Polystratos

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Polystrate
Fonction
Scholarque de l'école épicurienne (d)
années 250- av J-C
Biographie
Décès
Époque
Activité
Autres informations
Domaine
Mouvement

Polystratos (mort vers 219-218 av. J.-C.[1]) est un philosophe de la Grèce antique, scholarque de l’école épicurienne, successeur d'Hermarque de Mytilène[2] et disciple d'Épicure[3]. On a retrouvé des fragments de deux de ses ouvrages à Herculaneum : l'un a pour sujet Du mépris irraisonné[4] et l'autre De la Philosophie[5],[6].

Philosophie[modifier | modifier le code]

Il sut modérer le dogmatisme parfois intransigeant des Épicuriens et des Stoïciens.

Polystrate l’épicurien succéda à Hermarque vers 250. Du Mépris déraisonnable des opinions populaires, - sorte de protreptique – nous fait saisir les courants d’idées qui agitaient les esprits vers le milieu du IIIe siècle. On saisit là tout un courant de pensée très distinct du stoïcisme et de l’épicurisme, d’accord avec le stoïcisme pour employer la dialectique, et avec l’épicurisme pour nier les croyances stoïciennes, mais radicalement hostile au dogmatisme de l’un et de l’autre. Le trait le plus général est l’hostilité à une conception d’ensemble du monde sur laquelle s’appuie la vie morale ; sorte d’humanisme qui ramène constamment la pensée des choses extérieures qui nous sont inaccessibles sur les conditions humaines de l’activité intellectuelle et morale. (Source : Emile Bréhier, Histoire de la philosophie)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Tiziano Dorandi, Chapter 2: Chronology, in Algra et al. (1999) The Cambridge History of Hellenistic Philosophy, p. 52. Cambridge.
  2. Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres [détail des éditions] (lire en ligne). X.
  3. Valerius Maximus, I. 8. ext. § 17.
  4. P. Herc. 336/1150 et John T. Fitzgerald, Dirk Obbink, Glenn Stanfield Holland, (2004), Philodemus and the New Testament World, page 9. BRILL.
  5. P. Herc. 1520.
  6. Le Mépris irraisonné des opinions répandues dans la multitude est traduit en français dans Les Épicuriens, par D. Delattre-J. Pigeaud (éds), Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 2010, p. 217-226