Plouhinec (Morbihan)

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Plouhinec
Plouhinec (Morbihan)
L'église paroissiale Notre-Dame-de-Grâce de Plouhinec.
Blason de Plouhinec
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Intercommunalité Communauté de communes de Blavet Bellevue Océan
Maire
Mandat
Sophie Le Chat
2020-2026
Code postal 56680
Code commune 56169
Démographie
Gentilé Plouhinécois, Plouhinécoise
Population
municipale
5 367 hab. (2018 en augmentation de 1,44 % par rapport à 2013)
Densité 151 hab./km2
Population
agglomération
14 800 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 54″ nord, 3° 14′ 59″ ouest
Altitude 20 m
Min. 0 m
Max. 25 m
Superficie 35,58 km2
Type Commune rurale et littorale
Unité urbaine Plouhinec
(ville isolée)
Aire d'attraction Lorient
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pluvigner
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Plouhinec
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Plouhinec
Liens
Site web Site officiel de la commune

Plouhinec [pluinɛk] est une commune française située au sud-ouest du département du Morbihan en région Bretagne. Elle appartient au canton de Pluvigner.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Plouhinec (Morbihan)

La commune est située entre la ria d'Étel à l'est sur 17 km et la petite mer de Gâvres sur 5 km à l'ouest. Au sud les 8 km de plage donnant sur l'Océan Atlantique font partie du plus grand cordon dunaire de Bretagne, le massif dunaire de Gâvres-Quiberon[1].qui s'étend de la pointe de Gâvres au fort de Penthièvre sur la commune de Saint-Pierre-Quiberon[2].

L'Îlot du Nohic, au cœur de la ria d'Étel, dépend de la commune de Plouhinec.

D'autres îles et îlots, situés en amont du Pont Lorois, dépendent eux aussi de la commune de Plouhinec: l'île de Fandouillec et les îlots de Gravignez, Miniavec et Logodenec notamment.

Accès[modifier | modifier le code]

Plouhinec se situe à 15 km de Lorient, à 35 km de Vannes, chef-lieu du Morbihan, et à 147 km de Rennes, chef-lieu de la région Bretagne.

On accède par une route à la presqu'île de Gâvres.

À proximité[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 12,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 11,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 911 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lorient-Lann Bihoue », sur la commune de Quéven, mise en service en 1952[9] et qui se trouve à 16 km à vol d'oiseau[10],[Note 3], où la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[11], à 12 °C pour 1981-2010[12], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Plouhinec est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Plouhinec, une unité urbaine monocommunale[17] de 5 353 habitants en 2017, constituant une ville isolée[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lorient, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[22]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[23],[24].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 8,0 % 285
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 0,8 % 27
Terres arables hors périmètres d'irrigation 17,8 % 637
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 3,2 % 114
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 36,1 % 1290
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 1,7 % 62
Forêts de feuillus 1,9 % 64
Forêts de conifères 15,3 % 545
Forêts mélangées 1,3 % 46
Pelouses et pâturages naturels 7,3 % 261
Landes et broussailles 1,8 % 65
Forêt et végétation arbustive en mutation 0,1 % 5
Plages, dunes et sable 2,2 % 77
Marais intérieurs 1,9 % 68
Zones intertidales 0,6 % 23
Estuaires 0,03 % 1
Source : Corine Land Cover[25]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous sa forme latine Plebs Ithinuc au VIe siècle[26], sous les formes Ploihinoc en 1073[27],[28], Ploezne en 1427, Ploeznec en 1464, Plouhinec en 1477, Pluhinec en 1536[réf. nécessaire].

Le nom de la commune est Pleheneg en breton. Le nom de la commune est formé sur le breton Plou (paroisse ou peuple) et Ithinouc (Pleheneg) ou Ethinoc (déformation du nom du saint breton Guéthénoc), ou du breton *eithinoc « endroit couvert d'ajoncs »[29]. Une autre hypothèse ferait provenir le nom de saint Winoc, comme c'est le cas pour la commune homonyme de Plouhinec (Finistère).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Rivière d'Étel  : vue vers le nord-est depuis le port de Vieux-Passage ; au centre de la photographie l'oppidum de Mané-Coh-Castel, un éperon barré.

Le site de Plouhinec est peuplé dès le Néolithique (3000 av. J.-C.) comme l'attestent de nombreux mégalithes, notamment les Alignements du Gueldro, le tumulus du Griguen et les dolmens de Kerouaren, Beg-en-Hâvre et du Mané-Bras[30], fouillés en 1884 par Félix Gaillard[31].

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L'oppidum de Mané-Coh-Castel, sur la rive droite de la ria d'Étel, est un éperon barré.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site archéologique de Mané-Vechen (rive droite de la Rivière d'Étel).

À Mané-Véchen, des fouilles entreprises entre 2001 et 2008 ont mis au jour les ruines d'une villa romaine dominant l'embouchure de la ria d'Étel, prouvant son occupation à l'époque gallo-romaine. Au Ier siècle av. J.-C., les Romains occupaient les côtes de Plouhinec (au lieu-dit Mane Koh Kastel).

Le dépôt monétaire de Mané-Véchen contenait 22 000 pièces de monnaie (des antoniniani datant pour la plupart de la période 238 - 282), répartis en quatre lots d'importance variée, chaque lot étant enfermé dans un ou deux pichets, ou une cruche[32].

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

L’étymologie la plus probable pour le nom de la commune viendrait de saint Guéthénoc (ce saint serait fils de saint Fragan et de sainte Gwen, et frère de saint Guénolé, saint Jacut et sainte Clervie ; il serait né vers 460 et serait venu évangéliser ses compatriotes. À Plouhinec, on retrouve de nombreux de noms de villages se terminant par « Guen » : Ty-Guen, Manéguen...

Son origine remonte au IVe ou Ve siècle de notre ère. Les Bretons s’y installent au VIe siècle en fuyant la Grande-Bretagne. Ils établissent alors une paroisse qui prend le nom de Plou-Ithinuc (avec Ithinuc comme saint patron). Il est très rapidement supplanté par saint Pierre et saint Paul en tant que saint patron de la paroisse.

Plouhinec est une ancienne paroisse de l'Armorique primitive qui englobait autrefois les territoires actuels de Plouhinec, Merlevenez, Sainte-Hélène, Gâvres, Locmiquélic, Port-Louis et Riantec ainsi que les anciens territoires de Locoal et Locquénin (Saint-Guénin).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Plouhinec dépendait autrefois du doyenné de Pou-Belz. Le château de Plouhinec entra dans la Maison de Rohan à la mort de Pierre de Rostrenen, au moment où sa fille Jeanne, veuve d'Alain VII depuis 1352 en hérita. Le château ne resta pas longtemps aux Rohan car la seigneurie fut cédée par le fils de Jeanne, le vicomte Jean Ier, le , au duc Jean IV de Bretagne, contre une rente viagère de mille livres.

Un prieuré dépendant de l'Abbaye de Saint-Gildas de Rhuys existait à Plouhinec, mais le prieur n'y faisait jamais sa résidence ; il se contentait d'envoyer un de ses moines prélever les revenus. Ce prieuré fut vendu en 1793 comme bien national[33].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Un aveu de 1682 concernant le château et la seigneurie de Guémené cite, en annexe, la seigneurie de Plouhinec. Au Moyen Âge, on mentionne un château, dont le propriétaire est le prince Louis VI de Rohan-Guémené.

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Plouhinec en 1778 :

« Plouhinec ; à 8 lieues à l'ouest de Vannes, son évêché et son ressort ; à 27 lieues de Rennes ; et à2 lieues de l'Orient, sa subdélégation. Cette paroisse relève du Roi et compte 2 000 communiants[34]. Ce territoire, bordé à l'ouest [sic : à l'est] par la rivière d'Étel et au sud par la mer, est fertile en grains et très exactement cultivé[35]. »

Révolution française[modifier | modifier le code]

Plouhinec est érigée en commune en 1790.

En 1793, les autorités révolutionnaires décrètent l'effort de guerre et la conscription pour résister aux nations européennes aux portes de Paris. À Plouhinec, les jeunes gens résistent aux commissaires chargés du recrutement et parodient la Révolution en arborant la cocarde blanche et en se déclarant aristocrates.

Pendant la chouannerie, des paysans plouhinécois acquis à la cause sont incarcérés à la citadelle de Port-Louis. Le notaire Joseph Lestroban, homme d'influence, conseille aux autorités de les échanger contre une rançon de 747 quintaux de grains ; ce qui est fait.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1841, une loi a démembré Plouhinec en lui retirant six villages réunis à Sainte-Hélène[33].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Plouhinec en 1853 :

« Plouhinec (sous l'invocation de saint Pierre et de saint Paul) ; commune formée par l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale.(...) Principaux villages : Kerfrezec, Kergourio, Lizordenne, Lanicgorée, Lezefry, Kerfoucher, Kermarhis, Kercado, Kerjean, Kerisero, Kermorin, Kerzine, Kervran, Kerfaut, Kerbrest, Kerveullucée, Kerprat, le Magouero, Loquinien, Kerbasquen, le Magouer, Vieux-Passage, Kervarsay, Nestradio, Kerist, Kerdanve, Berringue. Superficie totale : 3831 hectares dont (..) terres cultivables 3 831 ha, prés et pâtures 430 ha, bois 101 ha, vergers et jardins 56 ha, landes et incultes 1 040 ha, étangs 128 ha (...). Moulins à eau de Berring, du Biscun. (...) Outre l'église, il y a en cette commune les chapelles Saint-Fiacre, Saint-Corneille, Saint-Guen, Notre-Dame-de-Pitié et Saint-Guillaume. Les deux premières sont desservies tous les dimanches. Une autre chapelle, qui touche pour ainsi dire les murs de l'église, est d'un gothique ogival qui la fait remonter au XIIe siècle ou au XIIIe siècle. On y avait ajouté une tour vers 1760, mais celle-ci étant trop massive et écrasant la voûte, on a dû la démolir. (...) La rivière d'Étel sépare cette commune de celle de Belz ; on la passait autrefois au Vieux-Passage ; on la passe aujourd'hui au Passage-Neuf. (...) Géologie : granite. On parle le breton[33]. »

Entre 1865 et 1870 une épidémie de variole sévit dans le Morbihan : 150 malades furent atteints à Plouhinec, l'épidémie y faisant 80 morts[36].

Benjamin Girard décrit ainsi Plouhinec en 1889 :

« La commune de Plouhinec est l'une des plus importantes du canton de Port-Louis ; sa population compte un certain nombre de marins et de pêcheurs. C'est à Plouhinec que commencent les allées de pierres druidiques [en fait monuments mégalithiques ] qui s'étendent jusqu'à Carnac et sont disposées de l'ouest à l'est. Sur les bords du bras de mer appelé Rivière d'Étel et près du village dit Le Vieux-Passage, qui est à l'extrémité sud-est de la commune, on voit les restes d'une fortification romaine [en fait Mané-Véchen ], dont la position indique qu'elle fut établie sur ce point pour défendre l'entrée de la dite rivière, qui pénètre jusqu'à 12 km à l'intérieur des terres[37] »

Le , environ 1 500 pêcheurs, y compris 300 patrons de barques, de Port-Louis, Gâvres, Riantec, Plouhinec et Plœmeur, décidèrent de ne plus prendre la mer, protestant contre le prix auquel leurs sardines étaient achetés par les usiniers et les conditions générales de vente[38].

En 1892 Stéphan, d'Erdeven, obtient après de nombreux débats le droit d'implanter et d'exploiter une concession ostréicole dans l'îlot du Nohic au cœur de la ria d'Étel ; il exploita cette concession jusqu'en 1935 et d'autres ostréiculteurs lui succédèrent au fil des ventes successives[39].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Plouhinec est ainsi décrit lors de la crise sardinière de 1903:

« Le maire, M. Uhuel, un homme encore très jeune et qui porte le costume spécial du pays, gilet de velours noir à double rangée de boutons et chapeau à grands bords d'où pendent ds rubans (...) me dit que, dans les quatre-vingt-dix villages qui dépendent de la commune qu'il administre, il y avait 350 pêcheurs de sardines, représentant environ 1 200 personnes avec leurs familles. Il y en a 120 très malheureux. C'est à ce point que dans les chaumières de la côte (...) on mange du pain noir avec quelques coquillages qu'on va chercher, et qu'on fait des quêtes à domicile pour l'avoir, ce pain noir (...) Je ne peux m'empêcher de signaler la situation lamentable des pêcheurs : Grégoire Mallet, au Vieux-Passage, qui a neuf enfants, et qui a gagné 40 à 50 francs dans sa saison ; Bullion, au Guerno, dont les huit enfants ont faim ; Rieux, qui a aussi neuf enfants et Bénabès, qui en a six.[40] »

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La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Plouhinec porte les noms de 162 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale : 8 au moins (Jean Alan, Joseph Bossenec, Jean Corlay, Léon Le Bohec, Louis Moron, Jean Prado, Jules Roger et Jean Stéphano) sont disparus en mer ; Pierre Le Namour, fusilier marin, est mort dès 1914 à Dixmude (Belgique) ; 4 (Jean Le Borgne, Joseph Le Bozec, Frédéric Le Carour et Théophile Le Draper) sont morts en Turquie en 1915 dans le cadre de l'expédition des Dardanelles lors de la Bataille de Sedd-Ul-Bahr) ; 3 (Joseph Jego, Eugène Le Pontois et Joseph Le Runigo) sont morts en Serbie dans le cadre de l'Expédition de Salonique ; 3 (Albert Cado, Alphonse Jégo et Eugène Kerneur) sont morts alors qu'ils étaient en captivité en Allemagne ; Vincent Le Formal a été tué en 1917 à Tarente (Italie) ; Louis Rieux est mort accidentellement en service en 1917 à Ferryville (Tunisie) ; Joseph Le Runigo est mort de maladie sur un navire-hôpital en Roumanie le , donc après l'armistice ; la plupart des autres sont morts sur le sol français (parmi eux Jean Jego, François Larboulette et Alphonse Le Livec ont été décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, Julien David, Jean Evanno, Jacques Le Floch, Louis Le Nézet et Philippe Rio de la Croix de guerre, Ferdinand Jégo de la Médaille militaire[41].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1933 une "Commission de la Marine" du Sénat reconnaît qu'« une entrave absolue était apportée au développement normal des communes d'Étel, d'Erdeven, de Plouharnel et de Plouhinec, par les sujétions et les dangers résultant pour elles de la proximité du champ de tir de Gâvres ; que le dommage ainsi causé pouvait être assimilé à une éviction et qu'il devait donc faire l'objet d'une juste et préalable indemnité »[42].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la dune littorale est utilisée par l'armée allemande dès 1940 par la construction de la base des sous-marins et des blockhaus du Mur de l'Atlantique. Une voie ferrée fut construite entre le port du Magouër et Port-Louis pour construire la base sous-marine de Lorient ; les wagonnets ressemblaient à ceux des mines.[43]

En 1944, les alliés décident de détruire le Pont-Lorois pour couper la poche de Lorient en deux. Celle-ci comprenait 25 communes et allait de la Laïta (autour de Quimperlé) jusqu’à la presqu'île de Quiberon. À la fin de cette guerre, c’est au « café de la Barre » au Magouër que se sont engagés les pourparlers d'armistice de la poche de Lorient.

Le monument aux morts de Plouhinec porte les noms de 47 personnes mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale : parmi elles de nombreuses victimes civiles liées aux combats de la poche de Lorient ; Ferdinand Le Labousse est mort en captivité en Allemagne ; Marie Pessel, déportée, est morte le dans le camp de concentration de Ravensbrück[41].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Quatre soldats (Étienne Candalh, Julien Jego, Ernest Guillevic, Louis Le Labousse et Amédée Lecam) originaires de Plouhinec sont morts pendant la Guerre d'Indochine et trois (Gilbert Gahinet, Gaston Le Calvé et Désiré Le Furaut) pendant la Guerre d'Algérie[41].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Plouhinec (Morbihan).svg

Les armoiries de Plouhinec se blasonnent ainsi :

Tiercé en bande : 1) de sinople chargé d’un écureuil d’or -2) de gueules chargé en chef d’un menhir d’or -3) d’azur au poisson contourné d’or – au chef cousu d’azur chargé d’un pont suspendu cousu de sable mouvant des flancs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1800 1807 Philippe Danigo[Note 6]   Laboureur.
1807 1814 Julien Uhel[Note 7]    
1814 1822 Joseph Le Garff[Note 8]   Laboureur.
1822 1830 Philippe Danigo[Note 9]    
1830 1848 Jean Kerneur    
1848 1852 Jean Uhel    
avant 1860 1862 Jean Kerneur    
1862 1870 Charles Le Pontois[Note 10]   Marchand. Propriétaire.
1870 1871 Jean Le Carour    
1871 1885 Jacques Le Borgne[Note 11]   Cultivateur. Président du conseil de fabrique de Plouhinec lors de son décès en 1901.
1885 1886 François Candalh   Cultivateur et propriétaire au village de Kervarlay.
1887 1888 Jacques Le Borgne   Déjà maire entre 1871 et 1885
1888 1892 Jean Uhel    
1892 1894 Gilbert Montané    
1896 1900 Vincent Le Visage    
1900 après 1909 Théophile Uhel[Note 12]    
         
Aimé Kergueris UDF-PR puis DL
puis UMP
Député de la 2e circonscription du Morbihan (entre 1978 et 2007)
Conseiller général (1973-2011)

(décès)
Maurice Thomas DVD Secrétaire administratif retraité
Yves Joannic DVD Ingénieur civil
25 mai 2020 Adrien Le Formal DVD Retraité
En cours Sophie Le Chat[44] DVD Collaboratrice d'élus, Présidente de la Communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Impôts locaux en 2010 [45]
Désignation fiscale Commune Moyenne de la strate[46]
Taux
Taxe d'habitation
14,00 % 10,87 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties
20,20 % 16,56 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties
41,00 % 44,64 %
Recette
Taxe d'habitation
163 /hab. 121 /hab.
Taxe foncière sur les propriétés bâties
156 /hab. 162 /hab.
Taxe foncière sur les propriétés non bâties
10 /hab. 10 /hab.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Plouhinec est jumelée avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[48].

En 2018, la commune comptait 5 367 habitants[Note 13], en augmentation de 1,44 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1652 0522 0822 6202 8222 5372 4022 6942 777
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 9423 1353 2543 1703 3693 5683 6813 6933 820
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 8863 9184 0063 8303 7753 4953 6153 5303 581
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 6013 4513 3723 5534 0264 1434 6575 0855 313
2018 - - - - - - - -
5 367--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2006[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine historique[modifier | modifier le code]

Une maison de Plouhinec.

L'inventaire du patrimoine architectural de l'ensemble de la commune a été publié en 2009[51].

Les sites préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

Entre les étangs et le bourg, en suivant la crête qui va de Kerouzine à la ria d'Étel, au sein du domaine archéologique de Mané-Véchen, se dressait un alignement de menhirs mesurant 1,40 mètre. Une autre ligne de monuments se trouvait au nord du bourg. Beaucoup de ces pierres ont été brisées et employées à la construction.

Domaine archéologique de Mané-Véchen[modifier | modifier le code]

Le site archéologique de Mané-Vechen.

La villa gallo-romaine de Mané-Véchen est un site archéologique se situant à Plouhinec en Bretagne dans le Morbihan. Il domine sur un éperon rocheux, l'estuaire maritime de la rivière d'Étel. Ce site stratégique (militairement et commercialement est déjà occupé dès la période néolithique, comme en témoignent les nombreux mégalithes.

Les vestiges de la villa constitue un important établissement romain, un des rares monuments antiques visitables en Bretagne. Les ruines constituent un parc archéologique vivant, ou chacun peut (durant l'été) aller à la rencontre des archéologues, qui font aussi office de guides. Le mobilier (vases, monnaies, armes, fibules, sculptures) est présenté tous les ans lors des journées européennes du patrimoine.

L'église paroissiale Notre-Dame-de-Grâce.

L’église du bourg[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de Grâce ou Saint-Pierre-et-Saint-Paul (1872-1873) a été édifiée de 1870 à 1873, par l'architecte Théodore Maignant. C’est un imposant édifice de style néogothique dont la haute silhouette domine les maisons du bourg. La construction de l'église actuelle a fait disparaître vers 1869 l'ancienne église des XIIe et XIVe siècles avec additions postérieures, la chapelle Saint-Avit du XVIe siècle, et surtout la très curieuse chapelle Notre-Dame-de-la-Clarté qui avait été commencée en 1511 et achevée en 1519. On n'a conservé que le clocher de cette dernière, qui avait été entièrement reconstruit en 1846 par l'architecte entrepreneur Henri Léon. Le chœur, œuvre du sculpteur Le Brun, date de 1891. Le retable et la chaire sont de magnifiques œuvres d’ébénisterie. Tous les ans, la procession du pardon chemine à partir de la croix du Pontoir et de la fontaine voisine située sur une place au nord du bourg[52].

L'église de Locquénin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Guénin de Locquénin[53], alors simple chapelle, est bâtie à l’époque romane, probablement au XIIe siècle, au bord d’une ancienne voie romaine[54]. Originellement, l’édifice présentait probablement un plan semblable à celui de la chapelle Saint-Cado de Belz : une nef donnant par une série d’arcades sur d’étroits collatéraux et s’achevant probablement à l’est par une abside flanquée de deux absidioles[55]. Le chœur roman est reconstruit, peut-être au XVIIIe siècle[56]. Au début du XXe siècle, la chapelle est victime de l’accroissement de la population locale : jugée trop petite, elle est agrandie par l’architecte Caubert[54]. En 1924 une nouvelle nef est construite perpendiculairement à l’ancienn vaisseau orienté est-ouest, qui est transformé en transept et chœur. Le côté sud de la nef romane est abattu. L’ancienne porte ouest est remplacée par une fenêtre[55]. L'ancien chœur devient sacristie[56].

L’édifice présente un plan en T irrégulier[56]. Il est désorienté (sud-nord). De l’édifice roman, seul subsiste le côté nord de l’ancienne nef. Trois arcades de plein cintre à simple rouleau reposant sur des piles carrées à simple tailloir ouvre sur le bas-côté nord[55]. Les arcs sont fourrés et à claveaux rayonnants[56].

Un ex-voto est présent et correspond à une reproduction de thonier-dundee immatriculé au quartier de Lorient. Il porte le nom du saint-patron du lieu-dit et est dédié à la mémoire des Marins. Son immatriculation correspond à sa date de création ou d'offrande, le . Un thonier-dundee motorisé vers 1930 a toutefois reçu le nom de Saint-Guénin. Ce dundee avait été construit aux chantiers des Sables en 1925 au profit d'un marin-pêcheur armateur du Magouër en Plouhinec.

Les chapelles[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Guillaume (rive droite de la Rivière d'Étel, en amont du Pont Lorois).
  • La chapelle Saint-Guillaume dans le village de Nestadio : dans un site magnifique en bordure de la ria d'Étel, face à Saint-Cado, la chapelle Saint-Guillaume a tout juste les dimensions d’un oratoire (7,50 m sur 3,70 m). Sous la voûte lambrissée, l’autel s’adosse au mur de chevet, table de granit sur un massif de maçonnerie rectangulaire[57].
  • La chapelle Notre-Dame-de-Pitié à Kervarlay : située au cœur du village de Kervarlay, non loin du Vieux Passage, elle se présente avec un bel appareil de granit. On lui a conservé sa porte gothique aux lignes très pures. La chapelle de Kervarlay était très fréquentée par les marins de la ria. Elle possède un patrimoine religieux maritime bien développé. Il contient une statue et un vitrail tous deux dédiés à Notre-Dame de Pitié. Ils représentent la sainte avec une ancre de marine. Un autre tableau représente un chalutier étellois, le « Père Faro » qui a navigué de 1947 à 1963 à Étel. Un premier « Père Faro » avait été réquisitionné par les Allemands en 1942 et avait disparu. Une aquarelle peignant un autre navire de pêche, « l’Etendard du Christ ». Ce navire est un dundee motorisé mis en service en 1930. Le pardon a lieu le 21 septembre. Cette chapelle contient deux ex-voto :
    • Le premier est une frégate de guerre armé de deux batteries de douze canons de sabord. Ce trois-mâts est doté d’une propulsion mécanique. Aucun nom n’est annoncé.
    • Le second est un dundee-thonier d’Étel nommé le « Fauche le vent »[58].
  • La chapelle de Kervéner dédiée à saint Fiacre : cette construction rectangulaire très simple peut se prévaloir d’une longère méridionale en bel appareil de granit. Il avait la réputation de guérir des maladies de peau. À l’occasion du pardon, la procession se rend à travers champs jusqu'à la fontaine[59]. Une fontaine de dévotion se trouve à proximité[60].
  • La chapelle Saint-Cornély est comme un équivalent de Carnac. Non seulement la chapelle honore le même saint, mais elle se trouve dans une région où se voyait autrefois d’imposants alignements mégalithiques. Cette chapelle, rebâtie en 1768, se situe dans le village de Kerprat, entre les plages du Magouëro et l'entrée ouest de la ria d'Étel. L'édifice rectangulaire, avec un clocheton sur la façade, a un portail en arc surbaissé et un petit porche couvert latéral au sud. Cette chapelle est dédiée à saint Cornély (nom breton de saint Corneille), protecteur des bêtes à cornes. La commune de Plouhinec a donc une vocation maraîchère mais aussi maritime. Des tableaux à l'intérieur de la chapelle le rappellent. La tradition comportait un pardon des bêtes et ces animaux étaient bénis au pied de la croix. En 1893, un obus fait quelques dégâts dans la chapelle, aujourd'hui restaurée. Un ex-voto présent à l’intérieur de la chapelle porte à la poupe l'inscription « Saint-Corneli-Plouhinec ». La maquette, sculptée dans une pièce de bois, est une réplique de navire trois-mâts barque. Sa proue est ornée d'un buste d'homme. Elle est portée en procession lors du pardon annuel qui a lieu courant septembre (historiquement le 14, aujourd’hui le 2e dimanche de septembre)[61]. Une fontaine de dévotion se trouve à proximité[62].

Les croix[modifier | modifier le code]

La Croix des Apôtres (1842).

Plusieurs croix et calvaires sont dressés sur la commune.

  • La Croix des Apôtres se dresse à l'intersection des routes de Linès et de Kervran. C'est un calvaire autel érigé en 1842 par la population pour remplacer la vieille Croix romaine « croix Audran » qui se trouvait à cet endroit.
  • La Croix Audran : située actuellement en face de la Croix des Apôtres, cette croix, grossièrement taillée est très ancienne. Enfouie aux trois quarts, elle fut remise sur son socle en 1964. Autrefois, ce coin de route était un grand trou d'eau où pataugeaient les chevaux dont on avait attaché la bride à ce bout de croix.
  • Kroez vihan er mezay bras : à 200 mètres du bourg sur la route de Gâvres, on rencontre cette vieille croix romaine, accompagnée d'une pierre creuse posée debout. On prétend qu'en plaçant l'oreille dans la cavité on entend parfaitement la mer. Cette croix provient du quartier « La Madeleine » et la pierre creuse est un bénitier qui provient de l'ancienne chapelle des lépreux.
  • La Croix du Pont Guen : sur la route du Magouëro, cette croix est formée d'un seul bloc de granit grossièrement taillé et mesurant environ un mètre qui porte sur ses faces une croix latine sculptée en creux. Partiellement enterrée dans un talus, elle a été dégagée en .

Le Pont-Lorois[modifier | modifier le code]

Le Pont-Lorois enjambe la Ria d'Étel entre Belz et Plouhinec et relie ainsi le Pays d'Auray au Pays de Lorient. Il est l'unique passage entre les deux rives. Ce pont, du nom du préfet de l'époque, Édouard Lorois, a une riche histoire. En 1836, ce préfet décide de construire un pont à péage. Le chantier de construction démarre en 1841 et le pont est inauguré en 1844. Il s’appelait, à sa construction, le « Pont-Neuf ». Le il est fortement endommagé par un ouragan. Il est alors modifié et béni le 15 décembre 1895. La population le nomma « Pont du Bon Dieu » pour conjurer le sort. Puis en 1944, le pont est détruit par les bombardements alliés destinés à isoler la poche de Lorient. Comme l'indique une plaque commémorative fixée sur l'un des portiques du pont, les travaux de reconstruction sont menés de 1954 à 1956. L’inauguration s’est tenue le . À la fin des années 1990, l'ouvrage a été restauré. Entre 1944 et 1956, le passeur avait repris du service pour relier les deux rives.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Le grand site dunaire de Quiberon-Gâvres, allant du fort de Penthièvre à la petite mer de Gâvres, est le plus long massif dunaire de Bretagne, coupé seulement par la ria d'Étel. Ce massif dunaire se serait formé il y a 2 500 ans environ et plus de 800 espèces végétales y sont inventoriées ; il comprend des zones humides d'origine naturelle comme l'étang du Cosquer à Erdeven ou Le Bego en Plouharnel, Gléric, Len Vraz, et d'autres d'origine anthropique comme les anciennes carrières de sable de Kerminihy et de Kervegant. Cet espace naturel est menacé par la surfréquentation touristique, l'existence de décharges sauvages et la prolifération d'espèces invasive, mais d'importantes mesures de protection ont été prises (création de cheminements piétonniers et cyclables, pose de ganivelles, etc..)[63].
    • Les dunes. Ce site, un des derniers « grands espaces sauvages » de Bretagne, est d’importance nationale et s’intègre à celui de Gâvres-Quiberon. On trouve une quantité d'espèces animales et végétales adaptées à ces milieux naturels si particuliers. De nombreuses espèces d'oiseaux viennent hiverner et nidifier dans les dunes et la petite mer de Gâvres. On peut également voir un nombre important de plantes protégées au niveau national ou européen car en voie de disparition (orchidée, santoline maritime, chardon bleu, raisin de mer...). Les dunes font l'objet d'une intense fréquentation touristique mais aussi d'une mise en valeur et protection au travers de l'Opération Grand Site Gâvres-Quiberon.
La plage de Linès.
    • La plage de Linès est une des plages de Plouhinec, elle fait partie du grand site dunaire qui va de Gâvres à Quiberon.
    • La plage de Kervégant et celle du Magouëro sont labellisées chaque année Pavillon Bleu d'Europe depuis 2009[64].
  • La ria d'Étel est un bras de mer, une ria, qui s'avance profondément dans les terres entre les communes d'Étel et de Plouhinec. Elle offre une côte découpée. C'est une ria aux multiples détours, criques et petites plages, enserrant de nombreuses îles sauvages, protégeant de petits ports. On peut y observer de nombreux oiseaux dont des hérons, aigrettes, sternes, cormorans huppés. De nombreux parcs à huîtres sont dispersés sur cette ria. Les débuts de l'ostréiculture remontent à 1890. La commune possède 17 km sur cette ria. Ce site est protégé et pour partie géré par Bretagne vivante.
    • Le moulin à marée de Berringue est alimenté en eau par l'étang de Berringue[65]. Une passerelle mise en place au niveau de la digue du moulin de Berringue en 2014 permet désormais de relier les sentiers côtiers de Plouhinec et de Sainte-Hélène[66].
    • L'anse de Pont er Hah et l'îlot d'Er Vugale.
    • L'île de Fandouillec : cette île de 2,5 hectares environ, longue de 500 mètres, en partie rocheuse, a une altitude maximale de 9 mètres. Située en zone Natura 2000, l'île est inconstructible et un chantier de construction d'une maison a dû être arrêté en 2020, le propriétaire étant condamné à une remise en état des lieux[67] par le tribunal de Lorient[68].
    • Le Chenal du Bisconte (y compris l'îlot de Logodenec) et la Vasière de Bisconte
La rive droite de la ria d'Étel en amont du Pont Lorois (partie appartenant à Plouhinec)

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    • Le Vieux Passage est un petit port. Autrefois, en place du petit port actuel, un établissement fortifié vénète existait. Au Moyen Âge, le site servit d'embarcadère pour la traversée du bras de mer : la présence d'un passeur y est attesté par des écrits du XIe siècle.
    • L'Îlot du Nohic et sa "maison du gardien", qui a été restaurée en 2017[69].
    • Le port et le village du Magouêr. Le Magouër est le dernier port de la rivière avant la mer. C'est un abri sûr après le délicat passage de la barre d'Étel.
La rive droite de la ria d'Étel en aval du Pont Lorois

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Plouhinec : entrée de la Ria d'Étel
  • La Barre d'Étel est un banc de sable sous-marin formé par les courants qui se croisent à l'entrée de la Ria, au point de rencontre de la marée et du cours de la rivière. La banc de sable rend difficile l'entrée de la ria car il se déplace au gré des vents et des courants. Un mât de signaux, dit « mât Fénoux », fournit aux navigateurs les indications pour franchir cette barre. Le sémaphore de Plouhinec possède plusieurs originalités : il s’agit du dernier sémaphore civil de France et il est tenu par une femme, Josiane Pené, qui a reçu deux décorations le (les insignes de Chevalier dans l’ordre du Mérite maritime et de Chevalier dans l’ordre national du Mérite).
La rive droite de la ria d'Étel entre Le Magouër et l'Océan atlantique

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Économie[modifier | modifier le code]

Plouhinec possède une zone artisanale qui emploie environ 500 personnes et constitue un important pôle d'emploi pour le pays de Lorient et d'Auray.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Philippe Danigo, né le à Keraron en Plouhinec, décédé le à Keraron en Plouhinec.
  7. Julien Uhel, né le à Plouhinec, décédé le à Kerbavec en Plouhinec.
  8. Joseph Le Garff, né le à Kercado en Plouhinec, décédé le à Kercado en Plouhinec.
  9. Philippe Danigo, né vers 1784 à Plouhinec, décédé le à Plouhinec.
  10. Charles Le Pontois, né le à Lorient, décédé le à Plouhinec (Morbihan).
  11. Jacques Grégoire Le Borgne, né le à Linès en Plouhinec, décédé le au Prieuré en Plouhinec.
  12. Théophile Uhel, né le à Plouhinec.
  13. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Pierre-Yves Lautrou, Vincent Olivier, Jean-Michel Demetz, Stéphane Renault, « Le cordon dunaire de Gâvres », L'Express, 27 août 2008.
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  8. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  9. « Station météofrance Lorient-Lann Bihoue - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Plouhinec et Quéven », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Lorient-Lann Bihoue - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
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  31. "Revue d'anthropologie", 1885, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k442568z/f514.image.r=Man%C3%A9-Bras?rk=321890;0
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  50. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Yves Le Lan, Le Pays de la Ria d'Etel, entre terre et eau, Saint-Avertin, Éditions Alan Sutton, 2014, 160 p. (ISBN 978-2-8138-0778-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]