Pliosauroidea

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Les pliosaures (Pliosauroidea) sont un sous-ordre de vertébrés diapsides aquatiques du Mésozoïque (du Trias supérieur[1] à la fin du Crétacé).

Ils comptaient initialement une seule famille, celle des Pliosauridae, mais d'autres genres et familles y ont été inclus depuis. Leur nom signifie « bateaux-lézards », du grec πλοῖον / 'ploîôn' (« navire ») et σαῦρος / 'saûros' (« lézard ») car ils font partie de la longue liste d'animaux préhistoriques considérés comme des reptiles lors de leur découverte[a].

Description[modifier | modifier le code]

Le crâne d'un pliosaure.

Contrairement aux plésiosaures au long cou et à petite tête, les pliosaures sont caractérisés par un cou court et une grande tête allongée. Leur nage, utilisant en battements alternatifs quatre grandes nageoires en forme de palettes, était très différente de la nage crocodilienne, lacertilienne ou ophidienne par ondulation latérale. La nage en battements alternatifs était partagée par tous les plésiosauriens, mais les Pliosaures étaient peut-être plus adaptés aux eaux profondes. Ils étaient carnivores et leur longue et puissante mâchoire possédait de nombreuses dents aiguisées. Leurs proies peuvent avoir été des ichthyosaures, des plésiosaures, des tortues de mer géantes, de grands poissons ou de grandes ammonites.

Des espèces typiques de pliosaures sont Macroplata, Kronosaure, Liopleurodon, Pliosaurus et Peloneustes. Des spécimens fossiles ont été trouvés en Angleterre, en Amérique du Sud et dans le nord de la France.

Les plus anciens pliosaures de la fin du Trias et du début du Jurassique ressemblaient beaucoup aux plésiosaures en apparence et avaient été inclus dans la famille des plésiosauridés.

Cependant en 2017, Tanja Wintrich et ses collègues, décrivant le plus ancien pliosaure connu, Rhaeticosaurus mertensi[1],[2], découvert dans le Rhétien (Trias supérieur) de Westphalie (Allemagne) proposent d'en faire une famille à part.

Pliosaures et plésiosaures n'étaient ni des archosaures, ni des dinosaures, même s'ils descendaient de la même souche paléozoïque, celle des diapsides.

Des chercheurs de l'université d'Oslo ont découvert en 2008 l'un des plus grands fossiles de pliosaure connu : Pliosaurus funkei, un spécimen de 10 à 13 mètres de long, vieux de 150 millions d'années. Les ossements se trouvaient dans une colline de schiste argileux, sur une île du Spitzberg, dans le Haut-Arctique, à 650 km des côtes de la Norvège.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

(en) Référence Paleobiology Database : Pliosauroidea Welles 1943 où les Pliosauroidea sont considérés comme super-famille (suffixe -oidea).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Découverte du plus ancien plésiosaure au monde » - [lire en ligne|lien=http://www2.cnrs.fr/presse/communique/5363.htm ], CNRS, 13 décembre 2017.
  2. (en) Tanja Wintrich, Shoji Hayashi, Alexandra Houssaye, Yasuhisa Nakajima, P. Martin Sander, A Triassic plesiosaurian skeleton and bone histology inform on evolution of a unique body plan, Science Advances, 13 décembre 2017. DOI : 10.1126/sciadv.1701144

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En raison des découvertes récentes en paléontologie et en phylogénétique, les expressions « reptile marin », « reptile préhistorique », reptile disparu », « reptile volant » ou « âge des reptiles » sont aujourd'hui l'objet de controverses de neutralité (neutralité du point de vue) entre les adeptes de la systématique évolutionniste (D. Aubert, Classer le vivant : les perspectives de la systématique évolutionniste moderne, Ellipses 2017) et ceux de la cladistique (G. Lecointre dir., C. Fortin, M.-L. Le Louarn-Bonnet, G. Guillot, Guide critique de l'évolution, Belin 2009, (ISBN 978-2-7011-4797-0)) pour qui les « reptiles » ne sont pas un groupe monophylétique issu d'un ancêtre commun unique, mais un regroupement paraphylétique artificiel. Ces dénominations classiques sont donc à manier avec précaution, notamment dans le contexte de la vulgarisation scientifique.