Plante d'intérieur


Les plantes d'intérieur ou plantes d'appartement sont des plantes cultivées en pot, jardinière ou mur végétalisé, destinées à l'ornement des domiciles, locaux de bureaux, entreprises, halls d'expositions, etc.
Elles appartiennent à des familles botaniques diverses, choisies au fil du temps pour leur intérêt décoratif, leur facilité de culture et d'entretien, leur capacité d'adaptation à un milieu intérieur. Elles sont souvent d'origine tropicale.
Origine des plantes d'appartement
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La très grande majorité des plantes « d'intérieur » sont originaires des régions tropicales et subtropicales du globe : elles réclament donc une humidité atmosphérique importante, ne supportent pas le gel ou les grandes différences de températures (par exemple ouverture de fenêtres l'hiver)[1].
Culture
[modifier | modifier le code]Lumière
[modifier | modifier le code]Pour qu'une plante se développe, la lumière est indispensable. La lumière permet à la plante d'effectuer la photosynthèse grâce à ses feuilles qui contiennent de la chlorophylle. La quantité de lumière que laisse passer une fenêtre n'est qu'une fraction de celle qui se répand à l'extérieur.
À l'intérieur, cultiver des plantes qui se contentent d'un faible éclairement (comme les fougères) est plus facile : à distance d'une fenêtre est/sud, ou près d'une fenêtre nord (une lumière trop forte endommagerait leur feuillage). Beaucoup d'autres espèces aimeront la lumière forte[2].
La plupart des plantes d'intérieur craignent le soleil direct de midi : il peut brûler les feuilles.
Plus les plantes sont vert foncé, plus elles peuvent vivre sous un faible éclairage[3].
Les besoins en lumière des plantes d'intérieur sont décrits pour chaque espèce dans la littérature et sur internet.
Humidité
[modifier | modifier le code]Les plantes d'intérieur d'origine tropicale demandent généralement une humidité de l'air de 60 à 70 % environ : en hiver, dans une pièce normalement chauffée, cette humidité dépasse rarement 50 %. Ces plantes doivent être pulvérisées 1 fois par jour, et pour certaines espèces, comme les fougères, une coupelle sous leur pot contiendra des gravillons humides.
Les plantes grasses d'intérieur s'adaptent à une atmosphère sèche[4].
Substrat
[modifier | modifier le code]Le substrat peut être de la terre, ou du terreau, ou, selon les besoins de la plante, de la tourbe, de la sphaigne, de l'argile, du calcaire, du sable, etc.
Des billes d'argile cuite et d'autres matières hydrophiles peuvent être utilisées.
L'apport en engrais doit être adapté aux besoins de la plante et au substrat dans lequel elle croît.
Fertilisation
[modifier | modifier le code]Pour bien pousser, toutes les plantes d'intérieur ont besoin d'être fertilisées. Au moment de l'achat, elles contiennent en général des réserves de nourriture ; elles s'épuisent avec le temps et doivent être renouvelées.
La plante a besoin de trois éléments chimiques présents dans la nature : azote (N), phosphore (P) et potassium (K) (d'autres minéraux sont nécessaires mais en quantité beaucoup moindre). Les engrais se présentent sous des formes diverses : liquides, poudres, cristaux, granules, comprimés ou bâtonnets. Les plus faciles à utiliser sont les liquides, les poudres, ou les cristaux solubles qu'on verse dans l'eau d'arrosage.
Les plantes d'intérieur nouvellement achetées ou rempotées n'ont pas besoin d'engrais immédiatement. Si la plante est dans un mélange à base de terreau, elle n'exigera pas d'engrais avant trois mois. Ele ne sera fertilisée qu'en période de croissance ; en période de repos (l'hiver), la fertiliser pourrait susciter une croissance maladive délétère ; en période de repos, la plante doit se reposer.
La fréquence de fertilisation pour chaque espèce est décrite dans la littérature et sur internet. Obtenir une croissance plus lente se fera en fertilisant moins. Trois ou quatre apports d'un engrais ordinaire, en période de croissance, suffisent à garder une plante en bonne santé, à condition de renouveler régulièrement le message terreux.
L'engrais est une nourriture pour la plante et non un remède. Une plante qui semble malade ne doit pas être fertilisée. L'état de la plante peut être dû à des écarts de température ou à des erreurs de culture[5].
Le cycle de végétation
[modifier | modifier le code]Le cycle de végétation familier aux habitants de la zone tempérée est celui des arbres à feuillage caduc. Personne n'est surpris de voir un hêtre ou un érable perdre ses feuilles à l'automne et se remettre à bourgeonner au printemps suivant ; il obéit à un cycle végétatif comportant l'alternance d'une « période de croissance » qui va du printemps à l'automne, et d'une « période de repos » hivernal, cycle engendré par les variations saisonnières de température.
De nombreuses plantes sont soumises elles aussi à un cycle de végétation comprenant l'alternance de repos et de croissance. Lorsqu'elles sont cultivées à l'intérieur, elles risquent d'être privées de leur repos annuel. Plusieurs peuvent mourir, quand par des apports de chaleur artificielle et d'engrais, on les maintient en état de croissance toute l'année. Par exemple les plantes de la zone tempérée comme le lierre (Hedera) seront en hiver privées d'engrais, arrosés parcimonieusement et gardées de préférence dans un endroit frais[5].
Pot
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La taille du pot est un facteur important : un pot trop grand occasionne des maladies des racines, en raison de l'excès d'humidité maintenu dans le substrat ; un pot trop petit limite la croissance des plantes ; certaines plantes, comme les violettes africaines, se développent bien à l'étroit.
Une plante peut être conservée dans un même pot pendant environ deux ans. Plusieurs variétés de pots existent, et deux groupes : ceux faits en matériau poreux, et ceux en matériau non poreux.
Les pots en matière poreuse sont habituellement d'argile, et recommandés : ils permettent une meilleure aération, l'air pouvant pénétrer leur paroi.
Les pots en matière non poreuse comme les pots glacés, vitrifiés, ou en plastique gardent l'humidité plus longtemps et limitent le flux d'air.
Des trous de drainage s'avèrent par ailleurs nécessaires. Habituellement les pots contiennent des trous dans le fond pour permettre à l'excès d'eau de sortir, afin d'empêcher la putréfaction de la racine. Laver les vieux pots complètement est une nécessité pour tuer les bactéries qui peuvent rester.
Une méthode alternative de mise en pot ou de rempotage existe ; elle crée, à l'intérieur du pot, un réservoir d’eau, suffisant pour au moins quatorze jours ; elle consiste à utiliser un dispositif scellé, en matériel perméable, qui contient à l’intérieur tout le nécessaire pour l'entretien et le drainage des plantes ornementales.
Effet sur la pollution de l'air intérieur
[modifier | modifier le code]Les plantes d'intérieur ont montré des capacités à réduire, grâce à leur métabolisme, la quantité des polluants présents dans l'air, grâce à la faculté de bioépuration. Leur efficacité n'est pas suffisante pour améliorer la pollution intérieure. Le programme de recherche PHYTAIR, mené de 2004 à 2011, l'a mis en évidence[6].
Plantes d'intérieur communes
[modifier | modifier le code]Ombre
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Mi-ombre
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Soleil
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Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Odile Koenig, Encyclopédie visuelle des plantes d'intérieur, Éditions Artemis, (lire en ligne), p. 10.
- ↑ James Underwood crockett, Plantes d'appartement à feuillage, USA, Time life, , 160 p., p. 27.
- ↑ David Longman (trad. de l'anglais), Comment soigner vos plantes d'intérieur, Paris, Bordas, , 196 p. (ISBN 2-04-011007-0), p. 11.
- ↑ Odile Koenig, op. cit., p. 16.
- 1 2 Dorling Kinderley Limited, Guide des plantes d'intérieur, The reader's digest association, , 470 p. (ISBN 0-88850-091-2), p. 411.
- ↑ Plantes d’intérieur, non elles ne dépolluent pas le logement !.
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Patrick Mioulane, Le Truffaut des plantes d'intérieur, Paris, Larousse, coll. « Nature & Jardin », , 448 p. (ISBN 978-2-03-583885-8)
- Catherine Delvaux et Olivier Bedouelle, Grandes plantes d'intérieur : Les choisir et les garder longtemps, Les Editions Eugen Ulmer, , 127 p. (ISBN 978-2-84138-484-6)
- Alain Delavie, Le Traité Rustica des plantes d'intérieur, Rustica, , 416 p. (ISBN 978-2-8153-0301-9)
