Univers de fiction d'Avatar

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'univers de fiction. Pour le film sorti en 2009, voir Avatar. Pour la franchise cinématographique, voir Avatar.
Avatar
Description de cette image, également commentée ci-après
Le logo d'Avatar utilisé depuis 2018 pour la promotion des suites[1].
Univers de fiction
Genre(s) Science-fiction
Auteur(s) James Cameron
Année de création 2009
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue d’origine Anglais
Support d’origine Cinéma
Autre(s) support(s) Roman, bande dessinée, jeux vidéo, jeu de figurines, figurines, musiques, attraction

Avatar est un univers de science-fiction créé par le réalisateur américain James Cameron, et qui apparaît pour la première fois en 2009 dans son film Avatar. La franchise devrait à terme compter cinq films. Dès la sortie du premier épisode au cinéma, l’univers a été décliné sur d'autres supports, notamment sous forme de livres, de jeux vidéo et de zone thématique de parc de loisirs.

L'action se déroule au XXIIe siècle et raconte la lutte entre les na'vi, des extraterrestres qui veulent préserver leur monde Pandora, et les humains qui y extraient un minerai pour l'envoyer sur Terre. Le personnage principal est Jake Sully, un ancien militaire envoyé sur Pandora pour garantir la sécurité des intérêts humains, qui finit par tomber amoureux de ce monde. Avatar a permis de lancer la carrière de certains acteurs alors peu connus, notamment Sam Worthington et Zoe Saldana.

Univers[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XXIIe siècle[2], les habitants de la Terre subissent une crise énergétique et sont contraints d'aller chercher des ressources ailleurs. Ils ont décidé d'établir une base sur Pandora afin d'y extraire de l'unobtanium et d'y étudier la faune et la flore locale[2],[3]. Les indigènes de Pandora, les na'vi, sont hostiles aux projets miniers des humains, et des heurts ont souvent lieu. Dans le but d'entrer en contact avec eux et d'apaiser les tensions, les humains développèrent des hybrides humain-na'vi appelés « avatars »[2]. Ceux-ci peuvent être contrôlés à distance par des pilotes entraînés à ce genre de mission[2]. Cependant, malgré toutes les tentatives pour réduire les tensions, la situation entre les humains et les indigènes ne fait qu’empirer[a 1].

En 2154[4], l'ancien marine Jake Sully est envoyé sur Pandora pour remplacer son frère décédé en tant que pilote d'avatar[2],[3]. Il est affecté au groupe du Dr Grace Augustine et est chargé de la sécurité lors des sorties en avatar hors de la base[3]. Lors de sa première mission, l'avatar de Jake Sully est séparé du groupe et se retrouve à devoir survivre seul dans la jungle hostile de Pandora[3]. Il rencontre la na'vi Neytiri, du clan Omaticaya, qui vit dans l'Arbre-maison[3]. Après avoir été l'objet d'un signe d'Eywa, la déesse des na'vi, les Omatocaya souhaitent faire de Jake Sully l'un des leurs et Neytiri est chargée de sa formation[2]. Parallèlement, le colonel Miles Quaritch et Parker Selfridge, le représentant de la Resources Development Administration[Note 1] (RDA) qui dirige la mission sur Pandora, chargent Sully de leur transmettre les plans de l'Arbre-maison, car celui-ci est situé sur l'un des plus gros gisements d'unobtanium de Pandora[2]. Sully achève sa formation et rejoint le clan Omaticaya[2]. Il tombe également amoureux de Neytiri avec qui il s'accouple[a 1]. Ayant partagé les plans et les faiblesses des Omaticaya et de l'Arbre-maison avec Quaritch et Selfridge, ces derniers détruisent l'Arbre-maison et font prisonnier Sully, le Dr Grace Augustine et le reste de leur groupe[2]. Ils parviennent à s'échapper, mais Grace est blessée. Les Omaticaya ne réussissent pas à transférer son esprit dans le corps de son avatar et elle rejoint Eywa[a 1]. Étant parvenu à dompter le plus dangereux prédateur de Pandora, le grand leonopterix[Note 2], Sully reçoit le titre de « Toruk Makto »[Note 3] et unit les tribus na'vi pour protéger l'Arbre des âmes contre une attaque imminente de Quaritch[2]. Cet arbre est le lieu le plus sacré des na'vi. Ils peuvent y rentrer en contact avec Eywa et leurs ancêtres[2],[5]. Lors de l'attaque, les forces humaines sont beaucoup plus puissantes que les forces na'vi, qui sont contraintes de battre en retraite[2]. Mais Eywa vient à leur secours et la faune locale s'attaque aux troupes humaines, qui finissent par être vaincues[2]. À l'issue de la bataille, tous les humains sont contraints de retourner sur Terre, à l'exception des scientifiques qui sont autorisés à rester[2]. Jake Sully décide de quitter définitivement son corps humain et de transférer son esprit dans son corps d'avatar[2]. Ces évènements sont relatés dans le film Avatar, sorti en 2009[a 1].

Technologie et armes[modifier | modifier le code]

Une machine rouillée constituée de deux bras et de deux jambes devant une cabane en bois.
Reproduction d'un AMP à Walt Disney World.

Dans l'univers d’Avatar, les humains ont atteint un niveau technologique leur permettant d'effectuer des voyages interstellaires[6]. Ils utilisent pour cela des vaisseaux spatiaux de la classe Capital Star[Note 4] tels que l’ISV Venture Star[Note 5],[a 2]. Ces vaisseaux peuvent voyager jusqu'à 70 % de la vitesse de la lumière et utilisent la réaction matière-antimatière pour se déplacer[a 2],[6]. Pour les déplacements aériens, les humains utilisent les SA-2 Samson, des véhicules ressemblant aux hélicoptères, mais avec un couple d'hélices de chaque côté de la cabine[a 3]. Un véhicule de commandement aérien lourdement armé, le Dragon, est utilisé lors des opérations militaires, équipé d'hélices aux quatre coins de l'appareil, il peut également servir pour le débarquement de troupes au sol[a 4]. Pour le transport de charges lourdes, l'AMP (Amplified Mobility Platform[Note 6]) est utilisé, il s'agit d'une sorte d'exosquelette piloté par une personne[a 5],[6]. L'AMP peut être armé pour le combat[a 5],[6]. Ils ont également développé des hybrides humain-na'vi appelés « avatars », qu'ils peuvent contrôler à distance afin de servir d'ambassadeurs auprès de la population autochtone[a 6],[6].

Les na'vi ont un niveau technologique qui se rapproche de celui du Néolithique[a 7]. Ils construisent très peu et essaient de faire avec ce que Pandora leur donne : les Omaticaya vivent par exemple dans un arbre géant[a 8]. Leur armement est composé de flèches et de poignards[a 9],[a 10]. Pour se déplacer plus rapidement, ils utilisent soit des equidius s'il s'agit de déplacements terrestres, soit des banshees[Note 7] s'il s'agit de déplacements aériens[a 11],[a 12],[7].

Planètes[modifier | modifier le code]

Une planète géante gazeuse de couleur bleue, et une exolune semblable à la Terre.
Illustration de Polyphème et Pandora.

L'univers d'Avatar met en scène deux mondes : la Terre et Pandora[8]. La Terre est le monde d'origine des humains qui subissent une crise énergétique. Afin de la résoudre, ses habitants ont commencé à coloniser Pandora, une exolune orbitant autour de Polyphème[8]. Cette lune est riche en unobtanium, un minerai d'une valeur de 20 millions $/kg, qui est exploité et envoyé sur Terre[9]. Pandora possède une jungle luxuriante dont l'équilibre naturel est fragile[8]. Polyphème est une exoplanète de type géante gazeuse se situant à 4,37 années-lumière de la Terre, elle orbite autour de l'étoile Alpha Centauri A[8],[10].

Espèces[modifier | modifier le code]

De nombreuses espèces animales et végétales sont visibles dans l'univers d’Avatar. Les plus développés technologiquement sont les humains qui sont originaires de la Terre et qui maîtrisent la technologie des voyages interstellaires[a 2]. Sur Pandora, toutes les espèces animales comptent six membres, à l'exception des na'vi qui en ont quatre comme les humains, mais qui possèdent huit doigts et huit orteils[a 6],[11]. Presque toute la faune et la flore de Pandora a la capacité d'émettre de la lumière sous forme de bioluminescence[12].

Les avatars sont des hybrides situés entre les na'vi et les humains, qui peuvent être contrôlés à distance[a 6]. Développés par ces derniers, ils présentent des caractéristiques des deux espèces : ils ont la peau bleue et la capacité de faire le lien comme les na'vi, mais ont dix doigts et dix orteils comme les humains[a 6].

La faune de Pandora est constituée de féroces carnivores, tels que le grand leonopterix[Note 2] et le thanator[a 13],[a 14]. On y trouve également de paisibles herbivores, comme les prolemuris et les tithanotheres[a 15],[a 16]. Certaines de ces espèces ont pu être domptées par les na'vi : les banshees[Note 7] sont ainsi utilisés pour les déplacements aériens et les equidius pour les déplacements terrestres[a 11],[a 12],[7].

La flore de Pandora est relativement proche de celle présente sur Terre[a 17]. La gravité y étant cependant plus faible, les plantes présentes sur Pandora ont tendance à être plus grandes. Certaines, comme l'Arbre-maison, mesurent 150 m de haut[a 8],[12]. D'autres plantes, appelées zooplantae, se rapprochent beaucoup des animaux et disposent d'un système nerveux et de muscles qui leur permettent d’interagir avec leur environnement[a 17],[12].

La principale caractéristique des organismes de Pandora est qu'ils sont tous capables de « faire le lien »[Note 8],[13],[14]. Ils peuvent en fait se connecter avec un autre organisme animal ou végétal[13],[14]. Les na'vi s'en servent lors de l'accouplement, lorsqu'ils montent un animal afin de le contrôler, ou lorsqu'ils ont besoin d'informations[13],[14]. Dans ce dernier cas, ils se lient à des arbres particuliers, tels que l'Arbre des âmes, grâce auquel ils rentrent en connexion avec Eywa, leur déesse[14]. Il semblerait que Eywa soit un superorganisme vivant à l'échelle de la planète entière, les connexions entre les arbres sont comparables aux synapses entre les neurones, le tout créant un réseau comparable à un cerveau[15]. En cas d'agression, Eywa est en mesure d'unifier la faune et la flore de Pandora pour se défendre[15].

Supports[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Films Avatar, Avatar et Avatar 2.
Homme habillé en blanc assis appuyé sur une table avec un stylo dans sa main gauche et une photo promotionnelle d'Avatar dans sa main droite.
James Cameron lors de la promotion du premier film sur l'USS Hué City (en) en 2010.

James Cameron imagine l'univers d’Avatar dans les années 1990[16]. En 1994, il termine un script de quatre-vingt pages[16]. La production du premier film doit commencer juste après Titanic en 1997[17]. Cependant, Cameron se rend compte que les technologies de l'époque ne lui permettent pas de mener à bien le projet qu'il a en tête[17]. Il décide donc d'attendre le temps que les technologies s'améliorent[17].

En 2005, la 20th Century Fox accorde à James Cameron la somme de 10 millions $ pour qu'il réalise un clip présentant l'univers de son projet de l'époque : « Project 880 »[18]. Il s'agit en fait d'une version retravaillée de l'univers d’Avatar qu'il avait imaginé dans les années 1990[19]. L'année suivante, Cameron estime que les technologies ont suffisamment évolué pour lui permettre de réaliser son film[16]. Il est alors prévu que « Project 880 » sorte en 2007[20]. Le professeur Paul Frommer de l'université de Californie du Sud est engagé afin de créer la langue na'vi parlée par les indigènes de Pandora[16],[21].

Ayant imaginé un univers suffisamment développé pour une trilogie, James Cameron fait signer un contrat pour trois films aux acteurs[22]. Le réalisateur engage Sam Worthington et Zoe Saldana, deux acteurs peu connus du grand public, pour incarner les personnages principaux[23]. L'actrice Sigourney Weaver est également choisie pour incarner la Dr Grace Augustine, James Cameron avait déjà eu l'occasion de travailler avec elle dans Aliens, le retour[23]. Parmi les antagonistes, on retrouve Giovanni Ribisi, connu pour son rôle dans Il faut sauver le soldat Ryan, et Stephen Lang[23].

Le succès d’Avatar au box-office permet à James Cameron d'envisager le développement de son univers à travers quatre suites qui sont prévues pour 2021, 2023, 2025 et 2027[24].

Livres[modifier | modifier le code]

Avant même que le premier film soit sorti, plusieurs livres ont été publiés afin d'étendre l'univers d’Avatar. Ainsi sortait en James Cameron's Avatar, Rapport confidentiel sur la planète Pandora : Le livre officiel, un livre qui regroupe des notes prises par des chercheurs sur Pandora[25]. Ces notes décrivent la faune et la flore locale, ainsi que les activités suspectes de la RDA[25]. Également paru en 2009, Avatar : Le livre explique comment l'univers d’Avatar a été imaginé par James Cameron[26].

En , Steven Gould est engagé pour écrire quatre romans indépendants des films, qui doivent développer l'univers d’Avatar[27],[28]. Les premiers livres devraient être publiés peu avant la sortie d’Avatar 2 en 2021 et se poursuivre après la sortie d’Avatar 5 en 2025[29].

En paraît la première bande dessinée basée sur l'univers d’Avatar[30],[31],[32]. Composée de six numéros, elle s'intitule Avatar: Tsu’tey’s Path[Note 9] et décrit des évènements se déroulant en même temps que le premier film[30],[31],[32]. Elle est racontée du point de vue de Tsu'tey, le frère de Neytiri[14]. On y découvre les coutumes des na'vi, notamment leurs façons d'utiliser leur queue pour faire le lien entre deux na'vi, et entre un na'vi et Eywa leur déesse[14].

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Quelques semaines avant la sortie de premier film en , Ubisoft sort le jeu vidéo James Cameron's Avatar: The Game[33]. Il s'agit d'une préquelle qui se déroule deux ans avant les évènements du film. Le joueur peut choisir son camp entre les humains de la RDA et les na'vi[33]. Le jeu possède une base de donnée nommée Pandorapedia qui permet d'en apprendre plus sur la faune, la flore et l'astronomie de la planète Pandora[33].

Ubisoft prépare un second jeu vidéo basé sur l'univers d’Avatar dont la sortie n'est pas prévue avant 2021[34].

Figurines[modifier | modifier le code]

La fabricant de jouet Mattel a sortie une collection de 37 figurines à collectionner à l'occasion de la sortie du film en 2009[35], représentant les personnages principaux, ainsi que quelques créatures et véhicules.

En 2019, les prix varient de 20 euros pour les petites figurines à environ 200 euros pour les plus grosses reproductions (le RDA Gunship fait 35 cm x 30 cm x 10 cm et coûte environ 183 euros, le Leonopteryx fait 30 cm x 30 cm x 7 cm et coûte environ 165 euros)[36].

En 2019, la license Avatar et ses figurines ne sont plus à l'affiche du site Mattel en tant que marque distribuée[37].

Autres produits dérivés[modifier | modifier le code]

Panneau noir en bois devant du feuillage.
Panneau signalant l'entrée de la zone thématique Pandora: The World of Avatar à Walt Disney World.

En 2015, le Cirque du Soleil présente le spectacle Toruk, Le premier envol[38],[39]. L'histoire est une préquelle à Avatar et se déroule plusieurs milliers d'années avant les films[39]. On y suit les aventures de deux na'vi membres du clan Omaticaya, qui partent à la recherche du grand leonopterix[Note 2] afin de sauver l'Arbre-maison[39].

En 2017, une zone thématique baptisée Pandora: The World of Avatar[Note 10] ouvre dans le parc Disney's Animal Kingdom au Walt Disney World Resort, en Floride[40]. La zone reprend les principaux éléments du premier film, tels que le phénomène de bioluminescence et les montagnes flottantes[41],[42]. Il y a deux attractions : Na'vi River Journey[Note 11] où le voyageur découvre la faune et la flore de Pandora à bord d'un bateau, et Avatar Flight of Passage[Note 12] qui est un simulateur de vol sur dos de banshee[Note 7],[43],[44].

Inspirations[modifier | modifier le code]

Lorsqu'il imagine l'univers d’Avatar dans les années 1990, James Cameron s'inspire d'œuvres de fictions telles que la série littéraire Cycle de Mars de John Carter, dans laquelle le lecteur découvre un guerrier masculin qui se retrouve dans un monde inconnu peuplé d'extraterrestres[16]. Les films En liberté dans les champs du seigneur, La Forêt d'émeraude et Danse avec les loups servent également d'inspirations pour les thèmes abordés dans Avatar[45].

L'apparence des na'vi provient d'un rêve fait par la mère de James Cameron, bien avant le développement d’Avatar[46]. Elle affirme y avoir vu une femme bleue de 12 pieds (3,66 mètres) de haut[46]. Pour créer la langue na'vi, le Pr Paul Frommer s'est inspiré de sons de certaines langues africaines et amérindiennes[47].

James Cameron s'inspire également d'éléments réels, et notamment d'organismes marins. Le ver marin Spirobranchus giganteus sert d'inspiration aux zooplantae, ces plantes qui réagissent au toucher[48]. Les plongées que Cameron effectue lors de la réalisation de Titanic lui permettent d'en apprendre plus sur le phénomène de bioluminescence, reproduit plus tard dans Avatar[49].

Les montagnes flottantes de Pandora, qui sont notamment reproduites à Pandora: The World of Avatar, sont directement inspirées des monts Huang et des montagnes de Zhāngjiājiè en Chine[50]. L'intérieur de la base humaine de Pandora est inspiré de celui de la station de forage Noble Clyde Boudreaux située dans le golfe du Mexique[51].

Accueil des critiques[modifier | modifier le code]

Bien que le film soit autant un succès critique que commercial, son univers a fait l'objet de critiques plus négatives notamment pour son manque d'originalité. Clément Sautet de L'Express déplore les trop fortes ressemblances avec le film d'animation Pocahontas : Une légende indienne des studios Disney[52]. Gaël Golhen de Première trouve que l'univers d'Avatar se rapproche beaucoup de ceux de Hayao Miyazaki et de Mamoru Oshii, notamment pour les montagnes flottantes de Pandora[53].

Ces montagnes flottantes ont même valu un procès à James Cameron et à la 20th Century Fox, car l'artiste Roger Dean trouvait que Pandora était inspiré par quatorze de ses œuvres[54]. Dean a perdu le procès, et le réalisateur a eu affaire à de nombreux autres artistes qui l'accusaient également de les avoir copiés[55].

Pour l'écrivain Jon Evans, Avatar n'est pas seulement un univers de science-fiction, selon lui, il se situe à la frontière entre la science-fiction et la fantasy[56]. En effet, il considère que toute la première partie du film est de la science-fiction. Mais selon lui, une fois que Jake Sully se retrouve avec les na'vi, il s'agit d'un univers de fantasy[56]. Il compare les na'vi et les banshees[Note 7] à des elfes et des dragons[56].

Postérité et influence[modifier | modifier le code]

Deux personnes entièrement peintes en bleues sont accroupis devant un panneau orange avec écrit Ancient Forest Alliance.
Manifestants déguisés en na'vi lors d'une manifestation pour la protection des forêts primaires à Vancouver.

Dans les mois qui suivent la sortie du premier film en , Avatar donne lieu à quelques réutilisations en tant que symbole. Ainsi, on retrouve un peu partout dans le monde des manifestants déguisés en na'vi ou en avatar[57]. Les principales manifestations concernent la lutte des opprimés dans le monde, ainsi que la lutte pour la protection et la conservation de la nature[57].

En février 2010, un groupe de manifestants Palestiniens se déguise en na'vi pour protester contre la barrière de séparation israélienne[58],[59].

Pour la journaliste Nahla Chahal, dans son article du journal Al-Hayat écrit depuis Dubaï, traduit et présenté par Courrier international en 2010, la situation des na'vi dans le premier film est comparable à celle des Palestiniens et des Irakiens, eux-aussi soumis à des puissances étrangères[60].

La même année, au Brésil, James Cameron soutient des indigènes qui protestent contre la construction d'un barrage sur le Rio Xingu, un affluent de l'Amazone[61]. Le combat est alors double, car il s'agit de protéger une tribu indigène du gouvernement brésilien, mais également d'empêcher l'inondation d'une partie de la forêt amazonienne[61].

En , des manifestants anglais se déguisent en na'vi lors d'une manifestation à Londres, contre un projet d'exploitation minière en Inde[62],[63]. En plus de nuire à l'environnement, la mine devait être installée sur une montagne sacrée de la tribu Dongria kondh, ce qui n'est pas sans rappeler les évènements du premier film[62],[63].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Administration du développement et des ressources » en français.
  2. a b et c « Toruk » en na'vi.
  3. « Cavalier de la dernière ombre » en français.
  4. « Étoile capitale » en français.
  5. « Étoile aventureuse » en français.
  6. « Plateforme de mobilité amplifiée » en français.
  7. a b c et d « Ikran » en na'vi.
  8. « Tsaheylu » en na'vi.
  9. « Avatar : La voie de Tsu’tey » en français.
  10. « Pandora : Le monde d'Avatar » en français.
  11. « Voyage sur une rivière na'vi » en français.
  12. « Vol de passage d'un avatar » en français.

Références[modifier | modifier le code]

  • Sources primaires
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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  • Elizabeth FitzPatrick, Avatar : Le livre, L'Archipel, , 105 p. (ISBN 978-2-8098-0247-4)
  • Elizabeth FitzPatrick et Jody Duncan, Avatar, le making of, L'Archipel, , 272 p. (ISBN 978-2-8098-0406-5)
  • Laurent Malbruno, Avatar, l'univers de James Cameron, Alphée, , 201 p. (ISBN 978-2-7538-0613-9)
  • (en) Jeffrey Armstrong, Spiritual Teachings of the Avatar : Ancient Wisdom for a New World, Simon and Schuste, , 240 p. (ISBN 978-1-58270-281-0)
  • Natalie Depraz, Avatar, « Je te vois » : Une expérience philosophique, Éditions Ellipses, , 192 p. (ISBN 9782729876210)
  • Frank Pierobon, Le symptôme Avatar, Vrin, , 120 p. (ISBN 978-2-7116-2420-1)
  • Renée Bourassa et Louise Poissant, Avatars, personnages et acteurs virtuels, Presses de l'Université du Québec, , 333 p. (ISBN 978-2-7605-3778-1)
  • (en) George A Dunn, Avatar and Philosophy: Learning to See, Wiley-Blackwell, , 255 p. (ASIN B00NCZ1PU4) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Karen E. Dill-Shackleford, How Fantasy Becomes Reality: Information and Entertainment Media in Everyday Life, Revised and Expanded, OUP USA, , 280 p. (ISBN 978-0190239299) Document utilisé pour la rédaction de l’article

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