Plans d'austérité dans le monde en 2010-2011

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Cet article décrit brièvement les plans d'austérité annoncés dans différents pays ainsi que les réactions des populations aux plans et l'évolution de l'implantation des plans.

Contexte[modifier | modifier le code]

Les plans d'austérité et les réactions contre ces plans[modifier | modifier le code]

En Europe[modifier | modifier le code]

En Allemagne[modifier | modifier le code]

En Belgique[modifier | modifier le code]

Bien qu'annoncé depuis la mi-2009[1], aucun plan d'austérité n'a encore été décidé en Belgique. La discussion fait cependant partie des négociations pour la formation du nouveau gouvernement fédéral à la suite des élections législatives du 13 juin 2010. Le Bureau du Plan avait annoncé peu avant les élections, que pour remettre les finances publiques dans un état stable, des économies d'au moins 22 milliards d'euros seraient nécessaires.

En Bulgarie[modifier | modifier le code]

Au Danemark[modifier | modifier le code]

En Espagne[modifier | modifier le code]

En Grèce[modifier | modifier le code]

À la suite de l'annonce d'un nouveau plan d'austérité par le parlement grec et le gouvernement mené par Georges Papandréou le 5 mars 2010 destiné à économiser 4,8 milliards d'euros avec notamment une augmentation de la TVA qui passe à 21 %, une réduction de 30 % des primes du secteur public, le gel des pensions, et une augmentation des taxes sur l'essence, le tabac et l'alcool, une grève est entamée dans les secteurs public et privé qui va dégénérer jusqu'à des émeutes en 2011 où des manifestants protestent contre les forces de sécurité par des jets de pierres.

En Italie[modifier | modifier le code]

Le plan d'austérité italien a été adopté le par le gouvernement Berlusconi[2], approuvé le 15 juillet 2010 par le Sénat italien[3] et approuvé définitivement le 29 juillet 2010 par la Chambre des députés[4].

Il prévoit le gel des salaires des fonctionnaires pour trois ans, une réduction de 10 % des budgets des ministères, l'intensification de la lutte contre l'évasion fiscale et une diminution des transferts financiers aux collectivités locales. Son objectif est de réaliser 24,9 milliards d'euros d'économies et de ramener ainsi le déficit public de 5,3 % du PIB en 2009, à 2,7 % en 2012.

Aux Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Au Portugal[modifier | modifier le code]

En Roumanie[modifier | modifier le code]

Annoncé début mai 2010 par le gouvernement d'Emil Boc, le plan d'austérité roumain prévoit, afin de ramener le déficit public à 6,8 % pour 2010, une réduction de 25 % des salaires dans la fonction publique et de 15 % des allocations de chômage, de retraite et de congé de maternité. Il rencontre rapidement une forte opposition, conduisant notamment à une manifestation d'ampleur le [5]. Cela n'empêche toutefois pas le gouvernement d'adopter, le 26 mai, ce plan d'austérité « convenu avec le FMI »[6].

Le même jour, les syndicats annoncent pour début juin, jour où le Parlement « débattra des mesures soutenues par le FMI », la tenue d'une grève générale « pour protester contre le plan d'austérité décidé par le gouvernement en échange d'une aide de vingt milliards d'euros du FMI ». Les enseignants quant à eux prévoient une grève illimitée à partir du 31 mai[7].

À partir du , la mobilisation contre le plan d'austérité, essentiellement le fait de fonctionnaires et de retraités, prend donc de l'ampleur et se traduit par des manifestations et des grèves[8].

Le 26 juin, la Cour constitutionnelle invalide une partie du plan d'austérité, estimant la réduction des allocations de retraites inconstitutionnelle. On s'attend donc à une nouvelle copie du gouvernement, probablement dans le sens d'une augmentation du taux d'imposition unique et de la TVA[9].

Au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Tableau comparatif des mesures d'austérité adoptées dans les différents pays européens[modifier | modifier le code]

Mobilisation sociale coordonnée au niveau européen[modifier | modifier le code]

La Confédération européenne des syndicats (CES) appelle à une Journée d'action européenne le mercredi 29 septembre 2010. Celle-ci comprendra une euro-manifestation à Bruxelles et des actions syndicales dans toute l'Europe[10]. Des grèves générales sont d'ores et déjà prévues dans différents pays.

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]


Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]