Planète sauvage (parc zoologique)

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Planète Sauvage

Image illustrative de l'article Planète sauvage (parc zoologique)

Date d'ouverture 1er mai 1992
Situation Port-Saint-Père, Pays de la Loire, Drapeau de la France France
Superficie 80 hectares
Latitude
Longitude
47° 07′ 06″ Nord 1° 45′ 49″ Ouest / 47.118329, -1.763492
Nombre d'animaux 1 000 revendiqués[1]
Nombre d'espèces 150 revendiquées[1]
Accréditations aucune
À voir Village de Kirikou, addax, rhinocéros blancs, oryx algazelle, guépards
Site web http://www.planetesauvage.com

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Planète sauvage (parc zoologique)

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Planète sauvage (parc zoologique)

Planète Sauvage est un parc zoologique situé sur la côte atlantique française, à Port-Saint-Père, près de Nantes, dans le département de Loire-Atlantique. Fondé en 1992 par Monique et Dany Laurent et connu jusqu'en 1998 sous le nom de Safari Africain, il est exploité par la Compagnie des Alpes pendant dix ans, entre 2005 et 2015. Il est depuis cette date la propriété de la multinationale Looping Group, dont le principal actionnaire est un fonds d'investissement du Groupe Bruxelles Lambert. Son directeur est Philippe Vignaud.

Il couvre une superficie d'environ 80 hectares, dans lesquels vivent près de 1 000 animaux de 150 espèces différentes, et se compose d'une partie safari visitable en voiture et d'une partie piétonne qui comprend notamment l'un des trois delphinariums de France métropolitaine, où sont présentés des grands dauphins. Depuis 2008 sa fréquentation annuelle est comprise entre 200 000 et 322 000 visiteurs. Bien qu'il ne soit pas membre de l'Association européenne des zoos et aquariums, le parc collabore avec des chercheurs et finance des associations de conservation de la nature.

Il a été au cœur de plusieurs controverses depuis son ouverture, concernant un temporaire zoo humain en 1994, un projet de delphinarium ajourné en 1998, les conditions de captivité de ses dauphins, dont trois sont décédés, depuis 2007, ainsi que le transfert indirect de macaques à un laboratoire de recherche pratiquant la vivisection en 2014.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Le parc ouvre en 1992 sous l'impulsion de Dany Laurent et de son épouse Monique, un couple déjà à l'origine du zoo de La Boissière-du-Doré, ouvert en 1984 en lisière du Maine-et-Loire. Il porte alors le nom de Safari Africain et présente environ 500 animaux sur 140 hectares.

Deux ans après son ouverture, en 1994, le parc fait scandale avec l'inauguration du village de Bamboula, une reconstitution d'un village de Côte d'Ivoire aux aspects de zoo humain présentant des ivoiriens dans des conditions de travail illégales.

En 1998 le Safari Africain devient Planète Sauvage. Cette année voit la construction d’un complexe aquatique accueillant des otaries, après le refus du ministère de l'environnement d'autoriser l'importation de quatre grands dauphins de l'Aqualand de Costa Adeje, aux Canaries, pour absence de finalité scientifique du projet[2], et donc non-conformité avec la loi du 25 juillet 1995 réglementant la capture, le transfert, et l'utilisation ou la commercialisation des cétacés.

En 2003 un pont suspendu de 250 m de long à 5 m du sol est construit. Il permet d’observer une tribu de macaques : c'est le parcours jungle.

Achat par la Compagnie des Alpes[modifier | modifier le code]

En 2005 Dany Laurent quitte la direction du parc après que Planète Sauvage a été acheté par la division parcs de loisirs du groupe Compagnie des Alpes[3], une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, une entreprise publique spécialisée dans le divertissement familial en Europe, possédant également le parc Astérix, le musée Grévin et le Futuroscope. Philippe Vignaud prend alors la direction de l'établissement[4].

En 2006 est créé bivouac au safari, un service qui propose aux visiteurs de dormir sous une tente au milieu du parc. En 2008 le parc accueille l'exposition planète fragile sur la beauté fragile de la nature. En octobre, deux grands dauphins, Thea et Amtan, arrivent en provenance du delphinarium d'Harderwijk (Pays-Bas) où ils sont nés captifs. En décembre trois autres grands dauphins, Cecil, Péos et Mininos, arrivent en provenance du delphinarium du parc Astérix, nés captifs eux aussi, au parc Astérix et au Sea World Orlando[5]. Le delphinarium la cité marine ouvre au public en 2009 afin d'y présenter les cinq grands dauphins.

En 2011 est créé le camp mongol, un hébergement pour dormir sous une yourte au milieu du parc.

En 2013, trois lions mâles en bonne santé, Lulu, Clark et Tatoo, sont euthanasiés en raison d'une surpopulation au sein du groupe de lions et de l'impossibilité de les placer dans un autre parc zoologique[6].

En 2014, un nouveau service est créé, soigneur d'un jour, qui permet de vivre une journée auprès d'un soigneur animalier. Le village africain devient le village de Kirikou, personnage du dessin animé de Michel Ocelot[7]. En mars, trois nouveaux grands dauphins (Kite, Spat et Parel) arrivent en provenance du delphinarium d'Harderwijk (Pays-Bas) et du delphinarium du zoo de Münster (Allemagne), tous nés captifs à Harderwijk[5].

Achat par le groupe Looping[modifier | modifier le code]

Le , la Compagnie des Alpes annonce la vente de Planète Sauvage et de La Mer de Sable au groupe Looping pour 15,4 millions d'euros[8]. Le groupe possède neuf autres sites touristiques à ancrage régional[Note 1]. C'est une multinationale qui a pour principal actionnaire le fonds d'investissement belge Ergon Capital Partners, une filiale du Groupe Bruxelles Lambert.

Les différentes parties du parc[modifier | modifier le code]

La piste safari[modifier | modifier le code]

Les zèbres de Chapman sur le circuit du safari africain

À bord de son véhicule personnel ou d'un 4*4 du parc, le visiteur parcourt 10 km de piste au plus près des animaux. 15 parcs sur environ 60 hectares (la plus grande partie du parc) sont alors à traverser pour observer girafes, lions, loups, ours, éléphants, tigres, guépards, rhinocéros blanc, hippopotames, cerfs, antilopes. Le raid 4*4 est un camion brousse de safari piloté par un guide tout-terrain.

Le safari présente 15 grands parcs de plusieurs hectares chacun, de prairies arborés avec plusieurs points d'eau pour les animaux, ou plusieurs espèces d'herbivores entre autres, cohabitent entre elles selon leurs milieux et leurs continents et évoluent en troupeau. Cinq continents sont représentés :

L'Afrique[modifier | modifier le code]

Un des éléphants d'Afrique du parc

Plusieurs parcs ou cohabitent des girafes, des rhinocéros blancs, des zèbres de Chapman, des bœufs watussi, des hippopotames, des autruches et plus de 200 antilopes de 11 espèces différentes (élands, oryx algazelle, blesboks, addax, cobes à croissant, springboks, impalas, gnou bleu, grand koudous, cobes de lechwe et sitatungas).

Le parc aux lions avec des rails, un train et des tipis, (en référence à la légende des lions de Tsavo) une dizaine de lions sont installés sur un territoire de 3 hectares et demi.

Le parc des guépards, il s'agit d'une installation de très grande taille, puisque leur enclos fait une superficie de 5 ha.

Trois éléphants d'Afrique évoluent sur une prairie herbeuse de 6 hectares. Leur enclos comprend un bassin de 5 000 m2, des rochers et des troncs d'arbres qui servent d’enrichissement aux pachydermes. Nés entre 1966 et 1989, tous ont été capturés sauvages en Afrique[9].

L'Amérique[modifier | modifier le code]

Bisons.

Deux parcs américains, le premier est une prairie de 7 ha où évoluent les bisons, lamas et nandous. Le second parc américain est un grand enclos fermé où évoluent de nombreux ours noirs baribals. Un haut rocher aménagé avec une cascade sert d'enrichissement principal aux ours. Depuis 2006, une intéressante cohabitation a été créée : 5 mouflons canadiens vivent désormais avec ces carnivores. Il possède également une zone réservée aux mouflons, où les ours n’ont pas accès.

L'Asie[modifier | modifier le code]

Deux parcs asiatiques, dont l'un présente des ongulés asiatiques (yacks, nilgauts, cerf axis et hydropotes). L'autre est le lieu de vie de 3 tigres qui se partagent un territoire de 3 hectares, aménagé d'un étang.

L'Australie[modifier | modifier le code]

Un parc australien de 4 ha, ou évoluent de nombreux kangourous roux, wallabys de bennett et émeus.

L'Europe[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un grand parc forestier d'un ha qui abrite une meute de loups gris.

La zone piétonne[modifier | modifier le code]

Spectacle des grands dauphins au delphinarium de la cité marine

Cette zone est divisée en trois parties :

Le chemin de brousse[modifier | modifier le code]

Cet espace présente un village de brousse, reconstitution d’un village du pays Sénoufo, en Côte d’Ivoire. Au détour des cases, le visiteur peut observer des petits animaux tels que le suricate, la loutre ou le raton-laveur. Au cœur du village e trouve l’arche des reptiles qui abrite crocodiles et autres animaux à sang froid.

Le parcours jungle[modifier | modifier le code]

C’est dans un secteur paysagé où sont notamment présentés une colonie de flamants roses et des maras. Les allées ombragées conduisent au parcours jungle, le territoire d’une tribu de macaques rhésus.

La cité marine[modifier | modifier le code]

Depuis novembre 2008, un groupe de grands dauphins est présenté au cœur des quatre bassins de la cité marine. Leur suivi vétérinaire est fait par le vétérinaire du parc, sous le contrôle de Niels Van Elk, vétérinaire du delphinarium d'Hardjewijck[10].

Recherche[modifier | modifier le code]

En partenariat avec le parc, qui met ses animaux à disposition des chercheurs, les scientifiques de l'UMR d’éthologie animale et humaine de l’université de Rennes I et du CNRS étudient l'éthologie, principalement chez les grands dauphins[11], mais aussi chez d'autres espèces. Les chercheurs ont à ce jour publié neuf articles dans des revues internationales à comité de lecture[Note 2]. Planète Sauvage a également ouvert ses portes à d'autres collaborations[12],[13].

Au cours de ces recherches les scientifiques ont étudié la latéralité visuelle des grands dauphins et mis en évidence qu'ils utilisent leur œil gauche et donc l'hémisphère droit pour regarder des objets qui leurs sont familiers, alors qu'ils utilisent leur œil droit et donc l'hémisphère gauche pour regarder des objets qu'ils ne connaissent pas[14],[15],[16].

En étudiant les sons produits par ces dauphins pendant leur phase de repos nocturne ils ont découvert que leur mémoire auditive et leur capacité à reproduire des sons leur permettaient de répéter les sons de baleines diffusés au cours des spectacles auxquels ils participent dans la journée[17],[18]. Ils ont pu aussi mettre en évidence des phases de productions sonores précédant des phases de sommeil[19].

D'autres étude ont permis de relancer le débat sur les capacités perceptives de cette espèce[20],[21]. En plus de montrer chez le grand dauphin l'existence du gout et de l'odorat, les scientifiques ont montré que cette espèce était sensible aux champs magnétiques et que les dauphins étaient capables de discriminer deux objets sur la base de leurs propriétés magnétiques[22],[23].

Chez la loutre cendrée, l'équipe scientifique a étudié les différentes modalités de communication[24]. D'autres travaux ont permis de mettre en évidence l'existence de traits de caractères chez les macaques rhésus[25].

Conservation[modifier | modifier le code]

Bien qu'il ne soit pas membre de l'EAZA[26], le parc soutient financièrement des associations de protection de la nature. Il a soutenu l’association Mer Fragile dans un projet d'étude des cétacés sauvages vivant au large de l'estuaire de la Loire[27],[28]. Il crée en 2005 la branche française de l'association allemande Yaqu Pacha (de)[29] qui agit sur le terrain pour la conservation des mammifères aquatiques d’Amérique du Sud, et soutient l'association néerlandaise SOS Dolfijn (nl)[30] du delphinarium d'Harderwijk dédiée au secours des mammifères marins échoués.

En juin 2015 est lancée l’association Planète Sauvage Nature destinée à soutenir des actions de conservation en milieu naturel. Parmi les ONG soutenues par cette association figurent le Sahara Conservation Fund (en), l’association européenne pour l’étude et la conservation des lémuriens et l'orphelinat pour rhinocéros Fundimvelo Thula Thula (en)[31].

Économie[modifier | modifier le code]

C'est la société nommée Safari Africain de Port St Père qui gère le parc. Son chiffre d'affaires a bondi de 74 % en 2009 après l'arrivée des grands dauphins[32], sa fréquentation annuelle a alors augmenté de près de 122 000 visiteurs.

Année 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Fréquentation 200 000[32] 321 955[33] 220 257[34] 263 037[35] 262 227[36] 216 305[37] 254 656[38]

En septembre 2014 son chiffre d'affaires était de 6,5 millions d'euros (en hausse globale sur les 5 dernières années), avec un résultat net de 350 000 euros. Elle emploie alors 65 personnes. Son résultat net a été négatif en 2010 (- 257 000 €), 2011 (- 345 000 €) et 2013 (- 605 000 €)[39].

Controverses[modifier | modifier le code]

Le village de Bamboula[modifier | modifier le code]

En 1994, le parc, qui s'appelait encore Le Safari Africain, a inauguré un village africain avec 25 hommes, femmes et enfants ivoiriens qui devaient, par contrat, être torses nus quand la température le permettrait[40]. Ces personnes volontaires étaient sous convention avec le ministère du tourisme ivoirien, et n'avaient ni visa de travail, ni salaire, seule une indemnité avait été versée au village d'origine. Sponsorisé par la biscuiterie Saint-Michel, pour faire la promotion de sa marque de gâteaux Bamboula, le village de la Côte d'Ivoire reconstitué a pris la dénomination de village de Bamboula[41]. Une forte indignation a mis fin à ce projet rappelant les zoos humains des expositions coloniales dans lesquelles on exposait à côté d'animaux des indigènes venus des colonies. Depuis, les cases du village africain servent à l'exposition des reptiles et des oiseaux.

Le parc a été condamné en 1997 pour non-respect de la législation du travail[42].

Le delphinarium[modifier | modifier le code]

Bassin des grands dauphins.

En 1998, la direction du parc décide de construire un delphinarium et débute alors les travaux de réalisation des bassins avant même d'avoir reçu l'autorisation d'importer des dauphins. En effet, l'établissement d'un delphinarium est soumis à conditions par la loi française[43], notamment à l'obligation de présenter un programme scientifique et pédagogique associé au projet. Le parc a revendiqué la caution scientifique du centre de recherche sur les mammifères marins de La Rochelle, sans la lui demander, et alors que les scientifiques de ce centre y étaient opposés[2]. Cette façon de procéder a été interprétée comme une volonté de passer en force par le ministère de l'Environnement, qui a refusé l'autorisation d'importation des dauphins devant l'absence de finalité scientifique du projet et l'insuffisance de l'accompagnement pédagogique.

Ces bassins n'ont donc accueillis que des otaries jusqu'en 2007, date à laquelle le parc, récemment racheté par la Compagnie des Alpes, a obtenu une réponse favorable après avoir formulé une nouvelle demande. Ce projet a été accepté par le préfet Bernard Boucault[Note 3], alors que la Whale and Dolphin Conservation Society, une association dédiée à la conservation des cétacés, et le chercheur David Lusseau (université d'Aberdeen) avaient exprimés au ministère leur opposition arguant que les activités de recherches prévues par le parc se fondaient sur des bases scientifiques défectueuses et des références dépassées[44], qu'elles n'étaient pas pertinentes et que les installations et l'enrichissement prévu ne satisfaisaient pas aux besoins biologiques de l'espèce[45] comme l'exige la réglementation européenne. D'autres scientifiques comme le Pr. Onur Güntürkün (Rhur Universität Bochum), le Pr. Martine Hausberger (Ethos) ou le Pr. Stan Kucjaz (University of Southern Mississippi), apportent alors leur soutien au projet. [réf. nécessaire] Les associations One Voice et SOS Grand Bleu déposent alors un recours devant le tribunal administratif de Nantes.

Les dauphins arrivent à la cité marine fin 2008 et sont présentés au public en mars 2009. En novembre 2009, le tribunal administratif de Nantes annule l'arrêté préfectoral de 2007 pour vice de forme, à la suite du recours déposé par les associations[46]. Le delphinarium est alors fermé au public le 1er décembre[47]. Le parc fait appel et reçoit l'autorisation après une nouvelle enquête publique locale[48], le delphinarium ouvre à nouveau le 10 juillet 2010[49].

En septembre 2011, Théa, un des grands dauphins, meurt à l'âge de 19 ans[5]. En octobre 2012, un autre dauphin, Mininos, meurt à l'âge de 8 ans[5]. Les rapports d'autopsie et les causes des décès n'ont jamais été rendus publics par le parc. Pour les associations qui s'étaient mobilisées contre ce projet de delphinarium, ces décès sont prématurés en regard de l'espérance de vie en milieu sauvage, et sont la conséquence de l’inadéquation des conditions de captivité de ces animaux avec les besoins physiologiques de l'espèce.

En juin 2015, dans le cadre du mouvement international Empty the tanks, une manifestation contre la captivité des cétacés rassemblant environ 150 personnes est organisée devant l'entrée du parc[50]. En août, un delphineau de 12 jours décède d'une hémorragie interne après avoir reçu un coup durant un affrontement entre sa mère et une autre femelle[51] récemment ajoutée au groupe social artificiel[52]. Le responsable scientifique du parc, Martin Böye, affirme alors que ce genre d'incident pourrait aussi se produire en milieu naturel[53], mais il est contredit par des biologistes marins spécialistes des grands dauphins[54] qui argumentent qu'en milieu naturel les groupes sociaux ne sont pas imposés aux dauphins de manière artificielle et que le milieu est ouvert laissant aux individus la possibilité de prendre leurs distances lors de conflits, ce qui est impossible en captivité.

En juin 2016, l'association One Voice porte plainte pour maltraitance après la publication d'un rapport du Dr Ingrid Visser sur le cas de Galéo, un des grands dauphins du parc[55].

Les macaques de l'Institut Max-Planck[modifier | modifier le code]

Le 16 décembre 2014, Planète Sauvage a été mis en cause par le quotidien en ligne Reporterre[56] révélant que des macaques rhésus nés dans le zoo auraient été revendus en Allemagne à l’Institut Max-Planck pour la cybernétique biologique, un institut de recherche pratiquant la vivisection[57],[58].

L'enquête de Reporterre fait suite à la diffusion, en septembre, par la chaîne allemande Stern TV d'un film tourné en caméra cachée[59] au sein du laboratoire de recherche neurologique allemand Max-Planck de Tübingen, effectué pendant sept mois, entre 2013 et 2014, par des militants de l'union britannique pour l'abolition de la vivisection et de l'association allemande SOKO Tierschutz. L’investigation, relayée par l’ONG One Voice, montre que certains de ces singes sont nés en France dans un zoo à Port-Saint-Père en Loire-Atlantique, avant d'avoir été transférés dans un élevage proche.

Neuf singes dont deux nés à Planète Sauvage et sept nés à Savane Nature, auraient servi à des expérimentations, après avoir transité par le centre de quarantaine pour primates de la société Bioprim à Baziège, près de Toulouse.

Le 18 décembre 2014, le parc a publié un message sur sa page Facebook[60] reprenant les informations données aux journalistes de Reporterre au cours de leur enquête, et dans lequel il affirme ne pas être au courant d'un tel transfert de macaques vers l'Allemagne et évoque seulement le transfert d'un groupe d'individus vers des installations de la société Savane Nature sur la propriété privée du fondateur et ancien directeur du parc, Dany Laurent. Ce groupe de macaques y aurait été prêté ou donné pour y être élevé, entre 2009 et 2013. La veuve de Dany Laurent affirme ne pas savoir ce que sont devenus les singes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le parc Bagatelle, l'aquarium du Val-de-Loire, le parc mini-châteaux, le grand aquarium Saint-Malo et Cobac Parc en France, l'Aquaparc en Suisse, Pleasurewood Hills en Angleterre, Avonturenpark Hellendoorn aux Pays-Bas et Isla Mágica en Espagne.
  2. En plus de ces articles, une thèse de doctorat sur la production et la perception des signaux acoustiques chez le grand dauphin captif a été soutenue en 2014. Une autre thèse est actuellement en cours.
  3. Arrêté préfectoral du 30 avril 2007

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « La piste safari », sur PlaneteSauvage.com (consulté le 18 décembre 2014)
  2. a et b Nicolas de La Casinière, « Un delphinarium sans dauphin, ça existe . Voynet interdit le transport de 4 cétacés, espèce protégée. », sur Libération.fr,‎ (consulté le 13 juillet 2014)
  3. Nadine Boursier, « Planète Sauvage, un safari aux portes de Nantes », sur http://www.nantes.maville.com/,‎ (consulté le 12 juillet 2014)
  4. « Planète Sauvage », sur Agence api,‎ (consulté le 13 juillet 2014)
  5. a, b, c et d (en) « Inventaire historique », sur Cetabase (consulté le 14 juillet 2014)
  6. J. Magrans, « Anatomie du lion mâle, Panthera leo, (L. 1758) : Réalisation d'un atlas photographique. Place dans l'étude phylogénétique », Thèse de doctorat en médecine vétérinaire, sur kentika.oniris-nantes.fr,‎ , p. 36
  7. Nadine Boursier, « Kirikou s'installe à Planète Sauvage », sur maville.com, Ouest-France,‎ (consulté le 6 juin 2014)
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