Plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques

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La Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (en anglais Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services, IPBES) est un groupe international d'experts sur la biodiversité. Il est présidé pour quatre ans par Robert Watson, du Royaume-Uni, qui est représentant de la région Europe occidentale et autres Etats, nommé à ce poste en février 2016.

Pluridisciplinaire, l'IPBES a pour premières missions d'assister les gouvernements, de renforcer les moyens des pays émergents sur les questions de biodiversité, sous l'égide des Organisation des Nations unies (ONU).

Ce mécanisme d'interface et de coordination sur la biodiversité résulte d'une initiative lancée en 2005 par l'ONU.
Annoncé en 2010[1], ce « Giec de la biodiversité[1] » a officiellement été créé le 21 avril 2012 par 94 gouvernements. Il a tenu sa première réunion début 2013.

Chaque État membre des Nations unies peut y participer et les délégués souhaitent aussi une « participation active de la société civile » au processus[2]. Fin 2015, 124 États en étaient membres[3].

Missions[modifier | modifier le code]

L'IPBES, sous l'égide du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) joue un rôle d'interface et de vulgarisation scientifique entre l'expertise scientifique et les gouvernements sur les questions traitant de la biodiversité et des services écosystémiques. Cette interface science-politique a pour objectifs la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité, sous-tendant le bien-être humain sur le long terme et le développement durable.

Elle cherche aussi à renforcer les capacités des pays, notamment dans les pays émergents et ceux en voie de développpement. La Plateforme vient appuyer les activités se déroulant dans le cadre des accords multilatéraux concernant la biodiversité comme la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) ou encore la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

Au-delà de l’interface science-politique, le travail scientifique de l’IPBES concerne également la société au sens large, telles les ONG et le secteur privé. La Plateforme a ainsi développé plusieurs façons d’engager ces acteurs  impliqués sur les questions de biodiversité.

La Plateforme vise également à catalyser les fonds d'aides aux évaluations de la connaissance sur la biodiversité, et à identifier les lacunes principales des connaissances existantes. Ces travaux peuvent servir à orienter la recherche scientifique vers les besoins de connaissances identifiés par les décideurs politiques.

C'est en quelque sorte le pendant du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) pour la biodiversité ; Ces deux structures seront d'ailleurs amenées à travailler conjointement, car il existe des liens structurels et fonctionnels entre biodiversité et climat, et changement climatique et puits de carbone.

Gouvernance[modifier | modifier le code]

La structure et les procédures de l'IPBES sont largement inspirées de celles du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

La Plénière[modifier | modifier le code]

La Plénière est l'organe décisionnel de l'IPBES. Elle est composée de l'ensemble des États membres des Nations unies qui ont rejoint la Plateforme, et d'observateurs. Les observateurs peuvent être des représentants d'accords multilatéraux pour l'environnement (par exemple, la Convention sur la diversité biologique ou la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification), des organisations scientifiques, des ONG, des représentants du secteur privé ou encore des représentants des communautés autochtones et locales, qui traitent des sujets abordés par la Plateforme.

La Plénière se réunit une fois par an.

Le Bureau[modifier | modifier le code]

Le Bureau est composé de 10 membres (2 représentants pour chaque région des Nations-Unies), soit 1 président, 4 vice-présidents et 5 autres membres. Le Bureau supervise les tâches administratives et financières de la Plateforme.

Le président de l'IPBES actuel est Robert Watson, élu lors de la quatrième plénière de l'IPBES[4] et ancien Président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Il succède à Abdul Hamid Zakri.

Présidences de l'IPBES :

Président Pays Mandat
Robert Watson Royaume-Uni 2016-
Abdul Hamid Zakri Malaisie 2013-2016

Le Groupe d'experts multidisciplinaire[modifier | modifier le code]

Le Groupe d’experts multidisciplinaire (GEM) est composé de 25 membres (5 par région des Nations Unies), scientifiques issus d’une large diversité de disciplines, des sciences biologiques aux sciences économiques et sociales. Les membres ont un mandat de 2 ans. Le GEM supervise les questions scientifiques et techniques et procède également à la sélection des experts qui composent les différents groupes de travail de l'IPBES[5]. Il joue donc un rôle central dans la mise en œuvre du programme de travail de l'IPBES.

Du 8 janvier au 1er février 2012, une consultation menée sous l'égide des Nations unies, de l'IHDP, du gouvernement japonais et de Diversitas avait été menée afin de définir les critères de choix des scientifiques pour le GEM (découpage régional, équilibre entre disciplines scientifiques, évitement des conflits d'intérêt, etc.). 136 pays avaient répondu à cette consultation[6].

Selon la FRB, « la question régionale s’est invitée fermement dans les négociations : la plupart des pays s’accorde sur le fait que l’équilibre régional au sein des organes de gouvernance devrait se baser sur un découpage prenant en compte la biogéographie. Toutefois, cette approche nécessitant une réflexion plus approfondie prenant en compte plusieurs facteurs (nombre de pays par région, population, richesse en biodiversité), les pays se dirigeraient vers une solution provisoire basée sur le découpage des Nations-Unies pour commencer le travail plus rapidement »[2].

Dans un premier temps, en raison du manque de dispositif mondial existant basé sur les échelles biogéographiques et écopaysagères, il avait été décidé en 2012 par les délégués réunis à Panama City de commencer avec un Groupe d'experts multidisciplinaire intérimaire, dont les membres avaient été nommés pour la première plénière de l’IPBES (début 2013).

Début 2016, les membres du GEM sont[7] :

  • Pour la région Afrique : Moustafa Mokhtar Ali Fouda (biologiste, Égypte), Sebsebe Demissew (botaniste, Éthiopie), Jean Bruno Mikissa (biologiste, Gabon), Voahangy Raharimalala (biologiste, Madagascar) et Charlotte Karibuhoye (biologie, Sénégal).
  • Pour la région Asie-Pacifique : Yi Huang (écologue, Chine), Vinod Mathur (écologue, Inde), Rosichon Ubaidillah (biologiste, Indonésie), Yoshihisa Shirayama (biologiste, Japon) et Leng Guan Saw (biologiste, Malaisie).
  • Pour la région Europe de l'Est : Ruslan Novitsky (écologue, Biélorussie), Maja Vasilijević (géographe, Croatie), Tamar Pataridze (politologue, Géorgie), György Pataki (économiste, Hongrie) et Günay Erpul (agronome, Turquie).
  • Pour la région Amérique latine et Caraïbes : Sandra Myrna Diaz (écologue, Argentine), Carlos Alfredo Joly (botaniste, Brésil), Brigitte Baptiste (écologue, Colombie), Rodrigo Medellín (écologue, Mexique) et Floyd M. Homer (écologue, Trinité-et-Tobago).
  • Pour la région Europe occidentale et autres États : Mark Lonsdale (écologue, Australie), Paul Leadley (écologue, France), Marie Roué (anthropologue, France), Unai Pascual (économiste, Espagne) et Marie Stenseke (géographe, Suède).

Le Secrétariat[modifier | modifier le code]

Le Secrétariat de l'IPBES est localisé à Bonn, en Allemagne, à la Cité des Nations unies. Il assure le fonctionnement général de l'IPBES au quotidien et apporte un soutien technique aux groupes d'experts et équipes spéciales qui travaillent à la mise en œuvre du programme de travail. La Secrétaire exécutive actuelle est la française Anne Larigauderie.

Histoire de la démarche[modifier | modifier le code]

Les prémisses[modifier | modifier le code]

  • Dans les années 1970-1980, avec les travaux du Club de Rome notamment, il est apparu de plus en plus évident que la biodiversité était un bien commun et un bien public vital pour l'humanité, mais qu'elle était gravement menacée et qu'elle pouvait n'être correctement restaurée, protégée et gérée qu'à des échelles qui soient à la fois mondiales, nationales, régionales et locales.
  • Au Sommet de la Terre de Rio (juin 1992), sous l'égide de l'ONU, tous les pays ont décidé au travers d'une convention sur la diversité biologique de faire une priorité de la protection et de la restauration de la diversité du vivant, considérée comme une des ressources vitales du développement durable.

Vers un mécanisme international d'expertise scientifique sur la biodiversité[modifier | modifier le code]

  • Dans son discours lors de la conférence internationale "Biodiversité : science et gouvernance" à l'UNESCO en 2005, Jacques Chirac a appelé à la création de ce qui allait devenir l'IPBES : "Les travaux du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat depuis 1988 ont permis de parvenir à un consensus scientifique sur la réalité et la portée du réchauffement climatique, que beaucoup, au départ, se refusaient à admettre. Pour la biodiversité, nous avons besoin d’un dispositif similaire. Et je souhaite que cette conférence marque une étape décisive dans cette direction. J’appelle en effet tous les scientifiques à se rassembler pour constituer un réseau mondial d’expertise. Et la France proposera à ses partenaires au sein de la Convention sur la diversité biologique de créer un groupe intergouvernemental sur l’évolution de la biodiversité"[8].
  • Elle s'est d'abord traduite par une consultation internationale (IMoSEB), qui visait à créer une structure équivalente au GIEC mais pour la biodiversité. Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), sous l'égide de l'ONU, était chargé de cette consultation. Deux ans plus tard et après la mise en place d'une stratégie de poursuite du MAES, le PNUE a officiellement annoncé le 12 novembre 2008 à Kuala Lumpur)[9], une consultation vers la création d'un groupe intergouvernemental d'experts sur la biodiversité, nommé Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES)[10], sur le modèle du GIEC, le Brésil et la Chine ayant toutefois montré quelques réticences.
  • Le 11 juin 2010, après 5 jours de négociations à Busan, en Corée du Sud, les délégués ont conclu (« Résultat Busan ») au besoin de créer un ipBes intergouvernemental, géré par une ou plusieurs organisations des Nations-Unies.
  • Les États et l'ONU ont officiellement montré leur volonté de créer l'IPBES lors de la Conférence mondiale sur la biodiversité de Nagoya[11], en octobre 2010. Le Résultat de Busan y est présenté, les missions et principes de fonctionnement de l'IPBES y sont approuvés par l'ensemble des participants.

Création de la Plateforme[modifier | modifier le code]

  • Le 20 décembre 2010, la 65e session de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies a approuvé, et ainsi officialisé la création de l'IPBES.
  • Du 3 au 7 octobre 2011, une réunion préparatoire se tient à l'ONU à Nairobi (Kenya)[12]
  • Le 21 avril 2012, l'IPBES a été officiellement créé (sur le modèle du GIEC) à Panama city ; 5 pays[13] avaient proposé d'accueillir le secrétariat ; c'est Bonn (Allemagne) qui a été retenu[2].
  • La première séance plénière s'est déroulée début 2013. Elle a validé le programme de travail et les modalités de certaines procédures (revue par les pairs, sélection des auteurs, relations avec le PNUE, le PNUD, l'UNESCO et la FAO, etc.)[2]. Après cinq jours de négociations au sein des groupes régionaux, la composition du « Groupe d'experts multidisciplinaire » (GEM) de l'IPBES a été annoncée.
  • Une proposition non encore tranchée propose que les organisations d'intégration économique régionales, telles que l'Union européenne puisse y participer à la Plateforme au même titre que les États[2].

Pays membres[modifier | modifier le code]

(En janvier 2016[14])

Position et actions de la France[modifier | modifier le code]

La France a soutenu officiellement la création de l'IPBES depuis 2005.

  • Un premier soutien s'est manifesté lors de la Conférence internationale « Biodiversité : science et gouvernance » de 2005.
  • L'IMoSEB (processus de consultation international ) a été relayé en France par l'IFB, avec l’appui du programme DIVERSITAS.
  • Le 22 octobre 2009, une conférence FRB-Iddri « l’IpBes – Quel état d’avancement ? Quels enjeux ? » annonce que la 3e réunion intergouvernementale sur l'IPBES (en Corée du Sud) conclurait ou non à la création d'un ipBes. Cette conférence propose que la 65e session de l'Assemblée Générale de l’ONU (AGNU – 20 au 30 septembre 2010) se penche sur ces propositions. En France, la FRB et l'Iddri continuent à soutenir le processus. En 2010, la FRB a annoncé préparer « le mécanisme de mobilisation national de l’expertise dont la France aura besoin dans le cadre de l’ipBes » [15],[16],[17],[18].
  • La France s'est impliquée dans l'élaboration du premier programme de travail de l'IPBES (2014-2018). Au terme d'un processus de consultation impliquant scientifiques et acteurs de la société, la France a présenté six propositions à traiter pour l'IPBES[19] :
    1. Comment quantifier l'incidence des changements globaux sur la biodiversité et les services qu'elle fournit ?
    2. Quels scénarios du futur de la biodiversité ?
    3. Comment les différents types d'agriculture peuvent-ils interagir avec la biodiversité pour garantir durablement la sécurité alimentaire mondiale ? Comment favoriser l'intégration biodiversité-agriculture ?
    4. Comment l'érosion de la biodiversité et la dégradation des terres, notamment la désertification, interagissent-elles ? Quelles conséquences sur les services rendus par les écosystèmes ?
    5. Comment assurer la protection et l'utilisation durable des écosystèmes marins ?
    6. Comment évaluer les impacts d'un produit ou d'un service sur la biodiversité et les écosystèmes dans toutes les phases de son cycle de vie ?
  • La France s'est dotée d'un comité national pour l'IPBES[20] afin de coordonner la participation du pays aux travaux de la Plateforme. C'est un organe de consultation tripartite, composé de représentants des organismes de recherche membres de l'Alliance nationale de la recherche pour l'environnement, des ministères impliqués et de parties prenantes de la biodiversité. Le Comité œuvre à la mobilisation des experts français lors des appels à nominations de la Plateforme et soutient les représentants du gouvernements lors des discussions scientifiques et techniques. Il est animé par la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité.

Programme de travail 2014-2018[modifier | modifier le code]

Cadre conceptuel analytique de l'IPBES

Le cadre conceptuel analytique de l'IPBES a été adopté lors de la deuxième session plénière de l'IPBES (IPBES 2), en décembre 2013. Il sert de référence aux travaux de la Plateforme, décrivant différentes visions de la nature complexe de la biodiversité, des services écosystémiques, du bien-être humain, et des relations entre ces différents éléments. L'adoption d'un cadre conceptuel permet d'arrêter une terminologie commune, indispensable dans le cadre de travaux d'une ampleur telle que ceux de l'IPBES[21].

Le programme de travail 2014-2018, adopté lui aussi lors de l'IPBES 2, comporte 4 grands objectifs[3] :

  1. Renforcer les capacités et les connaissances à l'interface science-politique, y compris en travaillant avec les systèmes de connaissances locaux et autochtones[3] ;
  2. Renforcer l’interface science-politique aux niveaux sous-régional, régional et mondial ; avec 3 sous-objectifs : a) Rédaction d'un guide sur la réalisation et l’intégration des évaluations à tous les niveaux (mis à jour pour 2016) ; b) production d'évaluations sous-régionales/régionales de la biodiversité et des services écosystémiques (prévues pour 2018) ; c) production d'une évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques (d’ici 2018)[3].
  3. Renforcer l’interface science-politique sur des questions thématiques et méthodologiques, à propos de a) la pollinisation, les pollinisateurs et la production alimentaire (finalisée en 2015) ; b) la dégradation et la restauration des terres (fin 2018), les espèces exotiques envahissantes, et l’utilisation durable de la biodiversité (d’ici 2018) ; c) une analyse de scénarios et d'une modélisation de la biodiversité et des services écosystémiques (finalisée en 2015) sur base d’une évaluation rapide et d’un guide ; d) production d'outils d'aide et conseil pour les politiques concernant les diverses conceptualisations de la valeur de la biodiversité et des bienfaits procurés par la nature à l'Homme (d’ici 2018) sur la base d’un guide préliminaire et d’une évaluation[3].
  4. Faire connaître l’IPBES et évaluer son action[3].

Groupes d'experts actuels[modifier | modifier le code]

A ce jour, près d'un millier d'experts ont été sélectionnés afin de former des groupes qui travaillent à la préparation des « livrables »[3], dont 39 français[22]. Les experts sont nommés par les États membres de l'IPBES et les parties prenantes (par exemple, des ONG ou des instituts de recherche), dans la limite où les experts nommés par les parties prenantes ne peuvent pas représenter plus de 20% du groupe[23]. Les équipes spéciales travaillent sur des questions transversales (couvertes par l'objectif 1 du programme de travail). Elles produisent des documents sur demande de la Plénière et conseillent les autres groupes pour en ce qui concerne leur champ d'expertise. La durée de leur mandat peut varier ; il est néanmoins prévu que les 3 équipes spéciales formées à ce jour opèrent jusqu'à la fin du programme de travail actuel. Les groupes d'experts sont formés une fois que la Plénière donne son accord pour le lancement de la préparation d'un livrable, et notamment les évaluations IPBES. Son mandat varie selon l'ampleur du travail demandé. Les équipes et groupes d'experts actuels sont les suivants :

  1. Équipe spéciale pour le renforcement des capacités. L'équipe a notamment produit une liste des besoins prioritaires en matière de renforcement des capacités qui a été adoptée par la Plénière, développé un programme de bourses, d'échanges et de formation en cours de test et organisé un forum sur le renforcement des capacités pour mettre en adéquation les besoins en matière de renforcement des capacités et les ressources.
  2. Équipe spéciale sur l'intégration des systèmes de savoirs autochtones et locaux. L'équipe collabore étroitement avec les groupes d'experts préparant les évaluations afin d'améliorer la prise en compte de ces savoirs dans leurs travaux, elle a également préparé des "approches et procédures pour travailler avec les systèmes de savoirs autochtones et locaux", qui seront soumis à la Plénière pour approbation en 2016.
  3. Équipe spéciale sur les connaissances et données. L'équipe travaille par exemple sur des questions de gestion des données utilisées dans les travaux de l'IPBES ou au développement d'indicateurs communs à utiliser dans l'ensemble des évaluations IPBES.
  4. Groupe d'expert pour l'élaboration d'un guide sur la réalisation et l'intégration des évaluations à tous les niveaux. Ce guide aborde les aspects pratiques, méthodologiques, conceptuels et thématiques à prendre en compte lors de la réalisation d'une évaluation. Il est amené à évoluer en fonction des leçons tirées et des bonnes pratiques identifiées lors de la mise en œuvre du programme de travail.
  5. Groupe d'expert pour la préparation du rapport de cadrage de l'évaluation mondiale sur la biodiversité et les services écosystémiques. Le rapport de cadrage sera présenté à la 4e session plénière de l'IPBES pour approbation.
  6. Groupes d'experts pour mener les évaluations régionales. Le lancement de quatre évaluations régionales a été approuvé par la Plénière en 2015 et quatre groupes d'experts ont été formés en conséquence : Afrique, Amériques, Asie-Pacifique et Europe et Asie centrale. Ces évaluations sont prévues pour 2018.
  7. Groupe d'experts pour l'évaluation rapide sur les pollinisateurs, la pollinisation et la production alimentaire. L'évaluation a été finalisée en 2015 et sera soumise à la Plénière pour acceptation en 2016.
  8. Groupe d'experts pour l'évaluation sur la dégradation et la restauration des terres. L'évaluation a été lancée en 2015 et devrait être présentée à la plénière en 2018.
  9. Groupe d'experts pour l'élaboration d'un guide et d'une évaluation rapide sur les outils et méthodes d'aide à la décision pour l'analyse des scénarios et la modélisation de la biodiversité et des services écosystémiques. L'évaluation a été finalisée en 2015 et sera soumise à la Plénière pour acceptation en 2016.
  10. Groupe d'experts pour l'élaboration d'un guide et d'une évaluation sur les outils et méthodes d'aide à la décision concernant les diverses conceptualisations de la valeur de la biodiversité et des bienfaits procurés par la nature à l'homme. Le guide a été finalisé en 2015. Le rapport de cadrage de l'évaluation sera examiné par la Plénière en 2016, qui devra décider du lancement ou non des travaux.
  11. Groupe d'experts pour l'élaboration d'un catalogue des outils et méthodes d'aide à la décision.

A venir[modifier | modifier le code]

Les évaluations suivantes sont prévues dans le cadre du programme de travail 2014-2018 et feront l'objet d'appels à nomination d'experts auprès des gouvernements et des parties prenantes concernés :

  1. Évaluation mondiale sur la biodiversité et les services écosystémiques ;
  2. Évaluation thématique sur les espèces exotiques envahissantes et leur contrôle ;
  3. Évaluation thématique sur l'utilisation durable de la biodiversité ;
  4. Évaluation méthodologique sur les diverses conceptualisations de la valeur de la biodiversité et des bienfaits procurés par la nature à l'homme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Journal de l'environnement, « Le « Giec » de la biodiversité pourrait voir le jour en 2010 », 2009.
  2. a, b, c, d et e Communiqué FRB, L’IPBES est créée !, Panama city, 2012-04-21
  3. a, b, c, d, e, f et g [1]Page IPBES du site de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité
  4. admin, « Press Release: IPBES Elects new Bureau and Sir Robert Watson as Chair », sur IPBES (consulté le 12 mars 2016)
  5. Brochure IPBES réalisée par la Fondation sur la Recherche pour la Biodiversité
  6. Jaya Sinnathamby, Findings of the Global IPBES Assessment Survey (Synthèse des réponses à la consultation pour l'IPBES) PDF, 12 pages
  7. benaboki, « Current MEP members », sur ipbes.net (consulté le 10 février 2016)
  8. (fr) Tela Botanica - Marie PICARD & Grégoire DUCHÉ, « Discours du Président CHIRAC à l’occasion de la conférence internationale "Biodiversité : sciences et gouvernance", UNECO, Paris, Janvier 2005 », sur Tela Botanica (consulté le 10 février 2016)
  9. « Réunion intergouvernementale et multipartite spéciale concernant la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques »,‎ (consulté le 16 mars 2010)
  10. Article du journal Monde] (2008 11 13)
  11. Actu-Environnement, Biodiversité : lancement officiel de l'IPBES par l'assemblée générale des Nations Unies1er décembre 2010
  12. First Session of IPBES, 3-7 October 2011, UNEP headquarters, Nairobi, Kenya (Résumé)
  13. Candidats à l'accueil du secrétariat de l'IPBES : Allemagne (Bonn, voir Candidature de la ville de Bonn), Corée du Sud (Séoul), France (Paris, voir candidature officielle, Inde (lieu non précisé), Kenya (Nairobi).
  14. Super User, « Members of the Platform », sur ipbes.net (consulté le 10 février 2016)
  15. FRB, [Busan 2010 : en marche vers ipBes !] (communiqué FRB)
  16. [Fichier:http://www.ipbes.net/meetings/Documents/ipbes3/K1030396-IPBES-3-L.2Rev1.pdf Busan outcome ; compte rendu de la réunion de Busan ; Document du PNUE] (en anglais)
  17. New UN science body to monitor biosphere 'IPCC for biodiversity' approved after long negotiationRevue Nature ; online 12 June 2010 | Nature | doi:10.1038/news.2010.297
  18. Article du Journal Le Monde ; Un réseau mondial sur la biodiversité va être créé 12.06.10
  19. FRB, 2013. Six questions pour l'expertise internationale sur la biodiversité et les services écosystémiques : la proposition de la France pour l'IPBES, juillet 2013, FRB, Paris
  20. « La France et l'IPBES », sur www.fondationbiodiversite.fr (consulté le 10 février 2016)
  21. UNEP (2012) Outcome of an informal expert workshop on main issues relating to the development of a conceptual framework for the Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services, préparé par le Secrétariat de l'UNESCO
  22. Compte-rendu des 2e rencontres IPBES-GIEC - Journées FRB "Les scénarios de la biodiversité à l'heure du changement climatique", 1er octobre 2015
  23. Décision IPBES-3/3 : Procédures d'établissement des produits de la Plateforme

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]