Port-Blanc (Penvénan)

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Port-Blanc
Pors Gwenn
Port-Blanc (Penvénan)
Rocher de la Sentinelle
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Tréguier
Commune Penvénan
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 09″ nord, 3° 18′ 56″ ouest
Localisation

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Port-Blanc est un village breton rattaché à la commune de Penvénan dans les Côtes-d'Armor, dans le pays historique du Trégor. C'est la station balnéaire de Penvénan.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Port-Blanc (Pors Gwen en breton) était jadis un havre pour marins. Les moines de Grande-Bretagne y trouvèrent aussi refuge pour ensuite s'installer à l'intérieur des terres. Port-Blanc pourrait désigner l'endroit où a séjourné la petite Gwen, Gwenan, la fille de Judaël).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La commune de Penvénan possède plusieurs menhirs.

La légende de l'invasion anglaise manquée[modifier | modifier le code]

Anatole Le Braz a raconté cette légende, qui repose probablement sur un fond de vérité historique, probablement une invasion anglaise pendant la Guerre de succession de Bretagne :

« C'était (...) dans le temps que les forbans d'Outre-Manche , les Saozons exécrés, écumaient à tout propos les eaux armoricaines. Et donc, une nuit, profitant de ce que le ciel était chargé de nuages, ils s'introduisirent furtivement dans la baie, avec l'espoir de surprendre à la faveur des ténèbres les habitants endormis. Mais Notre-Dame du Port-Blanc veillait. À la minute précise où ils s'apprêtaient à débarquer, une lune resplendissante, survie à l'improviste, leur montra le muretin qui entourait le courtil de la chapelle entièrement garni d'hommes en armes dont ils pouvaient voir se découper au-dessus de la crête les ombres mouvantes et menaçantes (...). Ils n'eurent qu'un souci, celui de déguerpir au plus vite. (...) On raconta le lendemain dans le village que Notre-Dame du Port-Blanc avait métamorphosé en soldats les fougères arborescentes qui foisonnant alors sur son tertre.[1]. »

Shakespeare a évoqué Port-Blanc dans sa pièce Richard II ; il a écrit : « Port-le-Blanc, a bay in Brittany ! ».

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le front de mer du Port-Blanc se caractérise par une architecture de défense militaire et portuaire [2] datant du XVIIIe siècle jusqu'au début du XXe siècle qui s'est associée à l'architecture vernaculaire et balnéaire du XXe siècle et du début du XXe siècle. L'ancienne maison d'Anatole Le Braz où l'écrivain séjourna entre 1898 et 1924 est représentative de ce type d'habitat traditionnel néo-breton. La digue-promenade et le mur-digue militaire de l'organisation Todt (Seconde Guerre mondiale) offrent deux types d'architecture, l'une en béton et l'autre en moellons de granite pour défier les assauts de la mer. L'ancienne poudrière et l'oratoire de la Sentinelle correspondent à des ré-utilisations d'architecture de défense, de même que la nouvelle cale à proximité du blockhaus.

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux sites pittoresques, comme la chapelle Notre-Dame de Port-Blanc [3] qui date du XVIe siècle, avec les vestiges de sa tour de garde du XIIe siècle et le manoir de Kerpeulven [4], inscrit au titre des Monuments historiques. Plusieurs mégalithes sont également visibles, parmi lesquelles les menhirs de Kerbelven et le menhir de Kervéniou et les sépultures néolithiques de Roch-Las-en-Port-Blanc.

Sur le littoral de Port-Blanc, on trouve de nombreux îlots et ses paysages sauvages, comme l'île des Femmes, l'île du Château-Neuf et l'île Saint-Gildas. Un sentier des Douaniers rejoint Port-Blanc à Buguélès, et permet de découvrir la côte des Ajoncs et de suivre de petits circuits balisés qui mènent aux différents calvaires et chapelles.

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Parmi les personnages célèbres à l'histoire entremêlée au Port-Blanc, on trouve notamment Anatole Le Braz dont l'ouvrage célèbre La légende de la mort en Basse-Bretagne évoque à plusieurs reprises le Port-Blanc et ses alentours. Il reçut vraisemblablement dans sa demeure au Port-Blanc Ernest Renan, auteur en 1882 de la célèbre conférence à la Sorbonne « Qu'est-ce qu'une Nation ? ». Theodore Botrel habita également le Port-Blanc.


Notes et références[modifier | modifier le code]