Plogoff, des pierres contre des fusils

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Plogoff, des pierres
contre des fusils
Réalisation Nicole Le Garrec
Sociétés de production Nicole Le Garrec et Félix Le Garrec
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Documentaire
Durée 90 minutes
Sortie 1980

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Plogoff, des pierres contre des fusils est un film documentaire sur l'Affaire de Plogoff, de Nicole Le Garrec, sorti en 1980.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Venus au départ soutenir la population de Plogoff sans caméra, Nicole et Félix Le Garrec, devant l'ampleur du mouvement et la présence importante des forces de l'ordre (800 gendarmes mobiles), prennent la décision de faire un film. Nicole Le Garrec est à la réalisation, Félix Le Garrec, à l'image, et Jacques Bernard au son. Leur projet, à l'origine, était de faire un documentaire d'une vingtaine de minutes. L'ampleur de la mobilisation des habitants les convainc très vite qu'il faut réaliser un long-métrage pour témoigner des événements. Ils sont restés sur place, hébergés chez l'habitant, pendant deux mois[1].

Le couple a dû vendre du terrain, faire des emprunts et hypothéquer leur maison pour payer les laboratoires, n'ayant pas reçu d'aides pour produire le film.

C'est un des rares films sur le nucléaire ayant été diffusé en salles, il a comptabilisé 250 000 entrées. Il est maintenant disponible en DVD.[2],[3]

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Revue de presse[modifier | modifier le code]

  • Télérama, 1980. « Plogoff nous délivre en définitive un message d'attachement à une terre. Le cri d'amour est si profond qu'il laisse malheureusement présager de futurs combats. »[5]
  • Le Monde, 1980. « Cinéma régional, militant : oui et non. Quelque chose d'autre. Une présence au pays, à l'événement. [...] Plus qu'une cause, Nicole Le Garrec défend des gestes quotidiens, on dirait en anglais togetherness, l'art d'être ensemble, même s'il faut cette révolte pour découvrir sa solidarité. On vient aussi du Larzac, et l'osmose se fait tout naturellement, la révolte transcende les frontières et les ethnies. Un bien joli film, qui dit non à l'ordre français tel qu'on le veut de Paris. »[6]
  • La Croix, 1980. « Un film documentaire poignant par la violence de l'image qui n'a nul besoin de commentaire pour être éloquente. Au-delà de l'image d'actualité, Plogoff, des pierres contre des fusils, c'est une véritable analyse sociologique de la Bretagne, de son malaise vis-à-vis du pouvoir centralisateur. »[7]
  • Le Canard enchaîné, 1980. « Un film épatant, humain et chaleureux. »[8]
  • Ouest-France, 19 novembre 1980. « si Gaumont s'est décidé à lancer dans son réseau de distribution "Plogoff, de pierres contre des fusils", ce n'est pas par philanthropie ni, pense-t-on, par sympathie pour les idées qui y sont défendues. Ce pari, c'est une reconnaissance des qualités du long-métrage de Nicole Le Garrec. »[9]
  • Le Matin de Paris, novembre 1980. « Voilà un film qui échappe à la pesanteur et à l'ennui didactique des documents de caractère militant […] Il y échappe par sa vivacité, l'habileté de ceux qui l'ont fait à capter des témoignages vivants, le véritable intérêt qu'ils montrent pour les hommes et les femmes (les femmes surtout) […] Il y a un extraordinaire humour dans la manière qu'ont Nicole et Félix Le Garrec de regarder les choses et les gens. Rien ne leur échappe de la cocasserie de certaines situations, de la finesse malicieuses de certaines déclarations. Pourtant, nous sommes à cent lieues du « folklore » écologiste. […] Il est absolument nécessaire de voir ce film. »[10]
  • Le Figaro, 1980. « C'est la maison de distribution Gaumont, qui, paraît-il, est allé cherché les auteurs. Elle n'a pas tort. »[11]
  • AFP, 2013. Le Point, 20 Minutes, Le Nouvel Obs, Sciences et avenir, Cnews... « Trois décennies plus tard, le film "Plogoff, des pierres contre des fusils", qui retrace au quotidien cette lutte épique et met en évidence le rôle important des femmes dans cette mobilisation, n'en finit pas d'être projeté un peu partout en France au grand bonheur de ses auteurs, Nicole et Félix Le Garrec, qui continuent, en parallèle, d'en écouler des milliers de copies en DVD. »[12]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Nicole et Félix Le Garrec », sur Nicole et Félix Le Garrec, (consulté le 10 janvier 2002)
  2. « Trente ans après, Plogoff reste une référence, jusqu'à Notre-Dame-des-Landes », sur www.20minutes.fr (consulté le 28 janvier 2019)
  3. « cairn », sur www.cairn.info, (consulté le 20 janvier 2019)
  4. « Nicole et Félix Le Garrec - Accueil », sur nicoleetfelixlegarrec.com, (consulté le 30 janvier 2019)
  5. Vincent Rogard, « Télérama », hebdomadaire,‎ (ISSN 1151-2075)
  6. Louis Marcorelle, « Le Monde », quotidien,‎ (ISSN 1950-6244)
  7. Chantal Meyse, « La Croix », quotidien,‎ (ISSN 0242-6412)
  8. Jean-Paul Grousset, « Le Canard enchaîné », hebdomadaire,‎ (ISSN 0008-5405)
  9. Pierre Fornerod, « Ouest-France », quotidien,‎ (ISSN 0999-2138)
  10. Michel Pérez, « Le Matin de Paris », quotidien,‎ (ISSN 0398-8996)
  11. « Le Figaro », quotidien,‎ (ISSN 0182-5852)
  12. « 20 minutes », sur 20minutes.fr (consulté le 24 mai 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]