Poire d'angoisse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Poire d'angoisse

La poire d'angoisse est un faux instrument de torture apparu au XIXe siècle.

Elle aurait été inventée au XVIe siècle par un voleur nommé Palioli avec la complicité d'un serrurier parisien[1].

Cet instrument était une sorte de petite boule qui, par des ressorts ou une vis situés à l'intérieur, venait à s'ouvrir et à s'élargir, de sorte qu'il n'y avait aucun moyen de la refermer sauf à l'aide d'une clé. Elle était placée dans la bouche des victimes[1].

Culture[modifier | modifier le code]

La poire d'angoisse a servi d'arme du crime dans l'épisode Le Chevalier noir de la série Bones. Il y est aussi fait référence dans l'épisode En quête d'identité d’Esprits criminels.

Elle est aussi utilisée dans Borgia (saison 2 - épisode 2) sous le nom de « poire du pape ».

Pear of anquish est le titre d'une chanson de l'album Requiem de John 5.

Dans Assassin's Creed IV Black Flag, James Kidd y fait référence quand Edward Kenway et lui vont dans le bureau caché de Ducasse.

Elle est utilisée par un chasseur de sorcière dans l'épisode 10 de la saison 1 de la série Salem.

Elle apparaît aussi dans la série Kaamelott d'Alexandre Astier où Venec, le marchand d'armes tente de vendre des instruments de torture au roi.

Dans la nouvelle Le Roi de Minuit (par Jean Ray), Harry Dickson est bâillonné par cet instrument: "[Harry Dickson] voulut crier, mais aussitôt, il sentit une douleur affreuse lui vriller la gorge: quelque chose se gonflait dans sa bouche dès qu'il essayait d'émettre un son. C'était une ingénieuse poire d'angoisse qui lui permettait de respirer, mais non de crier ou de parler."

Revue[modifier | modifier le code]

La Poire d'angoisse (LPDA) était une revue de « bondage linguistique et graphique » paraissant tous les lundis à midi de 1984 à 1987, soit quelque 130 numéros, sans compter les suppléments.

Livres[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • L’Inventaire général de l'histoire des larrons, paru en 1629.
  • La Poire d'angoisse d'Antoine Ristori, édité par la Pensée française, paru en 1986.
  • Angoisse d'Édouard Levé, édité chez Philéas Fogg en 2002.

Référence[modifier | modifier le code]

  1. a et b Charles Louandre et Hangard-Maugé, Les arts somptuaires: histoire du costume et de l'ameublement et des arts qui s'y rattachent, 1858, p.232.lire en ligne

Lien externe[modifier | modifier le code]