Plateforme 10

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Plateforme 10 (gauche) et Poste directeur de la gare de Lausanne (droite)
L'ancienne halle CFF (gauche) et la Gare de Lausanne (droite).
La halle CFF aux locomotives, site de Plateforme 10.

PLATEFORME 10 est un pôle muséal mené par la ville de Lausanne, dans le Canton de Vaud, en Suisse, regroupant le Musée cantonal des Beaux-Arts (mcba), le Musée cantonal de la photographie (Musée de l’Élysée) (dès 2021) et le Musée de design et d'arts appliqués contemporains (mudac, dès 2021). En complément aux trois musées, l’aménagement d’arcades et un programme complémentaire a pour objectif de développer une zone de promotion culturelle et de services donnant vie à un véritable quartier de la culture.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , les habitants du Canton refusent un crédit d’étude de 390 000 CHF destiné à finaliser un projet de Musée cantonal des Beaux-Arts à Bellerive (Lausanne), mettant ainsi fin à ce projet visant à créer un nouveau Musée cantonal des Beaux-Arts (mcb-a)[1]. À la suite de ce refus, les trois conseillers d'État Anne-Catherine Lyon, Pascal Broulis et François Marthaler mettent en place une nouvelle procédure de consultation afin de choisir un nouveau site pour le mcb-a[2]. À la suite de cette procédure, un comité de pilotage (COPIL), présidé par le chef du Département des finances et des relations extérieures du Canton de Vaud Pascal Broulis, est mis en place en tant qu’instance stratégique qui dirige le projet.

Phase 1[modifier | modifier le code]

Le , après avoir examiné 11 candidatures recevables, le Conseil d'État annonce avoir retenu le site des halles CFF aux locomotives, un emplacement de 25 000 m2 situé à côté de la gare de Lausanne, comme site d'implantation du futur musée. Le Grand Conseil (Vaud) vote un crédit d'étude de 13,87 millions CHF en , permettant la mise en place d'un concours d'architecture et d'un concours d'idée pour le futur bâtiment du Musée cantonal des Beaux-Arts et l'aménagement d'un pôle culturel pouvant également accueillir, à terme, le Musée de design et d'arts appliqués contemporains (mudac) ainsi que le Musée de l'Élysée. Le concours de projets et concours d’idées « Pôle muséal et culturel – Nouveau Musée cantonal des Beaux-Arts » engendre l’envoi de 136 candidatures provenant de 16 pays. 18 bureaux sont sélectionnés pour participer au concours. Le lauréat de ce concours, annoncé le , est le studio d'architecture Estudio Barozzi Veiga, constitué par l'italien Fabrizio Barozzi et l'espagnol Alberto Veiga[3].

Le , un préavis communal permet à la Ville de Lausanne d'acquérir les parcelles des halles CFF aux locomotives par le biais d'un échange de terrains avec les CFF. Elle entend ensuite octroyer au Canton de Vaud les surfaces nécessaires à la réalisation du nouveau mcb-a et du pôle muséal via des droits distincts et permanents de superficie (DDP). Ce même préavis octroie un montant de 5 millions CHF pour la construction du mcb-a.

Du au , le Plan d’affectation cantonal (PAC) est mis à l'enquête publique. Des oppositions puis des recours[4] liés notamment à la démolition prévue de l'ancien dépôt des locomotives (classé en note 2 du recensement architectural)[5] sont déposés dans le cadre de cette procédure. Le Tribunal cantonal ainsi que le Tribunal fédéral déboutent ces recours. Le Plan d'affectation cantonal, entérinant l'affectation culturelle du site, entre en force le [6].

Le , le Conseil d'État (Vaud) adopte et transmet au Grand Conseil (Vaud) un exposé des motifs accordant un crédit d'ouvrage de 30,6 millions CHF pour la construction du mcb-a et le réaménagement des arcades, un crédit d'études de 12,9 millions CHF pour les nouvelles constructions du mudac et du Musée de l'Élysée et un programme complémentaire, ainsi qu'un crédit d'étude de 400 000 CHF pour l'étude de l'avenir du Palais de Rumine. Le Grand Conseil adopte cet exposé des motifs en , avec 105 « oui, aucun « non » et 7 abstentions[7]. Suite à la mise à l’enquête du futur bâtiment du mcb-a, la Ville de Lausanne reçoit 186 oppositions en date du . Au terme des délais légaux, deux recours relatifs à la levée des oppositions concernant la construction du mcb-a sont déposés auprès de la Cour de droit administratif et de droit public du Canton de Vaud[8]. Le Tribunal cantonal (Vaud) lève ces deux recours le [9]. À la suite de cette décision, un recours est déposé auprès du Tribunal Fédéral. Le , le Tribunal Fédéral rejette le recours relatif à l’autorisation de démolir les bâtiments existants sur le site des halles aux locomotives et à la construction du nouveau mcb-a[10]. Entre temps, la Ville de Lausanne met en œuvre la convention d’échange foncier du via un octroi de droit distinct et permanent de superficie à l’État de Vaud pour une durée de 100 ans en vue de la construction du mcb-a. Le chantier du mcb-a démarre en . La cérémonie de pose de la première pierre du bâtiment a lieu le [11].

Phase 2[modifier | modifier le code]

L’appel à candidature pour le concours d’architecture concernant la deuxième phase du projet de pôle muséal s’ouvre le . 149 bureaux d’architecture montrent leur intérêt pour concevoir les futurs bâtiments du mudac et du Musée de l’Élysée. Après examen des dossiers, le jury sélectionne 21 candidatures, présentées par des équipes composées de bureaux établis dans 9 pays[12]. Le , le jury du concours désigne comme lauréat le projet « Un musée, deux musées », des architectes portugais Manuel et Francisco Aires Mateus[13].

Le , le Conseil d’État (Vaud) adopte et transmet au Grand-Conseil du Canton de Vaud un exposé des motifs accordant un crédit d’ouvrage de 51,8 millions CHF pour la construction du bâtiment abritant le mudac et le Musée de l'Élysée ainsi que pour le programme complémentaire, et instituant le Conseil de direction de Plateforme 10. Cet exposé des motifs accorde également un crédit d'ouvrage de 11,7 millions CHF pour la construction des voies d’accès et pour les aménagements extérieurs du site Plateforme 10 à Lausanne, un crédit d'étude de 100 000 CHF pour le complément d’affectation de la Maison de l’Élysée et un crédit d'étude de 100 000 CHF pour la transformation du poste directeur des CFF[14]. Le Grand Conseil (Vaud) adopte à la quasi-unanimité cet exposé des motifs le [15].

Le , la Ville de Lausanne octroie via un préavis communal un droit distinct et permanent de superficie en faveur de l’État de Vaud sur le site des anciennes halles CFF en vue de la construction du bâtiment destiné à accueillir le mudac et le Musée de l'Élysée ainsi que de la réalisation du programme complémentaire et des aménagements extérieurs prévus dans le cadre du projet Plateforme 10. Elle alloue également un montant de 20 millions CHF à titre de participation à la construction du bâtiment qui accueillera le mudac et le Musée de l'Élysée, y inclus les frais de déménagement des collections du mudac, et prend acte du transfert du mudac et de son personnel au sein d’une nouvelle fondation cantonale de droit public[16]. Le chantier du bâtiment abritant le mudac et le Musée de l'Élysée démarre le .

Financement[modifier | modifier le code]

Les investissements totaux pour les trois musées et le programme complémentaire est de près de 183,5 millions CHF (83,5 millions CHF phase 1 + 100 millions CHF phase 2)[17][18]. Le financement du projet est basé sur un partenariat public-privé. Ces investissements se répartissent entre le Canton de Vaud, la Ville de Lausanne et une part importante de mécènes et sponsors.

Phase 1 (Musée cantonal des Beaux-Arts)
Coût total 83,5 millions CHF
Canton de Vaud 44,5 millions CHF
Ville de Lausanne 5 millions CHF
Partenariats privés 34,5 millions CHF
Phase 2 (mudac, Musée de l'Élysée et programme complémentaire)
Coût total 100 millions CHF
Canton de Vaud 40 millions CHF
Ville de Lausanne 20 millions CHF
Partenariats privés 40 millions CHF

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Le Comité de pilotage (COPIL), présidé par le chef du Département des finances et des relations extérieures du Canton de Vaud Pascal Broulis, est l’instance stratégique qui dirige Plateforme 10.

Le Conseil de direction de Plateforme 10 est institué dans l’exposé des motifs du . Il a pour mission de coordonner les projets liés à Plateforme 10 et de réaliser son fonctionnement artistique et culturel. Il est également l’instance liante entre les trois institutions culturelles qui forment déjà aujourd’hui Plateforme 10 ; il a la responsabilité de gérer les différents processus de changement pour le personnel des institutions avec les déménagements des institutions sur le site Plateforme 10 et la création des trois fondations de droit public. Ce Conseil de direction réunit les directrices et le directeur des trois institutions, mudac, Musée de l'Élysée et mcb-a qui sont accompagnés avec voix consultative par les représentants des fondations Toms Pauli et Félix Vallotton. Un secrétariat général en assure la gestion. La présidence est occupée tour à tour par l’un des trois directeurs des institutions, aujourd’hui, elle est occupée par Chantal Prod’Hom, directrice du mudac.

Trois commissions de projet distinctes assurent le suivi des projets (contrôle financier, planification et maîtrise d’ouvrage). L’une est consacrée au projet du nouveau mcb-a, l’autre est consacrée au projet du mudac et du Musée de l'Élysée et au programme complémentaire, et la troisième à celui de projets communs à l’ensemble des institutions du site Plateforme 10 dont notamment les aménagements extérieurs (revêtements de sol, végétalisation, mobilier urbain, éclairage), les voies d’accès au site, la mobilité et les arcades.

La Fondation de soutien à Plateforme 10 assure la recherche de fonds et la gestion de la part privée du financement investie dans le projet. Elle est présidée par Catherine Labouchère.

Un groupe de concertation, au statut consultatif, représente la société civile, certaines sociétés et associations et les milieux politiques.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le site de Plateforme 10 en 2019, avec le bâtiment du Musée cantonal des beaux-arts au centre.

Musée cantonal des Beaux-Arts[modifier | modifier le code]

Le projet lauréat, conçu par les architectes Estudio Barozzi Veiga (Barcelone), reprend l’emplacement des anciennes halles CFF aux locomotives, tout en maintenant le pignon de la nef centrale de ce bâtiment historique[19]. Moins long que l’assemblage des bâtiments précédents (145,7 mètres) , il est surtout deux fois moins large (22 mètres), libérant ainsi une véritable esplanade bordée, au nord, par une série d’arcades. Traversant longitudinalement le site, il intègre certains éléments patrimoniaux du site comme les rails et l’ancienne plaque tournante, et ouvre une perspective conduisant de la gare, à l’est, au bâtiment du mudac et du Musée de l’Élysée à l’ouest. Le projet incorpore l’ensemble des fonctions d’un musée. Le sous-sol abritera les réserves, les locaux techniques et les espaces de stockage. Au rez-de-chaussée, ouvert sur la nouvelle place publique, seront distribués tous les services tels que restaurant, auditoire, librairie-boutique, espace de médiation, bibliothèque et espace « projets ». Le hall d’entrée intègre la nef de la halle historique et permettra de distribuer les flux des visiteurs tant horizontalement que verticalement. Les espaces dédiés aux œuvres seront sur deux niveaux. La salle d’exposition permanente de 1750 m2, et celle des expositions temporaires sur 1470 m2, seront superposées de manière à pouvoir disposer tant de salles « basses » que de salles « hautes », respectivement à 4,5 et 5,5 mètres de hauteur de plafond.

Mudac et Musée de l'Élysée[modifier | modifier le code]

Le lauréat du projet « Un musée, deux musées », destiné à accueillir le mudac et le Musée de l'Élysée, est l’agence portugaise Aires Mateus. Le projet réunit en un seul volume les deux musées répartis de part et d’autre de l’entre deux lumineux signalant l’entrée commune. Un espace d’accueil prolongeant la place publique marquera le point de départ des accès respectifs au Musée de l'Élysée et au mudac. Il comprendra également la billetterie, la librairie et le restaurant communs aux deux musées[20]. Les deux plateaux d’exposition permettront de doubler les espaces actuellement à disposition de chacun des musées dans leurs sites historiques[21]. De même dimension pour les deux institutions (1500 m2), ils offriront des espaces permettant de déployer les présentations des collections et des expositions temporaires. Dépôts et services techniques, en sous-sol, garantiront une conservation optimale des collections alors que les bureaux des collaborateurs entoureront, au nord et à l’ouest, le bâtiment central entièrement dévolu au public.

Programme complémentaire et accès[modifier | modifier le code]

En complément aux trois musées, la réhabilitation des arcades et le programme complémentaire ont pour objectif de développer une zone de promotion culturelle et de services donnant vie à un véritable quartier de la culture. Les différents espaces constituant Plateforme 10 seront desservis d’un côté par la Place de la Gare à l’est, et de l’autre par un cheminement de mobilité douce reliant l’Avenue Marc-Dufour à l’ouest[22]. Cet itinéraire s’inscrit dans le plan directeur communal de la Ville de Lausanne, ainsi que dans le plan d’agglomération Lausanne Morges[23]. Un accès au nord, par l’Avenue Louis-Ruchonnet, est également prévu. Une nouvelle traversée de la ville est ainsi offerte aux visiteurs du site et aux habitants de Lausanne.

Intervention artistique[modifier | modifier le code]

Le Règlement concernant l’intervention artistique sur les bâtiments de l’État de Vaud (RIABE)[24], prévoyant que pour tous les bâtiments construits par l’État, un montant proportionnel au coût de construction soit réservé pour une intervention artistique, un concours a été organisé pour l’intervention artistique sur le site de Plateforme 10.

Le , un jury présidé par l’architecte cantonal Emmanuel Ventura et vice-présidé par la cheffe des affaires culturelles du canton de Vaud Nicole Minder, a annoncé les 21 candidatures retenues (parmi 73 candidatures déposées) pour imaginer l’intervention artistique qui incarnera Plateforme 10[25].

Le , les artistes Olivier Mosset et Xavier Veilhan ont été désignés lauréats du concours avec le projet « La Crocodile »[26]. ». Il s’agit une sculpture monumentale en métal peint inspirée de la mythique locomotive Crocodile. La sculpture cheminera sur le site au gré de l’évolution du chantier et de l'ouverture du mcb-a puis du bâtiment qui abritera le Musée de l’Élysée et le mudac[27].

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Initialement appelé « Plate-forme pôle muséal », le projet de quartier des arts prend le nom de Plateforme 10 à la suite d’un concours auquel 8 graphistes ont été conviés afin de repenser l’identité du site. Le , la nouvelle identité, conçue par Régis Tosetti, graphiste diplômé de l’Ecole cantonale d'art de Lausanne, en collaboration avec Simon Palmieri, graphiste et directeur artistique diplômé de l’École de design de Bâle, est révélée au public[28]. L’identité de Plateforme 10 offre un lien avec le passé du site et le voisinage de la gare de Lausanne. Le logo s’inspire de la plaque tournante qui distribuait les locomotives, élément patrimonial appelé à être conservé. Le nombre 10 est une référence directe aux neuf voies actuelles de la gare de Lausanne. Ces deux éléments assemblés forment un signe distinctif dont la transcription physique est visible pour celles et ceux qui découvrent Lausanne depuis le ciel, par exemple via Google Earth. Le terme «plateforme» offre quant à lui, outre sa parenté au langage ferroviaire, une référence directe au projet culturel qui vise à développer à Lausanne une véritable plateforme artistique, pluridisciplinaire et ouverte sur le monde[29].

Contenu[modifier | modifier le code]

Le projet Plateforme 10 doit permettre de regrouper sur un site unique le Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, le Musée de design et d'arts appliqués contemporains (mudac), le Musée de l'Élysée ainsi que les collections de la Fondation Toms Pauli et de la Fondation Felix Vallotton.

Musée cantonal des Beaux-Arts (mcb-a)[modifier | modifier le code]

Le Musée cantonal des Beaux-Arts, fondé en 1841 par le peintre et mécène Marc-Louis Arlaud, est aujourd’hui dirigé par Bernard Fibicher depuis 2007. Sa collection compte près de 10 000 œuvres couvrant la période du XVIIIe siècle au post-impressionnisme, dont cinq fonds d’importance : Abraham-Louis-Rodolphe Ducros (1748-1810), Charles Gleyre (1806-1874), Théophile-Alexandre Steinlen (1859-1923), Félix Vallotton (1865-1925), Louis Soutter (1871-1942). Une Fondation de droit public, présidée par Olivier Steimer, a pour mission de réaliser les objectifs stratégiques culturels du mcb-a et d’assurer sa bonne gestion[30].

Musée de design et d'arts appliqués contemporains (mudac)[modifier | modifier le code]

Anciennement Musée des arts décoratifs de la Ville de Lausanne, le Musée de design et d'arts appliqués contemporains (mudac) est dirigé par Chantal Prod’Hom depuis l’an 2000. Sa collection permanente compte quelque 3000 objets dont une collection d’art verrier contemporain unique en Europe. Actuellement propriété de la Ville de Lausanne, il évoluera en Fondation de droit public avant son déménagement à Plateforme 10.

Musée de l'Elysée[modifier | modifier le code]

Fondé en 1985 en tant que musée pour la photographie, le Musée de l’Elysée est dirigé par Tatyana Frank depuis 2015. Sa collection compte près d’un million de phototypes (tirages, négatifs, planches-contacts et diapositives ; plus de 20 000 livres ; une centaine d’albums), dont les fonds Ella Maillart, Nicolas Bouvier, Marcel Imsand, Charlie Chaplin, René Burri et Sabine Weiss. Actuellement musée cantonal et Fondation de droit privé, la structure du Musée de l’Elysée évoluera en Fondation de droit public avant son déménagement à Plateforme 10.

Fondation Toms Pauli[modifier | modifier le code]

La Fondation Toms Pauli a été fondée en l’an 2000. Elle est présidée par Eric Rochat, et dirigée par Giselle Eberhard Cotton. Ses missions principales sont d’étudier, de conserver et de mettre en valeur des collections d’art textile ancien et moderne, propriétés de l’Etat de Vaud. La fondation emménagera dans le bâtiment du Musée cantonal des Beaux-Arts.

Fondation Felix Vallotton[modifier | modifier le code]

La Fondation Felix Vallotton a été fondée en 1998. Elle est présidée par Yves Noël. Il s’agit d’un centre d’excellence et d’expertise consacré à l’étude de la vie et de l’œuvre du peintre, graveur, illustrateur, dessinateur, écrivain et critique d’art suisse Félix Vallotton (1865–1925). Elle détient les archives de l’artiste. La Fondation sera hébergée dans le futur bâtiment du Musée cantonal des Beaux-Arts sur le site de Plateforme 10.

Préfiguration[modifier | modifier le code]

En préfiguration de l’ouverture du site de Plateforme 10, plusieurs événements sont organisés. En , « Objectif Gare ! » offre un parcours artistique événement de 21 étapes différentes menant au futur site Plateforme 10[31]. L’événement, rassemblant près de 30 000 personnes, proposait expositions, installations, interventions urbaines, performances ainsi que de multiples activités comme des ateliers de dessin, de médiation culturelle, des ateliers-expositions de photographie ou de design, des visites gratuites, des propositions musicales[32].

En 2016, à la demande des trois musées de Plateforme 10, l’artiste suisse Augustin Rebetez présente à artgeneve puis aux Rencontres d’Arles l’œuvre « Musée carton »[33].

Le projet Plateforme 10 est présenté lors de différents événements nationaux et internationaux, comme à la Biennale de Venise lors de la conférence « Experiencing the Museum » le [34] ou à la Casa dell’Architettura à Rome lors du cycle de conférences « Architecture contemporaine en Suisse, nouveaux musées et centres culturels » le [35].

Depuis , Plateforme 10 organise un cycle de films intitulé « Le musée au cinéma en collaboration avec la Cinémathèque suisse[36].

Du 26 au , Plateforme 10 organise le colloque international « Le Musée au défi. Quels rôles pour l’innovation numérique ? » afin d’imaginer le rôle de l’innovation numérique au sein des 3 musées du futur quartier des arts[37].

Le , une visite de chantier du mcb-a et du site de Plateforme 10 attire 1500 visiteurs[38].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Musée des Beaux-Arts de Bellerive enterré », sur www.rts.ch, (consulté le 6 juillet 2018)
  2. «Le choix rapide du site pour le musée n’a rien d’étonnant», sur www.24heures.ch, (consulté le 6 juillet 2018)
  3. Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne, « Présentation du Projet lauréat "Bleu" du concours d'architecture pour le futur MCBA: Musée des Beaux-Arts », sur www.mcba.ch (consulté le 6 juillet 2018)
  4. « Collectif Gare », sur collectif-gare.ch (consulté le 7 février 2015)
  5. « Fiche de recensement GARB-16 », sur recensementarchitectural.vd.ch
  6. « Le TF rejette le recours contre le plan d'affectation du Pôle muséal », tdg.ch/,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  7. « Les députés se prononcent avec enthousiasme pour le pôle muséal », 24heures.ch/,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  8. « Construction du mcb-a: deux recours déposés », sur www.espazium.ch, (consulté le 6 juillet 2018)
  9. « Obstacle levé pour le Musée des beaux-arts de Lausanne », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  10. « Le Tribunal fédéral rejette l’ultime recours contre le MCBA », 24heures.ch/,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  11. « Lausanne scelle la première pierre de son grand musée », tdg.ch/,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  12. (de) « Musée de l'Elysée: Pôle Muséal, concours d'architecture », sur www.elysee.ch (consulté le 6 juillet 2018)
  13. (en-US) « Aires Mateus Wins Competition to Design New Pôle Muséal of Lausanne », ArchDaily,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  14. « Crédits de 63 millions pour le mudac et l'Elysée », lematin.ch/,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  15. Robin Baudraz, « La 2e étape de "Plateforme 10" validée par le Grand Conseil », One FM,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  16. www.20minutes.ch, 20 Minutes, 20 Min, www.20min.ch, « Crédits de 63 millions pour le mudac et l'Elysée », 20 Minutes,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  17. « Crédit crucial pour finaliser le pôle muséal de Lausanne », tdg.ch/,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  18. « Le quartier des musées coûtera plus de 180 millions », 24heures.ch/,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  19. (en-US) « Bleu / Estudio Barozzi Veiga », ArchDaily,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  20. « Le Pôle muséal lausannois superpose Elysée et Mudac », 24heures.ch/,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  21. « LAUSANNE/Des Portugais construiront l'Elysée et le Mudac à la gare », Bilan,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  22. « Une rampe de chantier qui deviendra chemin piéton », 24heures.ch/,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  23. Développement de la Ville et communication – Web & multimédia, « Itinéraire de mobilité douce ouest-est », Lausanne,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  24. http://www.publidoc.vd.ch/guestDownload/direct/R%C3%A8glement%20intervention%20artistique%20batiments%20de%20l%20Etat.pdf?path=/Company%20Home/VD/CHANC/SIEL/antilope/objet/CE/Communiqu%C3%A9%20de%20presse/2015/04/515566_R%C3%A8glement%20intervention%20artistique%20batiments%20de%20l%20Etat_20150430_1187926.pdf
  25. « 21 artistes en lice pour créer l’emblème de Plateforme 10 », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  26. « Une «croco» à Lausanne pour Plateforme10 », 24heures.ch/,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  27. « A Lausanne, un «Crocodile» pour Plateforme 10 », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018)
  28. « Le Pôle muséal lausannois se forge son identité et devient Plateforme10 », rts.ch,‎ (lire en ligne, consulté le 9 juillet 2018)
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  34. « Experiencing the museum | sia section vaud », sur www.vd.sia.ch (consulté le 9 juillet 2018)
  35. (it) « I nuovi Musei e centri culturali Svizzeri presentati a Roma », SWI swissinfo.ch,‎ (lire en ligne, consulté le 9 juillet 2018)
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Liens externes[modifier | modifier le code]