Porfirio Lobo

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Porfirio Lobo Sosa
Image illustrative de l'article Porfirio Lobo
Fonctions
35e président de la République du Honduras

(4 ans)
Élection
Vice-président María Antonieta Guillén Vásquez de Bográn
Prédécesseur Roberto Micheletti Baín (de facto)
Manuel Zelaya Rosales
Successeur Juan Orlando Hernández
Président du Congrès national du Honduras
Prédécesseur Rafael Pineda Ponce
Successeur Roberto Micheletti
Biographie
Nom de naissance Porfirio Lobo Sosa
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Trujillo (Honduras)
Nationalité hondurienne
Parti politique Parti national du Honduras
Diplômé de Université de Miami
Université Patrice-Lumumba (Moscou)
Profession Exploitant agricole
Religion Catholicisme

Porfirio Lobo
Présidents de la République du Honduras

Porfirio « Pepe » Lobo Sosa, né le à Trujillo, est un homme d'État hondurien, président de la République du au . Membre du Parti national (droite), il a été élu le , plusieurs mois après le déclenchement d'une grave crise politique et le coup d'État du 28 juin 2009.

Pepe Lobo n'a été reconnu explicitement ni par l'Union européenne, ni par le Mercosur ainsi que la plupart des pays d'Amérique latine. Les États-Unis, Panama et la Colombie ont reconnu le nouveau président tandis que d'autres pays tels le Venezuela contestent la légitimité du scrutin[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Élu député du Congrès national sur les listes du Parti national depuis 1990, il est président de celui-ci entre 2002 et 2006. Il est arrivé deuxième lors de l'élection présidentielle de 2005 qui vit la victoire de Manuel Zelaya (Parti libéral), remportant 46 % des votes.

Président de la République[modifier | modifier le code]

Il a soutenu le coup d'État contre Zelaya en juin 2009, et le remplacement par le Parlement du chef d'État élu par Roberto Micheletti (Parti libéral). Candidat du Parti national à l'élection présidentielle du , il l'emporte face à Elvin Santos (Parti libéral), avec 55 % des suffrages[2]. Cette élection était teintée d'une forte abstention, environ 55 %, mais l'abstention était aussi forte lors des précédentes élections présidentielles, quand Zelaya avait battu Lobo[3]. Elle n'a pas été reconnue par le Mercosur[réf. souhaitée] et son organisation a été contestée[4][réf. insuffisante], bien que soutenue par l'administration Obama.

Le , il signe un accord avec le président de la république dominicaine Lionel Fernandez pour autoriser l'ancien président déchu Manuel Zelaya à revenir au Honduras. En échange, Lionel Fernandez a invité tous les pays d'Amérique du Sud à reconnaître le gouvernement de Porfirio Lobo[5]. Le retour de Zelaya a lieu 17 mois plus tard, le . L'expulsion manu militari de Zelaya en juin 2009 soutenue par les États-Unis avait provoqué l'isolement géopolitique du Honduras dans la zone OEA[6].

En , il ne participe pas au sommet Union européenne-Amérique latine, plusieurs pays de la zone LATAM menaçant de boycotter l'événement si il s'y présentait. En , suite à sa visite officielle en république dominicaine, le président argentin Nestor Kirchner annula sa visite dans ce même pays pour affirmer son opposition à Pepe Lobo[7]. Porfirio Lobo est reçu par le président Barack Obama à la Maison blanche le [8].

Homicides au Honduras
Années Homicides
2005 2,417
2006 3,118
2007 3,588
2008 4,473
2009 4,996
2010 6,236
2011 7,104
2012 7,172
Note: les homicides durant la gouvernance de Porfirio Lobo sont en rouge[9],[10].

En , un engin explosif est projeté dans la propriété de Porfirio Lobo où il se trouvait avec sa femme et ses 3 enfants, ne blessant personne[11].

La présidence de Porfirio Lobo n'a pas permis de mettre un terme aux problèmes de violence que connaît le pays, où le taux d'homicides reste en 2013 le plus élevé au monde[12].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En , Fabio Lobo, le fils de Porforio Lobo, est accusé par la justice américaine de trafic de cocaïne du Honduras vers les États-Unis sur la période de 2009-2014 (période de présidence de son père) et risque une peine de prison ad vitam æternam[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Bèle, Pepe Lobo accède à la présidence du Honduras, Le Figaro, 27 janvier 2010
  2. (en) Roy Carroll, « Honduras elects Porfirio Lobo as new president », sur Theguardian.com,‎
  3. Voting to move onwards and upwards, the economist, 5-11 décembre 2009, p. 16 et 43-44.
  4. Poursuite des agitations au Honduras, communiqué de la présidence du Conseil de l'Union européenne du 28 novembre 2009
  5. « Le président Lobo signe un sauf-conduit pour Manuel Zelaya », sur Rfi.fr,‎
  6. Patrice Gouy, « Retour triomphal de Manuel Zelaya au Honduras », sur Rfi.fr,‎
  7. (en) Marc Lacey, « Latin America still divided over coup in Honduras », sur Nytimes.com
  8. (en) « Statement by the Press Secretary on the Visit of President Porfirio Lobo of Honduras », sur Whitehouse.gov,‎
  9. (es) « Aumenta la violencia en Honduras: en 2010 hubo 6.236 homicidios », sur americaeconomia.com,‎
  10. (es) « Honduras: más de veinte mil homocidios en tres años », sur Cosecha Roja, red de periodistas judiciales de latinoamérica
  11. (en) « Porfirio Lobo, Honduran President, And Family Unharmed After Device's Explosion Outside Home », sur Huffingtonpost.com
  12. Patrice Gouy, « Le Honduras bat les records de criminalité », sur Rfi.fr,‎
  13. (en) Tracy Connor, « Ex-Honduran President Porfirio Lobo's Son Charged in Drug Scheme », sur Nbcnews.com,‎