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Pol de Mont

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Pol de Mont
Pol de Mont en 1890.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
BerlinVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Olympio, Spiridio, Waarzegger, OrtwinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université catholique de Louvain
Berthoutinstituut Klein Seminarie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Rédacteur à
Het Pennoen (d), De Schelde, Rodenbachsblad (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Frits De Mont (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers (-)
Koninklijk Atheneum Antwerpen (d)
Académie royale des beaux-arts d'Anvers
De Schelde
Koninklijk Atheneum Moeskroen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Met Tijd en Vlijt (d)
De Jonge Taalvrienden (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Partenaires
Albrecht Rodenbach, Amaat Vyncke (d), Zeger Maelfait (d), Alice Nahon, Paul van Ostaijen, August Gittée (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Personnes liées
Guido Gezelle (épistolier), Eugeen van Oye (d) (épistolier), Hugo Verriest (épistolier), Frits Lapidoth (d) (épistolier)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Pol de Mont, né le 15 avril 1857 à Wambeek et mort le 29 juin 1931 à Berlin, est un est un écrivain, conservateur de musée, instituteur, peintre, journaliste, homme politique et poète belge de langue néerlandaise.

Polydorus Carolus Maria De Mont, dit Pol de Mont, est né à Wambeek dans le Pajottenland, près de Bruxelles, d'une famille dont la plupart des ancêtres sont de Ninove ou de sa région proche. L'ancêtre le plus éloigné retrouvé est Niclaus De Mon, né à Ninove vers 1660 et y décédé en 1711. Le père de Pol, Ivo De Mont (Ninove 1827 - Anvers 1904) était commerçant et secrétaire communal à Wambeek, et sa mère, Joséphine Baudewijns (Wambeek 1822 - Wambeek 1891) était agricultrice et commerçante, s'étaient mariés en 1856 à Wambeek. Pol était enfant unique.

Il épousa en 1880 à Louvain Joséphine Maria Vanderhulst (Louvain 1860 - Bruxelles 1944) d'une famille louvaniste et eurent cinq enfant, quatre filles et un garçon.

Parcours de vie

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Après avoir poursuivi des études secondaires en français à Ninove, il fréquenta le petit séminaire de Malines. Il y écrivit ses premiers poèmes et donna à l’impression Klimoprankske, son premier recueil, en 1875. Deux ans plus tard, il partit étudier le droit à l’université de Louvain. Avec Albrecht Rodenbach, il y fonda le journal estudiantin Het Pennoen (« Le Pennon »).

Son recueil Gedichten, couronné du prix d’État quinquennal de littérature flamande, fut publié en 1880. L'année suivante il cofonde le cercle Jong Vlaanderen (« Jeune Flandre »)[1].

Pol de Mont débuta sa vie professionnelle en tant que professeur à l’athénée de Tournai, ensuite à celui d’Anvers, où il compta parmi ses élèves Alfons de Ridder, l’écrivain connu ensuite sous le nom de plume de Willem Elsschot. Il rejoint le cercle De Scalden.

C'est à Pol de Mont que nous devons l'appellation Les Ardennes flamandes, qui a été popularisée par son ami Omer Wattez (Schorisse 1857 - Woluwe-Saint-Lambert 1935) à partir de 1890. Ce dernier a lui-même raconté cette anecdote dans le magazine de la VTB De Toerist[2] en 1931.

En 1904, De Mont fut nommé conservateur du musée royal des beaux-arts d'Anvers. L’année suivante, il fut l’un des fondateurs de la revue De Vlaamse Gids. En 1919, il quitta son poste de conservateur après qu’il eut été accusé d’activisme dans la presse.

Pol de Mont fut le rédacteur en chef du journal flamingant De Schelde. Parmi ses collaborateurs, il y eut Paul van Ostaijen et Alice Nahon.

Une de ses chansons, mise en musique par Jos de Klerk, est incorporée dans le chansonnier populaire intitulé Kun je nog zingen, zing dan mee. Les premiers vers sont : Gaan wandelen dat staat ons aan.

  • 1879 – Rijzende sterren
  • 1880 – Gedichten
  • 1881 – Lentesotternijen
  • 1882 – Idyllen
  • 1882 – Loreley
  • 1884 – Idyllen en andere gedichten
  • 1885 – Fladderende vlinders
  • 1893 – Claribella
  • 1894 – Iris
  • 1896 – Dit zijn Vlaamsche wondersprookjes
  • 1898 – Dit zijn Vlaamsche vertelsels
  • 1901 – Drie groote Vlamingen
  • 1901 – Vlaamsche schilders der negentiende eeuw
  • 1921 – De schilderkunst in België van 1830 tot 1921
  • 1922 – Zomervlammen
  • 1932 – Bloemlezing uit zijn poëzie
  • 1942 – Keurbladzijden uit het werk

Récompenses et distinctions

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Notes et références

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  1. (en) Peter Brocker (dir.), The Oxford Critical and Cultural History of Modernist Magazines, Oxford, OIP, vol. III-1, p. 317.
  2. VTB De Toerist, 1931 : (Traduction) C'est nous qui, il y a une quarantaine d'années, avons donné ce nom à cette région située au sud de la Flandre orientale, entre et autour des villes d'Audenarde, de Renaix et de Grammont (...) C'était au printemps 1888. J'avais invité mon confrère et ami de l'époque, le poète Pol de Mont, ainsi que quelques connaissances, à venir visiter ma région natale (Omer Wattez est originaire de Schorisse, village jouxtant Renaix). Chaque jour, nous faisions des promenades à pied. Nous sommes arrivés au sommet du Mont de Musique (le Muziekberg) qui s'élève de manière si romantique et si sombre depuis Renaix. Pol de Mont, toujours d'humeur enthousiaste, s'est soudain écrié : "Mais ce sont-là les Ardennes flamandes!". Nous avons ressenti la flamme et avons crié d'une seule voix "Hourra ! pour les Ardennes flamandes !". La région avait été baptisée et a gardé son nom. J'ai décrit nos promenades dans mon recueil de nouvelles "Jeunes Cœurs", paru en 1890, ainsi que, la même année, dans mon ouvrage "Un coin de Flandre méridionale" (...) C'est ainsi que l'attention des touristes s'est portée sur notre région montueuse flamande (...) En 1914, mon ouvrage complet et mis à jour, "De Vlaamsche Ardennen" a été publié.

Bibliographie

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  • Paul Delsemme, Les Écrivains francs-maçons de Belgique, Bruxelles, Bibliothèques de l'université libre de Bruxelles, , 568 p. (lire en ligne), p. 469-470.

Liens externes

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