Plaisance (Dordogne)

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Plaisance
Plaisance (Dordogne)
Vignes et bourg d'Eyrenville, à Plaisance.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Sud-Bergeracois
Intercommunalité Communauté de communes des Portes sud Périgord
Maire
Mandat
Christine Chapotard
2014-2020
Code postal 24560
Code commune 24168
Démographie
Gentilé Plaisanciers
Population
municipale
430 hab. (2015 en diminution de 5,08 % par rapport à 2010)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 21″ nord, 0° 33′ 48″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 157 m
Superficie 24,75 km2
Localisation

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Liens
Site web plaisance24.com

Plaisance est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle a été créée en 1973 par la fusion des trois communes de Falgueyrat, Mandacou et Eyrenville, cette dernière devenant le chef-lieu de Plaisance.

Géographie[modifier | modifier le code]

En provenance de Villeneuve-sur-Lot ou d'Agen, Plaisance est la première commune de Dordogne que l'on traverse lorsqu'on se dirige vers Bergerac par la route nationale 21.

Au sud de la commune, le Dropt fait la limite avec le département voisin de Lot-et-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe du département de Lot-et-Garonne.

Communes limitrophes de Plaisance
Saint-Perdoux Monsaguel Issigeac
Saint-Capraise-d'Eymet,
Saint-Aubin-de-Cadelech
Plaisance Monmarvès
Lalandusse
(Lot-et-Garonne)
Cahuzac
(Lot-et-Garonne)
Saint-Quentin-du-Dropt
(Lot-et-Garonne)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Plaisance n'est attesté qu'au XIXe siècle pour un hameau de la commune[1]. C'est ce nom qui est repris en 1973 pour désigner la nouvelle commune issue de la fusion de trois autres. Il peut correspondre à une demeure agréable ou à un lieu bien situé[1].

En occitan, la commune porte le nom de Plasença[2].

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le nom de Plaisance n'est que celui d'un hameau, sur la route nationale 21, où est implantée la mairie de la commune.

Les toponymes communaux sont ceux des trois anciennes communes : Eyrenville, Falgueyrat et Mandacou.

Histoire[modifier | modifier le code]

Par arrêté préfectoral du 1er décembre 1972, les communes de Falgueyrat, Eyrenville et Mandacou s'associent au 1er janvier 1973 en fusion-association sous le nom de Plaisance. Le chef-lieu de commune est alors fixé à Eyrenville[3].

La fusion-association, sorte d'intercommunalité avant l'heure, est un régime juridique qui permet théoriquement à chaque commune associée :

  • de conserver une section électorale distincte ;
  • de conserver un maire-délégué par commune ;
  • de conserver une mairie annexe ;
  • de tenir son propre registre d'état-civil ;
  • de fixer son propre taux pour les quatre taxes de base (taxe foncière, taxe foncier non bâti, taxe d'habitation, taxe professionnelle) ;
  • de créer une commission consultative par commune (composée des membres de la commune élus au conseil municipal et d’habitants désignés et/ou volontaires).

Le conseil municipal issu des élections du 9 mars 2008 a considéré que cette fusion-association, bien ancrée dans le quotidien des trois communes associées, avait évolué dans les faits vers le régime juridique de la fusion simple :

  • une seule mairie, sise au lieu-dit Plaisance ; aucune mairie annexe ;
  • un seul registre d’état-civil ;
  • le taux de chacune des quatre taxes unifié sur l’ensemble des trois communes associées ;
  • aucune commission consultative.

Ne subsistait alors que le sectionnement électoral et la pittoresque tradition des trois urnes dans le bureau de vote.

Ce constat étant fait, l'équipe municipale a initié une démarche de fusion simple auprès des autorités préfectorales. Les habitants de Falgueyrat et de Mandacou ont été consultés par référendum le 17 janvier 2010, tandis que ceux d'Eyrenville, déjà chef-lieu de la fusion-association, n'ont pas voté[4].

Avec 32 votes favorables sur 37 exprimés à Falgueyrat et 76 sur 84 à Mandacou, la fusion simple est entérinée et prend effet le 1er janvier 2011[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1989 mars 2008 Jean Pitou    
mars 2008 mars 2014 Huguette Thomassin SE Retraitée agricole
mars 2014 en cours Christine Chapotard[6]    

Démographie[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1972, les trois communes d'Eyrenville, Falgueyrat et Mandacou étaient indépendantes. Leur regroupement a donné naissance à la commune de Plaisance au 1er janvier 1973.

Les habitants de Plaisance se nomment les Plaisanciers[7].

Avant la fusion-association de 1973[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Eyrenville, Falgueyrat et Mandacou.

Après la fusion-association des communes[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1975. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2015, la commune comptait 430 habitants[Note 1], en diminution de 5,08 % par rapport à 2010 (Dordogne : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
421406392410469444430
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[12], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 198 personnes, soit 46,0 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (31) a augmenté par rapport à 2010 (22) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 15,8 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte soixante-quatre établissements[13], dont trente au niveau des commerces, transports ou services, seize dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, neuf dans la construction, cinq relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et quatre dans l'industrie[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ernest Esclangon (1876-1954), astronome et mathématicien français, inventeur de l'horloge parlante, a fini sa vie à Eyrenville (Plaisance).

Michel Jeury, écrivain né en 1934, y a écrit son roman phare, Le temps incertain (Grand prix de la science-fiction 1974), commencé à Florensac (Falgueyrat) et terminé à la Grèze (Eyrenville).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 269-270.
  2. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 25 février 2014.
  3. Code officiel géographique de Plaisance sur le site de l'Insee, consulté le 8 février 2013.
  4. Jacky Beney, L'heure de s'exprimer sur la fusion simple, journal Sud Ouest édition Périgueux du 16 décembre 2009
  5. Arrêté préfectoral n° 100316 (page 14). Consulté le 7 mars 2010.
  6. Jacky Beney, De nouveaux élus, Sud Ouest édition Périgueux du 31 mars 2014, p. 30.
  7. Nom des habitants des communes françaises sur le site habitants.fr, consulté le 26 novembre 2016.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. Dossier complet - Commune de Plaisance (24168) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 10 octobre 2018.
  13. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 10 octobre 2018).
  14. Dossier complet - Commune de Plaisance (24168) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 10 octobre 2018.
  15. Site du château de la Grèze
  16. a b et c Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 175-176.
  17. Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 395-396.