Politique dans la Moselle

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Le département figure, depuis de longues années, parmi les départements où les forces politiques de droite disposent des positions les plus solides. Le fait que la Moselle soit un département concordataire n'est sans doute pas étranger à ce comportement, le courant démocrate-chrétien jouant notamment un grand rôle dans une vie politique marquée par les idées religieuses.

Ainsi, pendant la période de la IVe République, ce sont les listes du Mouvement républicain populaire qui sont arrivées en tête lors de chaque élection, avec Robert Schuman en tête de liste.

Lors des premières élections sous la Ve République, cinq des sept députés élus étaient membres du MRP.

Pour autant, la gauche mosellane n'est pas sans avoir un certain nombre de positions, notamment dans l'ancien arrondissement de Thionville-Ouest qui, dans le prolongement du Pays Haut du Nord du département voisin de Meurthe-et-Moselle, s'est consacré historiquement aux activités de production sidérurgique. Le prolétariat des usines de la métallurgie a constitué la base politique de la gauche.

A contrario, le bassin houiller lorrain n'a jamais véritablement constitué une position de force pour la gauche, notamment de par l'influence des idées démocrates chrétiennes.

Enfin, les autres parties du département, où les traditions rurales et parfois, la présence de l'armée, jouent un rôle déterminant dans l'activité économique et sociale, sont durablement acquises à la droite.

Depuis 1981, la Moselle connaît cependant certaines évolutions politiques, marquées notamment lors des dernières élections municipales par une série de succès importants pour la gauche puisque les trois villes de Metz, Thionville et Forbach sont, pour la première fois ensemble, gérées par la gauche.

Les divisions de la droite, souvent vives entre démocrates chrétiens et gaullistes et néo gaullistes, ont conduit, parfois, à des résultats inattendus. Ainsi, en 2001, lors du renouvellement sénatorial, la présence de sept listes de droite et du centre a conduit à l'élection de trois sénateurs socialistes, sur les cinq du département. Les années 2000 voient l'enracinement du Front national (FN) dans le département.

Les élections municipales de 2014 sont notamment marquées par la victoire de Fabien Engelmann (FN) à Hayange et la défaite de Florian Philippot à Forbach[1]. Dominique Gros (PS), maire sortant de Metz, est réélu contre Marie-Jo Zimmermann (UMP) avec seulement 770 voix d'avance[2].

Lors des élections départementales de 2015, la droite et le centre remportent 18 des 27 cantons du département[3]. Le PS avec 16,81 % des suffrages obtient 12 sièges. Le FN remporte 34,98 % des voix et n'obtient aucun siège[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julien Schvartz, En passant par la Moselle politique : 1959-1995, Éd. Serpenoise (ISBN 2-87692-252-5)