Politique à Oman

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Le chef de l'État et du gouvernement d'Oman est le sultan (Qabus bin Said Al Said depuis 1970) qui désigne un cabinet pour l'assister. À partir des années 1990, le sultan institua un comité consultatif élu nommé Majlis ach-Choura au suffrage censitaire. Le sultan institua le suffrage universel direct pour les Omanais de plus de 21 ans le 4 octobre 2003. Plus de 190 000 personnes (74 % des inscrits) votèrent pour élire 83 représentants. Deux femmes furent élues.

Plusieurs femmes siègent au gouvernement.

N'ayant pas d'enfant, le sultan a établi une règle de succession visant à garantir la continuité de la dynastie.

Évolution récente[modifier | modifier le code]

Le Printemps arabe n'a pas connu au Sultanat la même ampleur que dans d'autres pays du Moyen-Orient. Cependant un mécontentement économique et social, dirigé principalement contre des ministres et des hommes d'affaires jugés corrompus, se manifeste dans les rues au mois de février 2011[1]. Le sultan Qabus, au pouvoir depuis 41 ans, annonce alors la tenue d'élections à la Majlis ach-Choura, dont le rôle était jusque-là consultatif, et dote celle-ci de véritables pouvoirs législatifs[1]. Ces élections ont lieu en octobre 2011, avec un taux de participation de 76 %. Des décrets ultérieurs visent notamment à réduire l'écart entre secteurs public et privé, à soutenir les petites et moyennes entreprises par des prêts garantis et à intensifier la politique d'omanisation du marché du travail[1].

Bien que étant une monarchie absolue, le sultanat d' Oman n'est pas une dictature. Le sultanat semble se diriger vers une monarchie constitutionnelle, ou vers un régime républicain. Globalement, les droits de l'homme sont respectés. Le sultan incite depuis longtemps ses citoyens ou sujets à s'impliquer en des associations, ou des mouvements politiques. Mais les réformes de la société se font lentement, car l'ensemble de la population reste conservatrice, contrairement au sultan, qui est très libéral.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Le Bilan du Monde, édition 2012, p. 192-193

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Valeri, Le sultanat d'Oman. Une révolution en trompe-l'œil, Karthala, Paris, 2007, 507 p. (ISBN 978-2-84586-914-1)

Liens externes[modifier | modifier le code]