Pont Tibère

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Pont Tibère
Image illustrative de l’article Pont Tibère
Géographie
Pays France
Région Occitanie
Département Gard
Commune Sommières
Coordonnées géographiques 43° 46′ 56″ N, 4° 05′ 20″ E
Fonction
Franchit le Vidourle
Fonction Pont routier
Caractéristiques techniques
Type Pont en arc
Matériau(x) pierre
Construction
Construction Ier siècle (époque Julio-Claudienne)

Le pont Tibère ou pont romain de Sommières est un pont romain dont la construction est traditionnellement attribuée à l'empereur Tibère, au cours du Ier siècle[1].

Le pont Tibère franchit le Vidourle, fleuve côtier des Cévennes, au  niveau de la ville de Sommières, dans le département français du Gard, en région Occitanie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le pont fut construit probablement entre le Ier siècle av. J.-C. et le Ier siècle ap. J.-C. sur le tracé de la via Luteva[2] qui reliait Nîmes à Toulouse par Lodève pour franchir le fleuve Vidourle, déjà traversé plus au sud par la Voie Domitienne au niveau du pont d'Ambrussum (dit également pont Ambroix). Aucun élément sur la date ou l'origine de sa construction n'est connu, faute de documents écrits de cette époque. Sa construction n'est attribuée à l'empereur Tibère que par la tradition populaire.

Protection[modifier | modifier le code]

Le pont Tibère ne fait pas l'objet d'un classement au titre des monuments historiques, mais il fait cependant l'objet d'une « inscription » aux Monuments historiques depuis le 19/07/2018[3],[4].

Le classement est en cours de procédure[3].

Architecture[modifier | modifier le code]

Il était initialement constitué d'une vingtaine d'arches (de 17 à 22 arches, selon les auteurs) pour une longueur totale de 190 m. Ses dimensions étaient alors suffisantes pour enjamber le lit naturel du fleuve Vidourle et assurer la liaison entre les deux rives, malgré les nombreuses crues du capricieux cours d'eau.

La ville de Sommières ne fut érigée qu'au Xe siècle en grande partie sur le pont, qui en constitue aujourd'hui encore l'axe majeur. Il ne reste ainsi que sept arches visibles, à même le lit mineur du fleuve, ce qui explique les nombreuses inondations dont est victime la ville lors des débordements du Vidourle. Les autres ont été absorbées dans les fondations et caves des bâtiments voisins, où elles sont toujours visibles pour la plupart.

En raison des dégâts occasionnés lors des crues, le pont a connu de multiples restaurations au cours des siècles : l'une des plus importantes a été menée au milieu du XVIIIe siècle sous la direction de l'ingénieur Henri Pitot. Ces travaux ont modifié l'architecture antique du pont en raison de l'évolution des techniques de construction.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Panneau explicatif de la ville de Sommières, à l'extrémité est du pont.
  2. Cette voie est aussi appelée « Vieille Toulouse ». Son existence est sujette à caution. Son passage à Sommières semble constituer une voie de secours de la via Domitia, utilisée lorsque la route d'Ambrussum était coupée par les crues du Vidourle.
  3. a et b « Gard : le pont de Sommières inscrit au répertoire des monuments historiques », Midi Libre,
  4. Hajera Mohammad, « Le pont romain de Sommières inscrit aux Monuments historiques », France Bleu,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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