Plecturocebus aureipalatii

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Callicebus aureipalatii

Plecturocebus aureipalatii
Description de l'image Plecturocebus aureipalatii.jpg.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Ordre Primates
Sous-ordre Haplorrhini
Infra-ordre Simiiformes
Micro-ordre Platyrrhini
Famille Pitheciidae
Sous-famille Callicebinae
Genre Plecturocebus

Espèce

Plecturocebus aureipalatii
(Wallace, Gómez, A. M. Felton, & A. Felton, 2006)

Synonymes

  • Callicebus aureipalatii Wallace, Gómez, A. M. Felton, & A. Felton, 2006[1]

Statut de conservation UICN

( LC )
LC A4cde : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe II de la CITES Annexe II , Rév. du 04/02/1977

Plecturocebus aureipalatii, de nom commun Titi Madidi[2], est une espèce de mammifères sud-américaine, de l'ordre des primates, de la famille des pithéciidés.

Description[modifier | modifier le code]

Plecturocebus aureipalatii, comme les autres titis, est un primate relativement petit avec une fourrure épaisse. Elle est gris-brun sur le dos, le ventre ainsi que les avant-bras et les jambes et les pattes sont de couleur orange-rouge. La queue est longue et touffue ; comme tous les titis, elle ne peut pas être utilisée comme queue préhensile. Elle est principalement de couleur sombre, mais a une pointe blanche. La tête est petite, arrondie, son sommet jaune d'or est caractéristique. Les poils sur les joues et la gorge sont de couleur rouge orangé.

Répartition[modifier | modifier le code]

Les Plecturocebus aureipalatii vivent au pied des Andes dans le nord du département bolivien de La Paz. Des études indiquent qu'il habite la rive ouest du río Beni. Des études préliminaires indiquent que l'espèce n'est pas endémique de la Bolivie, avec des habitats qui peuvent s'étendre au sud du Pérou (au moins jusqu'au río Tambopata)[3]. Leur habitat est constitué de forêts, en particulier celles à végétation dense, où elles peuvent être trouvées jusqu'à 500 mètres d'altitude.

Comportement[modifier | modifier le code]

Comme tous les titis, ces primates sont des habitants des arbres diurnes. Ils se déplacent dans les branches soit à quatre pattes, soit en sautant, pour lesquels ils sont adaptés avec leurs pattes postérieures relativement longues.

Comme tous les autres titis, ils vivent dans des groupes familiaux monogames composés de leurs parents et de leur progéniture et dans lesquels les partenaires restent souvent ensemble pour la vie. Les pères participent intensivement à l'élevage des petits, ils transportent les petits et ne le donnent qu'à la mère pour allaiter. Les groupes vivent sur des territoires fixes d'environ 17 à 25 hectares. Un duo attire l'attention sur des animaux extérieurs au groupe sur leur territoire et, si nécessaire, le défendent.

Leur régime alimentaire se compose principalement de fruits, dans une moindre mesure également d'autres parties de la plante.

Taxonomie[modifier | modifier le code]

Le biologiste britannique Robert Wallace de la Wildlife Conservation Society et le biologiste bolivien Humberto Gómez repèrent le singe pour la première fois en 2000 alors qu'ils étudient les animaux du parc national Madidi[4]. C'est la première espèce de primate à avoir été découverte en Bolivie au cours des soixante dernières années lorsqu'elle obtient le statut de nouvelle espèce en 2006 après des années d'études. L'équipe d'expédition sur le terrain, composée d'Annika M. Felton, Adam Felton et Ernesto Cáceres, est les premiers chercheurs à filmer et enregistrer cette espèce, jusqu'alors inconnue de la science. Plutôt que de choisir un nom eux-mêmes, Wallace, son équipe et la WCS mettent aux enchères les droits de dénomination pour lever des fonds pour la FUNDESNAP (Fundación para el Desarrollo del Sistema Nacional de Áreas Protegidas), l'organisation à but non lucratif qui gère le parc national Madidi. Le casino virtuel GoldenPalace.com, l'un des plus d'une douzaine d'enchérisseurs, paie 650 000 dollars américains (575 000 euros) pour que l'espèce porte son nom[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ITIS, consulté le 24 janvier 2021
  2. a et b Pierre Bouvier, « Des enchères pour financer la protection d’espèces nouvelles menacées », sur Le Monde, (consulté le )
  3. (en) Rutger F. van der Speld, Raúl Bello, Laura Hebard, « Activity budget and ranging of a group of Madidi titis (Plecturocebus aureipalatii) in Reserva Ecologica Taricaya, with preliminary notes on diet composition, habitat usage and additional sightings », Neotropical Primates, vol. 23, no 2,‎ , p. 33-40 (lire en ligne)
  4. (en) Henry Fountain, « Have Your Very Own Species, for a Price », sur The New York Times, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]