Poggio-di-Venaco

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Poggio-di-Venaco
U Poghju di Vènacu (co)
L'Église sur son éperon rocheux et une partie du village tout autour, versant sud/ouest
L'Église sur son éperon rocheux et une partie du village tout autour, versant sud/ouest
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Venaco
Intercommunalité Communauté de communes du Centre Corse
Maire
Mandat
Jean-Baptiste Casanova
2014-2020
Code postal 20250
Code commune 2B238
Démographie
Gentilé Poggiolais
Pughjulacci (co)
Population
municipale
192 hab. (2012)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 15′ 32″ N 9° 11′ 13″ E / 42.2588888889, 9.1869444444442° 15′ 32″ Nord 9° 11′ 13″ Est / 42.2588888889, 9.18694444444  
Altitude 630 m (min. : 226 m) (max. : 662 m)
Superficie 13,28 km2
Localisation

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U Poghju di Vènacu (co)

Poggio-di-Venaco (en corse U Poghju di Vènacu, prononcé [u ˌbɔˑ.ɟŭ ɾi ˈβɛˑ.na.gu]) est une commune française du département de la Haute-Corse, dans la collectivité territoriale de Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue du village depuis la RN 193, face à la Rogna in Qua (Erbajolo, Focicchia et Altiani)

Situation[modifier | modifier le code]

Canton de Venaco

Poggio-di-Venaco est l'une des sept communes du canton de Venaco encore appelé le Vénacais, dans l'ancienne pieve de Venaco et la microrégion Centre Corse. La commune est adhérente au parc naturel régional de Corse, dans le territoire de vie « Centru di Corsica ».

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Corte Corte, Santa-Lucia-di-Mercurio Favalello Rose des vents
Casanova N Sant'Andrea-di-Bozio
O    Poggio-di-Venaco    E
S
Casanova Riventosa Santo-Pietro-di-Venaco

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'en « Deçà des Monts » ou « Corse granitique » au sud-ouest de l'île, opposé au « Delà des Monts » ou « Corse schisteuse » au nord-est. Elle se situe en limite de la zone dépressionnaire centrale de Corte qui s'étend entre les deux.

Poggio-di-Venaco occupe l'extrémité d'une courte arête rocheuse démarrant à la Punta di Cappezzolo (2 106 m) du massif du Cardo (2 453 m), orientée dans un axe SO-NE, et déclinant rapidement jusqu'au lit du Tavignano. Sur cette arête principale, s'alignent successivement les villages de Santo-Pietro-di-Venaco (altitude (850 m), Riventosa (altitude (720 m), et Poggio-di-Venaco (altitude (650 m).

Son culmen (662 m) se trouve au bout d'une autre arête rocheuse liée au monte Corbaia (1 871 m), au lieu-dit Scala à l'ouest du village, et à environ 800 m au nord du village de Casanova. Entre ces deux crêtes, sur la partie occidentale de la commune, coulent le ruisseau de Campodonico, affluent du Tavignano sous le nom de ruisseau de Minuto, et plus à l'ouest, le ruisseau de Chermacciani, au travers d'un territoire relativement plat, offrant des espaces de culture et pâturages.

Sur le versant oriental de l'arête principale, sont situés trois vallons : au sud, celui du ruisseau de Castellucia qui délimite Poggio-di-Venaco et Riventosa, celui du ruisseau de Piedimurello, et au nord, celui d'un ruisseau sans nom. Tous ces petits cours d'eau confluent avec le Tavignano.

Limites territoriales

Les limites de son territoire dont la superficie est de 1 328 hectares se définissent ainsi :

  • au nord, depuis un point à 200 m au S-E de Punta di Tisani (564 m), « à cheval » sur Casanova, Poggio-di-Venaco et Santo-Pietro-di-Venaco, la démarcation suit une courte ligne de crête déclinant rapidement jusqu'au lit du ruisseau de Mucchiello, puis elle suit le cours d'eau jusqu'à sa confluence avec le Tavignano, remonte sur une courte distance le fleuve pour contourner la jonction des routes D39 et D214 où se trouve un centre équestre, et suivre la petite crête de Mogalelle jusqu'au lieu-dit « Santo-Pietro » ;
  • à l'est, depuis un point du lieu-dit « Santo-Pietro », « à cheval » sur Santa-Lucia-di-Mercurio, Poggio-di-Venaco et Favalello, la démarcation se dirige au sud, vers le sommet d'une colline (462 m) sous lequel nait le ruisseau de Trebinche. Cette ligne passe d'abord par un point (altitude 462 m) « à cheval » sur Favalello, Poggio-di-Venaco et Sant'Andréa-di-Bozio, puis longe le flanc de collines, franchissant successivement les ruisseaux de Palmurato, de Pietrelle, de Peritondo et de Tenzonio avant de remonter le ruisseau de Trebinche ;
  • au sud, la ligne repart vers le fleuve, via Bocca di Millaria, remonte le cours du Tavignano jusqu'à sa confluence avec le ruisseau de Castellucia, remonte le cours de ce dernier jusqu'à atteindre la route D140 un peu au sud du village de Poggio ;
  • à l'ouest, la démarcation est matérialisée par la route D140 puis par un court tronçon de la route de Valdo qui passe au nord du cimetière, jusqu'au lit du ruisseau de Misongno, à un point « à cheval » sur Casanova, Poggio-di-Venaco et Riventosa. De là, la démarcation se dirige au nord pour atteindre le point de départ, proche de la Punta di Tisani.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée à l'est par le fleuve Tavignano. Poggio-di-Venaco en possède les deux rives sur une bonne partie de son parcours sur le territoire communal.

Plusieurs ruisseaux alimentent le fleuve. Les principaux, nommés, sont :

  • sur la rive gauche : les ruisseaux de Balloni, de Zingajo, de Palmurato et de Pietrello :
  • sur la rive droite : les ruisseaux de Pastricciloe, de Minuto (le plus important), de Piedimurelli et de Castellucia.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Poggio-di-Venaco est une commune de l'intérieur, de montagne. Elle bénéficie d'un climat aux écarts thermiques relativement importants car loin des influences de la mer. Les hivers sont relativement froids avec surtout en décembre des vents de nord - nord-ouest, mais les températures y sont plus tempérées qu'à Corte ville toute proche mais située dans une cuvette naturelle.

Le couvert végétal est fait majoritairement de châtaigniers, de chênes verts et de pins maritimes sur les hauteurs. Dans la vallée du Tavignano, les rives du fleuve sont peuplées d'aulnes et de trembles. Le maquis recouvre beaucoup de parcelles qui étaient autrefois cultivées.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

La commune est traversée à l'est par la RN 200 qui relie Corte à Aléria.

La D40 dont la jonction (« à cheval » sur Santo-Pietro-di-Venaco et Riventosa) avec la RN 200 est située au lieu-dit Pascialone, permet de rejoindre le village et la RN 193 à Santo-Pietro-di-Venaco en passant par Riventosa.

La D140 est une autre voie d'accès lorsqu'on arrive de Corte par la RN 193. Sa jonction avec la RN 193 se situe à Casanova. Cette route débouche au carrefour de la D40 - place Fouada, et se termine à la halte de Poggio-Riventosa de la ligne des C.F.C..

La rue principale du village, qui prend naissance au carrefour de la D40 "place Fouada" et permet d'accéder au vieux village, est en « cul-de-sac ».

Poggio-di-Venaco se trouve à 9 km au sud de Corte, ville sous-préfecture.

Accès ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Poggio - Riventosa.
L'ancienne gare désaffectée

La principale ligne à voie unique des Chemins de fer de Corse reliant Ajaccio à Bastia traverse la commune. Un arrêt appelé " Poggio - Riventosa" se situe au sud en contrebas du village, à environ 1,500 km de celui-ci, sur la commune de Riventosa. L'accès se fait par la route D 140 qui s'y termine à cet endroit.

Cette gare et sa halle à marchandises sont désaffectées depuis de nombreuses années et laissées à l'abandon. La voie d'évitement qui existait avant la rénovation de la ligne a été déposée ainsi que les deux aiguillages d'entrée et de sortie. Le quai n'est plus maintenant qu'une halte. La gare et sa halle avaient été construites pour la mise en service de la ligne Bastia-Ajaccio le 3 décembre 1894.

Une autre bâtisse est aussi abandonnée en contrebas de la halle à marchandises, dans l'intérieur du virage de la voie ferrée précédant celle-ci dans le sens de la montée. Il s'agissait de la maison du "garde barrière" pour un chemin piétonnier escarpé qui n'est plus pratiqué aujourd'hui car envahi par la végétation, et qui permettait de rejoindre la D 40 en bas du village à travers les bois. Une petite source apparaît à cet endroit sur le haut du fossé, et son écoulement passe sous la voie ferrée pour se perdre en contrebas dans la végétation….

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Place Fouada

Poggio-di-Venaco est un vieux village dont le bâti est regroupé autour de la chapelle San Roccu.

Le village a été édifié sur une arête rocheuse, dans le prolongement et en contrebas du village de Riventosa qui lui est tout proche. Il est visible depuis la RN 193, à partir de divers points de vue. Il offre un remarquable spectacle quand il émerge d'une brume couvrant la vallée.

Le parvis de l'église Saint-Cyr située à l'entrée du village sur un promontoire, est un remarquable belvédère avec une table d'orientation, qui permet la vue au nord sur la plaine de Corte, à l'est et au sud sur la vallée du Tavignano et à l'ouest sur le massif montagneux du Monte Cardo qui domine le bourg de Serraggio et tous les autres villages du canton.

La rue principale est une voie sans issue qui commence place "Fouada" au sud, traverse la place "San Roccu" et se termine place "Piazza" au nord. Des plaques rustiques créées par une artiste locale ont été posées à divers endroits pour indiquer les noms des venelles, ruelles, places et impasses. Une fontaine publique de 1895 a été reconstruite dans le mur de soutènement devant le bar avec le tronc et le bac en pierre assemblés. L'Ortaccio (ancienne cour aux orties en langue Corse) est divisée en trois parcelles privées.

La nouvelle mairie et l'agence postale occupent un nouveau bâtiment construit en dessous de la place San Roccu sur le versant ouest avec l'accès au niveau de cette dernière.

À l'entrée du village 3 panneaux d'informations, indiquant les commerces, la chapelle Saint-Roch et la table d'orientation, le sentier de randonnée Corté - Casanova, ainsi qu'un résumé de l'histoire du village avec un plan cadastral de janvier 1848 rédigé en corse et en français.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

De l'historien Xavier Poli, originaire du village, le site était occupé du temps des Romains.

« Venicium. Var. Venitium. Aujourd'hui Venaco, nom d'un canton de l'île. D'après trois chartes citées par Muratori, le pagus de Venaco était compris entre le Tavignano et le Vecchio. »

— Xavier Poli La Corse dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge - La Corse d'après Ptolémée, chap. VII §3

.

Selon lui, les couvents de Sainte-Marie-de-Sisco et de San-Stefano-de-Venaco sont les plus anciens de la Corse et tout porte à croire qu'ils remontent au pontificat de saint Grégoire[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, la Corse est envahie par les Maures qui pillent les côtes et s’y installent. Gênes et Pise se coalisent pour les en chasser. La tradition dit qu'une grotte servait de refuge aux habitants du village lors des invasions Maures. Une autre légende du coin évoque des galeries souterraines, ainsi qu'un trésor caché.

Jusqu'au début du XIe siècle, le village comptait le « château » dit Palazzu, palais des Comtes de Corse, proche de San Giuvanni Battista, l'ex-église piévane de Venaco nommée Venicium à l'époque romaine. Le Palazzu était dit San Giuvanni (ou parfois Palaggio di Venaco) car près du village de Poggio del Palaggio.

Le légendaire comte Ugo Colonna avait établi son camp à Venaco, à l'endroit appelé la Pieve vecchia[2]. Il y fit construire un palais, à l'endroit appelé il Poggio.

« Devenu maître de la Corse, le comte Ugo, pour témoigner sa reconnaissance à ceux qui l'avaient obligé, fit don à l'Eglise Romaine de Poggio del Palagio, de Mariana, d'Aleria et de Nebbio »

— Giovanni della Grossa in Histoire de la Corse, Chronique, traduction de l'Abbé Letteron - Tome I page 112.

Le Palazzu a été brûlé quelque temps après la mort du comte Arrigo Bel Messer[Note 1] assassiné en l'an mille[3], et de sa femme la Comtesse Geneviève.

  • 1092 - Le pape Urbain II nomme archevêque Daibertus évêque de Pise qui devient métropolitain-suzerain des 6 diocèses corses. Le diocèse, division administrative, se subdivise en pièves.

Au XIIe siècle de très nombreuses chapelles sont construites sur l'île, dont San Giuvanni Battista, Pieve de Venaco.

  • 1183 - La rivalité entre les deux républiques amène le Pape Innocent II à partager l’île. Gênes obtient trois des six évêchés de l'île dont le diocèse d'Aléria (la piève de Venaco en dépendait).

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle, Poggio-di-Venaco faisait toujours partie de la pieve de Venaco qui, vers 1520, comptait environ 1 200 habitants. Les lieux habités de la pieve avaient pour nom : Serraggio, lo Lugo, Campovegio, la Maistrachia, la Riventosa, lo Poggio[4].

Au début du XVIIIe siècle les pievi de Venaco, Castello, Boziu, Vallerustie, Niolo et Rogna formaient la province et juridiction de Corte. Selon l'abbé Accinelli, la pieve de Venaco, entre la Restonica et les monts de Bocognano, comptait 1 313 habitants répartis dans les lieux habités ayant pour nom : Seragio, Riventaso, Maestraccie, Casanova, Logo, Capovecchio, et Poggio.

Après la cession le 15 mai 1768 de la Corse à la France par les Génois, la pieve du Vecchio est créée.

  • 1790 - Avec la Révolution française est créé le département de Corse avec Bastia comme préfecture, la pieve du Vecchio devient en 1790 le canton de Serraggio[5],[Note 2].
  • 1793 - An II. la Convention divise l'île en deux départements : Golo (l'actuelle Haute-Corse) dont fait partie Poggio-di-Venaco, et Liamone (l'actuelle Corse-du-Sud) sont créés. La commune porte le nom de Poggio. Le canton de Serraggio prend le nom de canton du Vecchio, dans le district de Corte et dans le département d'El Golo.
  • 1801 - Sous le Consulat[Note 3], la commune garde le nom de Poggio avant de prendre celui de Poggio-di-Venaco, dans le canton du Vecchio, l'arrondissement de Corte et le département d'El Golo.
  • 1811 - Les départements d'El Golo et du Liamone sont fusionnés pour former le département de Corse.
  • 1828 - Le canton du Vecchio prend le nom de canton de Serraggio[6].

Le village, d'abord construit au bas de l'église, s'est prolongé vers le nord-est au XIXe siècle jusqu'au calvaire.

De Xavier Poli, on retiendra aussi cette note de bas de page :

« Anachronismes à part, j'attache une certaine importance aux traditions. Il y a vingt ans on rencontrait encore à Poggio-di-Venaco des vieillards qui longuement dissertaient sur les combats livrés par leurs aïeux contre les habitants de Corte, qu'ils traitaient de maures. Ces braves gens, illettrés bien entendu, citaient les endroits où s'étaient livrés les combats, où les vaincus avaient été pendus ou mis en croix. J'ai fait une excursion très instructive avec l'un d'eux. Son cours d'histoire était d'un intérêt palpitant. Les Maures, Sampiero, Paoli, le roi Murât passaient comme dans un kaléidoscope, dans l'ordre comique des parcelles de terrain que nous parcourions. Je me rappelle encore mon étonnement lorsque, dans un enclos, situé sur la rive gauche du Tavignano, il m'arrêta en me disant : « Nous sommes dans le Pian de Vincentello. Vincentello était « un roi de la Corse qui voulait s'emparer de Corte ; il livra ici une grande bataille contre les Génois ; en ce temps-là on se battait à coups de fronde, Vincentello fut vainqueur et s'empara de Corte. » Je notais ces paroles, que je transcrits littéralement, non sans une grande envie de rire. Plus tard, je reconnus que Vincentello d'Istria, marchant sur Corte, en 1419, avait dû, en effet, s'arrêter à l'endroit qui porte encore son nom. Grâce à la tradition j'ai pu rétablir le voyage de Murât sur le territoire de Venaco (1815) ; avec les illettrés intelligents disparaîtra la tradition »

— Xavier Poli La Corse dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge - Invasion des Sarrasins chap. X § 5

.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La commune de Poggio-di-Venaco comptait 210 habitants en 1954 et 95 en 1996[5].

  • 1975 - Le département de Corse est divisé en deux départements : Corse-du-Sud et Haute-Corse. Poggio-di-Venaco se situe désormais dans ce dernier.

À partir des années 1980-1990, le village s'agrandit par la construction de plusieurs maisons occupant les versants occidentaux et orientaux de l'arête rocheuse. Actuellement c'est sur le versant occidental que les parcelles constructibles sont les plus nombreuses et ceci pour cause de pentes moins abrutes, avec plusieurs maisons construites depuis quelques années. Des aménagements d'accès routiers sont construits pour permettre cela. Un accès routier à partir de la D 40 en contrebas du village a été construit et dessert un petit parking au nord, ce qui permet de rendre constructibles des parcelles. Sous le village, des logements sociaux font partie de l'habitat. Les façades des vieilles maisons sont rénovées depuis une dizaine d'années, mais certaines sont abandonnées et d'autres en ruines.

La petite commune dispose d'une agence postale, d'un gîte d'étape pour randonneurs, d'un bar, d'un hôtel-restaurant, d'un centre équestre de loisirs situé le long de la RN 200 et une grande maison d'hôtes la "Casa Agostino GIAFFERRI" route de la gare .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Jean Baptiste Casanova ECO  
mars 2008 en cours Jean Baptiste Casanova ECO  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 192 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
343 426 448 414 439 508 516 532 535
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
547 509 556 554 530 481 515 513 519
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
526 507 502 521 337 514 460 210 208
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2012
176 167 132 95 136 180 181 197 192
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Depuis le début du XIXe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle, Poggio-di-Venaco avait une population avoisinant les 500 habitants, avec 426 hab. en 1806, un pic de 556 habitants en 1872 et 460 hab. en 1946. En 1954, le recensement avait donné un chiffre de 210 hab., soit plus de la moitié inférieur à celui de 1946 qui avait peu varié en dépit de la Seconde Guerre mondiale. Depuis, la commune s'est dépeuplée graduellement pour atteindre 95 hab. en 1990. Cette tendance s'est depuis renversée.

De très nombreux estivants ayant des liens avec le village y reviennent en vacances tous les étés. Des retraités également s'y installent, ayant une maison ou de la famille.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une école primaire a fonctionné pendant plus d'un siècle en dessous de l'église, mais est fermée maintenant et dont les bâtiments qui abritaient également la mairie ont été transformés en logements communaux.

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de médecin dans la commune.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fêtes[modifier | modifier le code]

  • La fête annuelle du village a lieu le 15 août sur la rue principale qui est fermée ce jour-là.

Sports[modifier | modifier le code]

Un petit terrain de football clôturé en revêtement stabilisé a été créé en bas du village coté ouest avec un éclairage pour les nocturnes et une buvette. Les jeunes du village y pratiquent régulièrement leurs sports favoris.

Randonnées[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Cyr[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Cyr (San Quìlicu en langue corse), est remarquable par sa position, avec son clocher à bulbe et sa blancheur récente. Elle fut construite à l'entrée du village, sur un éperon rocheux à 650 m d'altitude. C'est un formidable belvédère équipé d'une table d'orientation, avec vue d'un côté vers l'est sur la vallée du Tavignano jusqu'à la mer, et de l'autre vers l'ouest sur le superbe massif montagneux du Monte Cardo (2 453 m).

Chapelle San Roccu[modifier | modifier le code]

San Roccu

La chapelle Saint-Roch (San Roccu) se situe au cœur du village. Elle renferme un tableau L'Assomption de la Vierge entourée de deux saints dont saint Roch, toile peinte datée de la fin du XVIIIe siècle. L'œuvre propriété de la commune, est protégée par arrêté du 9 février 1995 et classée MH[8].

Autres[modifier | modifier le code]

  • Le site de l'ancien calvaire au bout du village, au nord-est.
  • La chapelle funéraire ronde des ancêtres de la famille Carlotti sur la place "Fouada" à l'entrée du village. Sur le fronton au-dessus de l'entrée est inscrit: « DOM - A Régulus Carlotti et aux siens. Son épouse Lucie Carlotti née Arrighi de Casanova in Mémoria Aeterna erit Justus PS cx 17 ».
  • Le site funéraire privé situé dans le virage en épingle à cheveux sur la route menant à Riventosa.
  • Le cimetière communal, en dessous de la route D40 menant à Casanova.
  • Pont génois appelé Ponte Regolo sur le Tavignano. Il permet de nos jours l'accès par un chemin rocailleux raviné par l'eau de ruissellement, à une prairie située sur la rive gauche du fleuve.
  • Monument aux morts, érigé à l'entrée du village, entouré par ses deux cyprès.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parc naturel régional de Corse[modifier | modifier le code]

Poggio-di-Venaco se trouve dans l'espace protégé du parc naturel régional de Corse et géré par celui-ci, dans son « territoire de vie » nommé Centru di Corsica, composé de 22 communes adhérentes.

Ce vaste espace protégé de 362 978 Ha est repris à l'Inventaire national du patrimoine naturel sous la fiche Corse (FR8000012)[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ugo Colonna, légendaire héros insulaire. Prince romain, il aurait habité au IXe siècle un château construit sur une colline dite « Poggio del Palagio »[10]. Il chassera les Maures qui se seront repliés jusqu'au centre de la Corse.
  • Régulus Carlotti, médecin et écrivain
  • Xavier Poli, historien militaire, originaire de la commune.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J.-P. Barry, R. Maniere , 1975 - Histoire et végétation d’une commune rurale corse de la vallée du Tavignano, Poggio di Venaco, de 1843 à nos jours. Université de Nice. UERDM, p. 44.
  • Lucien Auguste Letteron, Histoire de la Corse - Tomes I, Bastia, Imprimerie et Librairie Veuve Eugène Ollagnier,‎ 1888, 502 p. - Tome I disponible sur Gallica.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Arrigo Bel Messer est un descendant d'Ugo Colonna, patricien romain nommé comte de Corse par le Pape
  2. La commune de Venaco est constituée de deux villages Serraggio et Lugo-di-Venaco qui ont fusionné en 1874. Serraggio est la localité la plus importante de la commune et du canton.
  3. La loi du 28 pluviôse an VIII (19 février 1800) porte sur l'administration locale. Elle conserve les départements hérités de la Révolution mais elle redécoupe les divisions intérieures. Les districts deviennent des arrondissements, la commune est définie et le canton créé. À chaque niveau on trouve un fonctionnaire public (nommé) ainsi qu'une assemblée consultative (élue)
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Xavier Poli - La Corse dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge, Lib. A.Fontemoing Paris 1907
  2. Giovanni della Grossa in Histoire de la Corse, Chronique, traduction de l'Abbé Letteron - Imprimerie et Librairie Veuve Eugène Ollagnier Bastia 1888 - Tome I, page 108
  3. Colonna de Cesari-Rocca et Louis Villat in Histoire de Corse – Ancienne librairie Furne, Boivin & cie éditeurs Paris 1916
  4. Francesco Maria Accinelli in L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
  5. a et b Base Infcor
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale Poggio-di-Venaco », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 2 juillet 2012)
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012
  8. « Notice no PM2B000642 », base Palissy, ministère français de la Culture
  9. Parc Naturel Régional Corse (FR8000012) sur le site de l'INPN
  10. Comte Ugo Colonna