Pleurtuit

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Pleurtuit
La mairie.
La mairie.
Blason de Pleurtuit
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Saint-Malo-2
Intercommunalité Communauté de communes de la Côte d'Émeraude
Maire
Mandat
Alain Launay
2014-2020
Code postal 35730
Code commune 35228
Démographie
Gentilé Pleurtuisien
Population
municipale
6 399 hab. (2013)
Densité 216 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 47″ Nord, 2° 03′ 30″ Ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 92 m
Superficie 29,67 km2
Localisation

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Liens
Site web www.pleurtuit.com

Pleurtuit est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 6 399 habitants[Note 1].

Géographie[edit | edit source]

Située dans le triangle formé par Dinard, Dinan et Saint-Malo, la commune est limitrophe des Côtes-d'Armor. Intégrée dans l'unité urbaine de Dinard et à proximité des pôles d'emploi de Saint-Malo et de Dinan, la commune connaît une nette poussée démographique depuis le début du XXIe siècle. La commune appartient au Poudouvre, un pays traditionnel du nord-est de la Haute-Bretagne, ancienne vicomté qui fut aussi l'une des subdivisions de l'évêché de Saint-Malo et qui avait pour capitale Dinan.

Communes limitrophes[edit | edit source]

Communes limitrophes de Pleurtuit
Saint-Briac-sur-Mer Saint-Lunaire, Dinard La Richardais
Ploubalay Pleurtuit
Tréméreuc Plouër-sur-Rance, Pleslin-Trigavou Le Minihic-sur-Rance, Langrolay-sur-Rance

Évolution territoriale[edit | edit source]

Pleurtuit englobait le territoire du Minihic-sur-Rance jusqu'en 1849 et celui de La Richardais jusqu'en 1880[1].

Lieux-dits et écarts[edit | edit source]

  • La Mervennais.

Hydrographie[edit | edit source]

Le territoire communal dépend de deux bassins versants :

  • celui de la Rance, à l'est de la D 266, qui couvre les trois quarts du territoire de la commune et qui comprend la Rance elle-même à l'est ainsi que différents affluents dont les plus importants sur le territoire sont :
    • l'Étanchet qui prend naissance vers le hameau de Bourneuf au nord de Pleurtuit, s'écoule vers l'est en direction de la Rance (4 km environ) et sert de limite entre Pleurtuit et La Richardais ;
    • le ruisseau de la Houssaye, au sud-est de la commune, à la limite avec le département des Côtes-d'Armor (lieu-dit les Mervennais) ;
  • celui du Frémur, à l'ouest de la D 266, qui couvre le tiers ouest du territoire communal et qui comprend le Frémur lui-même. Le fleuve sert de frontière naturelle avec la commune de Ploubalay. Il possède différents affluents sur le territoire communal dont le plus important est celui du
    • ruisseau du Biot des Salines, au nord de la commune, qui sert de limite avec la commune de Saint-Briac-sur-Mer.

Le cour du Frémur comprend également trois retenues successives qui forment trois lacs partagés entre l'Ille-et-Vilaine et les Côtes-d'Armor  :

  • la retenue du Pont-Avet en aval couvre une surface approximative de 16 hectares ;
  • celle du Pont és Omnès, une surface de 9 hectares ;
  • enfin celle du Bois Joli, la plus grande, qui s'étend sur près de 43 hectares.

Géologie[edit | edit source]

La géologie du territoire communal comprend du schiste miracé au sud de la commune et du granite au nord[2]. La composition géologique des sols de la commune appartient à la bande dite de Pleurtuit qui contient des micaschistes et gneiss granulitiques[3].

Climat[edit | edit source]

Le climat de Pleurtuit est tempéré océanique. Une station météorologique se trouve sur le territoire de la commune, sur le site de l’aéroport.

Aéroport Dinard Pleurtuit Saint-Malo, 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,6 3,3 4,9 5,9 9,1 11,7 13,7 13,8 11,8 9,4 6,3 3,9 8,1
Température moyenne (°C) 6,2 6,3 8,4 9,9 13,2 15,8 17,8 17,9 16 13 9,2 6,6 11,7
Température maximale moyenne (°C) 8,8 9,3 11,9 13,9 17,2 19,9 22 22 23,3 16,4 12,1 9,2 15,3
Précipitations (mm) 63 49 51 37 62 38 40 35 47 75 77 64 644
Source : « Météo France »


Faune et flore[edit | edit source]

Du point de vue de la richesse de la flore, Pleurtuit est à la dixième place des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 605 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1 373 taxons (118 familles). On compte notamment 32 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 16 taxons protégés et 19 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237)[4].

Voies de communication et transports[edit | edit source]

Toponymie[edit | edit source]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Plerestu, Plerestuit (1181), Plurestuit (1231), Pleurtuit (1382).

Nom sans rapport avec les toponymes normands en -tuit.

Il s'agit d'un nom de lieu brittonique composé de plebs en vieux breton « église pouvant baptiser », puis « paroisse » en breton, suivi peut-être du nom de personne chrétien d'origine latine Restitutus.

Il semble qu'en Ille-et-Vilaine (et dans la Loire-Atlantique : Plessé), les produits de plebs n'ont jamais évolué en Plou- / Plo- comme à l'ouest de la Bretagne, car le recul du breton, dans les endroits où il était parlé, y a été plus précoce. On trouve plus généralement les formes Ple(s)-/ Plé- (Pléchâtel, Plesder, Plerguer, etc.)

Le gentilé est Pleurtuisien.

Histoire[edit | edit source]

L'église de Pleurtuit : la flèche du clocher démonté pendant la Seconde Guerre mondiale

Ville de marins, Pleurtuit a été pendant un temps le lieu de production des craquelins, spécialité locale cuite dans les fours du Bourgneuf.

XVIIe au XIXe siècle[edit | edit source]

L'abbaye Notre-Dame du Tronchet possédait le bailliage du Fretay qu'elle avait aliéné[5].

Sous l'Ancien Régime, les paroisses de Pleurtuit et de Saint-Briac-sur-Mer appartenaient dans leur intégralité avec des parties de celles de Saint-Lunaire, Ploubalay, Corseul et Lancieux au comté de Pontbriant[6]. Le manoir de Pontbriand, entre Saint-Lunaire et Pleurtuit, en était le centre. Henri-Marie Dubreil de Pontbriand (1709-1760), sixième évêque de Québec, y passa sa jeunesse.

Dans la nuit du , un grand incendie ravage le bourg[7] et détruit trente-cinq maisons, étables et hangars.

La Révolution[edit | edit source]

L’organisation des fêtes révolutionnaires témoigne de l’accueil favorable de la population de Pleurtuit aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur:

Les autres fêtes républicaines sont peu suivies, notamment à cause du manque de succès du calendrier républicain, qui fait que les fêtes d’Ancien Régime et les nouvelles ne coïncident pas[9]. On peut citer les fêtes de la Jeunesse, de la Reconnaissance, au printemps.

XXe siècle - XXIe siècle[edit | edit source]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'église perdit son clocher qui gênait l'activité aérienne allemande sur l'aérodrome voisin. Pleurtuit, situé dans le sud du canton de Dinard, fermait la poche de Saint-Malo au sud-ouest. Le au matin, les troupes américaines lancent l'assaut après une préparation d'artillerie sur Pleurtuit mais déchantent vite : elles rencontrent une forte résistance devant la ferme de la Vieuville, à droite de la route Dinan-Dinard, et à gauche, après la traversée de Tréméreuc, un bataillon du 121e régiment de la 8e division d'infanterie (Golden Arrow) est encerclé au sud de l'aérodrome et ne sera délivré que le 12. Ce même jour, après de nouveaux assauts américains devant la ferme de la Vieuville dont les abords sud avaient été transformés par les Allemands en véritable champ de tir avec repérages, les Américains vont prendre enfin Pleurtuit et pouvoir poursuivre vers Dinard, après avoir subi des pertes importantes[10].

Politique et administration[edit | edit source]

Tendances politiques et résultats[edit | edit source]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores

Élections municipales, résultats des deux meilleurs scores

Liste des maires[edit | edit source]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1865   Jean-Baptiste
Brindejonc des Moulinais
  Conseiller général d'Ille-et-Vilaine
1903 1933 Jean Brugard    
1947 1977 Jean Boyer    
1977 1989 Joseph Launay PS  
mars 1989 mars 2001 Charles Thépaut RPR  
mars 2001 mars 2008 Antoine Berry UMP  
mars 2008 en cours Alain Launay[17],[18] PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalités[edit | edit source]

Pleurtuit appartient à différentes structures intercommunales :

Jumelages[edit | edit source]

Population et société[edit | edit source]

Démographie[edit | edit source]

En 2013, la commune comptait 6 399 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans [20] et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 407 6 596 5 199 7 826 8 352 6 019 6 398 4 589 4 912
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 330 5 481 5 552 5 308 5 238 4 227 4 170 4 184 3 905
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 059 3 808 4 084 3 709 3 773 3 722 3 548 3 002 3 574
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
3 608 3 776 3 764 4 165 4 428 4 547 5 565 6 399 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[edit | edit source]

La ville compte deux écoles primaires et deux maternelles :

  • le groupe scolaire Joseph-Launay : maternelle et école primaire publiques ;
  • l'école et maternelle privées Saint-Pierre.

Services publics[edit | edit source]

Dans la ville, il y a :

Vie associative et culturelle[edit | edit source]

La ville compte plusieurs équipements culturels :

On compte une centaine d'associations sportives ou culturelles qui proposent toutes sortes d'activités :

Plusieurs structures sportives sont installées en ville, une salle de tennis, plusieurs terrains de football, une salle omnisports, une salle de danse.

Le 30 août 2013 est inaugurée la nouvelle salle de sport par la ministre des Sports Valérie Fourneyron[22].

Culte[edit | edit source]

Culte catholique : Pleurtuit dépend de l'archidiocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo. La commune appartient au doyenné de la Côte d'Émeraude[23] et à la paroisse Saint-Guillaume-de-la-Rance[24] qui regroupe Pleurtuit et son église Saint-Pierre-et-Saint-Guillaume ainsi que le Minihic-sur-Rance et son église Saint-Malo.

En 1873, la ville était encore le centre du doyenné de Pleurtuit qui regroupait sept paroisses[25]. Le jour de l'Assomption était l'occasion d'un important pèlerinage régional qui pouvait regrouper jusqu'à 8 000 des habitants du doyenné à la chapelle Notre-Dame-de-l'Épine en Saint-Briac.

Saint-Guillaume Pinchon, évêque de Saint-Brieuc de 1220 à 1234 et premier saint breton, possédait sa chapelle dans l'ancienne église de Pleurtuit et y était vénéré au point d'être considéré comme le second saint patron de la paroisse[26]. Début janvier 2015, l'évêque de Saint-Brieuc et Tréguier a remis à une délégation de la paroisse Saint-Guillaume-de-la-Rance d’insignes reliques de saint Guillaume Pinchon pour être à nouveau vénérées dans l’église de Pleurtuit[27]. Sa mère Jeanne Fortin, était originaire de Pleurtuit[28],[29],[30] et il y est venu à plusieurs reprises pour visiter sa famille.

Culte protestant : la région de Pleurtuit semble avoir accueilli favorablement la réforme au point où Jean Eudes dédia sa première mission en terrain protestant à la région en 1636 où il fut très mal reçu[31] par les huguenots de la ville. Cette violente opposition s'expliquait par le fait qu'une partie de Pleurtuit relevait de la haute justice du comte de Plouër, le marquis de La Moussaye, qui était protestant et beau-frère de Turenne.

Économie[edit | edit source]

La commune est à vocation plutôt agricole mais se développe néanmoins dans le domaine du tourisme avec l'ouverture de nombreux gîtes ruraux.

Le centre-ville compte de nombreux commerces (boulangeries, boucheries, opticien, pharmacie…) et services (notaires, médecins, agences immobilières…) et la commune compte plus de cinquante entreprises (plomberie, électricien, carreleur…).

Desservie par l'aéroport de Saint-Malo-Dinard-Pleurtuit, la ville profite de cette ouverture dans le domaine du tourisme (liaison avec Londres) mais aussi par les activités économiques que cela suscite (réparation des avions, fret…).

Patrimoine industriel[edit | edit source]

Pleurtuit possède sur son territoire plusieurs traces d'un passé industriel révolu :

  • Située sur la RD 266, l'ancienne briqueterie Calvet couvrait en 1911 une superficie de 520 m2, abritait vingt-quatre fours chauffés au charbon et employait vingt-huit salariés. Une cheminée d'usine de 27 m de hauteur abattue en 1938 surplombait l'atelier de fabrication. La terre était extraite de deux carrières situées à proximité de l'usine et transportée par wagonnets. Elle a été inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel[32].
  • Une autre trace du patrimoine industriel de la commune existe avec le moulin Neuf. Inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel[33], il ne figure pas dans l'édit du roi consacré aux redevances des moulins de mer de la Rance en 1698, mais il est mentionné en 1702 sur la carte dite de Picot. Il semblerait donc qu'il ait été édifié entre ces deux dates. Il est reconstruit en 1807. En 1936, la capacité maximum d'écrasement journalier s'élève à 30 q de blé. De source orale, le moulin Neuf aurait cessé de fonctionner vers 1939. En 1912, la force motrice était fournie par un réservoir à eau de mer mais aussi, lors des jours de mortes-eaux, par de l'eau douce provenant du ruisseau Saint-Pair qui se déverse dans l'étang et active la turbine hydraulique. Il existait d'autres moulins à eau dans la commune à l'instar de ceux de la Garde, de la Holland, du Dic, de Fossemorts, de la Herviais, du Pont-Touraude, de Pontphily, Duval, aux Filles[34] ainsi que des moulins à vent avec ceux de Huet, de Garel et du Richebois.
  • Pleurtuit possédait également un important chantier naval avec Montmarin. Créé à partir de 1783 dans l'anse de Montmarin par Benjamin Dubois, le chantier naval de Montmarin[35] devint l'un des plus importants de la Rance. Il employait quotidiennement 1 200 ouvriers[36], faisait vivre 600 familles et a construit plus de 300 navires[37].

Commerces et services[edit | edit source]

Grandes marques :

Culture locale et patrimoine[edit | edit source]

Lieux et monuments[edit | edit source]

La commune compte un monument historique :

  • Le château de Montmarin, construit sur les bords de Rance en 1760 par Aaron Magon, armateur malouin. Le château et une partie des jardins ont été classés par arrêté du , le reste du domaine a été classé par arrêté du Modèle:Dtae-. De plus, il constitue un site inscrit à la suite de l’arrêté du et classé en 1966[39].

Autres lieux notables :

  • L'église Saint-Pierre de Pleurtuit, construite d'après les plans de l'architecte Arthur Regnault en 1873[40] pour remplacer l'ancienne église. Son intérieur est illuminé par la pierre de Caen qui contraste avec l'enveloppe extérieure plus sombre en granit. L'architecte a joué sur le sens de la masse dans son lien avec le paysage, son choix des matériaux et la mise en valeur des ambiances et lumières[41]. Inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel[42], elle conserve plusieurs éléments du XIVe siècle provenant de l'ancienne église qui ont été réemployés dont : la fenêtre à rosace au-dessus du bas-côté nord, les arcades géminées dans la partie occidentale du même bas-côté et les colonnes à chapiteaux historiés, provenant de la croisée du transept.
  • La chapelle Saint-Antoine au lieu-dit Saint-Antoine. La première mention de la chapelle est faite dans un aveu du au futur roi Henri II, alors dauphin de France et duc de Bretagne. La succession des chapelains et vicaires remonte à Martin Dolos en 1670. La cloche du campanile porte la date de 1783. Elle a été remaniée à plusieurs reprises dont en 1954[43]. Inscrite à l'inventaire général du patrimoine culturel[44].
  • Le manoir de Pontbriand, centre de l'ancien comté de Pontbriand, où Henri-Marie Dubreil de Pontbriand, sixième évêque de Québec, passa sa jeunesse.
  • La cale de Jouvente avec une vue sur l'embouchure et le barrage de la Rance.
  • À l'Espace Delta : fresque Le Messager secret de Geoffroy Dauvergne, provenant du CREPS de Dinard, offerte en 2008 à la commune par le ministère de la Jeunesse et des Sports.
  • À l'Écluse, la maison-atelier du peintre Geoffroy Dauvergne, avec la tour dite "Dauvergne" et la mosaïque de la Colombe en extérieur.

Personnalités liées à la commune[edit | edit source]

  • Benjamin Dubois (1749-1797), fils ainé de Claude Dubois, sieur des Corbières, négociant et constructeur de navires à son chantier des Corbières, armateur pendant quarante ans et échevin de Saint-Malo. Il épouse Jeanne-Hélène Le Pestour en 1773 dont il a cinq enfants. Il construit différents navires pour le roi dont la Guyane et la frégate la Cléopatre[45]. Lors de la guerre d'indépendance américaine, il arme sept corsaires (Duc de Chartres, Bougainville, Duc de Valois, Tartare, Flesselles, Duc de Bretagne et Comte de Boisgelin). Lors de ses course, les Dubois prennent 95 navires faisant plus de 3 000 prisonniers. Il expédie également quatre navires aux Indes pour ravitailler entre autres Suffren. En 1783, il acquiert le château de Montmarin, à Pleurtuit à la veuve de Aaron Pierre Magon du Bosq et développe un important chantier naval dans l'anse de Montmarin. Il envoie ses navires pour la pêche sur les bancs de Terre-Neuve avant de s'orienter vers le commerce avec New York, les Antilles et les Mascareignes. Il crée notamment une ligne de paquebots entre Bordeaux et New York en 1783 avant d'être anobli fin 1788 par Louis XVI. Lors de la période révolutionnaire, il arme trois corsaires (le Téméraire, le Bougainville et le Tartare). Il meurt en mai 1797.
  • Alexandre Dubois (1781-1845). Maire de Pleurtuit en 1813, il est l'un des cinq enfants de Benjamin Dubois avec Jeanne-Hélène Le Pestour. Il arme deux corsaires (le Bougainville et l'Heureux)[46]. À la suite de leur prise, il fait construire seul deux corsaires à Montmarin : le Bougainville II et le Général Junot aux alentours de 1806. La prise de ses bateaux par les Anglais à l'Isle de France et à la Martinique met un terme à sa participation à son activité de course tout en restant armateur au petit cabotage.
  • Guyon de Breil, époux de Marie Le Dos, dame de Vaurouault et de Belleville en Pleurtuit, souche de la branche des vicomtes de Pontbriand.
  • Julien du Breil, seigneur de Pontbriand, du Pin, de La Mettrie, Launay-Quinart, La Marre-Jouan, etc., gouverneur de Redon jusqu'en 1551, capitaine de Dinan en 1562, commissaire des guerres, chevalier de l'ordre du Roi en 1570. Il épouse le Marie Ferré de la Garaye. Il meurt au château de Pontbriand en mars 1587 et inhumé le lendemain dans l'église de Pleurtuit avant que son corps ne soit transféré dans l'enfeu des Jacobins de Dinan[47].
  • Jean du Breil, fils aîné de Julien, chevalier de l'Ordre, maréchal de camp des armées du Roi. En 1590, il soutint dans son château de Pontbriand le siège contre les troupes du duc de Mercœur, et ne cessa ensuite de tenir le parti du Roi jusqu'à la prise de Dinan. Il épouse le Claude de Bruslon, fille du président du Parlement de Bretagne Pierre de Bruslon (de 1568 à 1569). Devenu veuf avant 1588, il épouse en secondes noces en 1598, Julienne de Launay, de Launay-Comats, veuve de Pierre du Quélenec de Bienassis. Il meurt en 1612 et ses obsèques eurent lieu à Pleurtuit le 6 avril[48].
  • René du Breil, premier comte de Pontbriand à partir de 1650, fils de Jean et de Claude de Bruslon, chevalier de l'ordre du Roi, enseigne de la compagnie d'hommes d'armes de César, duc de Vendôme, gouverneur de Bretagne. Le , il épouse Jacquemine de Guémandec dont l'ascendance remonte au roi Saint-Louis. Ensemble, ils favorisent l'implantation de la confrérie du Saint-Rosaire dans la paroisse de Dinan fin janvier 1611, dans celle de Pleurtuit en juillet 1622 et dans celle de Saint-Briac en octobre 1629. Il décède en 1666 au château de Pontbriand[49].
  • Mathurine du Breil de Pontbriand, fille aînée de René du Breil et de Jacquemine de Guémadeuc, nait en novembre 1610. Elle fut élevée au couvent des Ursulines de Dinan puis partagea un temps son existence entre la maison paternelle et celle de sa tante la marquise de Rosmadec-Molac. Elle entre en religion dans l'Ordre de la Visitation sous le nom de sœur Marie-Angélique au monastère de Dol. Elle fut élue mère supérieure de celui-ci vers 30 ans avant de rejoindre dans les mêmes fonctions celui de Bayonne. Elle mourut en juin 1655 et fut enterrée dans l'église des religieux Carmes de Saint-Sauveur-le-Vicomte où elle devint le centre de vénération avant d'être transférée en 1687 à Caen dans l'église des Visitandines[50].
  • Charles Gilles du Breil de Pontbriand, promu en avril 1683 à la dignité de chanoine théologal de l'évêché de Saint-Malo. Mort le et inhumé le lendemain dans l'église de Pleurtuit[51].
  • Joseph-Yves du Breil, quatrième comte de Pontbriand, seigneur du Pin, Richebois, le Houlle, Pontfilly, Beaufort etc, capitaine-général des garde-côtes de l'évêché de Saint-Malo, gouverneur de l'île et fort des Ébihens, inspecteur des milices garde-côtes de Bretagne était le fils de Louis, comte de Pontbriand. Né en septembre 1669. Il épousa en mai 1696, Marie-Angélique-Sylvie Marot de La Garaye. Il décède prématurément en février 1710[52]
  • Henri-Marie Dubreil de Pontbriand, sixième évêque de Québec, né en janvier 1708 et fils de Joseph-Yves Dubreil[53], comte de Pontbriand, capitaine des garde-côtes de l’évêché de Saint-Malo, et d’Angélique-Sylvie Marot de La Garaye, décédé à Montréal le 8 juin 1760. Il passa sa jeunesse dans sa famille à Pleurtuit[54] au château de Pontbriand[55]
  • Marcel Brindejonc des Moulinais, aviateur du début du XXe siècle, séjourna dans un manoir de Pleurtuit (aujourd'hui situé rue Saint-Guillaume). Ce pilote repose depuis le dans le cimetière de Pleurtuit.
  • Geoffroy Dauvergne (1922-1977), peintre fresquiste, séjourna à l'Écluse où il avait son atelier de 1957 à sa mort.
  • Jess Hahn (1921-1998), acteur d'origine américaine, né dans l'Indiana, a vécu à Pleurtuit à partir des années 1980 jusqu'à la fin de sa vie.
  • Marcel Carfantan (1933-), ancien coureur cycliste.
  • François Broussais (1772-1838). Médecin de l'Empire, il vécut à Pleurtuit durant son enfance ; une plaque est visible sur la rue Saint-Guillaume à effigie sur la maison de ses parents.

Héraldique[edit | edit source]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier de sinople au navire de trois mâts d'or, au deuxième d'argent aux deux clefs de gueules passées en sautoir, aux pannetons de sable, cantonnées en chef d'une moucheture d'hermine du même, au troisième d'argent à la gerbe de blé de gueules, liée de sable, au quatrième de sinople au vol d'argent soutenu d'un petit annelet d'or[56].

Voir aussi[edit | edit source]

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Bibliographie[edit | edit source]

Archives[edit | edit source]

Articles connexes[edit | edit source]

Liens externes[edit | edit source]

Notes et références[edit | edit source]

Notes[edit | edit source]

  1. Population municipale 2013, légale en 2016.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[edit | edit source]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Tome II, Rennes, Deniel éditeur, 1853 par Jean Ogée, p. 299.
  3. Bulletin de la Société des sciences naturelles de l'Ouest de la France, Tome 5, Nantes, Muséum d'histoire naturelle, 1895, p. 29 , (ISSN 0373-3025)
  4. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, carte p. 170.
  5. Déclarations de 1685 et 1790
  6. Revue de Bretagne, page 90, 1897.
  7. Pleurtuit: chronique du temps jadis : la Révolution de 1790 à 1795 p. 1.
  8. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399.
  9. a et b Dubreuil, Fêtes…, p. 397.
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