Pont du Diable (Céret)

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Pont du Diable
Le pont du Diable (à Céret).
Le pont du Diable (à Céret).
Géographie
Pays France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Commune Céret
Coordonnées géographiques 42° 29′ 43″ N, 2° 44′ 39″ E
Fonction
Franchit Tech
Caractéristiques techniques
Type arc
Largeur 4 m
Hauteur 22,30 m
Matériau(x) Pierre
Construction
Construction XIVe siècle
Historique
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)

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Pont du Diable

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Pont du Diable

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Pont du Diable

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Pont du Diable

Le pont du Diable ou Vieux Pont de Céret est un pont de pierre à arche unique datant du XIVe siècle. Il se trouve dans la ville de Céret dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon dans le sud de France. Il franchit le Tech.
Le pont a une portée de 45,45 m, une des plus grandes portées d'une arche de pierre au Moyen Âge. La hauteur au sommet de l'arche est de 22,30 m. Le pont a été construit de 1321 à 1341 et en partie reconstruit au XVIIIe siècle[1].

Selon la légende, la construction du pont aurait été entravée par le Diable.

Histoire[modifier | modifier le code]

Voie de circulation.

Le pont est daté du début du XIVe siècle. Sa construction dure de 1321 à 1341, sur les fonds de la ville de Céret aidée des villages alentour. Le pont subit diverses réparations entre 1718 et 1762. En 1718 la culée sud est réparée, de 1735 à 1741 le pavage est refait, les fissures sont scellées, les murs de tête sont relevés. De nouveaux contreforts sont construits. En 1750, les murs de soutènements de l'avenue du pont sont refaits sur la rive gauche. En 1762, c'est le tour de ceux de la rive droite[2].

En 1793, le pont manque d'être détruit par le général Dagobert qui souhaite couper la route à l'armée espagnole, mais est sauvé in extremis grâce à l'intervention du conventionnel Joseph Cassanyes[3],[4].

Le pont est classé monument historique depuis 1840[5].

Georges Sorel, alors ingénieur des ponts et chaussées à Perpignan, lui a dédié une longue étude historique et esthétique intitulée « Note sur le vieux pont de Céret », dans le bulletin de la Société agricole, scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales, vol. XXXII, 1891.

Le , une artiste australienne, Jodi Rose, se marie avec le pont du Diable[6].

Record[modifier | modifier le code]

Le pont du Diable détient le record mondial de la plus longue arche en pierre de 1341 à 1356. Il est ensuite détrôné par le pont Scaliger (Italie)[4].

Légende[modifier | modifier le code]

Bien qu'habituellement désigné simplement sous le nom de pont de Céret tout au long de son histoire, le nom de pont du Diable est mentionné par divers auteurs au XIXe siècle.

Victor Dujardin, homme du nord devenu Cérétan d'adoption, mentionne dans son Voyage aux Pyrénées : Souvenirs du Midi par un homme du Nord ; Le Roussillon (1890) le nom et la légende du pont du Diable[7] :

« Le pont de Céret s'est nommé aussi, dit-on, le pont du Diable. - Lors de sa construction, il aurait été plusieurs fois renversé par Satan qui, la nuit, enlevait la pierre principale d'une pile. Cette légende est à peu près effacée dans la mémoire des populations. »

Le pont du Diable de Céret vers 1830.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le pont du Diable en 1853.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Gil Graff, Céret noir, Perpignan, Mare nostrum, coll. « Les polars catalans », , 143 p. (ISBN 978-2-36391-001-1) : l'histoire débute sous le pont du Diable de Céret.

Peinture[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Salsas, La construction du pont de Céret en MCCCXXI, Céret, L. Lamiot, , 16 p. (lire en ligne)
  2. « Paroisse de Céret »
  3. Pierre Cantaloube, Céret et les ponts du Tech, Saint-Estève (Pyrénées-Orientales), Les Presses Littéraires, coll. « Le Tech et ses franchissements », , 2e éd., 340 p. (ISBN 2-35073-009-3, notice BnF no FRBNF39988932)
  4. a et b Fabricio Cárdenas, 66 petites histoires du Pays Catalan, Perpignan, Ultima Necat, coll. « Les vieux papiers », , 141 p. (ISBN 978-2-36771-006-8, notice BnF no FRBNF43886275)
  5. Notice no PA00103991, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. L'Indépendant, Insolite : Jodi s'est mariée avec le pont du Diable, 28 juin 2013
  7. Victor Dujardin, Voyage aux Pyrénées : Souvenirs du Midi par un homme du Nord ; Le Roussillon, Céret, Lamiot, , 571 p., p. 91