pays Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Commune Abidjan (Port-Bouët et Treichville)
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Côte d'Ivoire

(Voir situation sur carte : Côte d'Ivoire)
Port autonome d'Abidjan

Géolocalisation sur la carte : Abidjan

(Voir situation sur carte : Abidjan)
Port autonome d'Abidjan

Le Port autonome d'Abidjan est un établissement public de l'État ivoirien, qui exerce conjointement des missions de service public administratif et des missions de service public à caractère industriel et commercial. Il est géré comme un établissement public à caractère industriel et commercial et est chargé d'exploiter, de gérer et de promouvoir les installations portuaires d'Abidjan à Treichville.

Situé sur les côtes de Treichville (Abidjan sud) en Côte d'Ivoire, il est le plus important port d'Afrique de l'Ouest et le deuxième de toute l'Afrique après celui de Durban, et devant le Port de Lagos et le Port autonome de Dakar. Un port en transbordement et à conteneurs. Grâce au canal de Vridi d'une profondeur de 15 mètres, les bateaux à grand tirant d'eau peuvent accoster dans un port en eau profonde[2]. Le Directeur Général du PAA est Hien Sié. Le port déclaré sûr et conforme au code ISPS possède des équipements modernes. Il abrite différents activités et services, des usines, des sites de raffinage liés à des entreprises du domaine...

Son trafic contribue à 90 % des recettes douanières du pays et à 60 % du revenu de l'État. 65 % des unités industrielles du pays exercent sur le port, représentant un effectif de 50 000 personnes sur le site. 70 % du PIB ivoirien passe par le port[3]. Ici transitent 70 % des échanges extérieurs des pays de l'hinterland (Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad, Guinée Conakry...). Pour la région c'est un véritable outil de coopération et d'intégration.

On y trouve de grands groupes mondiaux. Les entreprises leaders sont SDV-SAGA (qui emploie plus de 4000 personnes), SETV Société d'Exploitation du Terminal de Vridi, Sitarail et SIMAT.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Contexte[modifier | modifier le code]

Piroguiers Abidjanais

Dès le XVe siècle, le littoral ivoirien était un centre d’importants échanges commerciaux. Pendant très longtemps, tout le trafic maritime de la Côte d'Ivoire s’est effectué au moyen de rades foraines situées aux débouchés en mer, des lagunes :

En 1897 est envisagée la construction de wharfs. Le premier wharf est construit à Grand-Bassam en 1897, puis un second wharf plus long et plus large, en raison de l’augmentation du trafic, est mis en service en 1923. Ensuite un troisième wharf est construit à Port-Bouët en 1931. Enfin, en 1951 est mis en service un Wharf à Sassandra.

La naissance du port[modifier | modifier le code]

Logotype de la société du port autonome d'Abidjan.

La création d’un véritable port en eau profonde étant devenue indispensable, en raison de la croissance rapide du volume des échanges et de la nécessité de manutentionner des charges unitaires indivisibles de plus en plus lourdes, dès 1892 sont entreprises les études nécessaires à la détermination d'un site précis susceptible d’accueillir les futures infrastructures. C'est ainsi que Grand-Lahou, Grand-Bassam, Sassandra et Bingerville furent étudiés.

En 1898, une mission française est envoyée en Côte d'Ivoire (avec le Capitaine Houdaille, le Capitaine Thomas, le capitaine Crosson-Duplessis...) en vue de la future création d'un chemin de fer et d'un port. L'existence du Canyon est prise en compte (autrefois appelé trou sans fond). Cette mission met notamment en évidence le fait que le plus court chemin entre Bamako et l’Océan Atlantique passe par Abidjan et non par Dakar (comme on l’imaginait jusque-là) Elle relève également divers autres facteurs techniques, géographiques et économiques favorables et propose formellement Abidjan pour accueillir le port et constituer ainsi la tête de ligne du chemin de fer qui sera baptisé «Abidjan-Niger» (RAN).

De prime abord, le choix se porte sur le site de Port-Bouët mais dès le commencement de la construction (1906-1907) on s'aperçoit que les ouvrages de protection du débouché en mer et les appointements annexes sont engloutis par de vastes effondrements, vers le canyon. En 1935 on décide donc de construire le Canal de Vridi (projet établit par l'ingénieur Roger Pelnard Considère après essais sur modèle réduit, au laboratoire de Delft (Pays-Bas) - le projet est soutenue par Wattier). La construction est confiée à l'Entreprise de construction du Port d’Abidjan (CPA) dès 1938. Ces travaux terminent en 1950 mettant enfin en communication la Lagune Ébrié avec la mer grâce à un canal de 2700 m de long sur 370 m de large avec une profondeur de 13,50 m (le 23 juillet 1950).

Le 5 février 1951 le Port d’Abidjan est officiellement inauguré par le Président de l'Assemblée Territoriale Ouest Africaine l'ivoirien Victor Capri Djédjé et le Ministre de la France d'Outre-Mer François Mitterrand en présence de l'honorable médecin et chef du village de N'Gokro Félix Houphouët-Boigny.

Ouverture sur le monde[modifier | modifier le code]

Le volume de marchandises qui circulent par le PAA est supérieur à 20 millions de tonnes. Le PAA n'est devancé que par celui de Durban sur le continent.

Avec la résolution de la crise, le Port veut s'inscrire dans la dynamique de réconciliation et de Relance économique. Le PAA est aussi un outil de développement de l'industrie de transformation, véritable enjeu de l'économie ivoirienne. Le PAA est le premier producteur de thon en conserve d'Afrique, le port abrite en son sein des entreprises transformatrices. Le groupe OMKA gère deux d'entre elles : Scodi et Pêche&Froid.

Les futures installations[modifier | modifier le code]

Travaux[modifier | modifier le code]

Cette dynamique essentielle pour l'économie du pays permet d'engager des futurs travaux :

  • L'élargissement de la passe d'entrée du canal de Vridi permettra l'entrée de navires de 300 mètres de long, 24h/24 et à toute condition de marée.
  • Constructions de plusieurs infrastructures importantes :
    • Ouvrages de franchissement
    • Plateformes logistiques
    • Nouveaux entrepôts et terminaux
  • Création de zone franche industrielle et commerciale

Les Projets des entreprises[modifier | modifier le code]

  • SDV-SAGA : il assure le transit maritime et aérien, le groupage ferroviaire et routier, la manutention, l'entreposage etc. SDV-SAGA manutention a géré 5 830 000 tonnes de marchandises en 2006
  • SETV : terminal à conteneur du PAA, Bolloré à prévu d'y investir 15 millions d'euros pour l'année 2007-2008. Equipé de 5 quais pourvus de 04 portiques de quai, de 02 grues mobiles et de 08 Rtg (portiques de parc); le terminal de Vridi gère un trafic de 440 000 teus en 2006
  • Sitarail : il exploite la ligne de chemin de fer qui relie la Côte d'Ivoire au Burkina Faso. Un vecteur de désenclavement essentiel pour les voisins de la sous région : 1 million de tonnes de marchandises ont ainsi convoyées en 2006.

Objectifs[modifier | modifier le code]

L'objectif fixé auparavant par les autorités portuaires à l'horizon 2010 est que le port traite 25 millions de tonnes de marchandises, et s'imposer comme le Rotterdam africain[4]. Si cet objectif est en passe d'être atteint prochainement, après que l'année 2012 eu permis de traiter 22 millions de tonnes de marchandises, de vastes travaux impliquant la construction d'un second terminal conteneur et l'approfondissement du tirant d'eau de 11,50 mètres à 16 mètres vont permettre d'augmenter la capacité du port, et ont aussi pour objectif d'attirer de plus gros navires[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le port d'Abidjan voit son trafic baisser - Ferloo.com.
  2. Le port d'Abidjan
  3. (fr) Ministère de l'économie et des finances de Côte d'Ivoire
  4. (fr) Discours de Marcel Gossio

Lien externe[modifier | modifier le code]