Pleurotus

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Culture de Pleurotus citrinopileatus
Culture de Pleurotus pulmonarius

Pleurotus, en français le pleurote est un genre de champignons basidiomycètes caractéristiques par leur pied excentré. Il rassemble une cinquantaine d'espèces qui se développent dès le printemps entre mars et mai, puis à nouveau à l'automne sur les troncs et les souches de hêtres, chênes, frênes, ormes, peupliers, en touffes serrées et parfois très volumineuses.

La plupart sont de bons comestibles et plusieurs sont cultivés.

Taxonomie[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Pleurote vient du grec ancien πλευρόν] / pleurón (« flanc, côté ») et οὖς / ous, ôtos (« oreille »), rappelant les dénominations populaires de ce champignon, « oreille de l'orme », « oreille de chardon » , « oreille de l'olivier », etc[1].

Polymorphisme[modifier | modifier le code]

Les populations de Pleurotes expriment un grand polymorphisme. Les variations phénotypiques illustrant leur diversité génétique expliquent la difficulté de la classification des espèces au sein du genre[2].

Systématique[modifier | modifier le code]

Situation du genre Pleurotus[modifier | modifier le code]

Phylogramme du genre Pleurotus qui semble, par des études moléculaires systématiques, suggérer une origine asiatique[précision nécessaire][3]

Description[modifier | modifier le code]

Les chapeaux peuvent être fixés latéralement, (sans pied) il est résupiné: le chapeau est entièrement adhérent au support (branche d'arbre ou botte de foin en culture) et collé contre lui. S'il y a un pied, il est normalement excentrique et les lames sont décurrentes le long de celui-ci. Le terme pleurotoïde est utilisé pour les champignons ayant cette forme générale[4][précision nécessaire].

Le genre Pleurotus n'est pas considéré comme un champignon résupiné, et la plupart des espèces sont monomitiques, c'est-à-dire qu'elles ne possèdent qu'un seul type d'hyphes, ce qui leur confère une consistance molle. Seul, Pleurotus dryinus peut parfois être dimitique, ce qui signifie qu'il a des hyphes squelettiques supplémentaires qui lui donnent une consistance plus ferme comme celle des polypores.[précision nécessaire]

Les spores sont lisses et allongées (décrites comme cylindriques).

Utilisation[modifier | modifier le code]

Pleurotus pulmonarius

Le genre Pleurotus comprend un groupe de champignons comestibles ligninolytiques ayant des propriétés médicinales et d'importantes applications biotechnologiques et environnementales. La culture des Pleurotus a connu un grand développement ces dernières années surtout pour l'industrie de l'alimentation. '

'Pleurotus ostreatus est le troisième plus important champignon cultivé à des fins alimentaires. Sur le plan nutritionnel, il a une saveur unique et des propriétés aromatiques, et considéré comme riche en protéines, fibres, glucides, vitamines et minéraux[5].

Propriétés biologiques[modifier | modifier le code]

Les Pleurotus spp sont prometteurs comme champignons médicinaux, présentant des propriétés hématologiques, antivirales, antitumorales, antibiotiques, antibactériennes, des activités hypocholesteroliques et l'immunomodulation. Les molécules bio-actives isolées des différents champignons sont des polysaccharides.

Bioconversion et biodégradation[modifier | modifier le code]

L'un des aspects les plus importants des Pleurotus spp est lié à l'utilisation de leur système ligninolytique pour une variété d'applications, telles que la bioconversion de déchets agricoles en produits utiles pour l'alimentation animale et autres produits alimentaires et l'utilisation de leurs enzymes ligninolytiques pour la biodégradation des organopolluants, xénobiotiques et de contaminants industriels[6].

Culture du pleurote[modifier | modifier le code]

Le Pleurotus ostreatus et le Pleurotus eryngi sont tous deux cultivés pour la consommation. Le Pleurotus ostreatus est cultivé en Europe, en Amérique et en Asie. Sa culture se fait sur un substrat stérile de déchets végétaux.

Il est aujourd'hui aussi possible de le cultiver à domicile, dans des grands sacs de sciures ou grâce à des kits prêts à pousser[7].

Espèces de Pleurotus[modifier | modifier le code]

  • Pleurotus abieticola
  • Pleurotus albidus
  • Pleurotus alocasiae
  • Pleurotus angustatus
  • Pleurotus armeniascus
  • Pleurotus aureovillosus
  • Pleurotus australis
  • Pleurotus calyptratus
  • Pleurotus chrysorrhizus
  • Pleurotus citrinopileatus
  • Pleurotus columbinus
  • Pleurotus cornucopiae
  • Pleurotus craspedius
  • Pleurotus cyatheicola
  • Pleurotus cystidiosus
  • Pleurotus decipiens
  • Pleurotus djamor
  • Pleurotus dryinus
  • Pleurotus dryinus var. pometi
  • Pleurotus eous
  • Pleurotus eryngii
  • Pleurotus eryngii var. elaeoselini
  • Pleurotus eryngii var. eryngii
  • Pleurotus eryngii var. ferulae
  • Pleurotus euosmus
  • Pleurotus favoloides
  • Pleurotus flabellatus
  • Pleurotus floridanus
  • Pleurotus hyacinthus
  • Pleurotus incarnatus
  • Pleurotus lactuosus
  • Pleurotus lampas
  • Pleurotus lazoi
  • Pleurotus lilaceilentus
  • Pleurotus lindquistii
  • Pleurotus musae
  • Pleurotus nebrodensis
  • Pleurotus novae-zelandiae
  • Pleurotus olivascens
  • Pleurotus omnivagus
  • Pleurotus ostreatoroseus
  • Pleurotus ostreatus
  • Pleurotus parsonsiae
  • Pleurotus penangensis
  • Pleurotus populinus
  • Pleurotus problematicus
  • Pleurotus pulmonarius
  • Pleurotus purpureo-olivaceus
  • Pleurotus rattenburyi
  • Pleurotus sapidus
  • Pleurotus smithii
  • Pleurotus staringii
  • Pleurotus subareolatus
  • Pleurotus submembranaceus
  • Pleurotus subviolaceus
  • Pleurotus velatus
  • Pleurotus viscidulus

Anciens taxons[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Quentin Ludwig, Les racines grecques du français, Eyrolles, , p. 191.
  2. (en) B. Iracabal & J. Labarere, « Comparision of polymorphism and phenetic variability as determined by the study ofhydrolases and oxidoreductases in two cultivated mushrooms, Agaricus bisporus and Pleurotus cornucopiae », Exp. Mycology, vol. 17, no 2,‎ , p. 90-102.
  3. Vilgalys Rytas & Lin Sun Bao; Department of Botany, Duke University, Durham Ancient and recent patterns of geographic speciation in the oyster mushroom Pleurotus revealed by phylogenetic analysis of ribosomal DNA sequences, Proc. Nati. Acad. Sci. USA, Vol. 91, p. 4599-4603, May 1994
  4. Marcel Bon. Les champignons de Grande-Bretagne et en Europe du Nord-Ouest. Hodder & Stoughton. (ISBN 0-340-39935-X) .
  5. Cohen R., Persky L., Hadar Y.; Biotechnological applications and potential of wood-degrading mushrooms of the genus Pleurotus (Applications biotechnologiques et potentiel des champignons lignicole du genre Pleurotus ), Applied Microbiology and Biotechnology, Volume 58, no 5 , 582-594 , - Springer, 2002
  6. Mikiashvili, Nona Wasser Solomon P. , Nevo Eviatar & Elisashvili Vladimir, Effects of carbon and nitrogen sources on Pleurotus ostreatus ligninolytic enzyme activity : World Journal of Microbiology & Biotechnology, 2006
  7. « Et si on cultivait des pleurotes ? », sur France info, https://plus.google.com/101981383502610968026 (consulté le 5 novembre 2015)