Politique étrangère du Maroc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

La politique étrangère du Maroc désigne l’ensemble des relations internationales du Royaume du Maroc depuis son indépendance proclamée le 18 novembre 1955. Le Maroc a gardé des relations étroites avec la France, ancienne puissance coloniale.

Chronologie des relations[modifier | modifier le code]

Premières années après l'indépendance[modifier | modifier le code]

Le roi Mohammed V du Maroc en 1957

Au cours des premières années d’indépendance, la politique marocaine consiste à reconstituer le « Grand Maroc » (l'Empire chérifien dans ses frontières antérieures à 1912) englobant la Mauritanie, une partie de l'Algérie, le nord-ouest du Mali, voire l'archipel des îles Canaries. L'abandon de cette idéologie se confirme en 1960 par la reconnaissance officielle par Rabat de la République islamique de Mauritanie nouvellement indépendante.

Entre 1958 et 1960, le gouvernement socialiste d'Abdallah Ibrahim, marque la volonté d'émancipation du Maroc, qui se traduit diplomatiquement par son adhésion à la Ligue arabe et par son soutien au panafricanisme, et financièrement par l'abandon du franc marocain, au profit du dirham.

Le Maroc s'affirme en outre comme l'un des membres fondateurs de l'Organisation de l'unité africaine, et abrite en 1961 un sommet auquel participent le Mali, la Guinée, le Ghana, la République arabe unie et le GPRA, tous réunis au sein du groupe de Casablanca qui milite pour une unification avancée du continent.

L'opposition à la France et à sa politique coloniale, notamment durant la guerre d'Algérie, conduit également le Maroc à abriter des bases et des camps d'entraînement du FLN algérien, ainsi que le commandement de la Wilaya V : il s'agit de l'état-major de l'armée des frontières, connu sous le nom de clan d'Oujda et regroupant les futurs dirigeants de l'Algérie indépendante, tels que Houari Boumédiène et Abdelaziz Bouteflika.

Sous le règne de Hassan II[modifier | modifier le code]

Hassan II, roi du Maroc de 1960 à 1999

En 1961, le Hassan II, alors âgé de 32 ans, succède à son père Mohammed V décédé à l'âge de 51 ans[1]. Pour lutter contre l’hégémonie des nationalistes, le jeune roi décide de s’appuyer sur l’élite politique, administrative et surtout militaire berbérophone et francophile[1]. Le roi Hassan II s'appuie sur l'aide de camp de son père Mohamed Oufkir, ancien général de l'armée française vétéran de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre d'Indochine, à qui il confie successivement le poste de Ministre de l'intérieur puis Ministre de la défense[1].

En octobre 1963 le Maroc et l'Algérie se livrent à une série d'affrontements frontaliers connus comme la "guerre des sables", en raison de désaccord au sujet du tracé des frontières suite à l’indépendance de l'Algérie obtenue en 1962[2]. Le conflit se termine rapidement par un cessez-le-feu sous la médiation du président malien Modibo Keïta, et par l'abandon du Maroc de ses revendications sur Béchar et Tindouf[2].

En septembre 1969, l'Organisation de la coopération islamique est fondée à Rabat

En juillet 1971 et août 1972, deux tentatives de coup d'État militaires sont menées contre Hassan II et échouent. Mohamed Oufkir, probable complice dans la première tentative et instigateur de la deuxième, est tué dans des circonstances imprécises, tandis que le poste de Ministre de la Défense est supprimé par le roi Hassan II.

En 1984, le Maroc quitte Orgaisation de l'Union Africaine pour protester contre l'admission au sein de l'institution de la République arabe sahraouie démocratique proclamée par le Front Polisario au Sahara occidental, un territoire que Rabat considère comme sien[3].

Sous le règne de Règne de Mohammed VI[modifier | modifier le code]

Mohammed VI, roi du Maroc depuis 1999

Mohammed VI succède à son père Hassan II à sa mort en juillet 1999, devenant le troisième souverain à porter le titre de roi du Maroc[4].

Le Maroc sous le règne de Mohammed VI a entretenu des relations économiques et politiques très importantes avec la France et les États-Unis, qui le considèrent comme un partenaire important contre le terrorisme au Maghreb.

L'action diplomatique de Mohammed VI se concentre aussi sur la réintégration du Maroc en Afrique, le pays ayant quitté l'Union africaine en 1984[3] et fermé sa frontière avec l'Algérie en 1994[5].

Relations avec les autres états africains[modifier | modifier le code]

Le Maroc est membre fondateur de l'Organisation de la coopération islamique, dont plus de la moitié des 57 États membres sont situés en Afrique, et de l'Union africaine depuis 2017, date de sa réintégration du Royaume chérifien suite à son retrait en 1984[3].

Relations avec l'Algérie[modifier | modifier le code]

Durant la guerre d'Algérie, les relations entre les deux pays sont positives. Les Marocains se mobilisent et sont souvent des soutiens actifs des maquisards algériens. Lorsque le Maroc déclare son indépendance en 1956, Mohammed V expédie armes, argent et médicaments au Front de libération nationale. Le pays devient même une base arrière pour des combattants algériens qui bénéficient de camps d'entraînement.

Après l'Indépendance de l'Algérie obtenue le 5 juillet 1962., l'homme politique marocain Allal El Fassi, chef de file du Parti de l'Istiqlal, et le jeune roi Hassan II contestent les frontières définies par la France et déclenchent les hostilités en octobre 1963, essayant de mettre la main sur la régions de Béchar[6]. La « guerre des sables » dure environ trois semaines et cesse le 2 novembre suite à une médiation du président malien Modibo Keïta, qui Hassan II et Ahmed Ben Bella à Bamako[6].

Les années suivantes, dans un contexte de guerre froide, l'Algérie se rapproche des pays communistes et de l'Union soviétique, son principal fournisseur d'armes. tandis que le Maroc se tourne davantage vers les États-Unis.

Mais la plus forte divergence entre les deux États maghrébins concerne la question du Sahara occidental, colonie espagnole jusqu'en 1975 et terre riche en phosphates. Le Maroc exploite la région économiquement et favorise une immigration depuis le nord du pays. L'Algérie, de son côté, soutient la rébellion du Front Polisario, mouvement indépendantiste armé de la région. Elle accueille chez elle des réfugiés sahraouis et proclame que l'ancien protectorat espagnol est la « dernière colonie » d'Afrique.

Ces tensions dégénèrent en violents affrontements en début d'année 1976 entre les troupes marocaines et algériennes à Amgalla (Sahara occidental), et entraine une rupture des relations diplomatiques entre l'Algérie et le Maroc le même année[4]. Celles-ci sont rétablies en mai 1986, suite à l'acceptation par le Maroc d'un plan des Nations unies prévoyant un cessez-le-feu et la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental[4].

La frontière de 1 600 km qui sépare Algérie et Maroc est fermée depuis 1994, à la suite de l'attentat contre l'hôtel Asni à Marrakech ayant impliqué trois jeunes algériens[5]. Le décision de fermer la frontière entre ces deux États a été prise par l'Algérie, en représailles de la décision de Rabat d'imposer un visa aux voyageurs algériens[5]. Le Maroc est revenu sur cette décision en 2004, suivie par la décision d'Agler de lever à son tour l'imposition d'un visa pour entre en Algérie depuis le Maroc[5].

En avril 2015, la Société Nationale des Transports Ferroviaires algérienne annonce en la construction d'une ligne de train à grande vitesse de plus de 1 200 km pour relier l'Algérie, la Tunisie et le Maroc[7].

En décembre 2019, suite à l'élection d'Abdelmadjid Tebboune à la présidence de l'Algérie, le roi Mohammed VI lui exprime ses sincères félicitations, et faire part de son souhait d’ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux États[8].

Relations avec la Tunisie[modifier | modifier le code]

Le Maroc et la Tunisie sont membres et co-fondateurs de l'Union du Maghreb arabe depuis février 1989, et de l'Union africaine depuis la ré-intégration de Maroc en 2017[3]'[4].

Relations avec la Libye[modifier | modifier le code]

Le Maroc et la Libye sont membres et co-fondateurs de l'Union du Maghreb arabe depuis février 1989, et de l'Union africaine depuis la ré-intégration de Maroc en 2017[3]'[4].

Relations avec la Mauritanie[modifier | modifier le code]

Au cours des premières années d’indépendance du Maroc en 1956, la politique marocaine consiste à reconstituer le « Grand Maroc », englobant notamment la Mauritanie. Rabat y renonce et reconnait la République islamique de Mauritanie nouvellement indépendante en 1960. En août, la Mauritanie se retire du sud du Sahara occidental en vertu d’un accord de paix signé avec le Front Polisario, permettant un déploiement de l'armée marocaine dans cette zone[4].

Le Maroc et la Mauritanie sont membres et co-fondateurs de l'Union du Maghreb arabe depuis février 1989, et de l'Union africaine depuis la ré-intégration de Maroc en 2017[3]'[4].

Relations avec la Côte d'Ivoire[modifier | modifier le code]

Les relations entre la Maroc et la Côte d'Ivoire datent de l'établissement de relations diplomatiques en 1962, mais sous le règne de Mohammed VI elles se sont renforcées et sont actuellement en pleine expansion. Cet axe s'inscrit dans l'importance que Rabat accorde au développement des relations sud-sud, soit entre le Maroc et l'Afrique noire.

Mohammed VI s'est rendu en Côte d'Ivoire en mars 2014[9], en novembre 2017[10] et en nombre 2019[11]. Le roi du Maroc entretient des relations étroites avec le président ivoirien Alassane Ouattara[10].

Relations avec le Gabon[modifier | modifier le code]

Entre son accession au trône en 1999 et 2014, le roi Mohammed VI s'est rendu six fois au Gabon, multipliant les accords bilatéraux, notamment sur l’implantation de sociétés marocaines, ainsi que l’octroi de bourses à des étudiants africains dans ses écoles et universités chérifiennes[9].

Relations avec les pays européens et occidentaux[modifier | modifier le code]

Relations avec la France[modifier | modifier le code]

Les relations entre la France et le Maroc sont très anciennes. Certaines sources historiques parlent de l’arrivée d’une ambassade des Idrissides au palais de Charlemagne au 9e siècle.

Mohammad Tenim Ambassadeur du Maroc a la Comédie Italienne 1682 - tableau d'Antoine Coypel 1661-1722 Versailles

Au 17e siècle, le sultan du Maroc Moulay Ismaïl, qui cherchait des alliés contre l'Espagne, envoie à la cour de Louis XIV l'ambassadeur Mohammad Temim en 1682[12]. Dès lors, une intense coopération militaire et économique s'établit entre les deux états.

En 1880, le Maroc, seul pays d'Afrique du Nord à échapper à la tutelle ottomane faisait l’objet de convoitises de la part des puissances européennes, particulièrement de la France[13]. À l’instar de l'Égypte, le Maroc est confronté à d'importantes difficultés financières causés par un déficit commercial croissant et structurel, résultant de la concurrence des puissances industrielles européennes[13]. En 1904, un emprunt marocain de 62,5 millions de francs, financé par la France et la Grande-Bretagne, accroît la dépendance financière du Royaume vis-à-vis des puissances européennes[13]. Le sultan Abdelaziz ben Hassan accusé d’être à la solde des Européens, est destitué en 1907 au profit de son frère Abdelhafid ben Hassan, qui ne peut plus infléchir la situation. Entre 1903 et 1912, la dette représente en effet entre 10 et 16 années de recettes fiscales[13]. La souveraineté française sur le Maroc est entérinée en 1912 par le Traité de Fès, qui place la majeure partie du Maroc sous la dépendance et la protection de la France. Le général Hubert Lyautey est nommé résident général de France au Maroc[4].

Pendant les décennies qui suivent l'établissement du protectorat français, le Maroc est le théâtre de multiples insurrections anti-coloniales réprimées par le général Lyautey, et son successeur en 1936, le général Charles Noguès, connue en France comme la « campagne du Maroc »[4].

Lorsqu'en 1939 la Seconde Guerre mondiale se déclenche en Europe, l'opposition nationaliste au Maroc est décimée par la répression. Suite à la défaite de la France en juin 1940, le général Noguès se rallie au gouvernement de Vichy de Philippe Pétain, mais les leaders nationalistes ne s'alignent pas sur cette position[4]. Le sultan Sidi Mohammed ben Youssef (futur roi Mohammed V), souverain chérifien depuis 1927, refuse d'applquer les lois antisémites d'inspiration nazie aux Marocains de confession juive.

Après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord en novembre 1942, celui-ci reçoit la conférence d'Anfa (Casablanca) en 1943, bénéficiant du soutien du président américain Franklin Delano Roosevelt, et reconnaît le Comité français de libération nationale du général de Gaulle. Le Maroc paie un lourd tribut à la guerre européenne : entre 25 000 et 30 000 hommes tombent pour la libération de la France. Les goumiers marocains s'illustrent notamment au cours des campagnes de Tunisie, d'Italie, du débarquement en Provence, puis au cours de la campagne d'Allemagne.

À partir des années 1950, le mouvement national marocain prend la forme d'une lutte armée avec la création de l'Armée de libération nationale qui établit des foyers de guérilla principalement dans les régions montagneuses du Moyen-Atlas, du Rif et de la frontière algérienne. En août 1955, des négociations sont menés à Aix-les-Bains (Savoie) entre la ;France et les mouvements nationalistes marocains, en vue d'établir l'indépendance du protectorat de la France

L'indépendance du Maroc est proclamée officiellement par une déclaration commune franco-marocaine le 2 mars 1956.

Sous le règne de Hassan II, le Maroc entretient une forte proximité avec la France, largement influencée par la francophilie personnelle du monarque, diplômé de l'Université de Bordeaux, et ayant effectué une partie de sa carrière militaire en France, où le général de Gaulle l'a décoré de la croix de la libération en 1945[14].

Les relations entre le Maroc et la France se tendent en 1965 suite à l'assassinat à Paris du principal l'opposant politique marocain Mehdi Ben Barka (probablement commandité par Hassan II) avant de se normaliser en 1969 après l'élection du président français Georges Pompidou[14]. Son successeur Valery Giscard d’Estaing poursuit et approfondie les relations bilatérales axées sur la coopération politique, économique et sécuritaire[14]. Dans les années 1970, des soldats marocains interviennent sur le continent africain à la demande du président français pour soutenir des chefs d'État africains favorables à la France, comme Mobutu[14]. En contrepartie, la France soutient le Maroc à l'ONU, notamment sur la question du Sahara occidental, et fait bénéficier à l'armée marocaine de son savoir-faire technique et sécuritaire[14].

L'année de sa mort en 1999, le roi Hassan II est invité d'honneur par le président français Jaques Chirac à assister à la fête nationale française du 14 juillet[15]. Hassan II décède la semaine suivante, le 23 juillet 1999 après 38 ans de règne sur le Maroc[1]. Lors de ses obsèques, Jaques Chirac déclare à son fils et successeur Mohammed VI : « Majesté, je dois beaucoup à votre père, et si vous le souhaitez, tout ce qu’il m’a donné, je m’efforcerai de vous le rendre »[14].

En 1999, le roi Mohammed VI choisi la France comme première visite d'état.

En mai 2012, Mohammed VI est le premier souverain étranger reçu par le président François Hollande suite à son élection[16].

Relations avec l'Espagne[modifier | modifier le code]

Pendant la première moitié du du 20e siècle, le Maroc est sous influence française et espagnol, départagés par la convention franco-espagnole de Madrid du 27 novembre 1912[17]. Le territoire de la zone d'influence de l'Espagne au Maroc est réparti en deux zones disjointes, encadrant au nord et au sud celui sous protectorat français.

En juillet 1936, un coup d'État militaire est initié depuis le Protectorat espagnol au Maroc dans le but de renverser le gouvernement de la Seconde République espagnole. L'échec de cette tentative est à l'origine du déclenchement de la guerre civile espagnole, se soldant par la défaite du camp républicain en avril 1939, et débouchant sur l'établissement de la dictature du général Francisco Franco jusqu'en 1975. Cette année marque aussi la remise administrative par l'Espagne de la plus grande partie du Sahara occidental au Maroc, par les accords de Madrid du 14 novembre 1975[18].

Depuis lors, les relations contemporaines entre la Maroc et l'Espagne sont influencées par la position de l'Espagne vis-à-vis du Sahara occidentale[18]. Celle-ci est variable, étant régulièrement débattue au sein de la classe politique espagnole[18]. L’Espagne accueille sur son territoire plusieurs milliers de Sahraouis, dans leur grande majorité hostiles à l’« occupation » marocaine[18]. C’est en outre depuis l’archipel espagnol des Canaries que le Front Polisario tente d’aider ceux qui, au Sahara, s’opposent à la présence marocaine[18].

Depuis 2001, les deux états se disputent la souveraineté de l'Îlot Persil, situé à 200 m de la côte marocaine et à 8 km à l'ouest de l'enclave espagnole de Ceuta[18].

En dépit de ces sujets de tensions, l'Espagne et le Maroc ont des relations bilatérales fortes dans les domaines économiques et sécuritaires, notamment sur la gestion de l'immigration entre les deux continents[18]. Les deux états ont la particularité de partager une frontière d'environ 16 km, bien qu'étant sur deux continents situés de part et d'autre de la Mer Méditerranée. Cette frontière est situé le long des villes de Melilla (12,3 km2) et Ceuta (19 km2), deux villes de 85 000 habitants chacune, situées dans des enclaves contrôlées par l'Espagne depuis le 16e siècle[19]. Ces enclaves sont considérées comme des portes d’accès à l’Europe par des milliers d’Africains, et des foyers de lutte contre l’immigration clandestine par le gouvernement espagnol[19].

En 2015, 800 000 émigrés marocains résidaient en Espagne, dont le Maroc est son deuxième partenaire commercial en dehors de l’Union européenne[18].

Relations avec les États-Unis[modifier | modifier le code]

Conférence des alliées à Casablanca en janvier 1943, en présence du sultan Mohammed V et de son fils Hassan de 13 ans, du président américain Franklin Roosevelt et du Premier ministre britannique Winston Churchill

Pendant la deuxième guerre mondiale, l’armée américaine s’implante au Maroc, voyant son effectif atteindre à 65 000 hommes en novembre 1942, stationnés essentiellement à Casablanca, Marrakech et à Agadir[20]. Le 22 janvier 1943, le président Roosevelt rencontre le roi Mohammed V à la conférence d’Anfa, lui exprime sa sympathie pour l’aspiration à l’indépendance des peuples coloniaux et évoque une collaboration économique américano-marocaine après la guerre[21]

En 1947, le Maroc paraît entrer dans la stratégie américaine comme réserve stratégique indispensable pour encercler l’Union soviétique[20].

En décembre 1959, trois ans après l'indépendance marocaine, le président américain Dwight David Eisenhower se rend à Rabat pour discuter des bases militaires américaines implantées au Maroc depuis la seconde guerre mondiale[21]. Le roi Hassan II se rend aux États-Unis en 1963, où il obtient une aide économique et des militaire en contrepartie de son engagement dans le camp occidental pendant la guerre froide[21]. Entre 1957 et 1963, l’aide officiellement accordée par les États-Unis au Maroc s’élève environ à 400 millions de dollars comprenant quatre formes principales : assistance de soutien, prêt au développement, « vivres pour la paix » et dons au développement[21].

L'aide américaine au Maroc est suspendue en 1964 suite à la Crise des missiles de Cuba en 1962, pour sanctionner le Maroc d'avoir continué d'exporter du phosphate et importé du sucre de l'ile des Caraïbes[21]. Celle-ci est rétablie après des assurances données par Rabat[21].

Rencontre entre le roi du Maroc Hassan II et le président américain Jimmy Carter en novembre 1978

Le roi Hassan II se rend de nouveau aux États-Unis en février 1967 pour faire part des préoccupations sécuritaires du royaume chérifien dans un contexte de détérioration de ses relations avec l'Algérie[21]. Le président américain Lyndon B. Johnson réagit favorablement à cette demande, et une aide supplémentaire alimentaire est octroyée au Maroc par Washington pour compenser une mauvaise récolte de céréales[21].

Cette amitié entre le Maroc est les États-Unis se poursuit après la fin de la guerre froide et le règne de Mohammed VI.

En 2006, un accord de libre-échange est signé entre les deux États, éliminant les droits de douane sur plus de 95 % des produits échangés[22].

Relations avec la Russie[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre froide, le rapprochement du Maroc avec les États-Unis ne l'empêche pas Hassan II d'entretenir de bonne relations avec les pays du Bloc de l'Est[21].

En 2015, le montant des échanges entre le Maroc et la Russie sont d'environ 2,5 milliards de dollars. Le royaume exporte des produits agro-alimentaires vers la Russie, d'où il importe des hydrocarbures[23].

Les chefs d'état Mohammed IV et Vladimir Poutine se sont rencontré en 2002 en Russie, en 2006 au Maroc, puis de nouveau en Russie en 2016[23].

Sur le dossier du Sahara occidental, Moscou adopte une position de neutralité, et n’a jamais reconnu le Polisario[23].

Relations avec les pays du Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

Relations avec les pays du Golfe[modifier | modifier le code]

Entre 2014 et 2019, le Maroc participe à la guerre civile au Yémen au sein d'une coalition menée par l'Arabie saoudite en appui au gouvernement d'Abdrabbo Mansour Hadi[24].

En 2017 le golfe est secouée par une crise diplomatique marquée par la rupture des relations entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis d'une part, et le Qatar d'autre part. Contrairement à l'Égypte et à la Mauritanie, le Maroc décide de maintenir ses relations diplomatiques avec la Qatar, provoquant d'importantes tensions entre le royaume chérifien et l'Arabie saoudite[25]. Le Maroc apporte en outre une aide alimentaire l'émirat, et annonce maintenir ses lignes aériennes, refusant d'appliquer l'embargo saoudien[26].

Relations avec l'Iran[modifier | modifier le code]

Entre 2009 et 2014, le Maroc décide de rompre unilatéralement ses relations avec Téhéran, accusant un haut responsable iranien d’avoir déclaré que le Bahreïn était « la quatorzième province iranienne »[27].

Le 1er mai 2018, le Maroc annonce à nouveau la rupture de ses relations diplomatiques avec l'Iran, justifiant sa décision par un soutien matériel apporté par le gouvernement iranien au Front Polisario, mouvement indépendantiste du Sahara occidental, via le Hezbollah[28]'[27]. Ces accusations sont néanmoins rejetées par le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Djavad Zarif[28].

Relations avec l'Irak[modifier | modifier le code]

En 1990, le Maroc se distingue comme faisant partie des pays arabes ayant envoyé un contingent au Koweït aux côtés des Occidentaux pendant la guerre du Golfe, malgré le soutien de la population marocaine à l’Irak[4]. Cette prise de position du gouvernent marocain provoque une grève générale, en décembre, à l’appel des organisations syndicales, accompagnée de manifestations rassemblant plus de 300 000 personnes manifestent à Rabat, le 3 février 1991[4].

Relations avec la Syrie[modifier | modifier le code]

En 1973, lors de la guerre du Kippour, environ 6 000 soldats marocains combattent dans les rangs de l'armée syrienne contre Israël.

Le Maroc et la Syrie sont membres de l'Organisation de la coopération islamique et de la Ligue arabe, mais la Syrie en est actuellement suspendue en raison de la guerre civile en cours depuis 2011.

Relations avec Israël[modifier | modifier le code]

Historiquement, le Maroc abrite d’importantes communautés juives, nourrie par diverses vagues de réfugiés à la suite des persécutions dont les juifs étaient victimes en Europe.

Au début des années 1960, alors que 60 000 juifs continuaient de vivre au Maroc, des accords secrets sont conclus entre le roi Mohammed V et le gouvernement israélien pour permettre aux juifs marocains d'émigrer en Israël[29].

Sous le règne de Hassan II, les relations entre la Maroc et l'État hébreu sont ambivalentes. Officiellement allié des états arabes en guerre contre Israël, le roi Hassan II accueille en septembre 1965 une réunion secrète des dirigeants arabes, destinée à évaluer leur capacité à attaquer l’État hébreu[30]. Cependant, n'ayant pas confiance envers ses invités de la ligue arabe, le roi Hassan enregistre les échanges au profit du Mossad, leur révélant que les états arabes sont mal préparés et divisés[30]. Sur la base de ces renseignements, Israël lance une attaque préventive le 5 juin 1967 contre les aérodromes égyptiens dont la quasi-totalité des avions sont détruits, qui s'avère décisive pour la victoire de la Guerre des Six Jours[30].

Néanmoins, la défaite arabe lors de la guerre de 1967 déclenche une hostilité croissante envers les juifs du Maroc, et accentue leur exode vers Israël[29]. Quelques années plus tard, le Maroc appuie les armées arabes contre Israël lors de la guerre du Kippour de 1973, dont l'issue est indécise[30].

En juillet 1986. le roi Hassan II reçoit le premier ministre israélien Shimon Pérès à Ifrane[4].

Si le Maroc n'a, à l'instar de l'ensemble des pays arabes (à l'exception de l’Égypte et la Jordanie), aucune relation diplomatique avec Israël, d’importantes convergences sont observables entre le Royaume chérifien et l'État hébreu, notamment la proximité de ces deux états avec les États-Unis, ainsi que leur hostilité commune envers l'Iran[31].

En outre, en dépit de l'absence de liens diplomatiques, les interactions entre le Maroc et Israël sont marquées par d'importants échanges commerciaux estimés à 50 millions de dollars par an, notamment dans l’agro-industrie, les semences et technologie[31].

Relations avec le reste de l'Asie[modifier | modifier le code]

Relations avec la Chine[modifier | modifier le code]

Depuis l'indépendance du Maroc, les liens entre royaume et la Chine sont caractérisés par des relations diplomatiques cordiales, mais une faibles coopération économique avec des investissement chinois au Maroc inférieure à 200 millions de dollars dans les années 2010[32]. Néanmoins, cette la coopération sino-marocaine est en expansion, à l'image de l'intensification des rapport Chine-Afrique depuis le début des années 2000[32].

En mai 2016, roi Mohammed VI se rend en Chine en visite officielle, lors de laquelle quinze conventions sont signées entre des groupes marocains et chinois[33]. Le premier projet visé par ces accords concerne le port de Tanger-Med, et concerne la création d’un grand parc industriel et résidentiel dans cette zone[33]. Le groupe chino-allemand Linuo Paradigma, spécialisé dans la fabrication des chauffe-eaux solaires, société chinoise de construction d’autobus Yangtse Ltd, et le groupe de construction Marita Group évoquent l'implantation d'unités de production au Maroc[33].

En mars 2017, le groupe chinois Haite annonce la construction, dans le nord du Maroc, d'une nouvelle cité industrielle et résidentielle de 2 000 hectares pour un investissement de 1 milliard de dollars, en vue d'y accueillir 200 usines chinoises, soit la plus grande plate-forme industrielle chinoise sur le continent[34].

Une position singulière dans le monde arabe[modifier | modifier le code]

Une proximité simultanée entre l'Afrique, l'Occident et le Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

Le roi Hassan II, considérant que le Maroc est un « arbre dont les racines étaient en Afrique et le feuillage en Europe », s'est efforcé de nouer des liens forts avec les deux continents[9]. Néanmoins, l'intégration du Maroc en Afrique ne résiste pas au tensions causée par la position de certains états africains sur le Sahara occidental, provoquant le retrait du Maroc de l'Union africaine en 1984[3]. Lorsque Mohammed VI lui succède en 1999, celui-ci retisse des liens étroits en multipliant les voyages chez les voisin du Maroc multipliant les accord bilatéraux, et encourageant les investissements marocains en Afrique subsaharienne qui attirait 85 % des investissement étrangers marocains en 2013[9].

Dans de nombreux dossiers, le Maroc se distingue en adoptant une position pragmatique et modérée, notamment :

  • en gardant des relations étroites et amicales avec les anciennes puissances coloniales (Espagne et France)
  • en adoptant une neutralité active, pendant la guerre froide permettant de garder simultanément de bonnes relations avec les deux blocs alors que la plupart des pays arabes ont pris le partie de l'Union soviétique (l’Égypte passe dans le camp américain en 1976)[23]
  • en adoptant une position de médiateur entre Israël et Palestine, et en entretenant une coopération économique et sécuritaire avec l'État hébreu
  • en soutenant le Qatar en 2017, mis au ban par ses voisins du Golfe

Au début du 21e siècle, l’Union européenne est à la fois le premier fournisseur et premier client du Maroc, les États-Unis et la France sont ses principaux partenaires militaires, tandis que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont des partenaires politiques, diplomatiques et stratégiques majeurs[35].

Une ouverture au bénéfice de l'économie[modifier | modifier le code]

Le Marco se distingue de ses voisins par une forte attractivité envers les investissements étrangers. Le royaume chérifien a notamment accepté une participation majoritaire des capitaux étrangers dans ses usines, réduit au minimum ses prétentions fiscales et bénéficié du concours de la France, ex-puissance coloniale pour ses infrastructures[36].

Ainsi, près de 80 % des capitaux de la Société marocaine de construction automobile sont détenus par des investisseurs étrangers, et 52,4 % pou l'usine de Renault-Nissan ouverte en 2012 à Tanger[37], qui produit près de 300.000 véhicules par an[36]. L'industrie automobile au Maroc est largement dédiées à l'exportation, contrairement à l'Algérie et la Tunisie dont la production industrielle est essentiellement destinées à leurs marchés intérieurs, et majoritairement contrôlées par l'État[36].

Malgré l'arrivée tardive des investissements chinois au Maroc, par rapport au reste de l'Afrique, le Maroc surpasse en 2017 ses voisins africains en accueillant la plus grande plate-forme industrielle chinoise sur le continent[34].

En novembre 2018, la Maroc est l'un des premier pays d'Afrique à bénéficier de l'installation d'une ligne à grande vitesse reliant les villes de Tanger et Kénitra sur la côte méditerranéenne[38]

La question du Sahara occidental dans la politique étrangère du Maroc[modifier | modifier le code]

Érigé en « cause nationale » le Sahara occidental est au centre des préoccupations politiques du Maroc depuis plus de quatre décennies[39]. Dès lors, les positions adoptées par les gouvernements de pays étrangers vis-à-vis de la souveraineté revendiquée par le Maroc sur le Sahara occidental est au centre de la politique étrangère du royaume[39].

En avril 2004, Le Maroc rejette le plan de paix proposé par l’envoyé du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, James Baker, qui envisageait le principe d’autodétermination avec élection d’une autorité locale à l’intérieur d’un Maroc souverain[39]. En mai 2012, le Maroc décide de retirer sa confiance à l’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, l’accusant de conduire un travail partial et déséquilibré[39].

La question de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental est également au centre de la rivalité entre Alger et Rabat[40].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Omar Brouksy, « Maroc. Hassan II, « pote » et despote », sur Orient XXI, (consulté le 23 mai 2020)
  2. a et b « Début de la guerre des Sables – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 23 mai 2020)
  3. a b c d e f et g « Le Maroc réintègre l'Union africaine », sur France 24, (consulté le 23 mai 2020)
  4. a b c d e f g h i j k l et m Olivier Pironet, « Maroc : chronologie historique », sur Le Monde diplomatique, (consulté le 24 mai 2020)
  5. a b c et d « ALGÉRIE-MAROC. “Vous pouvez traverser, mais vous ne pouvez pas revenir” », sur Courrier international, (consulté le 24 mai 2020)
  6. a et b « Début de la guerre des Sables – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 24 mai 2020)
  7. BFM BUSINESS, « Une ligne TGV pour relier la Tunisie, l'Algérie et le Maroc », sur BFM BUSINESS (consulté le 23 mai 2020)
  8. « Algérie : le roi Mohamed VI appelle le président fraîchement élu à ouvrir "une nouvelle page" », sur Franceinfo, (consulté le 24 mai 2020)
  9. a b c et d Zakya Daoud, « Le retour en fanfare du Maroc en Afrique », sur Orient XXI, (consulté le 23 mai 2020)
  10. a et b « Mohammed VI à Abidjan, comme à la maison ! – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 24 mai 2020)
  11. Aziz Malick Diallo, « Maroc, Côte d’Ivoire : que fait Mohammed VI chez Ouattara ? », sur Afrik.com, (consulté le 24 mai 2020)
  12. « Diplomates marocains #23 : Mohammed Temim, l'émissaire pour Louis XIV », sur www.msn.com (consulté le 23 mai 2020)
  13. a b c et d Adam Barbe, « Quand la France colonisait le Maroc par la dette », sur Orient XXI, (consulté le 23 mai 2020)
  14. a b c d e et f « Diplomatie sous Hassan II : « Monsieur Hassan » et les relations franco-marocaines », sur RFI, (consulté le 24 mai 2020)
  15. Omar Brouksy, « Maroc. Hassan II, « pote » et despote », sur Orient XXI, (consulté le 24 mai 2020)
  16. « France – Maroc : le roi Mohammed VI reçu à l’Élysée par François Hollande – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 23 mai 2020)
  17. Henry Marchat, « La France et l'Espagne au Maroc pendant la période du Protectorat (1912-1956) », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, vol. 10, no 1,‎ , p. 81–109 (DOI 10.3406/remmm.1971.1122, lire en ligne, consulté le 23 mai 2020)
  18. a b c d e f g et h Ignacio Cembrero, « Difficile équilibre de la politique espagnole au Sahara occidental », sur Orient XXI, (consulté le 23 mai 2020)
  19. a et b « Ceuta et Melilla : deux enclaves espagnoles au Maroc sous haute tension », sur SudOuest.fr (consulté le 23 mai 2020)
  20. a et b « La présence militaire américaine au Maroc, 1945-1963 », sur cairn.info/,
  21. a b c d e f g h et i « Les relations entre le Maroc et les Etats-Unis : regards sur la période 1943-1970 », sur cairn.info,
  22. « Accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis d’Amérique », sur OCDE,
  23. a b c et d « Maroc – Russie : Mohammed VI au pays des tsars – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 23 mai 2020)
  24. « Le Maroc interrompt sa participation militaire dans le conflit au Yémen », sur RFI, (consulté le 23 mai 2020)
  25. Le Figaro, « Mis à l'écart, le Qatar compte sur ses soutiens pour sortir de la crise », sur Le Figaro.fr, (consulté le 23 mai 2020)
  26. « Crise du Golfe : le Maroc à la rescousse pour remplir les paniers des Qataris », sur La Tribune (consulté le 23 mai 2020)
  27. a et b Khadija Mohsen-Finan, « Sahara occidental. L'offensive du Maroc contre l’Iran et... l’Union européenne », sur Orient XXI, (consulté le 23 mai 2020)
  28. a et b « Le Maroc rompt ses relations diplomatiques avec l’Iran – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 23 mai 2020)
  29. a et b Mohammed Hatimi, « Quand la presse marocaine appelait au boycott des juifs - Juin 1967, une guerre de six jours qui n’en finit pas », sur Orient XXI, (consulté le 23 mai 2020)
  30. a b c et d (en-US) « Guerre des Six-Jours : Nouvelles révélations sur le rôle de Hassan II dans la victoire d’Israël », sur Le Desk, (consulté le 23 mai 2020)
  31. a et b « Maroc, le partenaire discret d’Israël », sur Slate Afrique (consulté le 23 mai 2020)
  32. a et b « Li Li : « Jamais les relations entre la Chine et le Maroc n’ont été aussi bonnes » – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 23 mai 2020)
  33. a b et c « Maroc-Chine : une quinzaine de contrats signés durant la visite de Mohammed VI – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 23 mai 2020)
  34. a et b « Chine-Afrique : le Maroc désormais au cœur de la « route de la soie » », sur La Tribune (consulté le 23 mai 2020)
  35. « La politique étrangère du Maroc : vers quel positionnement ? », sur www.ifri.org (consulté le 24 mai 2020)
  36. a b et c Jean-Pierre Sereni, « Le pari réussi de la construction automobile au Maroc », sur Orient XXI, (consulté le 23 mai 2020)
  37. « Une usine Renault géante inaugurée à... Tanger », sur La Tribune (consulté le 23 mai 2020)
  38. BFM BUSINESS, « Le futur TGV marocain en huit chiffres étonnants », sur BFM BUSINESS (consulté le 23 mai 2020)
  39. a b c et d Khadija Mohsen-Finan, « Le Maroc malade du Sahara occidental », sur Orient XXI, (consulté le 23 mai 2020)
  40. Khadija Mohsen-Finan, « Le conflit du Sahara en marge des dynamiques régionales », sur Orient XXI, (consulté le 23 mai 2020)