Plancy-l'Abbaye

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Plancy-l’Abbaye
La Seine, carte postale début XXe.
La Seine, carte postale début XXe.
Blason de Plancy-l’Abbaye
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Nogent-sur-Seine
Canton Creney-près-Troyes
Intercommunalité CC Seine et Aube
Maire
Mandat
James Lionnet
2014-2017
Code postal 10380
Code commune 10289
Démographie
Population
municipale
939 hab. (2014)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 15″ nord, 3° 58′ 09″ est
Altitude Min. 76 m – Max. 132 m
Superficie 41,38 km2
Localisation

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Plancy-l’Abbaye
Liens
Site web http://www.plancy-abbaye.fr

Plancy-l’Abbaye est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

S'étirant sur la rive droite (ou nord) de l'Aube, le village est à mi-distance entre Anglure et Arcis-sur-Aube.

Ecarts :

  • à l'abbaye-sous-Plancy : le Gué, MortGuillaume, la Motte-AUx-Thibauts, Notre-Dame-de-bon-secours, La Perthe, Riverolle, st-Martin, st-Victor sur un cadastre non daté.
  • les Bordes, la Caroline, les Chatelliers, Châtillon la Clairotte, les Crouillères, la Franchise, la Grange-des-Champs, la Maladière, les Marais, le Petit-Bois, au cadastre de 1810.
  • à Viâpre en 1810, l'écriture était Viâpre et avait comme écarts : la Folie, le Moulin-à-Vent.

Toponymie[modifier | modifier le code]

À l'origine, un peu à l'écart en aval de la rivière, la zone habitée la plus à l'ouest constituait une commune à elle seule, nommée alors Abbaye-sous-Plancy Viâpres-le-Grand et Saint-Victor ou Vitré furent aussi absorbés. Et c'était à Plancy que se concentrait (et se concentre encore) le gros de l'habitat, à l'endroit où la route D 7 en provenance de Champfleury (au nord) franchit la vallée pour se diriger vers Méry-sur-Seine.

La première mention est Abbatia sub Planciaco d'où Plancy est issu dans une mention de Henri Ier, vicomte de Troyes, qui fit une donation en 1163.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plancy avait une maladrerie qui dépendait, au XVIIe siècle de l'hôpital de Méry. Les sœurs oblates de st-François de Sales fondèrent, en 1838 une maison à Plancy.

Le village était fortifié, en 1538 un sire de Plancy la décrivait Louis, sire de Plancy ; et parès avons trouvé fossé, muraille, défense, boulevard et se nommoit ville au dit temps et après. Et en 1549 Item j'ai ma ville de Plancy fermée de fossés profonds, murailles, tours, pons levis, defenses, boulevarts comme a ville appartient, à moi appartenant et donne congé a entrer l'eau quand bon me semble. En 1359, la ville est libèrée par Henri de Poitiers de la coupe des troupes Anglo-Navarrais commandées par Eustache D'Abrichecourt.

La ville de Plancy était commerçante, assez pour avoir sa mesure, dés 1232 et avait deux foires, l'une à la st-Laurent et une à la sainte-Madelaine qui était déplacée depuis La Perthe par autorisation de Henri Le Libéral en 1273. Elle avait une halle qui brûlait en 1656 et qui était le lieu de justice seigneuriale. Mais aussi des tisserands, en 1767 on décomptait quatre fabricants de bas au métier et onze tisserands. Elle avait un synagogue et une école hébraïque au temps d'Henri le Libéral[1].

En 1789, la ville dépendait de l'intendance de et la généralité de Châlons-sur-Marne, de l'élection de Troyes et du bailliage de Sézanne.

Le prieuré de Plancy[modifier | modifier le code]

C'était un prieuré d'hommes fondé en 1080 par GIl, dame de Plancy[2] qui la confiait à Molesme. Gil donnait des bâtiments et deux moulins situé ad Ulmos[3]. Ce qui engendrait des variates sur le noms : Monasterium ad Ulmos, S. Maria ad Ulmos, S. Mariade Abbatia et Abbatia sub Planciaco entre 1146 et 1169.

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1808 Basile Hervé    
1808 1820 Charles Lenfant    
1820 1824 CollinHervé Fromental    
1824 1830 Jean-Baptiste Fèvre    
1830 1843 Alexandre Bertrand    
1843   Fèvre    
Les données manquantes sont à compléter.

Viâpre[modifier | modifier le code]

Citée dès le XIe siècle, Viâpre aujourd'hui disparue avait des caves où l'on entrait par un puits[5]. En plus du prieuré, la seigneurie dépendait de la baronnie de Plancy. Agnès et Humbert de Viâpre portaient le nom vers 1230 mais la première mention de biens à Viâpres date de 1273 pour la fratrie Jacquin, Marie et Agnès de Viâpre qui avaient cens et coutumes à Viâpre[6]. Parmi les autres seigneurs on peut nommer l'abbaye de Toussaints[7] et le prieuré de Gaye.

Saint-Victor[modifier | modifier le code]

Aussi relevé, Saint-Vitré était un village à trois kilomètres de Plancy, Saturniacus devait être la retraite du saint éponyme au VIe siècle[8]. En 1076 et en 1089 la dame Gile de Plancy donnait un four à st-Victor au prieuré. Au XVIIIe siècle les habitants nommait la chapelle : la Pénitence de st-Victor[9]. Des fouilles du début du XXe siècle mettaient à jour des fondations de bâtiments et un cimetière[10].

Dans les années 1970, les 2 communes "indépendantes" de Plancy et de Abbaye-sous-Plancy fusionnèrent pour constituer une nouvelle entité administrative, Plancy-l'Abbaye.

Forêt domaniale de la Perthe : Elle doit son nom aux deux fermes situées au lieu-dit "La Perthe" et qui, une fois réquisitionnées en 1918, servirent de casernement, puis d'aérodrome militaire. Le terrain de La Perthe fut créé en 1918 pour accueillir le CIACB (Centre d'Entrainement pour l'Aviation de Combat et de Bombardement). Près de 650 hectares situés de chaque côté de la route Courcemain - Champfleury furent ainsi réquisitionnés afin de construire un aérodrome, des casernements et un vaste champ de manœuvre où les pilotes pouvaient s'exercer au tir et au bombardement.

Après la guerre, l'aéronautique militaire décida de conserver ce vaste ensemble. Les procédures d'acquisitions furent lancées en 1922. Les hangars Bessonneau furent remplacés dans les années 1920 par trois hangars métalliques.

Si les casernements et les 3 hangars étaient au nord de la route, l'aérodrome proprement-dit se situait, lui, au sud. La plateforme doubla sa superficie au milieu des années trente (mais en restant dans les limites du camp) pour dépasser les 100 hectares (1 400 m x 1 000 m). Dans l'entre-deux-guerres, le camp de La Perthe était une annexe de la base aérienne de Romilly-sur-Seine qui y maintenait un détachement de gardiennage. À périodes régulières, les unités de l'aéronautique (puis Armée de l'Air) venaient y effectuer des manœuvres facilitées par la proximité du camp militaire de Mailly. L'école de pilotage de Romilly (perfectionnement des officiers pilotes) l'utilisa comme terrain annexe en 1938-1939. En 1939-1940, La Perthe fut un terrain d'opérations qui vit passer plusieurs unités (GB I/51, GAO 512 et I/514, GB I/15, GC III/2, GC II/1, Centre d'application d'observation aérienne, etc.). Un dépôt de munitions y fut également installé. Les Allemands l'utilisèrent après le débarquement allié en Normandie, pour le stationnement des IV/JG27 et II/JG53. Fortement bombardé en août 44 par les Américains, les installations n'étaient plus qu'un champ de ruines à la Libération. Les Américains y installèrent alors un dépôt. En 1946, l'aérodrome fut déclassé et le foncier de 650 ha fut remis aux Eaux et Forêts qui le transformèrent en forêt.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1790  ? Legros    
1792   Théodore Corrard    
1793   Collin    
1795   Guénault    
1800   Legrand    
1802   Frérot Condé    
1808  ? Jean-Baptiste Pédet    
1812   Hardouin    
1814   Lenfant    
1830   Bertrand    
1831   Oudinet    
1835   Bernnard    
1848   Chapelle    
1849   A. Petit    
1851   Bernard    
1854   A. Petit    
mars 2001 en cours James Lionnet[11] DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 939 habitants, en augmentation de 0,21 % par rapport à 2009 (Aube : 1,56 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
870 888 901 1 135 1 164 1 213 1 192 1 248 1 251
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 275 1 304 1 258 1 220 1 255 1 276 1 241 1 272 1 200
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 109 1 088 1 066 887 900 886 814 692 734
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
697 757 931 964 957 849 941 949 939
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1954, les 2 communes n'avaient pas encore fusionné. Plancy comptait alors 734 habitants alors que Abbaye-sous-Plancy n'en dénombrait que 101.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Végétable industrie (groupe Lunor), légumes cuits sous vide.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Jadis, il y eut là une abbaye fondée par Hodealdis, dame de Plancy. Elle disparut en 1793. L'église est sous le vocable de Saint-Martin. La nef de l'édifice est d'origine romane mais a été remaniée au XIXe siècle. Les transept doublé, chœur et abside sont du XVIe siècle[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Plancy-l’Abbaye.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : de vair à la bande de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Théophile Boutiot
  2. Charte non daté mais estimée à 1076-1090.
  3. Laurent, Cartulaire de Molesme, II, p212.
  4. a et b Hariot, Recherches...Méry-sur-Seine...Arcis-sur-Aube, 1863, p467.
  5. D'Arbois de Jubainville, Rép. Archéo., 22.
  6. Arch. Nat. franç., 11574, f°8.
  7. Archives départementales de la Marne, H 355.
  8. Saint Victor de Plancy sur orthodoxievco.net.
  9. Courtalon, topog. hist., III, 451.
  10. Notes de M. de Saint-Aubin archiviste de l'Aube en 1925.
  11. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. a et b Marguerite Beau : Essai sur l'architecture religieuse de la Champagne méridionale auboise hors de Troyes (1991)