Pompierre

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Pompierre
Pompierre
Le pont de pierre sur le Mouzon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest Vosgien
Maire
Mandat
Philippe Brissé
2020-2026
Code postal 88300
Code commune 88352
Démographie
Gentilé Pompétruciens, Pompétruciennes
Population
municipale
207 hab. (2018 en diminution de 12,66 % par rapport à 2013)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 41″ nord, 5° 40′ 25″ est
Altitude 312 m
Min. 303 m
Max. 445 m
Superficie 12,42 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Neufchâteau
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Neufchâteau
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Pompierre

Pompierre est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petit village limitrophe de la Haute-Marne à 10 km au sud de Neufchâteau et à 13 km de l'accès autoroutier de Robécourt (A31), Pompierre s'étire selon le modèle traditionnel du village-rue lorrain. Il est traversé par le Mouzon qu'enjambe le fameux pont éponyme.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pompierre est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Neufchateau dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (58,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,7 %), forêts (39 %), prairies (12,6 %), zones urbanisées (2,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Situé sur le tracé d'une voie romaine, le village est mentionné pour la première fois lors d'un conflit entre petits-fils de Clovis.

Selon ce que rapporte Grégoire de Tours, c'est le pont de pierre qui a donné son nom au village a été, en 577, le théâtre d'une rencontre historique entre 7, Gontran, roi de Burgondie, et le jeune Childebert II, roi d'Austrasie. fils de son demi-frère, Sigebert Ier. Au cours de cette rencontre, Gontran adopte son neveu, ce qui prélude à l'unification des royaumes de Burgundie et d'Austrasie. Pour commémorer cet événement historique, une chapelle est édifiée.

  • Le village appartient ensuite au Duché de Lorraine. Au XIIe siècle, la chapelle est remplacée par une église dont le portail rappelle par ses sculptures cette rencontre de deux rois. Cette église relève alors du chapitre de Ligny-en-Barrois.

En 1741, Jean-Baptiste de Lavaulx, seigneur de Pompierre, Sartes, Courcelles et Dolaincourt se fait construire un château encore visible actuellement.

De 1790 à l’an IX, Pompierre a fait partie du canton de Beaufremont.

  • 1824 construction du lavoir-abreuvoir et de la maison du berger communal.
  • 1833 construction d'un bâtiment à usage de mairie et d'école.
  • 1858, jugée trop vétuste, l'église romane est démolie mais le portail du XIIe siècle, du fait de la qualité de sa sculpture, en est soigneusement conservé pour être intégré à la nouvelle construction.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[8] :

  • total des produits de fonctionnement : 194 000 , soit 753  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 115 000 , soit 447  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 33 000 , soit 127  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 33 000 , soit 127  par habitant.
  • endettement : 84 000 , soit 329  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 18,14 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 14,00 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 14,90 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  juin 1995 Pierre Maire (1921-2013)    
juin 1995 avril 2014 Jean-Bernard Thouvenot    
avril 2014 En cours Thérèse Berger    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2018, la commune comptait 207 habitants[Note 3], en diminution de 12,66 % par rapport à 2013 (Vosges : −2,43 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
494479521520543537526505455
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
471485450431425414385378361
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
333283267275254251215243235
1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018 -
203215206210218243233207-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La fête patronale se déroule le premier week end avant le

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Le village, depuis le XVIIe jusqu'au XIXe, a eu une famille de fondeurs de cuivre prolifiques. On retrouve leur production -parfois signée- dans de nombreuses églises lorraines. Il s'agit de la famille MAIRE, originaire du village. François Maire 1741 1814 était fondeur de cloches, associé avec Pierre Léopold Carteret

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Neufchâteau », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du 23 mars 2015 sur l'Internet Archive).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. Portail roman de l'église de Pompierre
  14. « Eglise paroissiale Saint-Martin », notice no IA00126862, base Mérimée, ministère français de la Culture (1re église paroissiale)
  15. « Eglise paroissiale Saint-Martin », notice no IA00126837, base Mérimée, ministère français de la Culture (2e église paroissiale)
  16. « Eglise classée par arrêté du 4 août 1908 », notice no PA00107225, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Chapelle Notre-Dame-du-Pilier-de-Saragosse », notice no IA00126836, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Château de 1741 », notice no IA00126835, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Mairie, école », notice no IA00126834, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « lavoir ; abreuvoir ; maison », notice no IA00126855, base Mérimée, ministère français de la Culture.