Pompaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Pompaire
Pompaire
Place du Bailli Ayrault.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Parthenay
Intercommunalité Communauté de communes de Parthenay-Gâtine
Maire
Mandat
Jean-Paul Chaussoneaux
2020-2026
Code postal 79200
Code commune 79213
Démographie
Population
municipale
1 992 hab. (2019 en diminution de 1,04 % par rapport à 2013)
Densité 156 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 33″ nord, 0° 13′ 56″ ouest
Altitude Min. 133 m
Max. 198 m
Superficie 12,80 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Parthenay
(banlieue)
Aire d'attraction Parthenay
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Parthenay
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Pompaire
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Pompaire
élément de carte Cassini Pompaire

Pompaire est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'agglomération de Parthenay.

Localisation et communes limitrophes

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 911 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Parthenay_sapc », sur la commune de Parthenay, mise en service en 1993[7] et qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12,1 °C et la hauteur de précipitations de 843,1 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Niort », sur la commune de Niort, mise en service en 1958 et à 36 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 12,5 °C pour la période 1971-2000[11] à 12,5 °C pour 1981-2010[12], puis à 12,8 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pompaire est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Parthenay, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[17] et 18 078 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Parthenay dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (90,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (36,8 %), terres arables (23,9 %), zones agricoles hétérogènes (23,6 %), zones urbanisées (15,6 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur le "chemin de Parthenay à Saint-Maixent", l'existence de la commune de Pompaire est attestée par divers documents, dont la carte de Cassini et le cadastre napoléonien de la commune. L'orthographe a quelque peu varié : Pompeyre, Pomperre (voir élément de carte Cassini dans la Galerie) et de nos jours Pompaire.

Les noms de rues de la commune résument son histoire.

  • L'avenue principale du bourg: avenue de LAUZON fait allusion à la famille Lauzon, en particulier Joachin de Lauzon né en 1699 qui fut le seigneur de la Roulière (sur la commune de La Chapelle Bertrand) de la paroisse de Pompaire. Il est enterré en l'église de Pompaire.
  • La rue du Bailli-Ayrault : au cœur du bourg honore le dernier bailli ducal de Parthenay (1747-1789), agent du Roi Louis XV chargé des fonctions judiciaires, il fut nommé juge au tribunal de Parthenay en 1780 et maintenu en 1792.
  • Rue de la Dame-Quivois : propriétaire du logis de Chaumusson elle fut bienfaitrice de l'église de Pompaire.

Un autre personnage a marqué aussi l'histoire locale : Robert le Chouan (François-Augustin) est né à Pompaire le 10 juillet 1795 (22 messidor an III) et décédé à Azay-sur-Thouet le 31/12/1868. Sa famille fut au service des Lauzon, il poursuivit en exploitant une ferme de mademoiselle de Lauzon à Saint-Pardoux. Comme sa protectrice, il n'aime pas Louis-Philippe et est un ardent partisan de la duchesse de Berry. Il participe au mouvement de Chouannerie dans la région.

Administration[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal compte actuellement 19 conseillers, dont le maire, et quatre adjoints. Par ailleurs, deux délégués représentent Pompaire au conseil communautaire de la communauté de communes de Parthenay-Gâtine.

Liste des maires successifs[23]
Période Identité Étiquette Qualité
août 1789 juillet 1821 Laurent Robert    
septembre 1821 novembre 1822 René Laventurier    
novembre 1822 septembre 1830 M. de Saint-Varant    
septembre 1830 juin 1833 Charles Girard    
juin 1833 septembre 1838 François Bry    
février 1839 février 1855 Charles Girard    
février 1855 février 1874 Joseph Thabeault    
mars 1874 juillet 1882 Stanislas Lacour    
juillet 1882 février 1901 Charles Giraud    
février 1901 août 1906 Théophile Saivre    
août 1906 mai 1908 Alexis Grasset    
mai 1908 décembre 1919 Eugène Clisson    
décembre 1919 mai 1929 Arsène Dabin    
mai 1929 octobre 1933 Louis Rossard    
octobre 1933 mars 1941 Émile Dénoue    
    Armand Pastureau    
septembre 1941 février 1971 Charles Gourbault    
mars 1971 avril 1979 Louis Canis    
avril 1979 mars 1983 Guy Lusseau    
mars 1983 mars 2008 Bernard Paillat DVG  
mars 2008 2020 Jacques Dieumegard DVG Retraité de l'enseignement
Vice-président de la CC de Parthenay-Gâtine (2014 → 2020)
mars 2020 En cours Jean-Paul Chaussoneaux (1948- )   Retraité de la banque
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

À partir du XXe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Pompaire, cela correspond à 2006, 2011, 2016[24], etc. Les autres dates de « recensements » (2009, etc.) sont des estimations légales.

Calvaire de Gravelotte
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
295255273313354378408408415
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
413404415428475570550638611
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
639673645571578567566546559
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6026651 1671 6591 8281 8121 8471 9682 010
2019 - - - - - - - -
1 992--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Mairie de Pompaire
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

De nombreuses entreprises artisanales ou commerciales sont installées à Pompaire, les rubriques suivantes sont représentées :

- maîtrise d’œuvre en bâtiments ;
- métiers de la construction et du génie climatique ;
- alimentation, commerce et négoce ;
- créations graphiques, publicités ;
- administrations et chambre d'agriculture.

Les métiers de la santé sont aussi représentés :

- infirmières ;
- taxi ambulances ;
- pharmacie ;
- hébergement de personnes handicapées.

Un groupe scolaire public primaire et maternelle est situé dans le bourg, le collège et les lycées sont à Parthenay, la ville voisine.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Pompaire n'est pas très riche en éléments patrimoniaux. Parmi les monuments, citons :

  1. L'église Saint-Pierre
  2. La croix Hosannière
  3. Le calvaire de "Gravelotte"
  4. Le calvaire de "L'Ormeau"
  5. L'éco-musée de la maison du Patrimoine qui au cœur du bourg rassemble une collection de machines agricoles du XIXe et du début XXe siècle, ainsi divers objets domestiques et un fonds photographique important portant sur l'histoire communale (Voir illustration dans la Galerie).
  6. Le logis de Chaumusson est une ancienne demeure fortifiée, aujourd'hui toujours d'usage privé.
  7. La maladrerie qui, comme son nom l'indique à l'entrée nord de la commune aux portes de Parthenay, servait d'accueil aux miséreux et aux voyageurs de passage. Il ne reste rien de cet établissement qui comportait une chapelle, seul le nom de "Maladrerie" reste pour désigner ce quartier nord de Pompaire. Il semblerait qu'en fait la « maladrerie » elle-même fut située côté Parthenay à l'angle de la rue de Verdun et de la rue de la Maladrerie[27]. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6560352t.r=Pompaire?rk=21459;2
  8. Une médiathèque communale propriété de la communauté de communes de Parthenay-Gâtine (voir photographie).

Galerie[modifier | modifier le code]

Médiathèque de Pompaire place A. Rimbaud

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Parthenay_sapc - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Pompaire et Parthenay », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Parthenay_sapc - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Pompaire et Niort », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Niort - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Niort - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Niort - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Unité urbaine 2020 de Parthenay », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  20. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Parthenay », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  23. Jean-Yves Galais, « Histoire locale », Bulletin municipal de Pompaire,‎ juillet 1989 n°6.
  24. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le ).
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  27. Dr J. Vincent (1929), Vicissitudes d'une léproserie poitevine du XVe au XIXe siècle, page 10.