Pont-Authou

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Pont-Authou
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Pont-Audemer
Intercommunalité Communauté de communes de Pont-Audemer Val de Risle
Maire
Mandat
Karine Vallée
2014-2020
Code postal 27290
Code commune 27468
Démographie
Gentilé Authoupontois
Population
municipale
667 hab. (2014)
Densité 189 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 39″ nord, 0° 42′ 06″ est
Altitude Min. 37 m – Max. 136 m
Superficie 3,52 km2
Localisation

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Pont-Authou est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pont-Authou[1]
Freneuse-sur-Risle Glos-sur-Risle Thierville
Freneuse-sur-Risle, Authou Pont-Authou[1] Malleville-sur-le-Bec (par un angle)
Le Bec-Hellouin
Authou Brionne Le Bec-Hellouin

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le point de confluence du ruisseau du Bec[2] et de la Risle[3] se situe sur le territoire de la commune.

Boisement[modifier | modifier le code]

Une petite partie nord de la commune de Pont-Authou est couverte par la forêt de Montfort.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'embranchement de Serquigny à Rouen de la ligne de Paris à Caen et à Cherbourg, mise en service le 24 juillet 1865. Elle est desservie par la station de Pont-Authou[4] (gare fermée à la fin du XXe siècle).

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité est mentionnée sous les formes Ponthaltou en 1025 (Fauroux 36), Pontem Altoo en 1041 (Fauroux 98), Pons Haltou en 1079, Pons Autouldi en 1041, Ponte de Autou fin du XIIe siècle[5].

Comme l'indique les formes anciennes, il s'agit bien de la juxtaposition de deux éléments Pont et Authou. Les deux termes ont été adjoints au Moyen Âge pour permettre de faire la distinction avec Pont-Audemer.

Cependant, contrairement à ce dernier, le second élément n'est pas un anthroponyme, mais un toponyme préexistant, si l'on en croit l'étymologie probable.

Le h graphique de certaines formes anciennes est lié à l'attraction du mot français « haut », issu du gallo-roman *HALTU. Quant à la forme latinisée Pons Autouldi de 1041, elle assimile cet élément à un anthroponyme germanique attesté Altoldus.

La localité voisine d'Authou mentionnée sous la forme Autouel en 1293 et 1410 indique par ces formes anciennes en -el, qu'il ne s'agit bien d'un dérivé du nom de (Pont-)Authou et donc, que ce dernier est bien le primitif Authou[6]

D'après les formes anciennes régulières et la finale -ou actuelle, il s'agit d'un nom de lieu gaulois ou gallo-roman. En effet, la finale -ou régulièrement attestée dans l'Eure représente, selon la plupart des toponymistes, le suffixe gaulois -avo[6].

Le premier élément Alt-, que l'on retrouve dans de nombreux toponymes identifiés comme gaulois (cf. Auteuil < Alt-ialon avec gaulois ialon « clairière », Authie < Alt-tegia avec gaulois tegia « maison »), est d'étymologie obscure[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Jean Mouchard    
2008 en cours Karine Vallée DVD Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 667 habitants, en diminution de -6,19 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
210 204 175 307 377 411 420 407 439
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
469 517 549 533 505 522 488 458 462
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
448 450 442 383 450 424 385 405 456
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
532 538 534 639 613 675 712 670 667
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Pont-Authou compte plusieurs édifices inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • L'église Saint-Louis (XIIIe (détruit) et XIXe)[11]. Elle fut dédicacée par Eudes Rigaud en 1251. Entre 1865 à 1872, elle a fait l'objet d'une reconstruction par Étienne Bourguignon. Elle était placée sous le patronage de l'abbaye du Bec-Hellouin ;
  • Le manoir de la Poterie (XVIIe et XVIIIe)[12]. Un logis a été construit au XVIIe siècle, puis un second dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Ce dernier est resté inachevé puisqu'une seule aile a été bâtie. Les bâtiments agricoles datent du XVIIIe siècle. Une chapelle ainsi qu'un colombier, édifiés dans le domaine, sont aujourd'hui détruits ;
  • La mairie (XIXe et XXe)[13] ;
  • L'hospice (XIXe)[14] ;
  • Le monument aux morts (XXe)[15] ;
  • La filature Frémont des Essarts, puis Decaux (XIXe)[16] ;
  • La filature Durufle-Quesné, puis Jubault (XIXe et XXe)[17] ;
  • Un manoir du XVIIIe siècle[18] ;
  • Une chapelle du XVIIIe siècle[19] ;
  • Un moulin à blé et à lin du XIXe siècle au lieu-dit le Bout des Vieux[20]. Ce moulin a été construit de 1838 à 1839. Une roue hydraulique de 6 mètres de large a été installée vers 1847. Les bâtiments ont été agrandis après 1859. En 1869, le moulin est utilisé pour tailler le lin. Il cesse de fonctionner vers 1937 ;
  • Une maison du XIXe siècle au lieu-dit les Vieux[21] ;
  • Des usines des XIXe et XXe siècles[22].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Natura 2000[modifier | modifier le code]

  • Risle, Guiel, Charentonne[23].

ZNIEFF de type 1[modifier | modifier le code]

  • Les prairies des Marionnettes et des Essarts[24] ;
  • La grotte de la Chambrie[25] ;
  • Les Mangeants[26].

ZNIEFF de type 2[modifier | modifier le code]

  • La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort[27].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site classé[modifier | modifier le code]

Site inscrit[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau du Bec (H6229000) ».
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Risle (H6--0200) ».
  4. François Palau et Maguy Palau, Le Rail en France - Le Second Empire : 8.6 Serquigny-Rouen : 24 juillet 1865, t. 3 : 1864 - 1870, Paris, Palau, , 239 p. (ISBN 2-950-9421-3-X), p. 51
  5. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981, p. 56.
  6. a, b et c François de Beaurepaire, Op. cité.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Église Paroissiale Saint-Louis », notice no IA00019673, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Manoir de la Poterie », notice no IA00019681, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Mairie », notice no IA00019678, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Hospice », notice no IA00019677, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Monument aux morts », notice no IA00019679, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Filature Frémont des Essarts, puis Decaux », notice no IA00019676, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Filature Durufle-Quesné, puis Jubault », notice no IA00019674, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Manoir », notice no IA00019671, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Chapelle », notice no IA00019672, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Moulin à blé, moulin à lin », notice no IA00019675, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Maison », notice no IA00019680, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Usines », notice no IA00102340, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Risle, Guiel, Charentonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 21 avril 2016).
  24. « Les prairies des Marionnettes et des Essarts », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 21 avril 2016).
  25. « La grotte de la Chambrie », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 21 avril 2016).
  26. « Les Mangeants », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 21 avril 2016).
  27. « La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 21 avril 2016).
  28. « La vallée de la Risle à Appeville-Annebault, Écaquelon, Freneuse-sur-Risle, Glos-sur-Risle, Illeville-sur-Montfort, Montfort-sur-Risle, Pont-Authou, Saint-Philbert-sur-Risle, Thierville », sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le 2 août 2017).
  29. « La vallée du Bec », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le 28 mars 2016)


Liens externes[modifier | modifier le code]

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