Politique étrangère de l'Arménie

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La politique étrangère de l'Arménie regroupe l'ensemble des liens diplomatiques entretenus par la République d'Arménie depuis son indépendance de l'Union soviétique le 21 septembre 1991.

Depuis son indépendance, l'Arménie a maintenu une politique équilibriste en essayant d'avoir de bonnes relations avec la Russie et l'Iran d'une part et l'Occident d'autre part, notamment les États-Unis et l'Union européenne.

Très enclavée du fait d'une absence totale d'accès à la mer, l'isolement géographique de l'Arménie est accentué par la fermeture de deux de ses frontières terrestres avec la Turquie et l’Azerbaïdjan. Les tensions accrues entre l'Arménie et ces deux pays frontaliers concernent le génocide arménien perpétré par les Ottomans à partir de 1915 et la souveraineté du Haut-Karabagh disputée avec l'Azerbaïdjan.

Les relations internationales de l'Arménie sont souvent influencées par le parti pris des gouvernements étrangers sur la question de la souveraineté du Haut-Karabagh, et sur la reconnaissance politique du génocide arménien. La Russie, principal allié historique de l'Arménie se pose traditionnellement en médiateur dans la guerre du Haut-Karabagh opposant les deux anciennes républiques soviétiques[1]. Néanmoins, la Russie est aussi régulièrement accusée de bénéficier de ce conflit en profitant de son rôle d'arbitre pour accroître son influence sur ses deux anciens états satellites[2],[3], et en exportant des armes aux deux pays en guerre[4],[3].

Enfin, les relations internationales de l'Arménie sont largement influencées par l'importante diaspora arménienne estimée à plus de 8 millions d'individus (descendants de réfugiés pendant les génocide arménien), soit 2 à 3 fois plus que le nombre d'habitants recensés en Arménie (un peu plus de 3 millions)[5],[6]. En effet, l'Arménie entretient traditionnellement de bonnes relations avec les États dont les populations comptent d'importantes communautés arméniennes, notamment la Russie (plus de 2 millions), les États-Unis (1.5 million), la France (500.000), et certains pays du Moyen-Orient, principalement l'Iran, le Liban et la Syrie.

Chronologie des relations[modifier | modifier le code]

La Première République d'Arménie[modifier | modifier le code]

La République Démocratique d'Arménie a été fondée le 28 mai 1918, puis a été intégrée à l'Union Soviétique le 29 novembre 1920.

Période soviétique[modifier | modifier le code]

L'Arménie est intégrée à l'URSS de 1920 jusqu'à sa dislocation en 1991, sous le nom de République socialiste soviétique d'Arménie. Entre 1922, l'Arménie fusionne avec l’Azerbaïdjan et la Géorgie pour former la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie, dissoute en 1936[7].

Depuis l'indépendance[modifier | modifier le code]

L'Arménie déclare son indépendance de l'Union Soviétique la 21 septembre 1991, devenant la République d'Arménie.

Relations avec la Russie[modifier | modifier le code]

Pendant plusieurs siècles, les ambitions expansionnistes de l'Empire russe sur l'Empire ottoman ont été largement justifiées par le pouvoir russe par une nécessité de protéger l'importante communauté orthodoxe de l'Empire ottoman. Entre le 16e et le 19e siècles, plus d'une dizaine de guerres éclatent entre les deux Empires, contribuant largement au déclin de l'Empire ottoman ainsi qu'aux revendications indépendantistes de ses communautés chrétiennes.

A la veille de la Première Guerre mondiale, la plupart des communautés orthodoxes de l'Empire ottoman ont pris leurs indépendances (la Grèce en 1829, et les Balkans après le congrès de Berlin en 1878), à l'exception des Arméniens.

Lorsque la première guerre mondiale éclate, les deux empires s'affrontent de nouveau lors de la campagne du Caucase, au cours de laquelle des volontaires arméniens se battent aux côtés des forces russes. En 1915, le siège de la ville arménienne de Van par les troupes ottomanes est un épisode marquant du génocide arménien, l'un des rares cas où les Arméniens se sont battus contre les forces armées turques. L'intervention de l'armée russe force les troupes ottomanes à se retirer, mais suite à la révolution russe de 1917, les troupes russes quittèrent la ville et l'armée ottomane en reprit le contrôle jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale.

Par le traité de Sèvres, la ville fut ensuite brièvement incorporée à la première République d'Arménie en 1920. Mais la guerre d'indépendance turque amputa par la suite l'Arménie de la moitié de son territoire, dont la ville de Van qui fut intégrée à la République de Turquie. Affaiblie, l'Arménie est intégrée à l'Union Soviétique après la prise d'Erevan par les bolcheviks le 2 décembre 1920.

Pour l'Arménie, l'époque soviétique est très difficile économiquement, jusqu’à la mort de Staline en 1953, après laquelle l’agriculture, favorisée par un climat propice, et l’industrie (surtout l’extraction de matières premières) se développent considérablement[8].

La libéralisation du régime soviétique sous Mikhaïl Gorbatchev permet la mise en place de l’Union pour l’autodétermination nationale en 1987. Le 23 août 1990, plus d’un an avant la chute de l’URSS, l’Arménie déclare sa souveraineté par rapport à l’Union Soviétique, sous l’influence notable de Levon Ter-Petrossian. La République d’Arménie proclame officiellement son indépendance le 21 septembre 1991 et élit son nouveau président, Ter-Petrossian, le 16 octobre[8].

Depuis son indépendance en 1991, l’Arménie a gardé des relations étroites avec la Russie, son indispensable partenaire dans la région, notamment au sein de la Communauté des États indépendants fondée en 1991 et regroupant la plupart des anciennes Républiques soviétiques.

L'Arménie rejoint en 2012 l'Organisation du traité de sécurité collective (dont elle est membre fondateur) et l'Union économique eurasiatique en octobre 2014, deux organisations réunissant des ex-Républiques soviétiques. En 2014, Erevan a apporté son soutien au rattachement,de la péninsule ukrainienne de Crimée à la Russie, qualifié d'annexion par les Occidentaux[9].

Sur le volet militaire, les relations entre l'Arménie et le Russie sont régies par un accord de coopération militaire qui court jusqu’en 2059, et prévoit la protection de toutes les zones frontalières en Arménie par l'armée russe[10]. L'Arménie accueille une base militaire russe à Gyumri, et met une partie d'une base militaire arménienne à Erevan à la disposition de la Russie[11]. Le 21 novembre 2013, le gouvernement arménien donne son feu vert à l’élargissement de la présence militaire russe son territoire, incluant le déploiement de 18 hélicoptères de combat russes supplémentaires, ainsi que des des missiles balistiques Iskander-M. et la modernisation de 16 avions de combat MiG- 29 stationnés en Arménie[10]. La Russie a de nouveau renforcé son implantation à Gyumri en 2015, en y déployant sept hélicoptères MI-24 et MI-8 supplémentaires[11].

Sur le plan énergétique, l'Arménie couvre environ 80 % de ses besoins en gaz par des importations de Russie, qui fournit également le combustible de la seule centrale nucléaire du pays, la centrale de Metsamor[12].

En 2017, afin de réduire sa dépendance au gaz russe, le gouvernement arménien s'est fixé dans une feuille de route énergétique un objectif de 8 % de la consommation d'énergie couverte par les énergies renouvelables d'ici 2021[12]. Ce plan prévoit d'améliorer l'utilisation du potentiel du solaire au pays estimé à 3 000 mégawatts, soit l'équivalent de plus de deux réacteurs nucléaires de nouvelle génération[12].

En mai 2018, le journaliste et opposant politique Nikol Pachinian est élu Premier ministre d'Arménie, marquant une rupture forte après plusieurs années de gouvernance de l'Arménie par des chefs d'État inféodés à la Russie[13]. Après avoir dans un premier temps critiqué la Russie, souhaitant que son pays sorte de l'Union eurasiatique, Nikol Pachinian s'est ensuite engagé à maintenir de bonnes relations avec les Russes, insistant sur les liens fraternel qui unissent les deux pays[14].

Selon les dernières estimations, plus de 2 millions d'Arméniens habitent de Russie[15], contre un peu plus de 3 millions en Arménie[6].

Relations avec les autres pays du Caucase[modifier | modifier le code]

Entre 1922, l'Arménie fusionne avec l’Azerbaïdjan et la Géorgie pour former la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie, dont la capitale était Tbilissi, actuelle capitale géorgienne[7]. En 1936, la nouvelle Constitution russe divise la Fédération soviétique de Transcaucasie, rendant leurs autonomies relatives aux trois républiques soviétiques qui restent néanmoins fédérées au sein de l'URSS jusqu'à son effondrement[7].

Relations avec l’Azerbaïdjan[modifier | modifier le code]

L'Azerbaïdjan et l'Arménie ont respectivement déclaré leurs indépendances 30 août et la 21 septembre 1991, soit à moins d'un mois d'intervalle, alors que l'éclatement de l'URSS est officialisé en décembre 1991.

La frontière qui sépare l'Arménie et l’Azerbaïdjan, d'une longueur total de 787 km, est constituée de deux parties distinctes :

  • le segment principal entre les deux pays mesure 566 km et est situé à l'est de l'Arménie.
  • le deuxième segment de 221 km restant est situé au sud de l'Arménie et la sépare du Nakhitchevan, une enclave azerbaïdjanaise frontalière de la Turquie, séparée du reste du pays.

Depuis 1988, les deux États s'opposent dans la guerre du Haut-Karabagh, territoire majoritairement peuplé d'Arméniens dont la souveraineté est revendiquée par les deux pays. A noter que des combats avaient déjà eu lieu pour le contrôle de ce même territoire en mai 1918, entre les deux républiques éphémères suite à la dislocation de l'Empire ottoman, avant leurs intégrations à l'Union soviétique[16]. Le 16 mai 1994, un cessez-le-feu est signé à Moscou[16], mais aucun armistice ne met véritablement fin au conflit. Suite à une victoire militaire arménienne, le Haut-Karabagh, est rattaché de facto à l'Arménie, mais la communauté internationale le reconnaît toujours comme faisant partie de l’Azerbaïdjan[17].

Cette situation géopolitique est lourde de conséquences pour l'enclave du Nakhitchevan séparée du reste de l’Azerbaïdjan. Toutes les voies terrestres transitant par l'Arménie étant fermées, ses habitants azéris ne peuvent rejoindre Bakou que par avion[18]. Cette situation impacte aussi les enclaves azerbaïdjanaises situées en territoire arménien (Barkhudarli, Ashagi Askipara, Yukhari Askipara et Karki) et la seule enclave arménienne en territoire azerbaïdjanais (Artsvashen), qui sont toutes contrôlées par les pays à l'intérieur desquels elles sont situées. En 2014, l'Arménie lance la construction d'un mur sur la frontière séparant les régions de Tavuch en Arménie et Qazax, en Azerbaïdjan, séparant encore davantage ces enclaves des pays dont elles font officiellement partie[19].

En avril 2016, les hostilités reprennent pendant 4 jours sur la ligne de front du Haut-Karabagh, faisant près de 110 morts dans les deux camps[20].

Relations avec la Géorgie[modifier | modifier le code]

L'Arménie et la Géorgie sont séparés par une frontière de 164 km.

Depuis l'éclatement de l'URSS, les relations entre les deux États sont d'une importance particulière pour l'Arménie pour qui la Géorgie est un point de passage obligé dans ces échanges avec la Russie[21].

La Géorgie offre à l'Arménie sa liaison terrestre, ainsi que le passage à proximité de Tbilissi d'un gazoduc entre Vladikavkaz et Erevan.

L'Arménie a été fortement impacté par la fermeture des frontière entre la Géorgie et la Russie entre 2006 et 2009, en raison de fortes tensions entre les deux pays qui ont culminé avec la deuxième guerre d'Ossétie du Sud en 2008[21].

Relations avec la Turquie[modifier | modifier le code]

Les relations entre Ankara et Erevan sont marquées depuis plus d'un siècle par le souvenir du génocide arménien commis par les Ottomans pendant la Première Guerre mondiale[22].

En 1991, la Turquie a reconnu l'État arménien, peu après son indépendance, avant de décider deux ans plus tard unilatéralement de fermer la frontière de 380 km qui sépare ces deux pays en soutien à l'Azerbaïdjan turcophone dans le conflit du Haut-Karabagh[23].

Les conséquences de la fermeture de cette frontière se sont aussi faites ressentir du côté turque, principalement dans la province de Kars dont l'économie est sinistrée[23]. Paradoxalement, la fermeture de cette frontière n'empêche pas la continuité d'échanges entre des deux pays transitant via la Géorgie et l'Iran, estimés à 300 millions de dollars en 2018[23]. Néanmoins, en raison de la fermeture de la frontière turco-arménienne, la province turque de Kars, frontalière de l'Arménie n'y contribue qu'à hauteur de 1%[23].

Sur le plan diplomatique, il n'existe actuellement aucune relation officielle entre les deux États, malgré les accords signés entre les deux pays, en octobre 2009, à Zurich, qui envisageaient cette normalisation[22]. En effet, peu après, la Turquie a conditionné cette normalisation à un règlement, favorable à son allié azerbaïdjanais, de la question du Haut-Karabagh. Face à cette condition, le président arménien Serge Sarkissian fit publier un décret ordonnant d'« annuler la procédure de signature des accords » de Zurich[24].

En janvier 2015, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, auteur et défenseur de la doctrine zéro problème avec les voisins, propose à l'Arménie un « nouveau départ » afin d'apaiser les graves tensions qui opposent les deux pays[25].

En mai 2018, suite au changement de gouvernement provoquée par la révolution arménienne, le Premier ministre turc Binali Yıldırım s'est lui aussi déclaré prêt à ouvrir une « nouvelle page » avec l'Arménie, appuyant ses propos en disant : « Nous voulons avoir plus d'amis et moins d'ennemis »[24].

Néanmoins, la persistance des hostilités entre l'Arménie et l’Azerbaïdjan et le refus de la Turquie de reconnaître le génocide arménien restent des points bloquants à un rapprochement de ces deux États.

Relations avec les pays européens et occidentaux[modifier | modifier le code]

Depuis la fin de la guerre froide, l'Arménie entretient de bonnes relations avec la plupart des pays occidentaux, mais l'enclavement de ce pays, notamment lié à la fermeture de sa frontière avec la Turquie, limite les possibilités d'échanges commerciaux. En outre, la politique étrangère de l'Arménie est régulièrement alignée avec celle de la Russie, parfois au prix d'importantes divergences avec l'Occident, comme sur leurs positions vis-à-vis de l'Iran[26], de la Syrie[27], ou sur la rattachement de la Crimée à la Russie[9].

Relations avec l'Union Européenne[modifier | modifier le code]

L'Arménie fait partie des pays visés par la politique européenne de voisinage, formulée par la Commission européenne en mars 2003[28]. Cette politique vise pour l'UE à améliorer ses relations avec les pays riverains n'entrant pas dans une procédure d'adhésion, et favoriser la coopération sur des thèmes tels que la sécurité, la stabilité et le développement économique[29].

En septembre 2013, à la surprise générale, l'Arménie décide de renoncer à signer un accord d'association avec l'Union européenne, préférant rejoindre l'Union économique eurasiatique lancée par Moscou[30]. La Russie a aussitôt exonéré l'Arménie du droit de douane de 30 % sur ses achats de pétrole et lui a offert des tarifs préférentiels pour ses achats de gaz[30].

En 2018, sur à la révolution arménienne, la Chef de la Politique Étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a exprimé son « soutien total » au programme de réformes du nouveau gouvernement arménien[31].

Relations avec la France[modifier | modifier le code]

Les sociétés françaises et arméniennes entretiennent de longue date des relations fortes.

Parmi les éventements historiques illustrant ces relations, on peut citer l'exil en France du dernier roi d'Arménie, Léon VI de Lusignan (1342-1393), enseveli à la basilique de Saint Denis[13], et le rôle de protecteur des chrétiens de l'Empire ottoman revendiqué par la France depuis l'alliance franco-ottomane signée en 1530 par François 1er et Soliman le Magnifique[32].

A partir de la fin du 19e siècle, plusieurs intellectuels français comme Anatole France, Charles Péguy, et Jean Jaurès, alertent le gouvernement et l'opinion publique française sur la multiplication des exactions subit par les Arméniens dans l'Empire ottoman[33]. Le 9 avril 1916, au moment du génocide arménien, Anatole France déclare à la Sorbonne : « L'Arménie expire. Mais elle renaîtra. Le peu de sang qui lui reste est un sang précieux dont sortira une postérité héroïque »[33].

Si le déclenchement de la première guerre mondiale rend la France impuissante à agir alors que l'armée allemande envahie une grande partie se son territoire, la France est l'un des principaux pays d'accueil des réfugiés arméniens, dont les descendants forment une diaspora importante (500.000 citoyens en 2007[34]).

Dans les années 1940, pendant l'occupation de la France, Missak Manouchian, rescapé du génocide arménien et réfugié en France, fonde et dirige l'un des principaux groupes de résistants en France, le Groupe Manouchian[35]. Il est arrêté puis fusillé par les nazis au fort du Mont-Valérien le 21 février 1944[35].

A partir de 1945, la guerre froide succède à la seconde guerre mondiale, caractérisée par de fortes tensions géopolitiques entre d'une part les États-Unis et leurs alliés, et d'autre part l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) et ses États satellites.

La fin de la guerre froide en 1991 crée un contexte favorable au rapprochement entre les deux États.

En 2001, le Parlement français vote une loi reconnaissant le génocide arménien[36].

Le 24 avril 2005, le président français Jaques Chirac se rend en Arménie pour la célébration du 90e anniversaire du génocide arménien, deux jours après la visite du président arménien Robert Kotcharian à Paris[37]. A cette occasion, il rappelle que l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne dépendra de sa capacité à adopter les valeurs de l'Union et « nécessitera naturellement un devoir de mémoire » sur la question du génocide[37].

En octobre 2011, le président Nicolas Sarkozy accueille à Paris son homologue arménien Serge Sarkissian, puis se rend une semaine plus tard à Erevan où il évoque les liens « indestructibles » unissant la France et l'Arménie[38]. Nicolas Sarkozy a également tenté pendant son mandat de faire voter une loi réprimant la négation du génocide arménien, sans succès faute de soutien du Sénat[38].

Dans les années 2010, les échanges entre la France et l’Arménie étaient d'environ à 50 millions d’euros par an, une « goutte d’eau » selon Mourad Papazian du Parti socialiste arménien, comparée à « l’intensité des relations politiques entre ces deux pays »[39].

En 2012, l'Arménie intègre l'Organisation internationale de la Francophonie, bien que n'étant à la base pas un État francophone (200.000 locuteurs francophones y sont quand-même recensés en 2018[13]), puis est désignée pour organiser le 17e sommet de cette organisation internationale en octobre 2018[40].

En avril 2015, le président français François Hollande se rend à Erevan, pour commémorer le centenaire du génocide arménien, accompagné d’une délégation de la communauté arménienne de France, notamment le chanteur Charles Aznavour, le député Patrick Devedjian, le musicien André Manoukian, la journaliste Valérie Toranian, et le cinéaste Robert Guédiguian[41].

Le 5 octobre 2018, aux Invalides, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian participe aux funérailles de Charles Aznavour décédé quatre jours plus tôt[42], saluant aux côtés d'Emmanuel Macron un ambassadeur des cultures françaises et arméniennes[43].

Les deux chefs d'États se rencontrent de nouveau à Erevan moins d'une semaine plus tard lors du 17e sommet de la Francophonie[13], à l'occasion duquel le Ministre arménien des Affaires Étrangères Zohrab Mnatsakanyan déclare que : « La diversité linguistique est extrêmement importante pour un petit État comme le nôtre. C’est primordial du point de vue du développement, des échanges avec nos nombreux partenaires. La Francophonie, ça n’est pas seulement le français, c’est aussi une plateforme pour la promotion et le développement de valeurs telles que la démocratie, les droits de l’homme, la diversité et la solidarité, qui sont au fondement de cette organisation »[44]. En février 2019, le président français Emmanuel Macron fait du 24 avril la journée nationale de commémoration du génocide arménien[45].

Relations avec l'Allemagne[modifier | modifier le code]

La fin du 19e siècle est marquée par un rapprochement entre l'Allemagne, État unifié en 1871 et l'Empire ottoman dans lequel la population arménienne est intégrée. Les premiers pas furent faits sous la conduite du chancelier Otto von Bismarck et du sultan Abdülhamid II (1842-1918)[46].

L’engagement débuta par des affaires civiles, car au départ des fonctionnaires allemands sont envoyés pour l’administration et les finances, mais aucun officier[46]. En 1898, Guillaume II se rendit en Orient, et approuve le projet de chemin de fer Berlin-Bagdad, dont la construction prendra plusieurs années[46].

L'alliance germano-turque pendant la première guerre mondiale se fit au détriment de la communauté arménienne de l'Empire ottoman, ou l'Allemagne avait encouragé un sentiment panislamique et pantouranique en espérait un soulèvement musulman généralisé contre la Triple-Entente[46].

Au moment du génocide arménien, l'armée ottomane est alors largement sous commandement militaire allemand, et des officiers allemands sont directement impliqués dans les exactions commises contre les arméniens[47]. Ce n'est qu'un siècle plus tard, en mars 2016, que l'Allemagne reconnaîtra officiellement le génocide arménien et le rôle joué par son gouvernement à l'époque[48]. A noter que parmi les députés allemands ayant voté en faveur de cette décision, 11 sont d'origine turque[49].

Après la Deuxième Guerre mondiale, la guerre froide voit l'Allemagne se séparer entre deux États, la République démocratique allemande favorable à l'Union Soviétique et la République fédérale d'Allemagne membre de l'OTAN. L'effondrement de l’URSS permet la réunification de l'Allemagne en 1990, et l’indépendance de l'Arménie l'année suivante.

La souveraineté retrouvée de ces deux États dans un contexte international marqué par la fin de la guerre froide permet un rapprochement entre eux. L'Allemagne devient dans les années 1990 le premier donateur de l’Union Européenne en Arménie, via des centaines de millions d’euros d’aide et de prêts à faible taux d’intérêt[31].

En novembre 2018, le président arménien Armen Sarkissian rencontre Angela Merkel en Allemagne et déclare que « l'Arménie considère l’Allemagne un partenaire politique et économique et un pays ami »[50].

Relations avec les États-Unis[modifier | modifier le code]

Les États-Unis reconnaissant l'indépendance de l'Arménie le 25 décembre 1991, et ouvrent une ambassade à Erevan en février 1992. Les États-Unis abritent la deuxième plus grande communauté arménienne à l'étranger (après la Russie), avec 1.5 million d'Arméniens sur le sol.

Le 29 octobre 2019, la Chambre des représentants des États-Unis reconnaît formellement le génocide arménien lors d’un vote inédit[51].

Relations avec le Vatican[modifier | modifier le code]

En septembre 2001, le pape Jean-Paul II se rend en Arménie, première visite d'un souverain pontife depuis l'indépendance du pays où évoque les massacres d’Arméniens en 1915 (sans évoquer le terme génocide) et les souffrances du peuple arménien pendant 70 ans d’occupation soviétique[52]. Le terme « génocide » est évoqué par le pape François à l'occasion d'une messe à la Basilique Saint-Pierre dédiée au centenaire de cet événement lors de laquelle le pape déclare : « Au siècle dernier, notre famille humaine a traversé trois tragédies massives et sans précédent. La première, qui est largement considérée comme le premier génocide du XXe siècle a frappé votre peuple arménien »[53].

Le pape François se rend en Arménie en juin 2016, et visite le mémorial de Tsitsernakaberd d'où il défend le droit du peuple arménien à « entretenir sa mémoire »[54], et appelle à la paix en l'Arménie et l'Azerbaïdjan, où il se rend également lors de sa tournée au Caucase[55].

Relations avec les pays du Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

Relations avec l'Iran[modifier | modifier le code]

L'Iran et l'Arménie partagent une frontière de 35 km (la plus court ligne frontalière pour l'Arménie, mais la seule à être totalement ouverte) et des liens culturels et historiques forts. Tant sous les périodes parthe, sassanide que séfévide, la Perse a toujours eu une influence importante en Arménie[26].

Pendant la guerre froide, l'Iran était un État pro-américain, au détriment de l'Union Soviétique jusqu'au changement de régime provoqué par la révolution iranienne de 1979.

Depuis l'éclatement de l'URSS, l'Iran s'est rapproché de l'Arménie au détriment de l’Azerbaïdjan[56], bien que les deux États aient en commun des populations majoritairement chiites. Les relations entre l'Iran et l’Azerbaïdjan, sont marquées par une méfiance mutuelle, notamment en raison de la proximité entre l’Azerbaïdjan et Israël, et de la peur d’une volonté sécessionniste de la minorité azérie d’Iran[57].

Dans ce contexte, l’Arménie apparaît comme un allié fiable pour Téhéran qui y voit une petite porte d’entrée vers l’Europe, ainsi qu'un moyen de conserver des liens forts avec la Russie[26]. De son côté, l'Arménie s'est naturellement tournée vers l'Iran après la fermeture de deux de ses frontières au début des années 1990, décision concrétisée par la construction d’un pont sur la rivière Araxe frontière entre les deux pays, et l’ouverture d’une liaison aérienne entre les deux capitales[58]. Le rapprochement des deux pays est par la suite facilité par l'élection en février 1998 de Robert Kotcharian à la présidence de l'Arménie, plus favorable à l'Iran que son prédécesseur Levon Ter-Petrossian[58].

En mai 2011, l'Iran et l'Arménie signent un protocole d'accord pour renforcer leur coopération dans les domaines énergétique, commercial et industriel[59]. Ces accord portent notamment sur la construction d'une troisième ligne électrique reliant leurs réseaux électriques et la construction de deux barrages hydroélectriques sur la rivière Araxe, frontalière entre les deux pays[59].

En avril 2016, lors de la guerre des Quatre Jours opposant l'Arménie à l’Azerbaïdjan, le ministre iranien de la Défense Hossein Dehghan se pose en médiateur, appelant les deux pays à faire « preuve de retenue et régler la crise par des voies pacifiques »[60].

En 2019, une politique touristique est mise en place entre les deux pays afin d’augmenter les échanges[26].

Selon les dernières estimations environ 8 000 Iraniens vivent en Arménie[57], tandis que l'Iran compte une communauté arménienne d'un peu moins de 100 000 personnes[60].

Relations avec la Syrie[modifier | modifier le code]

Avant le début de la guerre civile syrienne en 2011, de 60 000 à 100 000 chrétiens originaires d'Arménie étaient établis en Syrie[61]. Il s'agit de descendants de ceux qui ont fui les massacres d'Arméniens dans l'Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale[61]. La majorité d'entre eux sont concentrés dans la ville d'Alep, qui en comptait plus de 45.000 avant le début de la guerre civile[62].

En 2014, plus de 10 000 Syro-Arméniens s'étaient réfugiés en Arménie en raison du conflit syrien[61].

Les gouvernements des deux États entretiennent des relations fortes, étant tous deux des alliés stratégiques et historiques de la Russie. En juin 2014, le président arménien Serge Sarkissian félicite Bachar el-Assad pour sa réélection[27], alors que la plupart des pays occidentaux ont rompu leurs relations avec Damas depuis le début de la guerre civile syrienne, et contestent fortement la légitimé de ce scrutin[63].

Entre 2015 et 2016, la Cathédrale arménienne des Quarante-Martyrs à Alep subit des dommages importants pendant la bataille d'Alep[64], alors que la vieille ville d'Alep où l'église est située est contrôlée par les groupes rebelles et islamistes. En décembre 2016, la ville entière repasse sous le contrôle gouvernemental, et des travaux sont entrepris pour restaurer l'édifice, où des messes sont de nouveau célébrées depuis mars 2019[65].

Relations avec le Liban[modifier | modifier le code]

L'Arménie et le Liban entretiennent de bonnes relations bilatérales, marquées par des affinités culturelles et sociales fortes.

Le Liban est le huitième pays du monde à accueillir le plus d'Arméniens, dont le nombre au Liban était estimé à 140 000 en 2015[66].

En février 2018, en rencontrant le Premier ministre arménien Serge Sargsian, le président libanais Michel Aoun déclare au sujet des Arméniens du Liban qu’« ils font partie intégrante du peuple libanais et constituent une source de richesse pour la société libanaise pluraliste, plate-forme de dialogue »[67].

Lors de cette même rencontre, Michel Aoun a déclaré au sujet du génocide arménien que « La non-reconnaissance des massacres passés et l’absence de reddition des comptes ont encouragé à perpétrer les massacres actuels »[67]. Le Liban est le seul pays arabe à l'avoir reconnu le génocide arménien depuis un vote du parlement le 11 mai 2000[68].

En 2012, l'adhésion de l'Arménie à la Francophonie, dont le Liban est également membre, a été un facteur de rapprochement supplémentaire entre les deux États[69].

Sur le plan économique, les deux États coopèrent dans les secteurs bancaire, industriel, agricole et des télécommunications et des nouvelles technologies[67].

L'Arménie participe aux forces de la FINUL au Liban-Sud[69], déployées pour pacifier la frontière israélo-libanaise.

Relations avec Israël[modifier | modifier le code]

Malgré des affinités importantes entre leurs sociétés civiles, le développement des relations entre les deux gouvernements est limité par de la proximité qu'Israël entretien de longue date avec la Turquie et l'Azerbaïdjan. Ces relations ont été nouées après la création de l'État d'Israël en 1948 dans le cadre de sa « diplomatie de la périphérie », censée lui permettre de surmonter l’encerclement par des pays arabo-musulmans hostiles en nouant des liens avec le « deuxième cercle » comprenant des États musulmans non arabes[70].

Pendant la guerre froide, les relations entre Israël et l'Union Soviétique dont l'Arménie est membre changent plusieurs fois. L'URSS soutient officieusement Israël lors de la guerre israélo-arabe de 1948-1949 (qui fait suite à le création de l'État d'Israël en 1948) en lui livrant des armes via la Tchécoslovaquie alors qu'Israël est sous embargo de l'ONU. Les années suivantes, l'amitié d'Israël avec les États-Unis ainsi la promotion d'idéaux socialistes dans le monde arabe provoquent un rapprochement de l'URSS des pays arabes, qui leur apporte un soutien diplomatique pendant la crise du canal de Suez (1956), puis militaire pendant la guerre du Kippour (1973).

Suite à la dislocation de l'URSS, Israël et l’Arménie nouent des relations diplomatiques officielles en avril 1992.

L'État hébreu, soucieux de ne pas froisser la Turquie, s'est toujours refusé à qualifier de génocide les massacres survenus en 1915, bien qu'une partie croissante de l'opinion israélienne réclame la remise en cause de cette posture[71].

En avril 2016, pendant la guerre des quatre jours, l'État d'Israël est mis en cause par l'Arménie pour avoir livré des drones à l'armée azérie[72]. Le 12 avril 2016, Zehava Gal-On, chef groupe parlementaire du Parti socialiste israélien Meretz, exige l'arrêt de ces livraisons, déclarant que « L'Arménie et l'Azerbaïdjan sont tous deux favorables à Israël, et il est inconcevable que les armes israéliennes soient utilisées dans une guerre entre ces deux pays dans la région du Haut-Karabakh »[72].

Israël abrite une petite communauté arménienne principalement concentrée dans le quartier arménien de la vieille ville de Jérusalem.

Relations avec le reste de l'Asie[modifier | modifier le code]

L'Arménie entretien une forte coopération économique avec la Chine, marquée par de nombreux traités commerciaux et investissement chinois dans la République caucasienne[73],[74],[75].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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