Pont-Authou

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Pont-Authou
Pont-Authou
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Intercommunalité Communauté de communes de Pont-Audemer / Val de Risle
Maire
Mandat
Karine Vallee
2020-2026
Code postal 27290
Code commune 27468
Démographie
Gentilé Authoupontois
Population
municipale
602 hab. (2019 en diminution de 10,15 % par rapport à 2013)
Densité 171 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 39″ nord, 0° 42′ 06″ est
Altitude Min. 37 m
Max. 136 m
Superficie 3,52 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Pont-Audemer
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Pont-Authou

Pont-Authou est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le point de confluence du ruisseau du Bec[2] et de la Risle[3] se situe sur le territoire de la commune.

Boisement[modifier | modifier le code]

Une petite partie nord de la commune de Pont-Authou est couverte par la forêt de Montfort.[réf. nécessaire]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'embranchement de Serquigny à Rouen de la ligne de Paris à Caen et à Cherbourg, mise en service le . Elle est desservie par la station de Pont-Authou[4] (gare fermée à la fin du XXe siècle).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pont-Authou est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7]. La commune est en outre hors attraction des villes[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (53,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (30,3 %), prairies (30 %), terres arables (19,5 %), zones urbanisées (15,8 %), zones agricoles hétérogènes (4,4 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité est mentionnée sous les formes Pons Altou en 1024 (charte de Richard II); Ponthaltou en 1025 (Fauroux 36); Pontem Altoo en 1041 (Fauroux 98); Pons Haltou en 1079; Pons Autouldi en 1041; Ponte de Autou à la fin du XIIe siècle[12]; Pons Haltou en 1079 (Neustria pia, charte de Guillaume le Conquérant); Pons Altouci au XIe siècle (Orderic Vital); Pons Autouldi en 1141 (charte de fondation du prieuré de Bourg-Achard); Pons Altoi en 1174 (cartulaire de Jumiéges); Pons Altous et Pons Autou en 1175 (charte de Rotrou, archevêque de Rouen); Pons Auto en 1181 (bulle d’Alexandre III); Pons de Autou en 1203; Pons Altaldi, Pons Atolphi et vulgo Pont Aultou en 1557 (Robert Cœnalis); Pont Aulton en 1668 (André Du Chesne, Antiq. et rech. des villes)[13].

Comme l'indiquent les formes anciennes, il s'agit bien de la juxtaposition de deux éléments Pont et Authou. Les deux termes ont été adjoints au Moyen Âge pour permettre de faire la distinction avec Pont-Audemer.

Cependant, contrairement à ce dernier, le second élément n'est pas un anthroponyme, mais un toponyme préexistant, si l'on en croit l'étymologie probable.

Le h graphique de certaines formes anciennes est lié à l'attraction du mot français « haut », issu du gallo-roman *HALTU. Quant à la forme latinisée Pons Autouldi de 1041, elle assimile cet élément à un anthroponyme germanique attesté Altoldus.

La localité voisine d'Authou mentionnée sous la forme Autouel en 1293 et 1410 indique par ces formes anciennes en -el, qu'il ne s'agit bien d'un dérivé du nom de (Pont-)Authou et donc, que ce dernier est bien le primitif Authou[14].

D'après les formes anciennes régulières et la finale -ou actuelle, il s'agit d'un nom de lieu gaulois ou gallo-roman. En effet, la finale -ou régulièrement attestée dans l'Eure représente, selon la plupart des toponymistes, le suffixe gaulois -avo[14].

Le premier élément Alt-, que l'on retrouve dans de nombreux toponymes identifiés comme gaulois (cf. Auteuil < Alt-ialon avec gaulois ialon « clairière », Authie < Alt-tegia avec gaulois tegia « maison »), est d'étymologie obscure[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Jean Mouchard    
2008 En cours Karine Vallée DVD Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2019, la commune comptait 602 habitants[Note 2], en diminution de 10,15 % par rapport à 2013 (Eure : +0,75 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
210204175307377411420407439
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
469517549533505522488458462
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
448450442383450424385405456
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
532538534639613675702712670
2018 2019 - - - - - - -
615602-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Pont-Authou compte plusieurs édifices inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • l'église Saint-Louis (XIIIe (détruit) et XIXe)[19]. Elle fut dédicacée par Eudes Rigaud en 1251. Entre 1865 à 1872, elle a fait l'objet d'une reconstruction par Étienne Bourguignon. Elle était placée sous le patronage de l'abbaye du Bec-Hellouin ;
  • le manoir de la Poterie (XVIIe et XVIIIe)[20]. Un logis a été construit au XVIIe siècle, puis un second dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Ce dernier est resté inachevé puisqu'une seule aile a été bâtie. Les bâtiments agricoles datent du XVIIIe siècle. Une chapelle ainsi qu'un colombier, édifiés dans le domaine, sont aujourd'hui détruits ;
  • la mairie (XIXe et XXe), située rue Louise Givon (RD 130)[21], réalisée par Émile Auvray ;
  • l'hospice (XIXe)[22] ;
  • le monument aux morts situé dans la cour de la mairie. Il inclut la statue du Poilu au repos, réalisée par Étienne Camus[23] ;
  • la filature Frémont des Essarts, puis Decaux (XIXe)[24] ;
  • la filature Durufle-Quesné, puis Jubault (XIXe et XXe)[25] ;
  • un manoir du XVIIIe siècle[26] ;
  • une chapelle du XVIIIe siècle[27] ;
  • un moulin à blé et à lin du XIXe siècle au lieu-dit le Bout des Vieux[28]. Ce moulin a été construit de 1838 à 1839. Une roue hydraulique de 6 mètres de large a été installée vers 1847. Les bâtiments ont été agrandis après 1859. En 1869, le moulin est utilisé pour tailler le lin. Il cesse de fonctionner vers 1937 ;
  • une maison du XIXe siècle au lieu-dit les Vieux[29] ;
  • des usines des XIXe et XXe siècles[30].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Natura 2000[modifier | modifier le code]

  • Risle, Guiel, Charentonne[31].

ZNIEFF de type 1[modifier | modifier le code]

  • Les prairies des Marionnettes et des Essarts[32] ;
  • La grotte de la Chambrie[33] ;
  • Les Mangeants[34].

ZNIEFF de type 2[modifier | modifier le code]

  • La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort[35].

Site classé[modifier | modifier le code]

Site inscrit[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau du Bec (H6229000) ».
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Risle (H6--0200) ».
  4. François Palau et Maguy Palau, Le Rail en France - Le Second Empire : 8.6 Serquigny-Rouen : 24 juillet 1865, t. 3 : 1864 - 1870, Paris, Palau, , 239 p. (ISBN 2-950-9421-3-X), p. 51.
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981, p. 56.
  13. Ernest Poret de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, , p. 171.
  14. a b et c François de Beaurepaire, op. cit.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  19. « Église Paroissiale Saint-Louis », notice no IA00019673, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Manoir de la Poterie », notice no IA00019681, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Mairie », notice no IA00019678, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Hospice », notice no IA00019677, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Monument aux morts », notice no IA00019679, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Filature Frémont des Essarts, puis Decaux », notice no IA00019676, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Filature Durufle-Quesné, puis Jubault », notice no IA00019674, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. « Manoir », notice no IA00019671, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. « Chapelle », notice no IA00019672, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « Moulin à blé, moulin à lin », notice no IA00019675, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. « Maison », notice no IA00019680, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Usines », notice no IA00102340, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. « Risle, Guiel, Charentonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  32. « Les prairies des Marionnettes et des Essarts », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  33. « La grotte de la Chambrie », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  34. « Les Mangeants », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  35. « La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  36. « La vallée de la Risle à Appeville-Annebault, Écaquelon, Freneuse-sur-Risle, Glos-sur-Risle, Illeville-sur-Montfort, Montfort-sur-Risle, Pont-Authou, Saint-Philbert-sur-Risle, Thierville », sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le ).
  37. « La vallée du Bec », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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